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nos anciennes écoles... Quelques établissements stéphanois, en 1900...

L'enseignement à Saint-Étienne

Jusqu'au dernier quart du XVII° siècle, l'enseignement élémentaire stéphanois est particulièrement médiocre. Il est payant, dispensé par des maîtres mal formés et mal payés.

En 1674, le curé Guy Colombet décide de créer une école des pauvres réservés aux garçons. Un prêtre est nommé pour apprendre à 70 enfants pauvres de la ville "à lire, écrire, chiffrer, instruire et former aux bonnes mœurs" pour 150 livres par an (Chronique de Beneyton).

En 1707, quatre écoles pour les "pauvres filles de la paroisse" ouvrent rue du Chambon (actuelle rue Léon Nautin), rue des Fossés et rue de Lyon (actuelle rue Pierre Bérard) sous la conduite des sœurs de Saint-Charles.

Malgré le manque d'établissement d'enseignement, la municipalité refuse en 1711 l'ouverture d'un collège par les Jésuites car "la ville a plus besoin de bras que de bons littérateurs" (Alléon-Dulac). Les garçons de la bourgeoisie stéphanoise continuent donc à étudier chez les Jésuites à Lyon, au Puy, à Tournon. Quant aux filles de la bonne société, elles suivent leur éducation chez les Ursulines (qui reçoivent 140 élèves en externat en 1687).

Le taux d'analphabétisme reste néanmoins important dans la ville. Seul le tiers des hommes et des femmes signe leur acte de mariage au XVIII° siècle...

Au début du XX° siècle, outre l'enseignement maternel et primaire, Saint-Étienne dispose de plusieurs établissements, notamment professionnel (l’École nationale professionnelle) et supérieur : dans l'ingénierie avec l’École des mines comme dans l'apprentissage créatif et artistique avec les Beaux-arts...

Institution Notre-Dame de Valbenoîte

L'institution Notre-Dame-de Valbenoîte est une des écoles libres la plus ancienne de la ville. En effet, créée par les frères maristes , elle s'est installée au 19è siècle dans les murs de l'ancienne abbaye cistercienne de Valbenoîte. C'est aujourd'hui le groupe scolaire de Valbenoîte.

Institution de Jeunes Filles

Le Père Pousset, membre de la Société des prêtres de Saint-Irénée et fondateur de la Congrégation de la Sainte-Famille, installe une école en 1862, au 36 de la rue du Vernay. L'institution de jeunes filles était très appréciée par les familles d'armuriers du quartier Saint-Roch. L' école fait aujourd'hui partie du groupe scolaire des Chartreux, qui compte plusieurs établissements à Lyon et Caluire.

Institut Jeanne d'Arc

Cet institut, dirigé par mademoiselle A. Faure, était un établissement d'enseignement secondaire pour jeunes filles. Il enseignait l'éducation religieuse, la préparation aux baccalauréats, au brevet supérieur et au brevet élémentaire. Il était situé dans le quartier de Valbenoîte à Chantalouette.

École de La Rivière

Vue d'un groupe d'écoliers devant l'école de la Rivière. Devenue "École primaire publique Rivière Dora", l'établissement existe encore en 2020. La photo est d'ailleurs prise au croisement entre la Rue Amouroux et la Rue Berthelot, en direction de la Rue Parmentier avec un panoramique sur la gauche de la Rue Amouroux.

École des Beaux-Arts

Si des cours de dessin existaient déjà, c'est en 1859 que Saint-Étienne fait construire un bâtiment destiné à y accueillir ces cours. Construit selon les plans d’Étienne Boisson, le bâtiment est en appareillage de briques, pierres et ardoises selon le style néo-Louis XIII. Deux serres, destinées à l'étude des plantes, sont construites en 1881 au sud, et en 1920 au nord. En 1958, on détruit la serre côté sud et on y construit à la place une nouvelle aile afin d'agrandir l'école. Elle est achevée en 1959. En 1985, l’École des Beaux-Arts acquiert un immeuble pour l'extension de l'école, mais aussi pour lui permettre de rénover et de transformer le bâtiment existant. Les travaux de ce nouvel aménagement débutent en 1986 et durent trois ans. Ils consistent en la transformation du bâtiment existant, avec l'installation d'atelier, en l'édification d'un nouveau bâtiment annexe à l'arrière qui accueille une grande salle de dessin en amphithéâtre, des ateliers de gravure et sculpture et des laboratoires photos. La serre, lieu d'exposition, est remise en état, et la façade du bâtiment principal est ravalée. A l'été 2003, afin d'agrandir la bibliothèque, la salle de sérigraphie et de gravure déménage au 40 rue Henri Gonnard. L’École des Beaux-Arts déménagera dans les murs de la Cité du design, sur le site de Carnot, lors de l'ouverture de cette dernière en 2007." (Article pris sur le site des Archives Municipales de Saint-Étienne).

École Supérieure de Filles

C'est aujourd'hui l’école élémentaire Fauriel, située au 16, cours Fauriel.

Pensionnat Saint-Louis

Le pensionnat Saint-Louis, dirigé par les Frères des Écoles Chrétiennes date de 1849, et était installé rue Saint-Michel, actuelle rue Victor Duchamp. Il fut cédé aux Jésuites en 1851. En 1862, ils vinrent s'installer au 22 de la rue Désiré Claude. Cet établissement, renommé pour son enseignement, vit pendant la guerre de 14-18, une partie des locaux réquisitionnés par l'Armée. Il a été entièrement reconstruit en 1954. C'est maintenant le groupe scolaire La Salle (Frères des Écoles Chrétiennes).

Lycée Claude-Fauriel

C'est aujourd'hui le lycée Claude-Fauriel en haut de l'Avenue de La Libération. En 1874 est votée, en conseil municipal, la construction d'un nouveau lycée. En 1880, il est décidé que le lycée sera édifié à Chantegrillet. En 1882, une nouvelle étude est lancée : trois sites sont étudiés : Chantegrillet, un terrain place Jean Jaurès, et les jardins de l'Hôtel Dieu . C'est sur ces jardins qu'est construit le lycée. En 1884 c'est le cabinet d'architecture Denfert-Fritz qui est retenu. Le lycée est inauguré en 1890. Cet établissement recevra le nom de Lycée Claude-Fauriel, vers 1944 seulement, en souvenir de cet illustre érudit, historien et critique stéphanois.

Collège Saint-Michel

Le Collège Saint-Michel est un établissement privé renommé pour le sérieux de ses études. Le 29 mai 1853, un décret impérial avait ordonné la fermeture du Collège dirigé par des Pères de la Compagnie de Jésus, à la suite de manifestations hostiles au Second Empire. Le Collège ne fut rouvert qu'un an plus tard après maintes explications et excuses. Situé au 4 de la rue Jules Vallès, les maréchaux de France Foch et Fayolle ont fait leurs études dans cet établissement.

L’École Professionnelle (Étienne Mimard)

L’École professionnelle est créée en 1882 dans le but d'assurer la formation d'ouvriers qualifiés dans différents secteurs de l'industrie. Elle est implantée rue Saint-Denis avec pour directeur Claude Lebois. Dès sa création, elle enseigne le forgeage, l'ajustage, le tournage des métaux, l'armurerie, l'électricité industrielle, le modelage, la sculpture. Le nombre élevé d'inscriptions oblige la municipalité à construire un autre bâtiment au Chantegrillet pour proposer plus de formations. Des ateliers de tissage, de fonderie et de menuiserie s'ajoutent en 1918 aux précédents. Alors que l’École pratique d'industrie devient l’École nationale professionnelle, des transformations de l'établissement débutent. Les bâtiments doivent être fonctionnels et se composent de deux ensembles principaux parallèles à la rue Fontainebleau et de deux ailes perpendiculaires.

En 1950, L’École Nationale Professionnelle devient le Lycée Étienne Mimard. Des travaux de restructuration sont entrepris de 1993 à 1997. Des bâtiments vétustes datant de 1930 sont démolis et de nouveaux sont construits dont les ateliers, la cantine, l'internat. (Sources : Site des Archives Municipales de Saint-Étienne).

L'Ecole des Frères Chappe

Aujourd'hui encore l'école primaire des Frères Chappe existe sur le même emplacement.

L'école du Marais

Cette école était située non loin des aciéries. On y trouvait surtout des enfants de métallurgistes et de mineurs, avec une forte proportion d'immigrés, essentiellement des espagnols.

L'institution des Sourds-Muets

Créée en 1815 par David Comberry, lui-même sourd-muet, qu'il dirige pendant 9 ans. L'école sera reprise en 1831 par Marguerite Mirandon, puis en 1843 par les Frères des Écoles Chrétiennes. En 1854, l'école quitte le quartier de Jacquard pour s'installer rue Franklin, sur la colline Sainte Barbe. Cette institution instruisait de nombreux sourds-muets qui trouvaient là, à l'abri des rumeurs et de l'agitation de la ville, le calme et la tranquillité. A partir de 1854, l'Institution prend un essor remarquable. Les bâtiments sont agrandis. Vers 1860, des formations professionnelles sont créées : reliures, cordonnerie, serrurerie, habillement. En 1870, on compte 104 élèves. Deviendra l'institut Plein Vent.

École de la rue de Montaud

C'est aujourd'hui l'école Vittone, école primaire de Montaud, en bordure du boulevard urbain.

École des Mutilés

Photographie de groupe de la promotion 1918-1919. Les écoles professionnelles des blessés militaires avaient pour but d'offrir, aux militaires atteints d'invalidité, une formation professionnelle, dans le but de leur permettre de retrouver une activité professionnelle compatible avec leur handicap, dans les secteurs industriels recherchés par l'économie locale, ou sur des emplois administratifs (secrétariat, comptabilité). Il y en avait plus de 100 réparties sur l'ensemble du pays en 1916. Celle de Saint-Etienne fonctionna de 1915 à 1925.

École Pigier

Carte publicitaire de l’École Pigier (formation en secrétariat, commerce et langues), avec les élèves aux fenêtres et au balcon. Elle était située au 1, place de l'Hôtel de Ville.

L’École des Mines

Appelée d'abord École des Mineurs, elle prit le titre d’École des Mines en 1882.

D'abord installée dans une maison en location rue de Roanne, le 12 février 1848 l’École prit possession du château de Chantegrillet dont l’État avait fait l'acquisition.

Elle fonctionna régulièrement seulement à partir du 9 février 1818, lorsque le premier directeur, M. Beaunier, prit ses fonctions. C'est à lui qu'on doit la construction du premier chemin de fer français qui, sur une distance de vingt-et-un kilomètres, reliait Saint-Étienne à Andrézieux, ligne ouverte le 1er octobre 1828.

L’École fut transférée cours Fauriel, numéro 158, dans de nombreux bâtiments qui furent inaugurés en 1933 par M. Albert Lebrun, Président de la République.

Les noms sculptés sur la façade sont ceux d'anciens élèves, professeurs et directeurs qui, par leur savoir, ont atteint la célébrité : Beaunier, Grüner, Fourneyron...

A gauche l'atelier et à droite, le laboratoire...

FIN...