Maasaï'arde "Le bonheur que l'on a vient du bonheur que l'on donne"

Bienvenue dans l'univers d'un peuple premier : doux, pacifiste et très communautaire : les Maasaï (Tanzanie). J'espère que vous voyagerez à travers ces photos reflétant quelques unes de leur tranche de vie ! (Voyage solidaire - nov 2016)

Des visages doux et attachants. Des sourires craquants et accueillants...
J'ai encore le goût de ce bon thé au lait fumé car comme on peut le voir sur une photo, ces calebasses (cucurbitacées) servent de gourdes et conservent le lait la journée. Elle sont nettoyées à la cendre avec un long bâton souple effiloché au bout, servant de goupillon. On remarque les têtes des femmes ainsi que leur sourcils rasés. Je n'ai pas su leur expliquer que cela ne m'irait pas du tout, alors qu'elles, sont magnifiques. On voit aussi ces arrières grand mères avec de beaux bijoux dans la maison traditionnelle faite de boue et de bouse. Une photo vaut 1000 mots ! Cliquez sur les images pour les agrandir.

j6 à J15

Une très belle expérience, des gens accueillants, généreux que ce soit Maasaï ou swahilis, des enfants touchants, qui me caressaient les bras et les embrassaient, qui étaient obsédés de mettre mes cheveux qui dépassaient derrière mes oreilles ;-). J'ai donc fait l'expérience de la traite des vaches, de dépecer la bête (un bouc!), de jouer au docteur pour une grosse entaille faite au couteau sur un genou, pour nettoyer du pue sur la tête d'une petite fille et d'enlever quelques tiques aux veaux... J'y retournerai ! Nous sommes arrivés en taxi et on est reparti à 3 en moto (taxi) avec une petite valise devant (j'ai fait un échange d'une grosse valise contre une petite ). C'était agréable malgré la poussière.

La prochaine étape est de pouvoir financer l'école d'une petite fille qui a 9 ou 10 ans Naraha. Je la voyais très tôt le matin faire la vaisselle (les gamelles de la veille), la lessive de ses petites sœurs, aller chercher le bois... Pas assez de financement pour lui payer l'école, car il faut savoir que lorsqu'on commence l'école, les parents doivent continuer les différents cycles, sinon ils sont poursuivis et doivent payer une amende. Alors n'ayant pas assez d'argent, ils préfèrent ne pas la mettre à l'école du tout... ça y est ! Naraha a intégré pour la 1ère fois de sa vie l'école, elle a commencé jeudi 12 janvier 2017. Pour l'instant j'ai pu financer son inscription avec son uniforme et ses livres (150 €) il me reste à payer encore 200 € pour la collation du matin sur toute l'année.

ce qui m'a frappée

  • Les enfants sont allés chercher les tranches de pastèques pleines de terre que l'on avait jetées dans un trou, pour les ronger. J'avoue avoir eu de la peine de les voir se jeter sur des écorces sales. Je n'avais pas réalisé que la nourriture que l'on me préparait n'était réservée que pour mon occasion. On ne mange pas tous ensemble et ces enfants n'ont pas ce luxe et ont le droit qu'à de la bouillie de maïs tous les jours, comme le reste de la famille. J'ai donc par la suite offert des bananes et biscuits. J'avais de bons petits plats européens que Lydia me préparaient chaque jour, en me servant des quantités astronomiques... (et moi qui pensait maigrir, que nenni !)
  • Un jour je vois Lydia plonger une tasse dans un grand baril de 80 litres et y boire abondamment. Je m'approche, il y avait de la terre au fond et cette eau était ... de l'eau de pluie... de la dernière saison des pluies, donc qui avait plusieurs mois. J'ai donc jeté quelques pastilles de micropur dedans de quoi assainir et conserver les 40 litres d'eau restantes et pour leur éviter des diarrhées. Je ne buvais que de l'eau en bouteille !
  • La tête des enfants est remplie de tâches blanches, sorte de mycoses qui s'infectent parfois. Là aussi, je n'ai pas pu rester sans rien faire et suis allée en pharmacie, dès que l'on a pu se rendre en ville, acheter une crème. C'est délicat de traiter ce genre de choses, je ne voulais pas offenser leurs mères.
  • Des grosses piles usagées traînent un peu n'importe où mais ce qui m'a fait peur c'est surtout celles qui étaient à 20 cm du feu. C'est la raison pour laquelle j'avais opté pour un panneau solaire qui recharge les frontales avec port USB pour éviter ce genre de chose et ainsi d’instaurer du développement durable où tous les jours nous pouvions charger plusieurs téléphones, frontale...
  • Le coupe ongle ne semble pas exister, ils manipulent avec dextérité le rasoir qui sert donc à tout : tailler les crayons, couper les cheveux et les ongles. Heureusement j'en avais deux que j'ai pu leur laisser.
  • Le seul jour où j'ai voulu les accompagner à l’école (à 6h du matin, voir photos ci-dessous) ces 2 petites filles de 6 ans avaient pour cartable : un sac plastique avec à l'intérieur un cahier de brouillon, 2 crayons et un rasoir (j'imagine en guise de ciseaux). Malheureusement ce jour là on a marché 15 mn jusqu'au prochain village Maasaï pour apprendre qu'elles n'avaient pas école. On m'a servi un bon thé au lait bouillant et on a rebroussé chemin. Il y en avait pour une heure de marche normalement.
Elles étaient toutes fières de porter mon sac à dos et d'utiliser l'appareil photo. Sur la 4è photo on voit Yola mettre mes cheveux sur sa tête pour faire croire que c'était ses cheveux ! so cute !

j+5 l'eau pour la famille

40 mn de marche à l'aller sur un chemin très agréable, sableux, légèrement vallonné avec 2 ânes et 8 jerricanes de 20L pour aller chercher de l'eau. Beau paysage verdoyant avec un grand étang. Il est 6h du matin soit 4h en France.Je crois que j'ai marqué un point en allant chercher de l'eau avec mes compagnons aux grandes oreilles, même auprès des swahilis, j'ai donc gagné leur respect. Je n'ai pas pu leur expliquer que pour eux c'est une nécessité mais pour moi marcher est un plaisir, que je marche souvent en montagne !

  • Cette eau nous servira donc pour cuisiner (je n'ai pas été malade une seule fois),
  • faire la lessive,
  • nous laver. j'avais droit à un grand seau d'eau chaude par jour (douche matin et soir) mais je ne voyais jamais la couleur du fond du seau. Ce n'est pas grave l'eau est sale mais je peux me laver, ce n'est pas grave le savon est tombé sur la terre me procurant une légère "exfoliation", je peux quand même me laver.
Swahilis, Maasaï et autres tribus viennent se servir tôt le matin au bord de cet étang. On peut constater que l'eau est trouble, et oui on s'en sert pour faire la cuisine ! Voici le foyer, à même le sol, à côté du couchage, le tout dans une fumée quasi constante.

j+4 l'eau des vaches

En avant avec les vaches pendant plus d'une heure sous un soleil de plomb, superbe paysage avec Jeremya, Moreto et Nduya avec un abreuvoir en boue et un trou de 6 m environ très instable, voir dangereux si la boue s'écroule. Malgré un faible étayage, la personne dans le trou peut y succomber à tout moment.

Nduya et Moreto, de jeunes ados adorables. Le fameux trou !

Moreto

Moreto et Nduya qui nous tend la main

la chaleur, la poussière et la sécheresse

  • Jeremya le plus jeune frère de Mainge, il a 16 ans
  • Voici Nashipaï la belle génisse marbrée achetée avec la générosité des donateurs

de jolis sourires !

Le lit d'une rivière asséchée 

De beaux habits colorés

des paysages somptueux !

l'abreuvoir en boue

Une eau boueuse mais pas le choix !

des vaches maigres mais ce ne sont pas les pires !

j+3 l'annonce des dons et l’achat de 2 vaches

1ère nuit au village où j’ai gardé tout le temps un œil ouvert, j'entendais plein de bruits et je ne savais pas si les animaux pouvaient rentrer par la fenêtre ! Distribution des cadeaux aux enfants et à la famille. J'annonce enfin à Mainge le montant des dons récoltés, soit 2 800 € avec 55 donateurs (merci tout le monde de m'avoir fait confiance). Cela a donc permis d'acheter :

  • 800 kg de maïs qui leur permettra de tenir plusieurs mois (soit 300 €),
  • de creuser le trou pour l'eau des vaches et payer 2 swahilis depuis juin (vous avez vu les risques de ce puits 400 €),
  • l'eau pour les veaux (et oui ils sont petits donc ne peuvent pas autant marcher , ils se rendent donc à un autre puits : 120 €),
  • la nourriture (sucre, haricots, thé : 150 €),
  • collation pour l'école des 2 filles (80 €),
  • soins vétérinaires (550 €),
  • achat de 2 génisses avec transport (500 €), il n'y avait pas de vaches suffisamment en forme mais elles pourront avoir un veau l'an prochain
  • le foin pendant les 2 mois difficiles de septembre et d'octobre (500 €), les vaches sont ainsi pas trop maigres
  • le reste des détails plus bas....

Le nombre de donateurs et le montant l'ont étonné et il est très content et reconnaissant. Direction donc au marché des vaches à Handeni en moto, sur un chemin sableux aux couleurs ocres jaunes mais très agréable, malgré des buissons avec des épines aussi longues et pointues que des aiguilles. Beaucoup de vaches dans des états maigres et malades donc on a décidé d'acheter 2 génisses qui seront appelées "Nashipaï" (joyeuse) et "Kifaransa" (France) en remerciement à cette générosité française. Là bas nous retrouvons un ami qui ne savait pas que je venais et vice versa donc une belle surprise. Repas au restaurant . Retour dans l'après midi et moment sympa avec les femmes et les enfants qui chantent

Distribution des habits. Voici Isabella l'arrière grand-mère. Je ne sais pas quel âge elle a

J+2 la rencontre

Réveil à 5h du matin (3h heure française) avec le chant du muezzin puis 1h plus tard concert avec l'église catholique qui a fait péter les watts !!! agggrrr c'est trop tôt, mon Dieu, laissez-moi dormir ! Petit dej européen et direction le centre commercial pour changer de l'argent (bon c'est petit, ce n'est pas le mall de Confluence mais c'est un centre commercial quand même !). 10h00 : départ en bus avec places réservées en plaçant un petit billet pour qu'on nous garde 2 places, le bus est bondé et j'ai une place tout au fond, au bord de la fenêtre au soleil, le bras ballant pour rechercher un peu d'air. 5 € le trajet pour 6h de bus, il y avait plus rapide mais vraiment rapide donc vraiment dangereux ! On quitte Dar es salaam, ville salle : sur le bord de la route je constate des vidanges de voitures qui s'écoulent dans le fossé des eaux pluviales : HORREUR !

Un joli paysage aride vallonné avec quelques arbres éparses dépourvus de leurs feuilles, par endroit une terre ocre rouge, au loin, en se rapprochant d'Handeni, quelques dômes, certainement des volcans éteints. Un film est projeté dans le bus, tout le monde rit sauf moi qui ne comprend pas le swahili. Dès que le bus s'arrête; des dizaines de jeunes hommes se ruent sur le bus le bras tendu nous présentant des boissons fraîches, à manger, c'est assez marrant à voir et les gens paient par la fenêtre, ils ont une drôle de façon de nous interpeler : msssttt (je n’arrive pas à l’écrire mais vous savez c'est le bruit d'un bisou lorsqu'on appelle un chat, enfin moi j'appelle mon chat comme ça !). Ils peuvent aussi monter dans le bus jusqu'au prochain arrêt. C'est assez bien organisé j'avoue. Arrivée à 16h00 à Handeni : restau + quelques courses pendant 2 h. Taxi jusqu'au village environ 40mn. Tout le monde est là, à nous attendre, le crépuscule tombe vite, j'ai à peine le temps de serrer quelques mains ou des embrassades et la nuit est là. Je balbutie rapidement un "Aata encipaï kinotote" (enchantée de vous rencontrer) et tout le monde rigole et prononce mon prénom Namayani, Namayani Na-ma-ya-ni... présentation, distribution de cadeaux, repas en extérieur avec Lydia, nourriture européenne : elle cuisine très bien. je me sens merveilleusement bien, le plus étrange c'est que la soeur de Mainge ressemble à ma cousine Stéphanie et que sa maman ressemble à ma tante Sylvie, bon et bien je ne suis pas dépaysée ! je suis installée dans une maison moderne de Raymond (un des frères) avec chambre et matelas 2 places, le luxe !

Ma chambre ! le grand luxe, un bout de lino posé sur la dalle en ciment.

J+1 welcome tanzania

Arrivée à 6h50 à Oman avec 7h30 d'escale ou impossible de s'allonger un peu, on se faisait rabrouer de suite si on avait le malheur de prendre 2 places, alors que des sièges libres il y en avait des rarngées, heureusement j'ai pu me connecter et converser un peu avec la France (Merci Miloune). Enfin 14h30, d’écolage immédiat, j'ai pu m'allonger sur 3 places dans l'avion et reposer ce dos qui ne demandait que ça. 19h30 arrivée à Dar Es Salaam où je reconnu de loin un large sourire, ouf je n'étais plus seule !

Jour J : Aéroport et Embarquement dans 30 mn

Bien trouvé l' aéroport de Milan, presque plus facile que Lyon ! Le mot du jour "gratitude". Je voulais tout d'abord remercier mes ami(e)s fourmis pour leur bienveillance de ce début de semaine. Oui, fourmis, en anglais ANT (Animateurs Numérique de Territoire). Nous sommes en train de faire une super formation "GrANT Reporter numérique", et oui ça envoie du lourd déjà dans le titre. Chaque destination devrait avoir son reporter numérique ! Je voulais surtout remercier mon formidable mari de m'encourager à poursuivre mes rêves et à me sentir libre d'être moi. Quelle bienveillance ! Merci aussi aux derniers donateurs du jour, ça commence à représenter une belle somme (le montant dans un autre post car je ne voudrais pas gaaaacher l'effet de surprise lorsque je vais leur annoncer, on ne sait jamais s'ils lisent...). Bon, revenons à nos moutons ! Eh bien oui les Maasaï ont aussi des moutons et des chèvres. Je crois d'ailleurs qu'ils veulent m'offrir une chèvre!!! J'aime bien leur culture car leur Dieu est une femme, enfin des gens qui ont tout compris;-). Cette déesse s'appelle Engai ou En-Kai selon si l'on se trouve au Kenya ou en Tanzanie. Ils respectent énormément les femmes et les femmes les hommes. Si l'homme peut avoir plusieurs femmes, la femme peut aussi avoir un amant mais il devra soi disant être de la même tranche d'âge que son époux. Il y a très peu de divorces chez les Maasaï car déjà il n'y pas de coup gueule entre eux.. Si vraiment ils ne se supportent plus alors la famille joue les médiateurs, elle intervient , parle à chacun et ensemble et ensuite ça repart comme en 14! La famille dans laquelle je vais était monogame et a eu 8 enfants (dont 6 fausses couches ou bébés morts nés avant). Le papa étant mort il y a 16 ans dans un accident, laissant sa femme Monica avec le 8ème encore bébé. La maman de Monica, Isabella, n'a eu qu'une seule fille. Du coup son mari en a épousé une autre pour qu'elle lui donne plus d'enfants !!!

Les femmes sont donc les gardiennes du temps avec la traite des vaches, le bois, l'entretien du feu, les repas, l'eau, la confection des maisons et l'éducation des enfants. Les hommes quant à eux sont responsable du bétail, marcher pour leur trouver de l'eau, creuser, faire les enclos (au milieu du village) et bien sûr veiller à la sécurité du village où même la nuit ils font des rondes (pour éviter qu'on leur pille leur bétail). Les petits garçons commencent très tôt à s'occuper du troupeau (de moutons et chèvres d’abord)et ne vont donc pas à l'école. Seules les filles rencontrent les cartables et stylos. Elles doivent souvent marcher pendant plus d'une heure pour poursuivre leur éducation scolaire. Les filles et femmes ont la tête rasée tandis que les hommes peuvent avoir les cheveux longs, surtout les moranes. Voilà je vous laisse à vos rêveries nocturnes, je vais a présent me rapprocher un peu plus prêt de la lune pour cette nuit. D'ailleurs j'ai posté une photo d'elle la nuit dernière sur mon compte Instagram, vous pouvez la retrouver sur mon compte @veronick_alps

J-4

J'ai revérifié la valise, j'ai peur que la couture éclate ! Presque 30 kg. j'ai hâte et en même temps je ne réalise pas vraiment que c'est bientôt là. Une rencontre magique avec ce peuple éclairé qui a le sens du partage et une grande joie de vivre m'attend. J'espère que tout va bien se dérouler, allez on y croit ! Passeport, carnet de vaccination, hôtel 1ère nuit, billet, parking aéroport... Le visa c'est enfin bon, les horaires du vol retour enfin remis dans le bon ordre et les bonnes dates... Bon eh bien croisons les doigts et vive l'aventure !

J-6 : les pieds dans la neige, la tête au soleil !

  • la valise est quasi prête. Un peu d'angoisse pour ce grand saut dans l'inconnu sur une terre ancestrale : "berceau de l'humanité". Je m’apprête à sortir de ma zone de confort et faire un grand voyage... intérieur aussi !
  • Là bas, mon jeune ami Mainge (se prononce Ma -ine- gué) Guerrier pacifiste (précisons quand même !) sera mon guide, mon traducteur et mon protecteur tout au long du voyage.
Mainge, jeune morane en tenue de cérémonie !
Les enfants du village où je vais être accueillie avec Monica, la grand-mère de ses petits et "chef" du village.

Pourquoi ce voyage chez les Maasaï ?

Lors d’un voyage en famille à Zanzibar, nous avons eu l’occasion de passer un peu de temps avec des Maasaï*, Deko et Mango, d’en connaître plus sur leur culture qui petit à petit m’a fascinée (il faut dire que j'ai toujours aimé les peuples premiers). En approfondissant mes recherches sur Internet, grâce aux livres de Xavier Peron (écrivain, anthropologue spécialiste du peuple Maasaï) et en gardant le contact avec Mango et Deko, j’ai pu découvrir leurs valeurs et à quel point leur mode de vie est menacé.

C’est la raison pour laquelle aujourd’hui je souhaite aller plus loin dans ma démarche, sortir de l'individualisme et venir en aide à un village qui souffre en ce moment de la sécheresse, où leur seule et unique exploitation familiale de maïs ne donnera rien cette année (1 tonne de perte environ)

Comment est venu ce projet solidaire ?

Grâce aux échanges que l'on peut avoir entre amis et collègues. J'ai parlé de mon voyage et ma charmante collaboratrice Audrey, m'a orientée sur le pot commun en ligne, que je devais sensibiliser les autres et ne pas supporter seule les frais. Elle m'a encouragée à y croire et à être fière de cette démarche. Pas facile au début, car je recevais quelques critiques plutôt négatives. Ensuite Fanny et Nathalie de l'association AG2L (Graines de Liens) ont été là pour me soutenir et bien sûr mon adorable mari, ma famille, mes cousines, mes collègues, amis, voisins et anonymes... Cela a fini par me booster et à y croire encore plus... Les neuromodulateurs ont alors été libérés dans mon cerveau, la dopamine et les opioïdes (que des substances naturelles, rassurez-vous) sont encore bien présentes ! Il fallait réfléchir rapidement à comment utiliser l'argent, trouver quelque chose d'efficace, d'approprié, répondre aux urgences...

Mots de soutien :

"Bonjour Véronique, les échanges de cet été prennent forme... Plus que les mots les actes... Tu as l'énergie, la générosité, le sens de l'organisation, pour mener à bien ce projet. Tu nous unis à cette rencontre. Nos mains et nos coeurs seront dans la chaîne de solidarité... Merci de donner ainsi de ta personne "lumineuse" . Bises de Marie-Bé

et un autre gentil mot de Xavier Peron:

Les Maasaï ne demandent jamais rien dans la mesure où ils savent que l'Univers les guide et les protège. Pour eux les épreuves de la Vie sont là pour les faire grandir, et ils remercient. Leurs proverbes à ce propos sont édifiants. Par exemple "la terre aura beau brûler, il en restera toujours quelque chose". Ou encore "Une aide n'arrive jamais trop tard". Ce n'est évidemment pas une raison pour ne pas les aider, car il faut savoir que les Maasaï, peuple de la non-résistance par excellence, n'ont pas les "armes" (conceptuelles, rationnelles) pour défendre leurs terres et leurs modes de vie, et sont devenues les victimes sacrificielles sur l'autel du soi-disant progrès, eux, les gardiens naturels de l'environnement. Donc, je vous le demande, soutenez sans crainte Veronick et son projet d'aide si généreux et désintéressé. Merci à tous, Xavier Péron

Xavier Peron
"Sois parmi ceux que l'on attend non parmi ceux qui attendent !"

A quoi servira l'argent ?

Grâce à cette contribution, ce village aura :

  • Du maïs et autres denrées (= 450 €)
  • De l’eau (en bouteille pour les personnes âgées pour les mois les plus difficiles = 180 €)
  • Une vache (que j’irai acheter au « marché des vaches » à Handeni avec eux = 550 €)
  • Des habits chauds neufs (notamment pour les enfants, merci à la gentille donatrice anonyme ;-)
  • continuité de la scolarité pour les filles (=100 €)
  • Des lampes solaires et frontales avec rechargement / port USB (= 180 €)
  • Un panneau solaire portatif (= 99 € déjà acheté chez Nature & Découverte)
  • du Micropur pour purifier et conserver l'eau (70 €)
  • Des soins vétérinaires (pour combattre la pneumopathie contagieuse caprine et bovine) = 550 € que j'ai déjà avancé fin juillet vu l'état d'urgence. Ce qui a permis de sauver 50 vaches et 70 chèvres, rapport du vétérinaire sur cette maladie plus la Theileria [fièvre de la côte est]. Perte environ d'une douzaine de bêtes. Il reste cependant le foin à acheter)...
  • 1 terrain pour en faire une réserve sensible en période de sécheresse et leur faire gagner du temps. En effet, cela leur évitera de faire tout le tour de ce terrain voisin pour abreuver leur troupeau et c'est une terre qui leur sera restituée (on ne va pas refaire l'histoire de la colonisation). (Coût du terrain 900 €, la moitié a déjà été payée)

Date du voyage :

L'immersion en pleine terre Maasaï est du 17/11 au 2/12/2016, dans la région de Tanga près d'Handeni. C'est une endroit pas du tout touristique et la majorité des personnes que je vais rencontrer n'ont jamais vu de "mzungu" (blanche) ! Mon séjour se déroulera en 2 temps : les terres arides de la Tanzanie et les derniers jours sur l'archipel de Zanzibar.

Namayani c'est qui ?

Namayani : celle qui bénit et qui est bénie du peuple. Et bien c'est le gentil nom que nos 2 amis Maasaï m'ont donné, en remerciement de leur avoir appris à nager, de ma générosité et bienveillance envers eux. Je me dois donc d’honorer ce nom ;-) Et Maasaï'arde vous l'aurez compris : la contraction de Maasaï et savoyarde !

Qui sont les Maasaï et pourquoi les aider ?

Entre 1400 et 1700, en plusieurs vagues successives, de petits groupes de bergers nomades migrent vers le sud, du Soudan vers la vallée du Grand Rift : ce sont les ancêtres des Maasaïs. (Source Lonely planet)

*Les Maasaïs sont un peuple de pasteurs semi-nomades pacifistes qui vivent par et pour le bétail, en harmonie avec la nature. Leur maison «écologique » est principalement faite de terre et de bouse de vache mélangée, avec des branchages. Leur bétail sert de monnaie d’échange (c’est leur unique banque). Pour prétendre au mariage, l’homme doit offrir au moins 12 vaches à sa belle-famille. Ils se nourrissent de lait, de plantes médicinales, de leur bétail (chèvre, mouton et pour les grandes occasions de vache) mais pas d’autres animaux sauvages. Ils sont animistes et chrétiens.

Aujourd'hui le peuple Massai est de plus en plus sédentaire car les terres maasaï se réduisent comme peau de chagrin, menacées par la sécheresse, la déforestation et le tourisme animalier.

"leur mode de vie traditionnel est compromis depuis les années 1950 et la création par le gouvernement tanzanien de parcs nationaux, qui ont déplacé des milliers d’autochtones et menacent la faune en détruisant des couloirs migratoires. La situation s’est aggravée ces dernières années, depuis que l’Etat vend des terres ancestrales à des organisateurs de parties de chasse et de safaris, ainsi qu’à des « voleurs de terres », des citadins qui utilisent les pâturages tribaux pour faire de l’élevage intensif illégal. Les Hadzabe, qui vivraient dans cette région depuis plus de 40 000 ans et font partie des rares populations de chasseurs-cueilleurs subsistant sur Terre, ne sont plus que 1 200. Sans droits fonciers, ces communautés sont vouées à disparaître. Source : http://www.lemonde.fr "

Lidya, 22 ans, la jeune soeur de Mainge qui a choisi son fiancé, mais ce dernier doit offrir les 12 vaches pour prétendre au mariage.

Et la valise ?

Et bien ça fait 2 mois que je la prépare :

  • des habits pour les enfants
  • des couvertures
  • les lampes
  • le panneau solaire
  • 2 paires de sandales
  • seulement 3 tenues de rechange (je compte bien troquer la tenue d'Heidi sous la neige contre la tenue d'Eve [non je rigole !] non de Jane ou Tarzan car mon intention est de porter leurs habits... d'homme... Toutes ces couleurs, c'est tellement saillant !). En fait je veux leur apporter un maximum de choses.
  • de l'épicerie fine !
  • des peluches pour les enfants avec un harmonica et une flute (merci Manue)
  • un chapeau à large bord avec mes lunettes de soleil vintage, je vais avoir un look d'enfer !
  • et bien sûr la trousse à pharmacie : anti paludéen, anti diarrhéique, crème solaire, compresses, antiseptique, produit anti moustiques, huile essentielle de lavande, antihistaminique... et bien sûr une petite fiole de Suédois pour la digestion, je me suis dit que 40 plantes valait mieux qu'une seule : le Génépi !
  • maillot de bain (pour les derniers jours à Zanzibar)
  • mouchoirs... Bon si j'ai oublié quelque chose tant pis !
  • d'autres cadeaux : 2 opinels, 1 cloche, 1 radio solaire, 1 lampe à détecteur de mouvement pour dissuader les voleurs.

Le Kilimandjaro

Le Kilimandjaro est situé en Tanzanie et représente la plus haute montagne d'Afrique. C'est aussi un stratovolcan qui abrite trois sommets volcaniques.

Le Kilimandjaro et la fonte des glaciers Bien que célèbres, les neiges du Kilimandjaro inquiètent de plus en plus les spécialistes. Depuis le début du XXe siècle, la montagne a perdu une grande partie de ses glaciers. Selon une étude parue en 2009, la couverture neigeuse aurait diminué de 1% par an entre 1912 et 1953. Une baisse qui se serait accélérée ensuite passant à environ 2,5% entre 1989 et 2007. Plus particulièrement, la calotte située au nord du Kilimandjaro aurait perdu entre 2000 et 2013 plus de quatre millions de mètres cubes de glace. Des chiffres qui, selon des chercheurs, suggèrent que ces glaciers pourraient disparaitre d'ici 2030. Le réchauffement climatique serait l'une des causes responsables. Néanmoins, la baisse des précipitations et notamment la raréfaction des chutes de neiges ainsi que la déforestation des zones environnantes jouerait également un rôle dans le phénomène. Copyright © Gentside Découverte

Created By
Véronick Le Palabe
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Credits:

Véronick Le Palabe, Mainge L

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