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Nouveaux véhicules forces spéciales Le Cpa 10 aux commandEs

Tous les jours, les opérateurs du commando parachutiste de l’air (CPA) 10, bras armés des forces spéciales air, se préparent à leurs missions. Leurs entraînements prennent toutes sortes de forme, physique, mentale, et dernièrement, c’est sur la mécanique que certains d’entre eux se sont penchés.

« La plus-value de ces nouveaux véhicules, c’est à la fois leur agilité et leur fonctionnalité », explique Vincent, responsable de la formation sur véhicules forces spéciales au sein du commando. Le CPA 10 a récemment été doté du véhicule patrouilles spéciales 2, ou VPS2 – le successeur du VPS1, en service depuis 2006 – ainsi que du nouveau Quad Polaris. « Le VPS2 est un véhicule pensé par et pour les forces spéciales, il est un outil malléable et déterminant dans la réussite des opérations spéciales. Il a vocation à être commun à toutes les unités œuvrant au profit du commandement des opérations spéciales [COS]. Le Quad, quant à lui, est un véhicule qui fera la différence au cours de nos missions de par son agilité, sa rapidité, sa discrétion et ses performances tout-terrain. C’est sa polyvalence qui fait de lui un atout considérable ».

« L’auto-école du CPA 10 »

Le rôle de Vincent, en tant que formateur, c’est de guider les opérateurs, de la découverte du véhicule jusqu’à sa maîtrise parfaite. Après une première phase théorique, les stagiaires – déjà titulaires du permis voiture et du permis poids-lourd pour les VPS – doivent s’adapter à la conduite de ces nouveaux engins. La théorie est axée notamment sur la mécanique pointue des machines et sur les aspects sécuritaires à intégrer, comme le calcul de pentes positives ou négatives et la réponse de conduite à y apporter, mais aussi comment adapter la pression des pneus en fonction du terrain, pour évoluer le plus efficacement possible dans du sable, de la boue ou un environnement rocailleux, entre autres.

« Pendant la phase pratique, nous passons en revue point par point toutes les possibilités qu’offrent les véhicules, explique Vincent. Trajectoires, franchissements, dévers, fosses, passages à gué, sur différents terrains, de jour et de nuit, ou encore désensablements, à l’aide par exemple de la « Black Snake », une corde permettant de tirer un véhicule enlisé en un minimum de temps. Le premier jour, nous comptions les minutes qui défilaient sur le chronomètre, à la fin de la formation, nous comptions les secondes. La progression est indéniable ».

« La finalité de tous nos entraînements, c’est l’opérationnel »

« Pour être prêts à tout, il faut que l’on se mette en condition, en anticipant et en étudiant tout ce qui peut arriver, précise Marius, chef de groupe. Une fois que les opérateurs ont acquis la maîtrise d’un véhicule, je les mets face à des situations qu’ils pourront retrouver sur le terrain, à partir de retours d’expériences de missions passées. Je les pousse à avoir la meilleure réaction, le plus vite possible. La finalité de tous nos entraînements, c’est l’opérationnel ».

Ces formations sont aussi le théâtre de « recyclages » pour certains opérateurs. La polyvalence des véhicules n’a d’égal que la polyvalence des opérateurs, c’est la raison pour laquelle la maîtrise de nouveaux outils pour les uns est aussi importante que l’entretien des savoir-faire pour les autres. « Plus nous avons de personnel formé, plus les possibilités d’emploi des véhicules sont vastes », termine Marius avant de laisser la parole à l’un de ses opérateurs, Dan. « Je viens d’être formé sur le Quad. Ces véhicules nous permettent de ne jamais être contraints par le terrain, de toujours dominer la situation. Ils sont, pour nous, des vecteurs supplémentaires pour assurer la réussite de la mission. »

Credits:

Commandement des forces aériennes (CFA)