Apple Mania,kesaco ? rencontre avec les vecteurs de ce systeme

À l'occasion de la sortie de l'iPhone 7 en France, le dernier bébé d'Apple, l'Apple Store de Lille s'est retrouvé submergé par ses clients. Selon un sondage d'Insurance2Go, un propriétaire d'iPhone sur deux comptait passer à l'iPhone 7 dès sa disponibilité. Obsession maladive ou réel besoin ? Comment Apple a réussit à transformer un évènement autrefois réservé aux technophiles et aux geeks en un évènement de masse, qui plus est mondial ? Depuis 10 ans, ce système fonctionne à la perfection. Chaque nouveauté agrandit de plus en plus la communauté de la marque, à l'inverse de ces concurrents. Aujourd'hui, l'Apple Mania est devenu un terme commun dans notre société, un phénomène presque normal qui rassemble toujours plus. Rencontre avec les vecteurs de ce système ainsi qu'une utilisatrice convaincue.

Le point de vue d’un opérateur

Orange, SFR, Free, Bouygues sont tous des opérateurs téléphoniques. Mais ils sont aussi partenaires d'Apple. Leur but : vendre des forfaits mais aussi des téléphones. Les utilisateurs d'iPhone sont de loin les plus nombreux. Pour Maxime Dulieu, coach enjoy chez Orange aucun doute ne subsiste, les clients veulent Apple.

L'Apple Mania, symptôme de la nomophobie ?

Selon une étude de 2010, réalisée à Stanford, 69% d’utilisateurs d’iPhone préféraient perdre leur valise que leur portable. Une observation qui finalement n’est pas très surprenante. Contacts, photos, réseaux sociaux, agenda, GPS …etc, plus qu’un accessoire, le Smartphone est porteur de toute la vie de son utilisateur. Si l’aspect pratique est réel, certains chercheurs s’interrogent sur la nocivité de ces petites bêtes technologiques.

Ainsi, en 2008 est apparu le terme de « nomophobie », contraction de No mobile phobie (comprenez ‘la peur de se retrouver sans téléphone’). Cette dépendance est fortement liée au besoin d’être sans cesse connecté via Internet, aux réseaux sociaux, à sa boîte mail, à l’actualité. Au delà de la ‘simple’ addiction à l’objet en soi, la séparation avec son Smartphone déclenche chez certains utilisateurs des réactions physiques.

Dans une étude intitulée « The Impact of iPhone Separation on Cognition, Emotion and Physiology » (ou « L’impact de la séparation avec son iPhone sur la cognition, l’émotion et la physiologie »), le doctorant à l'université de journalisme du Missouri, Robert Clayton a établi l’apparition d’une anxiété et d’une augmentation du rythme cardiaque lorsque ses sujets étaient séparés de leur Smartphone.

« E-doudou », « i-Self », le téléphone intelligent possède désormais quantité de surnoms. Pour certains utilisateurs de l’extrême, le Smartphone représente tout simplement une extension de soi-même, un lien avec le virtuel mais surtout le miroir d'un double virtuel, surtout chez les plus jeunes. Il suffit de voir les applications les plus téléchargées : Snapchat et Instagram sont parmi les premières et révèlent l’espèce de besoin narcissique dégagé par l’ultra-connectivité.

Ce nouveau fléau apparaît assez contradictoire avec l’esprit de communauté émanant de certaines marques et notamment Apple. Ou peut-être y est-il complètement lié. Parce qu’il est vecteur de socialisation, de regroupement, d’appartenance à un groupe, peut-être l’iPhone n’est-il finalement qu’un prétexte pour s’intégrer.

CAMILLE DELIGNE, 22 ANS, APPLE ADDICT

Julie Goujon et Eléonore Sinoquet

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