Recette pour un début prometteur LE RASSEMBLEMENT DES COMMUNAUTÉS

Quand David Clark a quitté Rankin Inlet pour jouer au hockey, il ne pouvait pas savoir qu’il reviendrait un jour pour devenir le coordonnateur des loisirs de la communauté. Dans une carrière consacrée à défendre les efforts des autres, le potentiel qu’il voit dans sa communauté est toujours une source de motivation.

« C’est tellement valorisant de voir passer les jeunes enfants, dit-il, devant l’évidence qu’ils seront ceux qui dirigeront ces programmes par la suite. »

Dans une collectivité où le taux de roulement élevé chez les dirigeants des loisirs est un problème, et où on ne peut pas toujours compter sur les nouveaux arrivants pour rester, il est primordial que le leadership soit partagé entre plusieurs. Comme de plus en plus de gens partagent les responsabilités de la direction, les loisirs deviennent une entreprise beaucoup plus durable, surtout lorsque le renouvellement d’un poste vient de l’intérieur.

La confiance de Clark dans la jeunesse de sa communauté est conforme aux valeurs des programmes de formation durable dont le but est de permettre à un large éventail de leaders locaux de partager ensemble la responsabilité de créer une offre de loisirs de qualité. L’ouverture d’esprit aide dans tout ce processus, explique-t-il, autant que le plaisir d’apprendre.

« Je pense que l’une des choses les plus importantes est simplement de se réunir comme une grande famille de loisirs au sein de notre territoire pour apprendre des expériences des uns et des autres. Nous pouvons toujours apprendre, ajoute Clark, et nous pouvons toujours rendre notre communauté plus forte, mais nous devons nous assurer de garder l’esprit ouvert et de vraiment privilégier l’apprentissage. »

Conformément aux principes de la formation durable, de nouveaux efforts pour appuyer les dirigeants des régions rurales et éloignées du Nord renforcent le mouvement de l’intérieur.

L’initiative triterritoriale de formation en loisirs est avant tout un projet de collaboration mené par la Recreation and Parks Association of the Yukon, la NWT Recreation ans Parks Association et la Recreaction and Parks Association of Nunavut. Il est également soutenu par les trois gouvernements territoriaux et par une entreprise sociale. L’objectif général du projet est de donner aux gens et aux communautés les moyens d’améliorer collectivement le bien-être individuel, communautaire et environnemental en renforçant la capacité des dirigeants des loisirs dans les collectivités rurales et éloignées du Nord grâce à la prestation d’un programme de formation durable.

En 2015, ses efforts ont été récompensés par le Prix Inspiration Arctique, un prix prestigieux attribué annuellement à des projets innovateurs qui « ont fourni un plan concret et un engagement à mettre leurs connaissances en application dans le monde réel au profit de l’Arctique canadien, de ses habitants, et donc de l’ensemble du Canada. »

Bien qu’elle soit encore à ses débuts, l’approche communautaire de la conception et de la formation des programmes de l’initiative triterritoriale de formation en loisirs promet de faire une réelle différence dans la vie des dirigeants des loisirs pour les années à venir.

Dans le cadre de son engagement à soutenir la croissance et la durabilité, l’Association canadienne des parcs et loisirs est fière de présenter son travail.

UNE APPROCHE LOCALE

Caroline Sparks fait partie de l’équipe triterritoriale de formation en loisirs. Une grande partie du projet est d’aider chacun à comprendre les avantages de la formation durable, surtout lorsqu’elle commence au niveau communautaire.

« Les gens y trouvent leur place ; ils voient qu’ils en font partie. Ils n’ont pas l’impression qu’ils sont à la réception d’un organisme de prestation, mais qu’ils font partie d’un processus collaboratif qui soutient leurs communautés. »

Une approche locale d’apprentissage est différente, explique-t-elle, car elle respecte ce que chacun peut offrir. Dans un programme réussi, les participants sont capables de se reconnaître dans le programme d’études, et ils sont capables de développer un sentiment d’appartenance à mesure qu’ils apprennent.

« Plus nous avons de leaders, plus les gens s’activent. Et dans le Nord, cela signifie être actif à l’extérieur. »

POURQUOI LA CERTIFICATION EST-ELLE IMPORTANTE

L’initiative triterritoriale de formation en loisirs vise à rendre la certification accessible à tous. À l’heure actuelle, une grande partie de la formation donnée dans le domaine des loisirs est une formation sur le tas. Il existe aussi de réels obstacles à l’obtention de la certification dans les établissements d’enseignement postsecondaire, car bon nombre de ces centres d’apprentissage sont situés à une grande distance des collectivités rurales et éloignées.

Cependant, la certification communautaire offerte par l’initiative triterritoriale de formation en loisirs peut répondre aux besoins non seulement des collectivités rurales et éloignées des Territoires, mais aussi des régions du reste du Canada qui font face à des défis semblables.

Sparks dit que la certification rendra également la formation elle-même plus significative. « Ça relève le niveau et aide les gens à penser qu’ils ont accompli quelque chose. Ça leur donne également des objectifs à atteindre. »

« La formation doit être adaptée pour les gens de la communauté. C’est ce qui rendra les loisirs durables. »

L’IMPORTANCE DE S’IMPLIQUER

Comme c’est le cas avec tant d’initiatives de cette nature, le but ultime est à la fois familier et stimulant : c’est d’améliorer la qualité de vie globale grâce à une offre de loisirs qui reflète la structure culturelle d’une communauté.

Pour Sparks, le travail de responsabiliser plus de leaders revient toujours à un respect sous-jacent pour les personnes impliquées. « La formation doit être adaptée pour les gens de la communauté, dit-elle. C’est ce qui rendra les loisirs durables. »

Entre-temps, l’initiative triterritoriale de formation en loisirs se poursuit. Un groupe consultatif sur le programme, composé de chefs de projet, s’est réuni en août 2016 pour déterminer précisément les types de certification qui découleront de l’initiative. Pour éviter les redondances, le groupe identifiera également la formation déjà existante pour répondre à ces compétences. À la fin de ce travail, le projet sera mis à l’essai à l’automne 2017.

Lorsqu’elle réfléchit à sa carrière dans les loisirs, Sparks considère que le travail vaut la peine lorsqu’elle remarque les changements en chacun.

« Je vois les loisirs non pas comme une fin en soi, mais comme un moyen d’atteindre un objectif plus grand. Nous sommes dans les loisirs parce que nous voulons faire une différence dans la vie des gens, et dans la vie des communautés. »

Un moyen d’atteindre un objectif plus grand et aussi un chemin vers de nouveaux départs : à mesure que l’initiative triterritoriale de formation en loisirs se développera, elle rattrapera sans aucun doute le travail déjà en cours dans de nombreuses collectivités nordiques, rurales et éloignées. Si souvent considérée comme une faiblesse, la taille de ces lieux est, pour Sparks, une de leurs plus grandes forces.

« C’est dans les petites communautés en particulier, observe-t-elle, qu’on peut vraiment voir comment on peut faire la différence. Le garçon qui vient d’un foyer brisé, mais qui finit comme enseignant en raison des possibilités dans les loisirs. Ou les jeunes en probation qui finissent par être employés comme guides de descente en eau vive certifiés parce que quelqu’un a vu l’importance de les impliquer dans les loisirs. »
« Ce sont ces choses, ces histoires, ajoute-t-elle, qui nous font voir les possibilités et le potentiel qu’offrent les loisirs. »

Merci aux photographes de talent qui nous ont donné l’autorisation d’utiliser leur travail pour illustrer notre histoire.

Sam Finton, photographe du Yukon

Don White, photographe du Yukon

Sam Finton, photographe du Yukon

Shasta McNamara, photographe du Yukon

Peter Mather, photographe du Yukon

Johanna Duyan, photographe du Yukon

David Greer, photographe du Yukon

R. Beecher, photographe du Yukon

Denis Shorty, photographe du Yukon

Caroline Sparks, photographe du Yukon

Britta Andreas, photographe du Yukon

Photographe du Yukon Aboriginal Sport Circle

Amy Lusk des T. N.-O.

NWT Recreation and Parks

Sheena Tremblay des T. N.-O.

Ursula Angerer des T. N.-O.

Tara Marchiori des T. N.-O.

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