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Road trip à Oman Muscat Sur Nizwa Jebel shams

Le riche sultanat d'Oman demeure fidèle à une politique touristique soucieuse de préserver son authenticité grâce, entre autres, à une fréquentation mesurée. Aussi, à la manière des Emirats Arabes Unis, dévoile-t-il lentement ses multiples attraits touristiques : ses djebels, ses wadis, ses rivages, ses déserts et la présence du légendaire arbre à encens.

Oman off Road , l’indispensable bible pour passer par les pistes

Indispensable 4x4 pour visiter Oman
Juste un gué à franchir
Personne en vue
Voiture à l’horizon
Arrivée mer

Le ciel est bleu toute l'année, avec parfois quelques nuages en janvier et février. L'été, un vent brûlant balaie le pays. Entre juin et septembre, il pleut dans la région de Dhofar, dans le sud du pays. De novembre à mars, le temps est chaud mais très supportable, avec des nuits très fraîches. Pour nous ce sera juin, le mois le plus chaud avec des pics de température à 50°.

Vent de sable

Deux mots caractérisent le paysage omanais : djebel (chaîne de montagne) et wadi (lit de rivière) :

– à l'ouest de Mascate, le djebel Akhdar voit se succéder canyons, falaises, villages de montagne fortifiés et oasis.

– à l'est, le djebel Hajar (oriental) fait alterner canyons très profonds et palmeraies; au fond des canyons, le lit de la rivière est parsemé de points d'eau, tel le wadi Bani Khalid.

Le long de la côte est, le désert de Wahiba, habité par l'ethnie du même nom, s'étend sur 80 km de dunes ocre et rougeâtres. Avec l'océan, le désert est le second joyau du sultanat. Près des deux-tiers du territoire ne sont que sable ou plateaux pierreux écrasés par un soleil dément. Après trois heures de route plein sud depuis Mascate, on atteint déjà les hautes dunes de Wahybah. Certaines d'entre elles, ocre et rouille, culminent à deux cents mètres de hauteur. Il est périlleux de les franchir, alors on les longe par des sortes de couloirs rocheux qui les bordent, sculptés par le vent, suivant toujours le même axe, ombragés d'arbrisseaux grêles et de broussailles.

Mascate, une capitale aux petits quartiers étirés sur 40 km, a longtemps été le pivot du commerce de l'encens. La ville vaut par ses souks (Muttrah), par les deux châteaux forts (Mirani et Jalali) laissés par les Portugais, seuls colons de l'endroit, et par le palais du sultan (palais Al-Alam).

Sourires Omanais
Dattes

Située dans le quartier d'Al Ghubrah, la grande mosquée du Sultan Qaboos, la plus majestueuse de tout le sultanat, est visible de l'autoroute qui relie Mascate à l'aéroport de Seeb. D'une superficie de 416 000 m², suffisamment spacieux pour accueillir 20 000 fidèles, ce superbe lieu de culte inauguré en 2001 reflète la force spirituelle de la nation. Sa construction, qui dura plus de six ans, fut confiée à deux architectes, l'un omanais et l'autre londonien, qui privilégièrent l'alliance du modernisme et de la tradition. Le complexe est entièrement recouvert de grès " arabescato " de couleur crème dans les lieux de prières et de " taj " couleur lilas dans les riwaqs. Les pierres furent importées d'Inde et taillées à Mascate. L'entrée principale de la mosquée se trouve au sud et débouche d'abord sur un très beau jardin fleuri, orné de bassins et de frangipaniers. Elle mène à trois autres entrées qui toutes s'ouvrent sur de vastes espaces dégagés. L'ensemble du bâtiment consiste en une vaste plateforme au coeur de laquelle est érigée la principale salle des prières et d'une autre, plus petite, destinée aux femmes. Les limites de cet espace sacré sont matérialisés à chaque angle par un minaret, qui s'élève à environ 45 mètres de haut et s'ajoute au minaret principal, le cinquième, écho des 5 piliers de l'Islam. A l'écart des bâtiments et comme pour encadrer ceux-ci, se tiennent des "riwaqs" : une succession d'arcades ornées de plusieurs dômes, et abritant les salles auxiliaires : espaces pour les ablutions, bibliothèque riches ouvrages en langues arabe et anglaise consultables sur place.

La salle de prière des hommes. C'est le point fort de la visite, un endroit absolument magistral, aussi bien pour sa démesure, que pour la beauté des matériaux décoratifs et des ornementations intérieures. 6 600 partiquants peuvent se rassembler à la fois au coeur de la salle, sous un immense dôme s'élevant à cinquante mètres de haut. Les murs sont entièrement revêtus de panneaux de marbre blanc, habillés de carreaux taillés, et ornés de motifs géométriques et floraux, ainsi que d'inscriptions calligraphiques. Au fond, face aux lourdes portes sculptées de l'entrée, le mihrab tourné vers la Mecque est incrusté de carreaux de faïence taillés, aux enchevêtrements de couleur or.

Le tapis persan. D'une superficie de 4 263 m² et d'un seul tenant, il s'étale sur 70 mètres x 60 mètres, pèse pas moins de 21 tonnes, se compose de 1 700 millions de noeux et décline 28 tonalités ! Entièrement tissé à la main par 600 professionnels, supervisés par 15 experts de la province iranienne de Khurasan, sa confection a nécessité quatre années de travail. Le tapis fut amené jusqu'à la grande salle des prières en 58 pièces qui furent assemblées sur place.

Le lustre principal. Pas moins de 35 lustres en cristaux de Swarowski et pièces plaquées or illuminent la salle des prières. Le plus imposant se tient sous le dôme : un ouvrage de huit mètres de diamètres, quatorze mètres de haut, pesant huit tonnes et illuminé de 1 122 ampoules.

La salle de prières des femmes. Elle est beaucoup plus classique et dépourvue de mihrab. Elle est pourvue d'un équipement audiovisuel, qui permet aux femmes de faire leur prière sous la direction de l'imam dont le prêche est retransmis en direct depuis la salle de prière des hommes.

Nizwa, dont le fort et les enchères au bétail méritent la visite, est située dans une jolie palmeraie et proche du spectaculaire Bani Awf. Il faut aussi voir Sur et son ancien port. Port maritime situé à quatre heures de route de Mascate, après quelques villages-oasis blottis sous les palmeraies ou de petites bourgades rénovées, proprettes et cubiques, anciens points défensifs de la côte, on trouve encore l'un des derniers sites de construction de boutres. La ligne de ces navires n'a guère varié depuis des siècles: étrave effilée, pont large, faible tirant d'eau, voilure latine et... motorisation efficace. De quoi caboter partout et charger n'importe quelle cargaison. Une odeur de goudron, d'huile et d'encens enveloppe comme jadis les chantiers qui s'alignent sur la plage. On y travaille de façon traditionnelle. Disposées en batterie, les grosses embarcations en teck font penser à une armada prête à conquérir les mers.

Port
Place
Sur
Les enfants qui jouent
Les boutres
Fin de journée sur le port
Coucher de soleil sur la Ville
Created By
Thierry Durbano
Appreciate

Credits:

Thierry & Catherine Durbano

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