Cette situation, assez originale en Europe et dans le monde, est la conséquence de l’évolution du mix énergétique à la suite des chocs pétroliers, qui ont conduit à rechercher une baisse de la dépendance au pétrole.
Le nucléaire a été développé comme énergie de substitution au pétrole, mais aussi au charbon, dont la part est tombée à 4 % en 2018.
15% de notre énergie est issue du gaz, mais d'où vient-il ?
Le gaz naturel est la seule source d’énergie fossile en forte croissance depuis les années 1980, car il a été de plus en plus utilisé pour se substituer au pétrole pour le chauffage domestique et plus récemment pour la production d’électricité. Les importations de gaz naturel, qui ont doublé en volume depuis 1985, sont en provenance principalement de Norvège, de Russie, des Pays-Bas et d’Algérie.
Ressources gazières en France : Des données de base prometteuses
Ressources gazières en France : des données environnementales prometteuses
Une seconde étude menée en 2016 par l’institut allemand pour la recherche sur l’énergie et l’environnement (IFEU) estimait que l’empreinte carbone du gaz de charbon (production et transport) était 10 fois inférieure à celle du gaz actuellement importé en France, avant consommation.
32 g de CO2 / kWh actuellement émis
3,4g de CO2 / kWh pour le gaz de charbon lorrain
Un pas vers la transition énergétique ?
Facile à stocker et à distribuer, le gaz de charbon pourrait contribuer à accompagner la transition énergétique vers des énergies renouvelables, comme l’hydrogène.
Même si le contexte est favorable, les travaux de recherche permettront d’affiner ces estimations et de déterminer si cette ressource peut être valorisable (réserve) dans un contexte de transition énergétique et de réduction des émissions de gaz à effet de serre.
Du méthane à l’hydrogène
Crédit Photo : Max Elman
L’hydrogène, vecteur énergétique du futur, est produit aujourd’hui par réformage du méthane : une réaction chimique qui transforme le méthane en hydrogène et en gaz carbonique. Ce dernier est produit massivement, il peut être capté puis stocké dans le sous-sol ou réutilisé (synthèse de médicaments, conservation alimentaire, boissons gazeuses,…) afin d’éviter son rejet dans l’atmosphère. C’est le « blue hydrogen ».
Le rôle des chercheurs : le projet Regalor
C’est dans ce cadre que le projet de recherche Regalor (Ressources Gazières de Lorraine) a été initié, impliquant les chercheurs de l’Université de Lorraine et du CNRS.
Leur mission consiste à préciser les estimations de quantité de gaz, sa composition et la structure géologique du sous-sol. Des installations de mesure, de contrôle et de surveillance de l’environnement seront développées pour statuer sur une exploitabilité du gaz de charbon pérenne, écoresponsable et respectueuse des ressources en eau, de la qualité de l’air, des sols et du sous-sol.
Regalor est soutenu par L’Europe, l’Etat et La Région Grand Est.
Crédit Photo : Laëtitia Vançon