Loading

Soeurs de sang 2009 – États-Unis. Réalisation : Stewart Hendler. Scénario : Peter Goldfinger et Josh Stolberg. Avec : Briana Evigan, Leah Pipes, Rumer Willis, Julian Morris, Carrie Fisher.

En matière de cinéma, on a tous nos plaisirs coupables.

Ces films plein de défauts, mais qu'on prend plaisir à regarder. Soeurs de sang, remake de The House on sorority row, sorti en 1983, est de ceux-là.

« You make being a bitch an art form »

Après une blague ayant mal tourné, cinq membres d'une sororité se retrouvent avec le cadavre d'une de leurs sœurs sur les bras. Décidant de cacher l'incident, elles promettent de se taire. Huit mois plus tard, alors qu'elles fêtent la fin de leur dernière année à la fac, elle reçoivent des textos menaçants de quelqu'un semblant savoir ce qu'elles ont fait.

Soeurs de sang, c'est un ramassis de clichés du slasher. Tous les éléments y sont. La faute passée qui revient hanter les personnages, de premiers meurtres discrets jusqu'à un affrontement final explosif, des personnages qui réalisent leurs fautes etc...

On est loin d'être devant un film original. Intelligent, encore moins. Laissant sans complexe la crédibilité de côté, Soeurs de sang enchaîne des passages devant lequel on a envie de pouffer, tellement on a du mal à y croire. Et pourtant... il reste tellement agréable à regarder.

Le long-métrage de Stewart Hendler fait partie de ces films pop-corn sur lesquels on s'arrête simplement pour passer un bon moment. Quand on ressort du visionnage, certes, on n'a rien appris, on n'a pas été marqué, mais on a eu un peu de fun. Et ça suffit à faire apprécier Soeurs de sang.

Pour son rythme, d'abord. On ne s'ennuie pas devant ce film. Même si l'on n'est pas tout le temps dans l'action, Soeurs de sang parvient à maintenir l'intérêt en alternant scènes de fête, scènes de dialogues et scènes de meurtres.

Ces derniers sont d'ailleurs plutôt réussis. Ils ne sont en aucun cas crédibles, mais ont le mérite de se montrer distrayants. Et ça nous permet d'arriver sans encombre jusqu'à une finale où tout s'accélère.

Bien que la révélation de l'identité du tueur soit tirée par les cheveux (et encore, c'est peu dire), on passe outre, ayant compris depuis longtemps que le but du film n'était pas de faire grand sens, mais simplement de proposer du divertissement. Et de ce point de vue, ça marche totalement.

« Nobody likes a bitch »

L'écriture des personnages est en grande partie responsable du plaisir qu'on éprouve devant Sœurs de sang. Des personnages féminins du moins. Les mecs, peu présents, sont tous détestables. Et les nanas aussi, dans un premier temps. Toutes les femmes de ce film sont des garces. Toutes. Et on le sent dès les premières minutes.

Mais ce ne sont pas des garces stupides. Grinçantes, nos protagonistes nous proposent des dialogues qui, sans jamais voler très haut, sont cinglants et drôles, tout en sarcasmes et en piques lancées les unes aux autres. Aucune d'entre elles n'est sympathique, mais on en arrive à aimer les détester. Et plus tard, quand le nid de garces devient nid de guêpes, on se surprend à s'être attaché à certaines d'entre elles.

Parmi les seconds rôles, on notera la présence de Carrie Fisher. Si son personnage n'a en soi, pas grande importance, c'est toujours un plaisir de la voir. Même si c'est loin d'être un de ses meilleurs rôles.

L'anecdote

La canne utilisée à un moment par Cassidy est un hommage au film original. Il s'agit d'une canne similaire à celle utilisée par le personnage de Mrs Slater dans le long-métrage de 1983.

Soeurs de sang ne rentrera jamais au Panthéon de l'horreur. Trop cliché. Trop bête. Mais il se laisse regarder avec plaisir.

On passe juste un bon moment. Après tout, n'est-ce pas ça qui, au fond, compte le plus ?

3/5

Report Abuse

If you feel that this video content violates the Adobe Terms of Use, you may report this content by filling out this quick form.

To report a Copyright Violation, please follow Section 17 in the Terms of Use.