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Par marion lecat, le vendredi 24 mars 2017

L'alimentation au cœur de la réussite

C’est presque le hasard qui a mis l’alimentation sur leur route, c’est elle qui s’est imposée à eux, et pas vraiment l’inverse. Aujourd’hui, ils l’ont adoptée et ça a changé leur vie… en mieux !

L’élément déclencheur

Caroline Valent, 46 ans, s’est découverte multi-intolérante il y a 4 ans. Le signal d’alarme ? De graves problèmes de santé. Les solutions médicales et chirurgicales n’ont pas permis de la soigner, changer son alimentation lui a ouvert une nouvelle vie. Non seulement, son nouveau mode d’alimentation lui a permis de contenir ses symptômes, mais en plus, il a réglé un tas de souffrances corporelles classiques auxquelles on finit par s’habituer : insomnies, migraines, fatigue, maux de ventre, etc. Aujourd’hui, elle dort comme un bébé, elle n’a plus de migraine, elle fait de l’équitation de haut niveau avec 5 à 6 entraînements par semaine et les compétitions le week-end.

Fanny Lecroard a 22 ans et est étudiante à l’ISA de Lille. En 2014, elle commence à perdre ses cheveux, ses ongles se dédoublent, elle est épuisée de fatigue, souffre de maux de ventre constants. Après des tentatives infructueuses de traitements médicamenteux et toutes sortes d’analyses, le verdict tombe : son mode d’alimentation ne convient pas à son corps. Elle se découvre des intolérances, au gluten, aux œufs, au lait… pas le choix, il faut modifier son alimentation. Depuis, son état s’est progressivement amélioré et l’étudiante dynamique a retrouvé encore plus d’énergie qu’elle n’en avait jamais eue.

Romain Aymard a 29 ans et il le confesse : il est bigorexique, c'est-à-dire qu’il a une grosse addiction au sport. En plus de gérer sa start-up dans l’informatique, il s’entraîne 10 à 12 heures par semaine et participe régulièrement à des compétitions. Il a déjà pratiqué beaucoup de sports, mais c’est au détour de la boxe thaïlandaise qu’il découvre la notion de catégories de poids en compétition. Jusqu’alors, pour cet enfant du Sud, l’alimentation rimait avec plaisir et bonheur. Par le biais du sport, il prend conscience du rapport entre ce qu’il mange et ses performances physiques.

L’apprentissage

Aucun d’entre eux n’est spécialiste de l’alimentation santé, ni nutritionniste, ou autres experts en la matière. Et pourtant, tous les trois ont dû apprendre à composer intelligemment leur assiette. Il ne suffit pas de savoir qu’il faut retirer tel ou tel ingrédient de son alimentation, il faut aussi apprendre dans quel aliment on les trouve, par quoi on peut les remplacer, où trouver ces nouveaux aliments, comment les cuisiner, etc. « J’ai cuisiné beaucoup de végétaux que je ne connaissais pas. J’ai découvert beaucoup d’aliments qui ne se trouvent pas en supermarché. J’ai lu des articles, des blogs, des conférences sur Internet. Au départ, il faut chercher longtemps les trucs et astuces, mais petit à petit, on arrive à construire une nouvelle manière de s’alimenter » témoigne Fanny.

Même combat pour Caroline qui a dû supprimer complètement de son alimentation le gluten, les laits animaux, les œufs, le sulfite, la vanille, la banane, l’ananas, le soja et les sucres. Bon courage pour trouver sa réponse sur Google !

Romain n’est pas intolérant, il cherche juste à bien manger pour contrôler son poids et son énergie de sportif. L’apprentissage a été le même pour lui : « Je ne savais pas par où commencer. Comment allier le besoin d’énergie à court terme pour l'entraînement et à long terme pour aller travailler après ? ».

Leurs recettes

Tous les trois ont réussi à changer d’alimentation et en sont très heureux. Et qu’on soit bien d’accord, aucun n’a tiré un trait sur son plaisir de manger, au contraire ! « Je pensais avoir un bonheur de manger, mais j’ai découvert un autre bonheur de manger, encore plus puissant » raconte Caroline. « J’adore manger, je ne me prive jamais. Je suis maintenant sur un rythme de croisière où je me régale. Ce n’est pas du tout incompatible » confirme Romain. Et Fanny pour qui les soirées étudiantes étaient devenues un casse-tête : « petit à petit, mes amis se sont habitués et me proposent des choses. On s’est mutuellement enrichis ».

Écouter les réactions et les besoins de son corps semblent être une clé importante. Le corps sait de quoi il a besoin et il nous le dit, il faut juste apprendre à l’écouter. Identifier les aliments qui ne lui conviennent pas, manger quand on a faim et pas parce que c’est l’heure « mais n’allez pas chercher des Snickers au distributeur, ça ne satisfait que le cerveau et ça n’apporte rien à votre corps ! » prévient Caroline. C’est tout l’intérêt de l’apprentissage, connaître les bonnes associations d’ingrédients pour un bon équilibre alimentaire. « Associer les fruits avec des oléagineux est très intéressant pour un encas » propose Romain avant de nous mettre en garde sur la bonne viande et l’équilibre à trouver entre les Oméga 6 et 3. « Ce n’est pas le légume qui accompagne la viande et le poisson, c’est l’inverse » explique Caroline qui met 3 ou 4 légumes dans son assiette. Autre conseil : boire de l’eau, du matin au soir pour purifier l’intestin et évacuer son acidité. Baisser le taux d’acidité dans le corps, c’est aussi l’intérêt d’un bon petit-déjeuner pour mettre notre corps en énergie. Et pour Caroline, c’est jambon sans gluten, avocat et poisson !

Choisir son alimentation ne s’improvise pas, mais les bienfaits sont naturels et durables. « Dans quelques années, on va découvrir les effets néfastes de notre nourriture… et on mange plusieurs fois par jour » s’inquiète Fanny. « Le but n’est pas d’être en force mais d’être en puissance naturellement » précise Caroline. Et Romain de conclure : «Dites-vous que vous allez devenir ce que vous mangez… avez-vous envie d’être un Big Mac ? ».

Created By
Marion Lecat
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Credits:

Marion Lecat

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