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Khaléann Caron-Goudreau Ma vie en Rouge et Or

26 février 2019

Khaléann Caron-Goudreau est étudiante à la Maîtrise en Administration des affaires (MBA) de l’Université Laval depuis l’automne 2018. C’est également à ce moment qu’elle a intégré le Club de basketball Rouge et Or.

Il s’en passe des choses en 23 ans de vie! Je commence à réaliser peu à peu que j’ai eu la chance de vivre des expériences hors du commun et tout cela grâce à l’élément essentiel de ma vie: ma famille. J’ai la chance d’avoir des parents extraordinaires qui me supportent et me poussent dans tout ce que j’entreprends. J’ai également la chance d’avoir deux frères et une sœur sur qui je peux compter à n’importe quels moments. Pour être honnête avec vous, je ne pourrais pas être mieux entourée et aimée. Je suis vraiment chanceuse et croyez-moi, je le sais! Je crois fortement que le succès que j’ai dans la vie est en grande partie grâce à eux donc papa, maman, Alex, Maxime et Audrey… merci!

Mon parcours a d’abord commencé officiellement lorsque j’avais 10 ans. Je dis officiellement, car celui-ci a vraiment débuté vers l’âge de huit ans dans l’entrée asphaltée de mon petit chez moi à Gatineau, ma ville natale. Mes deux frères plus âgés, Alex et Maxime, avaient déjà commencé le basket. Ma sœur et moi jouions au soccer en même temps de faire de la danse.

Avant le basketball, il y a eu le soccer!

Nos parents, étant très impliqués, nous suivaient absolument partout, à tous les évènements sportifs possibles! Ceci dit, ma sœur jumelle et moi avions souvent la chance d’aller tirer des ballons avant, à la demie et à la fin de leurs matches. Mes frères aimaient bien avoir un sport propre à eux et ne voulaient pas nécessairement que leurs deux petites sœurs commencent à y jouer également. Cependant, à force de les observer avoir autant de plaisir et de succès sur le terrain, nous ne pouvions pas nous empêcher de vouloir être comme eux. C’est pourquoi à l’âge de dix ans, nous avons demandé à nos parents si nous pouvions aussi jouer au basket. Depuis ce jour, nous n’avons pas arrêté.

Le basketball a rapidement pris une place importante dans nos vies!

Nous avons joué pour des programmes civils à Gatineau ainsi que trois écoles secondaires différentes au Québec en moins de 5 ans. Ma sœur et moi étions très chanceuses puisque nous nous avions l’une et l’autre. Ce n’était pas toujours facile changer d’école, de ville et de devoir recommencer à zéro à chaque fois. Nous pouvions facilement compter nos vrais amis avec les doigts d’une main. Cependant, cela nous a permis de devenir indépendantes et autonomes très rapidement ainsi que de nous avoir forgé le caractère. Lorsque nous étions en secondaire 4, une école internationale, IMG Academy, nous a approchés et nous a recrutés afin d’aller jouer pour leur équipe. Nous savions à ce point que nous avions un certain talent. Après notre visite en Floride, ils nous ont offert sur place deux bourses d’études complètes. C’est certain que faire le saut aux États-Unis en anglais était assez stressant merci, malgré le fait que nous avions déjà quitté le nid familial depuis un an déjà. Au début, je n’étais pas certaine que je voulais vivre l’expérience. Cependant, ces deux ans furent de loin les meilleures années que je n’ai jamais vécu! C’était simplement une opportunité en or. J’ai eu la chance d’apprendre une nouvelle langue, de rencontrer des gens de partout dans le monde et de créer des liens inoubliables. Je ne pouvais pas demander mieux.

Une expérience des plus enrichissante en Floride au IMG Academy!

Durant mes deux années à cette école, ma sœur et moi avons été recrutées intensivement pour jouer au niveau universitaire division 1. Nous avons pris la décision finale d’aller à l’université de Vanderbilt (une université privée au Tennessee). Nous avons adoré l’école, mais le programme de basketball ne joignait pas nos objectifs personnels. Ce fut un début universitaire difficile puisque nous ne nous sentions pas à la bonne place. Nous avons donc réfléchi et nous avons pris l’importante décision de quitter cette école et d’ouvrir nos options de nouveau. Nous avons choisi de joindre l’université du Texas à Austin au final. Le choix fût compliqué puisque nous étions deux à le prendre pour une deuxième fois. Cependant, nous nous sommes entendues que cette université nous offrait la meilleure balance entre la qualité de l’éducation et du basket. Nous sommes toutes les deux compétitives et il n’était pas question de joindre un programme qui ne représentait pas un défi à nos yeux. J’ai donc passé trois ans aux études là-bas et dû à mon transfert d’école, je n’ai joué que deux saisons avec les Longhorns.

En action avec ma sœur avec les Longhorns de l'Université du Texas en première division NCAA

Mon expérience universitaire aux États-Unis m’a apporté beaucoup de choses pour lesquelles je suis reconnaissante. Par exemple, j’ai eu une éducation gratuite, j’ai rencontré de très bonnes personnes et j’ai eu la chance de jouer contre et avec des filles de haut niveau. Cependant, le basketball universitaire au Texas ce n’était pas de la tarte! Ma vie était structurée de A à Z et je passais facilement la majorité de mes journées dans le gymnase, en musculation ou dans les salles d’études. Il n’y avait pas beaucoup de place pour une vie personnelle. Le niveau de compétition était définitivement plus élevé et le déroulement des entraînements, très militaire. Nous pouvions passer quatre heures en pratique sans problème. Je ne dis pas que je n’ai pas apprécié le challenge, mais j’ai subi plusieurs blessures dues au surentrainement. Ces blessures m’ont enlevé la passion pour le basket petit à petit. Je savais qu’il manquait quelque chose à ma vie au Texas et je n’étais certainement la Khaléann, heureuse, énergique que je suis ici. Côté école par contre, j’ai honnêtement adoré! J’ai eu de très bons professeurs et honnêtement je ne vois pas tant de différence entre ici et là-bas académiquement. Je suis chanceuse d’avoir obtenu une éducation de qualité qui m’a fait grandir et découvrir certains aspects à propos de moi-même. C’est définitivement une expérience de vie que je n’oublierai pas, mais je ne la referais pas si j’avais l’opportunité. Je suis contente d’être passée à autre chose.

Des visages familiers dans le personnel d'entraîneur de l'équipe du Québec que j'allais bientôt retrouver!

Beaucoup de gens se demandent pourquoi j’ai fait un retour au Québec et la réponse est très simple. J’avais une dernière année d’admissibilité au Texas, mais comme je graduais déjà en mai 2018, je ne voyais pas de raison d’y rester. Je savais que je voulais obtenir mon MBA et ce n’était pas possible à cette école. Quand j’ai reçu l’appel de François Patenaude, l’entraîneur adjoint du Rouge et Or, je ne pouvais pas être plus heureuse au fond de moi, même si je n’étais pas encore convaincue d’appliquer. C’était quand même une importante décision à prendre et je devais encore une fois recommencer à zéro pour la septième fois. J’étais partie du Québec depuis déjà six ans et de la maison depuis sept ans. Comme ma famille porte une place très importante dans mon cœur, avoir la chance de compléter mon MBA et de pouvoir performer une fois de plus sous leurs yeux au Québec était un rêve. Dès que j’ai reçu la nouvelle que j’étais admise dans les deux programmes auxquels j’ai appliqué, le choix fut facile. Je ne pouvais pas passer sur une occasion comme celle-ci. C’était un peu aussi comme avoir une deuxième chance sur le terrain et ce dans mon coin de pays!

Comme j’ai dit un peu plus tôt, les blessures auxquelles j’ai dû faire face et mon expérience personnelle sur le terrain m’avaient enlevé ma passion pour le basket lorsque j’ai gradué. Pour être honnête, je savais que je voulais obtenir ma maîtrise, mais je ne savais pas encore si je voulais poursuivre le basket. Je ne savais pas si j’avais encore ce qu’il fallait et si je le voulais vraiment. Cependant, après quelques mois à côtoyer ma nouvelle équipe, mes nouveaux entraîneurs et le nouvel environnement à Québec, la flamme pour ce sport s’est rallumée. J’ai eu un accueil extraordinaire de la part des filles. Elles m’ont fait sentir à la maison immédiatement et m’ont fait réaliser à quel point je m’ennuyais du Québec. Elles m’ont redonné ma passion. Tout cela pour dire que je suis chanceuse d’être tombée sur une université comme celle-ci pour compléter ma maîtrise et poursuivre le basket. Je ne regrette aucunement mon choix d’être revenue au Québec et de joindre l’équipe de l’Université Laval. J’ai la chance de jouer à chaque jour avec des filles incroyables et de me faire coacher par les meilleurs entraîneurs universitaires du pays. Qui n’aimerait pas ça après tout?

Je suis fière de porter les couleurs du Rouge et Or. Je crois fortement en notre succès cette année. Il suffit de travailler fort pour le temps qui reste et d’y croire. « L’Université Laval est championne provinciale et nationale » … Je ne peux m’attendre à rien de moins les 2 et 10 mars prochain. J’y pense, j’y crois et je le veux à chaque jour lorsque je lace mes lacets. Je sais qu’il y a d’autres batailles à gagner avant celles-ci. Je suis consciente que certaines personnes vont penser que je suis arrogante, ou que je tiens pour acquise la victoire des matches avant ces événements, mais c’est loin d’être le cas, au contraire. Je sais que ça ne va pas toujours aller comme nous le souhaitons et que nous allons devoir nous ajuster. Dans le fond, ce que je dis simplement c’est que je crois en mon équipe. Je crois en chacune d’entre elles. J’ai toujours pensé qu’une équipe perd à l’avance si elle se présente à une compétition en pensant à l’échec. Selon moi, la confiance c’est important, si ce n’est pas tout! Je n’arrive pas à un match en me disant que je vais peut-être gagner. Je me présente et je me dis (et leur dit parfois haha) que nous allons démolir l’autre équipe. J’ai l’honneur d’être dans l’alignement partant du Rouge et Or et le moment que je préfère est celui quand nous sommes assises et attendons que notre nom soit appelé. C’est toujours à ce moment que je prends le temps de regarder mes coéquipières et peu importe ce qu’il arrivera, je sais au fond de moi que je suis déjà entourée de championnes!

À suivre…

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