1002 coureurs au départ du premier Ekiden de Rodez Centre presse et dépêche events organisaient conjointement le premier marathon en relais par equipe de six en aveyron, et plus particulièrement à rodez, ce 23 juin 2017. retour et images et en vidéos sur l'événement, aussi festif que sportif.

Une ambiance sportive et festive dans la ville

Dix huit heures, les habitués du parc du foirail profitent du début de soirée. Ils ne semblent pas se douter que dans peu de temps, plus d’un millier de coureurs vont envahir la place des Rutènes. Les curieux sont toutefois attirés par la musique et les premiers attroupements. « Je reviendrais voir », déclare madame qui promène son chien. Côté cafés et restaurants, on ne s’inquiète pas. Certaines brasseries prévoyaient une animation musicale autour de la fête du mojito, certaines ont été annulées. « Ce n’est vraiment pas un problème, on sait qu’on aura du monde grâce à la course » relativise-t-on. Pascal, à la buvette du Bureau s’étonne. « Je m’attendais à un événement sportif, c’est apparemment plus festif ». Ses clients en terrasse profitent ainsi de la musique.

19 h 15, l’heure du départ approche. Pendant que les commerces baissent rideau, la foule se concentre devant le cinéma. La place s’égaye des différentes couleurs des maillots des compétiteurs. Un grand chaos multicolore dans lequel se mêlent supporters, familles, amis ou collègues. Plus loin, les élèves de l’école de chiropraxie de Toulouse installent leurs tables de soin pour proposer un soulagement aux coureurs. Enfin, les équipes de surveillance et de secours sont en place. Les organisateurs ont fait appel à l’association nationale des premiers secours du Lot (UDPS 46). « L’association travaille déjà avec Dépêche Events sur l’ekiden de l’Union » expliquent Véronique et Marie-Cécile, toutes deux secouristes.

19 h 30, top départ dans de grands applaudissements mais un peu de flottement également. Pour certains, Rodez est une inconnue et on s’inquiète pour le trajet. « Y a-t-il des côtes ? » s’interroge une équipe du Cantal. À l’arrivée, le stand ravitaillement s’active. Les bénévoles du club de gym de Rodez ont été mobilisés pour offrir de quoi se désaltérer et reprendre des forces aux coureurs. Diététique, le stand, avec des fruits frais et secs ou de l’eau.

L’ambiance est festive mais décontractée. En effet, beaucoup courent pour le plaisir. La vie d’ekiden se concentre sur le foirail et une partie du jardin. Plus loin, on retrouve des supporters en nombre décroissant sitôt qu’on s’éloigne de l’avenue Victor-Hugo et de la place d’Armes. Quelques personnes sont sorties sur leur balcon pour observer l’événement. Derrière la cathédrale, Michel, seul, oriente et encourage les compétiteurs avec enthousiasme, jusqu’au bout de la course.

20 h 30, les équipes s’éparpillent un peu mais on reste concentré. Mauricette, 91 ans, est assise sur un banc du parc et étudie attentivement le plan de la course. « Je suis venue encourager ma petite fille » déclare-t-elle fièrement. L’air se rafraîchit. Les gens commencent à remonter vers le centre-ville. Tout le monde n’aura pas le courage de rester jusqu’à la fin de la course. Au niveau de Cap Cinéma, une légère baisse de fréquentation est observée comme à chaque manifestation qui monopolise les places de parking aux alentours. Cependant, de l’avis général, «toute occasion contribuant à la vie de la ville est bienvenue ». Cette première édition d’ekiden y a sans conteste pris sa part.

Rodez Triathlon s’adjuge le premier ekiden de Rodez

Motivés à l’idée de briller « à domicile », les six triathlètes ruthénois ont rempli leur pari en décrochant la victoire.

Dans l’histoire de l’ekiden de Rodez, il restera comme le tout premier coureur à avoir franchi la ligne, à l’issue des cinq kilomètres du relais initial. En les achevant en un peu plus d’un quart d’heure (16’16’’), Nicolas Vacquier a annoncé la couleur, lui le membre d’une équipe de Rodez Triathlon 12 qui s’était alignée au départ de la course pour « jouer le podium ».

« J’avais repéré le parcours, déclarait-il à l’arrivée. Il fallait être concentré pour prendre les bonnes trajectoires et en garder pour le dernier kilomètre, qui était en faux plat descendant. Là, il fallait envoyer. »

Porté par l’ambiance (« C’était super sympa, il y avait beaucoup de monde »), l’habitué du triple effort a tiré profit de son expérience de ce type de rendez-vous (« J’ai déjà couru l’ekiden d’Albi cinq ou six fois, mais le circuit est beaucoup plus difficile là-bas, avec pas mal de faux plats en montée ») et confié que lui et ses coéquipiers s’étaient spécifiquement préparés pour l’épreuve ruthénoise.

« J’ai participé à une compétition sur piste le week-end dernier, expliquait-il. On a établi l’ordre de passage en fonction du niveau de chacun et on a décidé de mettre le paquet sur la fin, avec Benjamin Alquier, qui vient de réaliser, sur piste, les minima qualificatifs pour les championnats de France de N2 sur 1 500 mètres, avec un chrono de 3’49’’. »

Les trois premières équipes en 39 secondes

Quasiment vingt minutes plus tard, Sandra Durif, de l’équipe « Les Mescladis », en finissait avec les cinq premières bornes (35’36’’), elle aussi avec un sentiment de satisfaction.

« Je ne cours que depuis un an, indiquait-elle. Avant, je détestais ça. Je pratiquais la marche nordique et j’avais fait le marathon de Millau dans cette discipline. Pour progresser, il m’a fallu faire du fractionné et c’est comme ça que je me suis mise à la course et que j’y ai pris goût. »

Celle qui court « une à deux fois par semaine, entre cinq et dix kilomètres » a trouvé en le tracé proposé par les organisateurs un parcours à sa convenance. « Il n’y avait pas trop de dénivelé, ce qui était très bien, appréciait-elle. Je ne l’avais pas repéré avant mais j’avais couru la Ronde de Noël et je savais qu’il y avait des similitudes entre les deux. »

Pour son premier ekiden, la Millavoise a fait équipe avec des compères aux profils variés, comme l’indique le nom de leur équipe : « Parmi nous, il y en a un qui court beaucoup et qui a fait la Diagonale des fous, un qui a le marathon pour objectif, un autre qui court comme ça, une qui ne s’y est mise que depuis trois semaines, pour compléter l’équipe, et deux, dont je fais partie, qui ont commencé il y a un an. »

La palme à l’homogénéité

Deux heures, trois minutes et quarante et une secondes après Nicolas Vacquier, Benjamin Alquier franchissait, comme son coéquipier, la ligne d’arrivée en premier, et offrait au club de triathlon local l’occasion d’être le premier à inscrire son nom au palmarès de l’ekiden.

« Notre équipe a vécu toute l’année ensemble, soulignait le dernier relayeur, qui a donc parachevé le travail réalisé, dans l’ordre, par Nicolas Vacquier, Thomas Campos, Marc Raynal, Jean-Vincent Carbou et Thomas Gaillard. On ne l’a pas montée que pour cette course. à la base, on est une bande de potes qui se sont regroupés grâce au triathlon. Notre montée en D2 nous a soudés et on a tiré profit de notre bonne dynamique actuelle pour gagner cette course. Étant donné qu’on représente Rodez, ça nous tenait à cœur de courir ici et de gagner. Le niveau était relevé, avec Team 12 (deuxième, à 35 secondes, NDLR) qui s’appuyait sur deux gros leaders qui font moins de trente minutes aux dix bornes, et Endurance Shop (troisième, à 39 secondes) qui comptait dans ses rangs un champion du monde de semi-marathon. On a gagné grâce à l’homogénéité de notre équipe, même si au début, on ne savait pas si ça allait être suffisant. »

Une course plébiscitée par les acteurs politiques aveyronnais

Samedi, la place des Rutènes a rassemblé, le temps du briefing et des discours des organisateurs et des politiques, les 1 002 coureurs participant et des centaines de personnes venues les soutenir.

« On est très heureux d’être partenaire de Centre Presse pour cet événement », s’est réjoui le maire de Rodez, Christian Teyssèdre avant de revenir sur « la belle semaine de Rodez, sa fête de la musique qui s’est très bien passée et l’exposition Calder, qui a déjà fait 1000 entrées ».

L’attractivité de la ville est aussi le souci de ce premier Ekiden de Rodez, organisé par Dépêche Events. « C’est notre rôle d’informer et c’est aussi notre rôle d’animer le territoire, de l’accompagner et d’en être les acteurs. Organiser une course comme celle-ci, c’est pile-poil dans notre mission. Pour cette première, on a limité à 1 000 le nombre des coureurs, ce qui est déjà un énorme succès. On va voir ce que ça donne et l’année prochaine, on va monter en puissance », a annoncé Serge Gélis, le directeur de Centre Presse. Il a profité de la tribune pour remercier « les gens qui ont été à l’écoute immédiatement ».

Forte participation des entreprises

Parmi eux, Jean-Claude Luche, l’ancien président du conseil départemental et actuel sénateur de l’Aveyron, tout comme Christian Teyssèdre. Serge Gélis a par ailleurs « remercié partenaires et organisateurs », avant de souhaiter « bonne chance aux coureurs ».

Bernard Saules, conseiller départemental et en charge des sports s’est félicité quant à lui de la forte participation des entreprises. « Je suis ravi de voir qu’il y a plus de 1 000 participants et quarante entreprises ». Il n’a pas oublié de mentionner les agents du conseil départemental, eux aussi de la fête puisque cinq équipes se sont engagées dans cette première course urbaine en relais. Enfin, les élus ont dit leur souhait « de voir cette course s’inscrire dans la durée ».

Une quarantaine d'équipes dans les starting-blocks du challenge entreprise

Un long-format réalisé par Centre Presse Aveyron

Textes : Romain Gruffaz et Salima Ouirni

Crédit photos : Jean-Louis Bories / Centre Presse Aveyron

Edition web : Lola Cros

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CentrePresse Aveyron
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