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La métamorphose du musée des Beaux-Arts de Dijon

Un chantier culturel emblématique

Le musée des Beaux-Arts de Dijon, de par les trésors qu’il recèle sur les 3 500 m² accessibles au grand public, fait partie de ces endroits qu’il faut avoir arpentés au moins une fois.

Photo Musée des Beaux-Arts

Sans cesse en évolution, le musée connaît depuis 2008 des transformations. En effet, après une première tranche de travaux opérée entre 2008 et 2013 et qui a vu la rénovation notamment de la galerie Bellegarde et de la cour de Bar, une deuxième tranche a été lancée en 2016. Celle-ci prendra fin d’ici quelques semaines. Ces nouveaux travaux de rénovation concernent les salles et les collections du XVIIe au XXe siècles, soit les deux tiers du musée. Une entreprise colossale qui placera le musée des Beaux-Arts de Dijon dans le top 5 des musées français les plus importants.

Le 19 octobre 2012, visite des travaux du musée des Beaux-Arts de la ministre de la Culture et de la Communication Aurélie Filippetti en compagnie du maire François Rebsamen et la conservatrice. Photo archives LBP/Philippe BRUCHOT

Les travaux ont été confiés à l’architecte Yves Lion (ateliers Lion architectures urbanistes à Paris), en relation avec l’architecte en chef des monuments historiques Éric Pallot.

Un toilettage à 60 millions d'euros

Lors de la première tranche de travaux, 15,5 millions d'euros ont été investis. Le budget total de cette rénovation s’élève à 60 millions d'euros.

Le nouveau visage de la cour de Bar

Début 2013, lors de la première tranche, l'établissement culturel est contraint de fermer ses portes pendant deux mois, de fin janvier à fin mars 2013. Le coupable ? Le coulage du revêtement de la cour de Bar.

Photo LBP archives/ Anne-Françoise BAILLY

Lors de cette fermeture du musée au public, des sondages ont été effectués sur la partie du bâtiment qui n’était pas encore mise en chantier afin de préparer les travaux des tranches 2 et 3.

Le retour des Pleurants des ducs de Bourgogne

Photos LBP/Emmanuel HASLE

Pendant la première tranche de travaux (2008-2013), la Ville de Dijon a organisé la tournée des Pleurants du tombeau de Jean sans Peur, ces petites statuettes d’albâtre, installées au pied du tombeau.

Photos LBP/Emmanuel HASLE

Démontées et réunies, elles ont fait partie d’un périple de trois ans qui les a emmenées à travers l’Europe et les États-Unis dans des villes comme New York, San Francisco, Saint-Louis, Dallas, Minneapolis, Bruges, Berlin ou encore Paris. Au total, ce ne sont pas moins de 748 149 personnes qui auront eu la chance d’admirer ces statuettes.

Photos LBP/Emmanuel HASLE

Après cette tournée mondiale qui aura duré près de trois ans, les Pleurants des ducs de Bourgogne rentrent au bercail en septembre 2013 et reprennent place dans une salle des tombeaux entièrement rénovée.

Photos LBP/Emmanuel HASLE

Inauguration de la première tranche

Le 7 septembre 2013 à 10 h 30, la “Pleurants, Tribute parade” donne le coup d’envoi des festivités pour l'inauguration de la première tranche des travaux. Pendant une heure, de nombreuses compagnies ont défilé dans les rues du centre-ville historique de Dijon. Près de 200 artistes, musiciens, jongleurs et autres saltimbanques ont rendu hommage aux statuettes au cours d’une grande parade mise en scène par Maëlle Poésy. Le très imposant cortège, parti de la rue Mariotte, a emprunté la rue du Docteur-Maret puis la rue de la Liberté et a achevé son périple place de la Libération. Ce jour-là, les premiers visiteurs ont découvert un parcours rénové consacré aux collections du Moyen Âge et de la Renaissance. Une des grandes nouveautés est aussi la création d’un café, au rez-de-chaussée de la galerie de Bellegarde, sous les arcades, dans la cour de Bar.

Photo archives LBP/Anne-Françoise BAILLY et Philippe BRUCHOT

Depuis 2001, le maire François Rebsamen promettait aux Bourguignons l’extension du musée des Beaux-Arts. Le 7 septembre 2013, c’est donc chose faite avec l’inauguration du parcours Moyen Âge – Renaissance.

François Rebsamen : « La culture, ce n’est pas seulement un moment d’émotion, c’est ce qui permet à un territoire, en l’occurrence ici, une ville et au-delà de la ville, une région, de prendre conscience de sa force, de son rayonnement, de son influence. »

Aurélie Filippetti, ministre de la Culture et de la Communication, était de la fête. Avant la visite, François Rebsamen l’a accueillie, dans la cour de Bar, par un discours prononcé devant un public nombreux malgré la pluie battante.

Aurélie Filippetti, ministre de la Culture et de la Communication : « Vous avez su susciter l’adhésion des Dijonnais. »

Un seul musée, trois lieux distincts

Le musée des Beaux-Arts de Dijon est implanté sur trois sites géographiques distincts. Tout d'abord le palais, autour de la cour de Bar, où sont présentées les collections permanentes et où est accueilli le public.

A quelques pas de là, au sein de l’ancienne église Saint-Étienne, se tiennent les expositions temporaires, les activités scientifiques et culturelles (bibliothèque, documentation, salle de conférence, atelier d’arts plastiques) et les bureaux (le déménagement a été réalisé en 2009).

Enfin, un bâtiment a été construit hors du centre-ville, en périphérie de Dijon. Depuis 2010, il sert à la conservation des collections, à l’accueil des chercheurs, abrite les ateliers de restauration, le studio photographique et les ateliers muséographiques.

Photo archives/Antoine GALINDO

Ces nouvelles réserves assurent ainsi aux collections non exposées des conditions optimales de conservation et d’accessibilité, bien loin de l’époque – pourtant toute proche – où elles s’entassaient dans les caves et greniers du palais !

Les travaux de la deuxième tranche

Entre 2015 et 2019, ce vaste chantier se poursuit par une deuxième tranche.

En 2015, les salles concernées par les travaux de rénovation, soit les collections des XVIIe, XVIIIe, XIXe et XXe siècles, ont été vidées puis fermées à la visite. Seule la partie Moyen Âge et Renaissance est restée ouverte aux visiteurs jusqu’en 2019.

Les statues par la fenêtre

En octobre 2015, une cinquantaine d’œuvres ont quitté la salle des statues du musée des Beaux-Arts pour en permettre la rénovation.

Photo archives LBP/Christian GUILLEMINOT

Les collections allant du XVIIe siècle à nos jours ont rejoint les réserves pour trois années de travaux.

Photo archives LBP/Christian GUILLEMINOT

Jusqu’en décembre 2015, 1 200 œuvres ont été déménagées par les services du musée. Jeudi 22 octobre, une société spécialisée a effectué le déplacement de cinquante statues, dont les deux plus imposantes avoisinaient chacune le poids d’une tonne. Un Mercure de deux mètres et le Gladiateur combattant, œuvre du Dijonnais Pierre Petitot, ont fait l’objet de mille précautions pour un grutage des plus précis. L’opération spectaculaire s’est déroulée place de la Libération en moins d’une heure, devant un public dont la tension nerveuse a été adoucie par la performance musicale du guitariste dijonnais, Christian Mansour Lechenet.

Photo archives LBP/Christian GUILLEMINOT

Le déménagement de la statue Rameau

Cela faisait cent trente-six ans que la statue de Jean-Philippe Rameau trônait sur la place de la Sainte-Chapelle. Coincée entre le musée des Beaux-Arts et le Grand Théâtre, l’œuvre a été retirée, le 22 mars 2016, de son site d’implantation.

Photo archives LBP/Nicolas DURDILLY

Une opération qui s’inscrivait dans le cadre des travaux de rénovation du musée des Beaux-Arts : il fallait protéger la statue avant l’arrivée des échafaudages. L’opération de grutage a été effectuée par l’entreprise Jacquet, de Chenôve, en moins de deux heures.

Photo archives LBP/Christian GUILLEMINOT

Stockée dans une réserve, la statue a été installée le 1er juin 2016 devant le conservatoire à rayonnement régional de Dijon, boulevard Clemenceau.

Quand le musée des Beaux-Arts devient acteur de cinéma

En août 2016, la société de production parisienne Les Films du clan a tourné le court-métrage Lorraine ne sait pas chanter au musée des Beaux-Arts de Dijon. Le tournage avait débuté le 18 avril pour quelques jours. De nombreuses scènes ont été filmées dans les rues de Dijon, dans des appartements et aussi au bar Le Quentin.

Photo DR

Le musée des Beaux-Arts poursuit sa métamorphose

Le 21 mai 2016, le maire François Rebsamen a profité de la Nuit des musées pour lancer officiellement la seconde tranche des travaux de rénovation du musée des Beaux-Arts.

Photo archives LBP/Virginie Contant
François Rebsamen : «Le budget de cette deuxième phase s’élève à 40 millions d’euros. La métamorphose du musée est un projet phare pour notre ville et pour la région Bourgogne-Franche-Comté. »
Photo archives LBP/Virginie Contant

Une immense bâche représentant une œuvre du musée, Le Repos de Colson, a été apposée sur la façade en travaux. Engagé depuis février 2016 pour trois ans, ce chantier doit permettre de rénover cinquante salles dédiées aux collections de l’Antiquité et celles du XVIIe au XXIe siècles.

Visite de chantier

Jeudi 17 mai 2018, une visite publique du chantier de rénovation du musée des Beaux-Arts a été organisée à Dijon. Une soixantaine d’ouvriers continuaient de travailler sur place au quotidien.

Photo archives LBP/Nicolas DURDILLY

Le musée des Beaux-Arts se met au 7e Art

Début août 2018, le musée des Beaux-Arts de Dijon a accueilli un tournage de cinéma pour le film Je promets d’être sage, premier long-métrage du réalisateur Ronan Le Page, avec les comédiens Pio Marmaï et Léa Drucker.

Photo archives LBP/Stéphane RAK

Ce tournage est une opportunité de mise en valeur des collections, du musée, et de la ville de Dijon.

Photo archives LBP/Stéphane RAK

Le plafond de Pierre-Paul Prud’hon de retour au musée des Beaux-Arts

Mardi 4 décembre 2018, après avoir été rénové, le plafond de Pierre-Paul Prud’hon a retrouvé la salle des statues du musée des Beaux-Arts de Dijon.

Une opération particulièrement délicate, qui a duré une heure. Le plafond peint de Pierre-Paul Prud’hon, "À la gloire du prince de Condé, gouverneur de Bourgogne", a été réinstallé dans la salle des statues. Ses ­dimensions (plus de 40 m2) impressionnent et révèlent la mesure du travail de restauration qui a démarré en juillet 2017.

« C’est une toile qui est assez encrassée. Il y a des couleurs de vernis, des traces de couture assez visibles, des problèmes de surface et des problèmes structurels », avait déclaré, en août 2017, Sandrine ­Balan, conservatrice à la ­direction des musées et du patrimoine.

L’équipe de la restauratrice Françoise Auger-Feige, composée de dix spécialistes, a ainsi travaillé durant un an à la remise à neuf de la peinture et du châssis. Il s’agit de la première œuvre des collections à revenir au musée.

Photo archives LBP/Stéphane RAK

Réouverture le 17 mai

« Ce sera l’événement culturel majeur de 2019 », selon la Ville de Dijon. Au terme d’une décennie de travaux – pour un budget global d’environ 60 M€ – le musée des Beaux-Arts métamorphosé va rouvrir le 17 mai. Un temps que la municipalité dijonnaise souhaite marquer d’une pierre blanche. Elle a investi 1,5 million d'euros pour assurer la promotion de l’événement.

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