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NÉGO 2020

PARCE QUE

  • Dans les services publics, la pénurie de personnel touche maintenant tous les secteurs;
  • Même le premier ministre Legault le dit : pour attirer et retenir les travailleuses et les travailleurs, ça prend de meilleurs salaires;
  • Il nous faut porter une attention particulière à celles et ceux qui gagnent le moins, puisque certains salaires du secteur public ne permettent même pas de vivre décemment.

NOUS REVENDIQUONS

  • 2020 : 2 $ l’heure
  • 2021 : 0,75 $ l’heure ou 2,2 % selon la formule la plus avantageuse
  • 2022 : 0,75 $ l’heure ou 2,2 % selon la formule la plus avantageuse

+ Un mécanisme de protection du pouvoir d’achat

Parce que

  • Dans les établissements d’enseignement et de santé ainsi que dans les organismes gouvernementaux, rien ne va plus;
  • Il manque tellement de personnel que nous ne pouvons répondre aux besoins de la population;
  • La surcharge de travail qui a de graves conséquences sur notre santé physique et psychologique doit cesser immédiatement.

Nous revendiquons

  • Des investissements majeurs permettant de dégager des mandats pour convenir de solutions améliorant significativement les conditions de travail et de pratique de l’ensemble des travailleuses et des travailleurs des services publics.

PARCE QUE

  • Notre régime de retraite, le RREGOP, est en bonne santé financière;
  • Au cours des 20 dernières années, notre taux de cotisation au RREGOP a considérablement augmenté, ce qui affecte notre revenu disponible;
  • Nos cotisations au RREGOP devraient servir à soutenir la transition vers un avenir fondé sur les énergies renouvelables et les emplois verts.

Nous revendiquons

  • La formation d’un comité de travail dont le mandat sera d’évaluer la mise en place de mesures visant à stabiliser le taux de cotisation des participantes et des participants, dans l’objectif de maintenir la qualité de la retraite offerte par le RREGOP
  • L’engagement du gouvernement du Québec à revendiquer auprès de la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) qu’elle procède au désinvestissement progressif, ordonné et cohérent, des énergies fossiles dans le RREGOP d’ici 2023

Parce que

  • Nos assurances collectives nous coûtent de plus en plus cher, notamment en raison des dépenses en médicaments;
  • Ce coût représente un poids financier très lourd pour chacune et chacun d’entre nous;
  • Un meilleur partage des coûts de l’assurance maladie entre les salarié-es et l’employeur s’impose.

Nous revendiquons

  • Des marges financières permettant d’augmenter de manière importante les contributions patronales annuelles aux régimes d’assurances collectives.

Parce que

  • Le gouvernement s’apprête à appauvrir des dizaines de milliers de travailleuses et de travailleurs en mettant fin, le 30 septembre prochain, à plusieurs primes négociées lors de la dernière négociation;
Grâce à la mobilisation des membres de la CSN, le gouvernement a annoncé le 29 septembre que, pour l'instant, il ne coupera pas les primes d'attraction et de rétention. Cependant, il ne s'engage toujours pas à long terme.
  • Les problèmes d’attraction et de rétention pour les emplois visés par ces primes sont plus criants que jamais.

Nous revendiquons

  • La reconduction, dans la prochaine convention collective, de la prime aux psychologues et des montants versés aux salarié-es œuvrant auprès de personnes présentant des troubles graves de comportement ou travaillant dans un CHSLD ou dans un établissement du Grand Nord ainsi que le maintien de certains budgets.

Parce que

  • Le gouvernement s’apprête à couper de 10 % la rémunération de milliers d’ouvriers qui travaillent dans nos écoles, nos cégeps et nos établissements de santé en mettant fin, le 30 septembre prochain, au versement de leur prime d’attraction et de rétention;
  • Selon le rapport 2019 de l’Institut de la statistique du Québec, les ouvriers spécialisés du secteur public gagnent 32 % de moins que les ouvriers des autres secteurs d’emploi;
  • Le Conseil du trésor admet dans son propre rapport que renoncer au versement de la prime pour certains titres d’emploi d’ouvriers spécialisés ne fera qu’exacerber les problèmes de main-d’œuvre;
  • La pénurie d’ouvriers dans le secteur public force les établissements à recourir à des sous-traitants privés qui coûtent plus cher à l’État québécois.

Nous revendiquons

  • Que la prime aux ouvriers spécialisés soit reconduite, que son application soit améliorée et qu’elle soit élargie à d’autres titres d’emploi.

Parce que

  • Avoir des enfants ne devrait jamais entraîner de préjudices quant à notre situation d’emploi;
  • Le régime qui protège les droits entourant la naissance ou l’adoption d’un enfant peut être amélioré.

Nous revendiquons

  • L’élimination de tout effet préjudiciable ou discriminatoire pour les parents dans les conventions collectives
  • Que, dans tous les cas d’adoption, la travailleuse ou le travailleur soit admissible au congé au plus tard à la date où l’enfant arrive dans la famille
  • Que le chapitre des droits parentaux soit écrit de manière inclusive

Parce que

  • Nous devrions pouvoir dénoncer des situations problématiques dans nos milieux de travail sans craindre des représailles;
  • Notre loyauté est d’abord et avant tout envers la population québécoise qui reçoit au quotidien les services que nous donnons;
  • Malgré la Loi facilitant la divulgation d’actes répréhensibles à l’égard des organismes publics adoptée en 2016 et l’initiative On vous écoute mise de l’avant par la ministre McCann en mai 2020, l’omerta dans les réseaux publics existe toujours.

Nous revendiquons

  • Des clauses intégrées aux conventions collectives garantissant aux travailleuses et aux travailleurs des services publics la liberté de dénoncer des situations problématiques sans subir de représailles.