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L'INFO HEBDO Vendredi 8 octobre 2021

BULLETINS DE NOTES

Après une décennie d’évaluations avec un «formulaire unique pour tous», les problématiques restent les mêmes. A cause des niveaux de notations, l’exercice reste très scolaire. Il est surtout potentiellement générateur de frictions et de déceptions car il reste principalement utilisé pour justifier des variables à la tête du client … Il reste très éloigné de l’argument de vente de Frédéric Oudéa : «permettre, au moins une fois par an, au manager et au salarié d’avoir un moment d’échange franc et sincère pour faire le point des feedback réguliers de l’année écoulée afin de se tourner vers l’avenir».

Pour la direction, lors de la commission paritaire du 1er octobre sur les évaluations (cf compte rendu sur notre site), il n’y a «pas de corrélation directe entre les évaluations et la rémunération». Pourtant dans les CRC, on ne s’embarrasse pas de ce genre de nuances pudiques. Et si effectivement partout à la SG, être «au-dessus des attentes» ne garantit rien, être «au-dessous» signifie au minimum la fonte d’une bonne partie de son variable, voire pire, un réchauffement climatique ciblé et une porte ouverte vers la sortie.

Si les statistiques officielles sont relativement stables d’une année sur l’autre, il ne faut pas sous-estimer l’exercice d’évaluations qui arrive. Il reste le prélude inavoué aux variables du printemps suivant.

« TOUT AUGMENTE »

C’est le concert alarmiste qui résonne actuellement un peu partout : gaz, électricité, carburants, dépenses contraintes, porte-containers remplis de produits chinois, les profits, etc. Même la mutuelle SG risque de subir une augmentation à 2 chiffres des cotisations pour les actifs, contrecoup direct des annonces d’E. Macron et de l’évolution à la baisse de l’emploi à la SG (cf explications sur notre site).

Tout augmente donc, sauf les salaires. Aucun argument de la direction ne pourra nous convaincre que demander une augmentation collective dans un tel contexte est déraisonnable, d’autant que les résultats s’annoncent très bons. Alors qu’un record historique va être établi en termes de démissions, on ne pourra même pas nous sortir l’argument habituel que les hausses salariales pénalisent l’emploi.

A la SG c’est plutôt l’inverse : l’absence d’augmentations collectives depuis 10 ans et le refus obstiné de la direction d’investir dans le capital humain de l’entreprise ont des effets dévastateurs sur les troupes et la productivité. Que de PNB perdu pour cause de sous-effectifs liés aux démissions !

LA BANQUE DE DEMAIN … D’HIER

Au moment où le dossier officiel de la fusion-absorption du CDN par la SG devrait être remis aux représentants du personnel, la direction prépare vaillamment sa campagne de communication. Le mot d’ordre dans le réseau est de se préparer pour que tout le monde soit sur le pont «le jour J à l’heure H» au moment où les équipes de direction relaieront la bonne parole.

Le problème – sans parler de tenter de rassurer tout le monde face à un tel projet - reste que les outils de communication ne sont pas suffisants. Nous avons beau le dire depuis des lustres, l’équipement informatique ne suit pas et ne permet pas de faire face. Après quelques tests par-ci, par-là, (et des échecs partout à chaque réunion all staff), les messages des directions locales en appellent alors les salariés du réseau à installer sur leurs propres pc ou smartphones de quoi suivre les conférences en ligne.

Ce ne sont pas les 150€ qui viennent d’être versés pour bien (?) s’équiper dans le cadre du télétravail qui vont permettre d’absorber un tel retard des infrastructures ... en si peu de temps. Bref, même sous l’eau de Ganesh, c’est pas gagné.

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