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Voiliers et villes flottantes Saint-Nazaire maritime

Voiliers et villes flottantes

Saint-Nazaire est mondialement connue grâce à l’impressionnante flotte des grands et célèbres navires qui sont sortis de ses chantiers navals. Peu de villes portuaires ont connu une histoire aussi longue en la matière : 150 ans ininterrompus. La surprenante aventure de la voile est un peu oubliée. Saint-Nazaire fut avec Nantes le grand site de naissance des fameux Cap-Horniers. Si les paquebots sont les navires rois de cette aventure humaine, de nombreux autres contribuent à faire de la ville une place mondiale majeure de la navale.

Foule assistant à l’entrée d’un voilier vers 1910

Photographe : inconnu. © Collection Ville de Saint-Nazaire. Saint-Nazaire Agglomération Tourisme-Écomusée. —

Foule assistant à l’entrée d’un voilier dans l’écluse de l’entrée sud, vers 1910 - Près de 250 voiliers de plus de mille tonneaux ont été construits entre 1880 et la Première Guerre mondiale en France. Ils transportaient des marchandises au coût peu élevé : charbon, nitrate et autres minerais, grains et bois. La plupart devant aller vers le Pacifique via le Cap Horn y ont gagné un surnom devenu un nom : « les cap-horniers ». Nantes et Saint-Nazaire ont construit l’essentiel de cette flotte d’exception.

Suomen Joutsen, Turku, Finlande

© A Klose

Suomen Joutsen, Turku, Finlande - En 1902, la Société des armateurs nantais fait construire le trois-mâts carré Laënnec, du nom du médecin René Laënnec. Le navire est réalisé par les Chantiers de la Loire à Penhoët, Saint-Nazaire. En 1930, il sera acheté par la Marine de guerre finlandaise qui en fera un navire-école, le Suomen Joutsen, le Cygne de Finlande. Il devient une pièce de musée en 1991 à Turku, en Finlande. Il est le plus imposant voilier d’origine française, long-courrier, à flot dans le monde. Ce géant de près de 100 mètres de long possédait une voilure de 3000 m2. Il est aussi le plus important patrimoine maritime « nazairien » conservé

Régates de Saint-Nazaire, l’arrivée, le 8 août 1890

Dessin de Charles Leduc, 1890. © Collection Ville de Saint-Nazaire. Saint-Nazaire Agglomération Tourisme-Écomusée.

Régates de Saint-Nazaire, l’arrivée, le 8 août 1890 - Rapidement, le nouveau port de Saint- Nazaire devient un « spot » de régates. La Société des Régates Internationales de l’Ouest a son siège dans la ville. La Société des Régates de Vannes organise chaque année une course-croisière célèbre, Saint-Nazaire - Port-Navalo. Ces régates sont les premières en Bretagne et deviennent rapidement incontournables.

La foule assiste à une régate de voiliers à Saint-Nazaire, vers 1903

Photographe : inconnu. Carte postale Delaveau. © Collection Saint-Nazaire Agglomération Tourisme-Écomusée. Fonds carte postale Mme Humblot.

Foule sur la jetée ouest lors du Record SNSM

© Martin Launay - Ville de Saint-Nazaire.

Foule sur la jetée ouest lors du Record SNSM (Saint-Nazaire – Saint-Malo), le 21 juin 2015 - Saint-Nazaire entretient une relation forte avec les Sauveteurs en Mer qui depuis 13 ans y ont organisé la semaine du Record SNSM, une course solidaire au profit de l’association, Société Nationale des Sauvetages en Mer. C’est aussi et surtout le lieu d’implantation du Pôle national de formation, inauguré en 2011. Situé sur l’estuaire de la Loire, il a l’avantage d’offrir de nombreux sites propices aux formations aquatiques combinées aux formations théoriques. Il est abrité dans un bâtiment de 1 400 m2, qui comprend des salles de cours, un hangar, des vestiaires et dispose également depuis peu d’un espace aménagé dans une alvéole de la base sous-marine du port.

Départ pour essais en mer du paquebot MSC Méraviglia le 30 mars 2017

© Christian Robert - Ville de Saint-Nazaire

Départ pour essais en mer du paquebot MSC Méraviglia le 30 mars 2017 - À toute heure, chaque manœuvre de paquebot est un spectacle dont la population et les touristes ne se lassent jamais.

Le "pier" de la Compagnie Générale Transatlantique à New York

© Collection Ville de Saint-Nazaire. Saint-Nazaire Agglomération Tourisme-Écomusée.

Panneau décoratif d’agence de Ferdinand Worms représentant les paquebots La Savoie (1901) et La Provence (1906), construits à Saint-Nazaire. Ils sont amarrés au « pier » de la Compagnie Générale Transatlantique à New York. - Il s’agit ici de la première gare maritime de la compagnie. French Line est le surnom donné par les Américains à la Compagnie Générale Transatlantique qui en fit une efficace marque commerciale. Les deux navires font partie de la série des Provinces qui précède les transatlantiques géants. Le trafic lié à l’émigration est alors intense.

Vue du bassin de Saint-Nazaire le 15 septembre 1926.

© Collection Odette Brillant. Cliché Saint-Nazaire Agglomération Tourisme-Écomusée.

Vue du bassin de Saint-Nazaire vers le quartier du vieux Saint-Nazaire, le 15 septembre 1926. À quai, le paquebot Cuba. - Ce n’est pas tant l’importance des lignes, tout à fait secondaire (10 à 13 000 voyageurs, les bonnes années), qui fondent la « légende » transatlantique nazairienne, mais les destinations. La Martinique, La Havane, le Mexique, Panama... Ils nous en restent les évocations d’odeur de bois de rose, de tabac, de café... Et le souvenir du paquebot Cuba au bord duquel le voyageur embarque 150 kilos de bagages.

Les ports de Saint-Nazaire, fresque, 1932

Ancienne école Jean Jaurès. Madeleine Massonneau. © Denis Pillet - Inventaire du patrimoine culturel. Région des Pays de la Loire.

Les ports de Saint-Nazaire, fresque, 1932 - La fresque couvre les quatres murs du hall de l’ancienne école Jean Jaurès. Deux ambiances portuaires bien distinctes s’y découvrent. L’une est un portrait du port de Saint-Nazaire avec ses navires en construction ou entretien. On y note aussi la silhouette d’un paquebot amarré qui pourrait symboliser la tête de ligne transatlantique. L’autre partie semble évoquer un port d’étier de la Presqu’île de Guérande. Bien que connue, cette fresque a été réellement dégagée lors des travaux préparatoires à la mutation du bâtiment. Il doit accueillir prochainement la future direction Enfance et éducation de la ville de Saint-Nazaire.

Julien Gracq - Liberté grande, Librairie José Corti, 1946

"J’ai assisté avant la guerre au lancement du paquebot Île- de-France. Quand on enlève les derniers vérins, la coque commence à glisser avec une extraordinaire lenteur, au point qu’on se demande un assez long moment si vraiment elle bouge ou elle ne bouge pas. Alors, avant même qu’on s’en soit rendu compte, on voit de grandes fumées qui s’élèvent : ce sont les tonnes de suif dont on a enduit les glissières qui se volatilisent. C’est un spectacle très impressionnant. Cela me faisait un peu comprendre, de façon parlante, ce qui m’émeut surtout dans le sentiment de départ. On sentait, on voyait d’un coup qu’il y avait, derrière cet ébranlement presque millimétrique, une extraordinaire pression. "
Le paquebot Normandie

Photographie Édouard Bourgueil. © Collection Ville de Saint-Nazaire. Saint-Nazaire Agglomération Tourisme-Écomusée Fonds Édouard Bourgueil.

Le paquebot Normandie à sa sortie de la forme-écluse Joubert - Cet exceptionnel navire nazairien est ici vu le jour de son départ pour Le Havre. Il demeure l’un des plus célèbres navires de tous les temps. Sa conception audacieuse et son style marquent toute une époque. On parle parfois encore du « style Normandie ». Il demeure une référence. Son influence a été notable sur la conception du Queen Mary 2.

Panneaux décoratifs sur le paquebot Normandie

© Collection Ville de Saint-Nazaire. Saint-Nazaire Agglomération Tourisme-Écomusée.

Panneaux décoratifs du paquebot Normandie (1935) représentant l’enlèvement d’Europe, d’après les dessins de Jean Dupas et réalisé par le maître-verrier Jacques-Charles Champigneulle. Ces panneaux faisaient partie d’un des quatre murs du Grand Salon, ensemble caractéristique des années 1930. Chaque mur mesurait 6,50 mètres de haut et 15 mètres de long. Ils font partie de la très importante collection d’objets de paquebots conservés à Saint-Nazaire et pour partie visible à Escal’ Atlantic.

« The Bridge ». Le Queen Mary 2 le 25 juin 2017

© Martin Launay - Ville de Saint-Nazaire

« The Bridge ». Le Queen Mary 2 le 25 juin 2017 - Livré le 22 décembre 2003, le Queen Mary 2 a une longueur de 345 m, une largeur de 41 m, un tirant d’eau de 10,30 m, une hauteur totale de 72 m au-dessus de la quille. Il demeure à ce jour unique. Il est en effet un transatlantique de croisière, alliant le confort à des performances nautiques inconnues sur les autres navires modernes. Sa puissance moteur est particulièrement élevée. Il peut ainsi affronter l’Atlantique nord par tous les temps. Il demeure l’un des grands navires construits à Saint-Nazaire.

Hôtel de Ville, Bureau du maire, Tapisserie.

© Martin Launay - Ville de Saint-Nazaire Hôtel de Ville, Bureau du maire, Tapisserie.

Jean Picard le Doux, maître tapissier, ateliers d’Aubusson, 1960 - Cette tapisserie, offerte par un ensemble de décorateurs et artisans d’art intervenant sur le paquebot France, est la pièce forte du bureau. Elle symbolise Saint-Nazaire. L’univers marin en est le sujet. Le soleil éclatant représente la renaissance de la ville. Il se mêle à une carène de navire, accompagnée d’un sextant, d’une rose des vents et d’une hélice. À droite, les armoiries de la ville avec la nef portant la clef de la Loire.

Crédits

L’exposition promenade « Saint-Nazaire Maritime » est une réalisation de la Ville de Saint-Nazaire et de la CARENE – Saint-Nazaire Agglomération.

Commissaire d’exposition : Emmanuel Mary, Ville de Saint-Nazaire

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