L’évolution des techniques de connaissance des fonds et l’amélioration progressive de la cartographie ont permis de répondre à l’évolution du trafic maritime, de la marine à voile du 18e siècle aux «mastodontes des mers» d’aujourd’hui et au développement de futurs navires autonomes.
Les levés hydrographiques
Pour connaître la profondeur des fonds marins (la bathymétrie), les hydrographes réalisent des levés en mer.
Les techniques de ces levés ont beaucoup évolué, de Charles-François Beautemps-Beaupré, «père de l’hydrographie moderne», qui utilisait le plomb de sonde, aux techniques actuelles par sondeurs multifaisceaux.
«Paré pour la sonde» est la reconstitution d’une séance d’hydrographie au début du 19e siècle. Elle permet de comprendre comment on mesurait la profondeur de l’océan pour réaliser les cartes marines, du temps de La Fayette. Réalisation pour le Shom, par l'ECPAD (Établissement de communication et de production audiovisuelle de la Défense), avec le soutien de l'Amicale des hydrographes (Amhydro), de l'association Hermione - La Fayette et de l’École navale.
«Profil au top» est la reconstitution d’une séance d’hydrographie des années 1970 avec radioguidage optique. Réalisation pour le Shom par l’ECPAD avec la contribution de l’Amhydro.
La bathymétrie par satellite
Equipés d’une caméra qui effectue par balayage une analyse radiométrique des émissions de la surface terrestre, les satellites d’observation de la Terre enregistrent sous forme numérique des images dont est déduite une estimation des profondeurs des zones peu profondes. Le Shom développe à partir de 1984 une méthode originale d’exploitation des images recueillies par le satellite SPOT. Il sera le premier service hydrographique, et pendant longtemps le seul, à intégrer dans son portefeuille de cartes originales des «spatiocartes» dérivées des images satellitaires.
La flotte
Aujourd’hui, le Shom emploie quatre navires de la Marine nationale (le Beautemps-Beaupré, le Laplace, le Borda et le La Pérouse) et un navire employé conjointement avec l’Ifremer (le Pourquoi pas?).
Les études préparant le renouvellement de cette flotte ont été engagées. Elles s’appuient sur les développements les plus récents en matière d’engins autonomes sous-marins et de surface, d’intelligence artificielle et de traitement des gros volumes de données et mobilisent les compétences de la communauté scientifique et de l’industrie de pointe.
L'évolution de la cartographie
Credits:
©Shom