Le squat de Nantes Photos Franck Dubray

Textes Isabelle Labarre, photos Franck Dubray

A Chantenay, bienvenue dans le squat des migrants,

La grande bâtisse de la rue Fontaine-des-Baronnies en a vu passer des hommes en galère depuis novembre 2014. Ouverte pour donner de l’air au squat de Doulon qui accueillait alors une centaine de migrants, le bâtiment de 300 mètres carrés est occupé par un effectif toujours mouvant.

lls viennent d’Erythrée, de Somalie, du Tchad, de Guinée, du Sénégal. La nuit, ils s’entassent dans les six appartements, sur trois niveaux. Le jour, ils se croisent.

Aujourd’hui, c’est une quarantaine de réfugiés, dont sept personnes qui ont une carte de séjour, et deux déboutés du droit d’asile qui vivent dans le squat.

Des câbles électriques et des tuyaux d' eau pendouillent du plafond en lambeaux

Pour les migrants : c' est « Un squat bien tenu ».
Samsou, ce Sénégalais est arrivé dans le squat en février 2015.

Un règlement intérieur régit la vie commune, « pour que tout le monde arrive à s’entendre, que chacun fasse attention à ce que ce soit propre. »

« Tout ce qui est administratif, c’est compliqué quand on ne maîtrise pas très bien la langue. »
Dimanche, la cinquantaine d’hommes qui occupent la bâtisse de la rue Fontaine-des-Baronnies accueilleront le public dans leur lieu de vie. Une invitation lancée comme un cri de désespoir.
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Franck Dubray
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Franck Dubray

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