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Loza, les mystères de l’âme humaine La Ville de Montigny-lès-Cormeilles vous propose une visite virtuelle de l'exposition d'Eduardo Loza Laguna

Eduardo Loza Laguna dit « Loza » est un artiste plasticien franco-péruvien né à Lima au Pérou. Scénographe et réalisateur de profession, il se rend en 1969 en région parisienne pour y approfondir ses connaissances dans le monde de l’art. Il s’y installera définitivement. Il expose régulièrement à l’étranger, notamment aux Etats-Unis, en Chine, en Suisse, en Italie… Il a participé au salon « Art en capitale » au Grand Palais à Paris du 2009 au 2020, lors duquel il a reçu plusieurs prix. L’artiste vient d’obtenir en 2020 le prix du salon du dessin et de la peinture à l’eau. De plus, il a été sélectionné pour l’Exposition Universelle de 2010 à Shanghai, ville la plus peuplée en Chine.

Technique

Artiste peintre numérique, il travaille tout d’abord de façon traditionnelle, en utilisant de la peinture acrylique ou l’huile sur toile. Le résultat est méticuleusement scanné pour obtenir un fichier numérique de haute définition qu’il modifie avec les techniques de création graphique assistées par ordinateur.

Cette technique s’appelle « art fusion », soit la fusion de la peinture traditionnelle à celle de la peinture numérique pour faire naître une nouvelle forme d’expression. Il associe la peinture et la conception 2D, pour donner vie à d'étonnants tableaux. Cet art, résolument moderne, entraîne l'observateur dans un voyage onirique au cœur de la matière, dans les replis secrets de la terre. Mélange d'eau, de roches, de métaux, chaque image est un décor surréaliste né d'une réflexion profonde sur la nature réelle du monde qui nous entoure.

Le bouffon 60 x 80

Démarche artistique

Dans son exposition à la Maison des Talents – Espace Corot, l’artiste nous donne à voir une symphonie de tons noir, ocre, terre grise et brune, avec seulement quelques lumières jaunes éparses. Les personnages de ses toiles ont, pour la plupart, des visages déformés et grimaçants s'engluant dans un intense magma sombre.

La pandémie que nous connaissons nous affecte tous de façon différente. Enfermement, silence et solitude, cette période engendre de nombreuses angoisses. L’artiste n’y est pas indifférent et a produit plusieurs œuvres dans lesquelles il projette ses peurs et les tourments de son univers intérieur.

Loza pénètre dans le labyrinthe obscur et inconnu de la création. Inspiré par les régions les plus inexplorées de lui-même, par son intimité la plus secrète, il arrache de la solitude des images imprégnées de la marque du temps.

Il suggère et provoque la conjonction « image, forme et couleur » entre le timbre pénétrant d’un hier révolu et la limpide abstraction réaliste d‘un présent inachevé, associant ainsi son geste de composition pictural à la pensée contemporaine.

L’exposition présentée a été modelée par un artiste qui puise son inspiration des profondeurs de son expérience de la vie avec, par moment, une ambiance mystique et métaphysique.

Série sur le drame social

Ces œuvres où perce le désespoir sous chaque coup de pinceau ont toutes été réalisées ces deux dernières années. Elles renferment dans leurs aplats violents de pigments des secrets obscurs, angoissants, qui en disent long sur l’engagement de l’artiste faces aux nombreuses tragédies humaines de notre siècle.

Les contours se font imprécis, les horizons inatteignables. Les hommes sont dépourvus de visages, et lorsque leurs faces sont visibles, elles dévoilent des traits dévastés par l’angoisse, ou ravagés par le dur labeur d’une vie misérable. Il représente toute la violence et la détresse humaine.

Les traits grossiers retranscrivent à la perfection la laideur et le terrible. Loza ne fait pas de la beauté, au sens le plus restreint du terme, l’objet de son œuvre. Il préfère le pathos, avec la conscience de montrer une dimension de la vie humaine qui nous est désagréable. L’artiste se place comme révélateur d’un monde en crise humanitaire qui provoque en nous de fortes émotions.

On pourrait rajouter que ses œuvres ont une dimension expressionniste, car elles dépeignent avant tout, l’inquiétude, les souffrances de l’être humain et le mal de vivre.

La rage de l'être 80 x 120 - Le misérable 80 x 120

Le clair-obscur chez Loza

Une grande majorité des scènes dépeintes dans ses œuvres semblent appartenir au monde nocturne. La lumière est peu présente, la source lumineuse se trouvant souvent hors champ de façon mystérieuse, donnant un caractère réaliste au tableau.

Le clair-obscur permet de décrire un monde clôt, avec un décor discret, épuré dans lequel, les personnages semblent immobiles, graves et silencieux, exprimant un sentiment profond. L’importance est donnée à la vie intérieure des personnages : ils nous sont montrés dans des scènes plutôt intimistes. Le spectateur se retrouve alors face à face avec le sujet de l’œuvre.

Entre pénombre et lumière 80 x120 - La prière de Quasimodo 110 x 170 - Recueillement 70 x 100

Exergues des 3 œuvres

Dans l’œuvre «L'ignorée », je cherche à montrer un personnage qui se fond dans l'inexistence du banc.

« L'errant » représente un vieillard qui marche dans un monde gris, avec une lueur d’espoir.

« La confinée » représente une femme qui sombre dans le désespoir et dans la solitude à cause des confinements.

Galerie

Si vous voulez entrer en contact avec l’artiste :

Credits:

Eduardo Loza Laguna