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Grand bain de jouvence pour l’usine d’eau potable Un chantier hors normes pour pérenniser la qualité et le prix de l’eau

Chaque jour, l’usine de la Roche produit 110 millions de litres d’eau potable. Ils pourraient remplir 45 piscines olympiques ou même la tour de Bretagne ! Cette eau est consommée par les habitants de l’agglomération nantaise mais aussi des foyers nazairiens et baulois. L’usine d’eau potable de Nantes Métropole couvre aujourd’hui les besoins de 85% des habitants de la métropole et de 45% des habitants de la Loire-Atlantique.

Situé dans le quartier Malakoff, à l’est de Nantes, cet équipement date des années 1970. «L'usine actuelle a été modernisée au fil des années pour répondre aux exigences accrues de qualité de l’eau. Elle fonctionne bien mais elle est arrivée en fin de cycle, explique Hervé Jouan, en charge du projet de modernisation de l’usine à la direction du cycle de l’eau de Nantes Métropole. L'objectif des travaux que nous menons depuis 2014 est d'avoir un outil de production le plus performant possible pour maintenir la qualité pour les 40 prochaines années.»

Brève histoire d’eau

L’usine de La Roche alimente Nantes en eau potable depuis 1898. Détruite par les bombardements en 1944, elle est reconstruite juste après-guerre. L’usine est modernisée au début des années 1970.

La mise en service de l'usine définitive est envisagée en 2022. À cette date, l’usine produira jusqu’à 160 000 m³ d’eau potable par jour, à partir des nouveaux ouvrages, avec une possibilité d'extension ultérieure jusqu’à 200 000 m³. Car, si notre consommation individuelle d’eau a diminué depuis 30 ans, les besoins s’accroissent : la métropole nantaise gagne en moyenne 7500 habitants par an.

La nouvelle usine d’eau se dote de procédés de traitement innovants, comme un réacteur à ultraviolets, pour la désinfection des micro-organismes.

Mais, au fait, savez-vous comment Nantes Métropole fabrique l’eau potable et la distribue auprès des 600 000 habitants de la métropole nantaise ? Explication du cycle de l’eau en vidéo.

« Ce chantier XXL de 83 millions d'euros, cofinancé par l’Agence de l’Eau Loire-Bretagne et le Conseil départemental, illustre également la posture offensive voulue par Nantes Métropole en termes d’investissements sur ce mandat », souligne Johanna Rolland, maire de Nantes et présidente de Nantes Métropole.

Deux groupements d’entreprises sont en charge du projet de modernisation de l’usine :

  • Maîtrise d’œuvre : groupement Cabinet Merlin, Artelia, Forma 6.
  • Travaux : groupement OTV, Eiffage construction, GTM Ouest.

Le service public de l'eau potable

« Reconstruire l’usine de l’eau sur elle-même, alors qu’elle est en exploitation, ajoute une couche de complexité au chantier. Nous devons construire les nouveaux bâtiments avant de démolir les anciens. Le phasage est un peu délicat, avec des tests que nous devons reproduire à diverses étapes. C’est un challenge, mais c’est ce qui permet de maintenir la continuité du service. » Hervé Jouan, chef de projet de la modernisation de l’usine de l’eau à Nantes Métropopole

Un des enjeux est d’assurer la continuité de service de l’usine actuelle toute l'année du chantier. Près des deux tiers du site, qui se déploie sur 12 hectares, seront reconstruits à terme et la future usine de production d’eau potable comptera cinq nouveaux bâtiments. Une première tranche des nouveaux équipements a été mise en service fin 2017 : les ouvrages pour le stockage de l’eau et le pompage de l'eau brute, ainsi que les ouvrages de ozonation-coagulation-floculation-décantation.

À l’observatoire du goût, des habitants évaluent la saveur de l’eau potable produite à l’usine de La Roche.

Pendant les travaux, la qualité et le goût de l’eau livrée aux usagers doivent rester au top. Un observatoire du goût de l’eau a été mis en place en 2017 avec le Centre scientifique et technique du bâtiment. Chaque trimestre, onze habitants goûtent des échantillons prélevés à différents points des 3200 km du réseau de distribution d’eau potable. A chaque gorgée, leurs réactions positives ou négatives sont analysées par des capteurs sensoriels (variations de sudation, fréquence cardiaque, flux sanguin, etc.). Cette expérience innovante permet de dresser un état des lieux de la qualité de l'eau potable, telle qu'elle est perçue par les habitants de Nantes Métropole et d'établir des liens entre les données de production et les perceptions des usagers.

Maintenir la qualité, anticiper l’avenir du service public de l’eau… tout en préservant des tarifs accessibles. Depuis 2006, Nantes Métropole pratique un tarif unique, inférieur à la moyenne nationale des grandes villes. L’eau du robinet coûte 3,43€ le mètre cube.

De plus, depuis 2016, la collectivité s’est portée volontaire pour participer à une expérimentation nationale d’un tarif social de l’eau : les ménages les plus modestes bénéficient d’une aide financière leur permettant de ne pas consacrer plus de 3% de leurs revenus au paiement de la facture d’eau. En 2018, 6550 foyers ont bénéficié de cette solidarité sur les 24 communes.

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