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LadyBug festival européen dédié aux artistes femmes et à leurs appropriations performatives des cultures digitales

CONTEXTE

1— Le premier programmeur de l’histoire était une femme : Ada Lovelace.

2—Le rapport Female Pressure pointe la rareté voire l’absence des artistes numériques femmes dans les festivals alors qu’elles n’ont jamais été aussi nombreuses.

3—La part des femmes dans les métiers du numérique n’est que de 30 % en Europe.

4—La première édition de LadyBug en 2014 a initié un débat sur la sous-représentation des artistes femmes dans le secteur des arts numériques qui nécessite constamment d'être réactualisé et approfondi. La promotion continue du travail des artistes numériques et des innovatrices technologiques est un de ses enjeux majeurs.

5—Aucun festival en Europe ne se consacre à cette question pourtant essentielle.

6—La sous-représentation des femmes dans les festivals numériques européens est plus qu’un enjeu d’égalité, il est également un vecteur des stéréotypes de genre, des représentations des métiers et des sentiments de compétence.

7—La sous-représentation des femmes dans les équipes de développement informatique dans les entreprises de technologie a des conséquences contre-productives et s’avère un frein à l’innovation.

8—Promouvoir des regards sur la création numérique d’artistes femmes et sur le travail des innovatrices est un outil indispensable contre les formes d’inégalité de genre en Europe.

9—Il est urgent de débattre sur les questions de la place des femmes dans les arts numériques et dans l’innovation au sein de l’Union européenne.

LADYBUG

LadyBug est un festival européen dédié aux artistes femmes et à leurs appropriations performatives des cultures digitales. Par la promotion et la valorisation des artistEs numériques et des innovatrices technologiques, à travers expositions, arts vivants, débats, rencontres, workshops… il tente de répondre aux besoins urgents des artistEs numériques femmes en leur offrant de la visibilité. Il souhaite les présenter à des professionnels de la création artistique numérique et à des institutions en facilitant leur mobilité européenne. Une première édition du festival a eu lieu en 2014 à Lyon et était accueillie par Le Lavoir Public.

La Sélection 2019

La sélection suivante a été réalisée par Lucille Calmel à la suite d’un appel à Projet et sera présentée courant 2019.

Amélie Petiot (FR)
Antigone Theodorou (GR)
Elsa Ledoux & Necati Guven (FR&TR)
Isabel Burr Raty (BE/CHI)
Janine Harrington (UK)
Joana Chicau (PT)
Nina FaBRER (FR)
Paula Pin (ES)
Ùrsula Bravo (PT)
Valentina Traïanova (BG)
Valentine Siboni (FR)

LES ORGANISATEURS

Gemini’s Tears,

Gemini’s Tears est un nouveau laboratoire artistique questionnant les liens entre les corps et les nouveaux médias. Il base la plupart de ces projets sur une double curation afin de sans cesse se renouveler et s’actualiser.

Crossed Lab

Production et administration

Penser et utiliser le numérique dans les arts vivants ou plastiques, créer du sensible à partir de procédés low ou high-tech, c’est ce qui anime Crossed Lab dans ses productions. Hybrides et transversaux par essence, les projets que nous soutenons évoluent à l’intersection de l’art, des technologies et des sciences. Nous sommes un incubateur pour des artistes aux écritures et démarches singulières. Nous cherchons, expérimentons ces nouvelles formes qui révolutionnent bien au-delà des genres artistiques.

L’ÉQUIPE

Julien Ribeiro — directeur

Anthropologue de formation, curateur et créateur/producteur d’évènements artistiques, il cofonde en 2011 le Lavoir Public, espace de création d’écriture en mutation à Lyon. Durant 5 ans, il entremêle installations, performances, spectacles, conférences, soirées clubbing et propose au public, à travers les artistes qu’il invite et les festivals qu’il met en place, une exploration sur l’impact esthétique et politique qu’ont les nouvelles technologies sur la création contemporaine. En 2014, il crée LadyBug, le premier Festival européen dédié à la présentation d’œuvres numériques et novatrices d’artistes femmes. Entre 2011 et 2015, il enseigne les Arts Numériques au sein de la Faculté d’Arts du spectacle de l’Université Lyon 2. En 2015, il participe à l’écriture d’un nouvel espace numérique aux Subsistances (Pole NRV). En 2016, il collabore notamment à la programmation de l’édition « Big Data et pratiques cognitives » pour APREM#5 en Belgique.

Il fonde en 2017 le laboratoire Gemini’s Tears et le collectif WAW.

Sophia Djitli - Co-directrice

Les recherches de Sophia Djitli (*1986, vit et travaille entre Paris et Bordeaux) mettent en relation les formes de la performance et de la conférence, les formes de corporéités dans les processus de subjectivations des groupes sociaux minorisés. Depuis son cursus en Genre, Politique et Sexualités à l'EHESS-Paris, elle a donné naissance à plusieurs groupes de travail mêlant recherches académiques et volontés d’interventions sociales. Elle coordonne actuellement des événements curatoriaux et des projets de production et de diffusion en art en France et à l'international. Elle a travaillé avec des artistes comme Olivier Nourisson, Mael Le Mée, ORLAN, Georgia Sagri. Elle est intervenue dans de nombreux espaces alternatifs mais aussi à la documenta14, au salon de l'auto-édition Anti-Auflärung, à Khiasma, à la FIAC 2015, au CPG Genève. Elle rejoint l'équipe de Ladybug en octobre 2018.

Lucille Calmel – curatrice invitée 2019

Née en 1969 en France, Lucille Calmel est performeure, metteure en scène, écrivaine, artiste numérique, enseignante et curatrice.

Elle a vécu à Montpellier où elle dirige la compagnie théâtrale myrtilles ainsi que. lacooperative, un lieu de recherche et de résidence transdisciplinaire. À Bruxelles depuis 2005, elle développe en chair & en ligne des performances, laboratoires et événements.

Depuis 1990, son travail, en solo ou en collaboration, est entre autres présenté au festival européen de Performance Trouble, Cimatics, transnumériques, iMAL, La Bellone... (Bruxelles) —PixelAche (Paris, Nova Gorica) —Musique Action (Vandœuvre les Nancy) — CNES La Chartreuse —National Museum of Contemporary Art (Bucarest)— DisPatch (Belgrade) —On the edge (Université de Scarborough)— (re) ACTOR (Université Queen Mary, Londres)— Summer University of Performing Arts (Malte)— Roaratorio, Mapping (Genève)— Krikri (Gand)— Centre Pompidou, La Gaîté Lyrique, Paris-Villette —Accès(s) (Pau) —Villa Arson (Nice)— Casino du Luxembourg —Contemporary Art Museum Webbiennal (Istanbul)— Flux Factory (New York)— Mmabolela, Beaux-Arts de l’Université de Wits (Afrique du Sud) —Puertas de Castilla, Centro Negra (Espagne) - NRW-Forum (Allemagne)... et dans de nombreux espaces et festivals alternatifs.

Elle est également invitée à publier son travail dans des livres, revues ou sur des supports sonores, à participer en tant que collaboratrice ou assistante à des œuvres scéniques et des recherches, à des conférences et workshops en universités ou écoles d’art.

Elle enseigne l’art performance à l’école supérieure d’art d’Avignon de 2013 à 2015 et à l’école nationale supérieure des arts visuels La Cambre depuis 2011, et la médiation culturelle à l’Université Paris-Est depuis 2017.

COMPRENDRE LES ENJEUX

Quelques liens :

- The European Center for Women and Technology (ECWT)

- Ladies of Codes: the international community of professional women developers

- Tech Girlz: A non-profit that hopes to inspire and educate young girls to pursue careers in technology, through events, classes, and interviews.

- Communauté dédiée à la promotion des carrières féminines Web & Tech

- Commission syntecnumerique qui promeut l’égalité entre femmes et hommes et développe l’attractivité du numérique :

Credits:

Un projet Gemini’s Tears

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