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Burkina Faso : Nos partenaires ICCV et ABPAM en images credit photo: Erwan rogard pour Asmae, novembre 2017

Des jeunes élèves de l'école Patrice Lumumba, avant l'arrivée de la fée des livres.
Une petite séance d'étirement avant le début de la séance de lecture, pour éveiller les sens.
Elisabeth, fée des livres, débute la lecture. "Sur les traces de petit éléphant", illustré et écrit par Alain Jost.
Tous les yeux sont rivés sur le livre et sur la fée.
Les élèves sont captivés.
Élisabeth circule entre les rangs et suspend, de temps en temps, sa lecture pour montrer les images.
Au fond de la classe, Oumarou ( Conseiller technique d'Asmae ) et la représentante de notre partenaire ICCV, assistent à la séance.
Après la fée, les élèves participent aussi à la lecture...
...et répondent tout enthousiaste aux questions.
Après une bonne réponse, tous les élèvent frappent dans leurs mains en scandant des « super ! »

Une petite vidéo ?

De gauche à droite, Souleymane YAGO - Chargé de capitalisation Asmae - et Elisabeth, fée des livres de notre partenaire ICCV.
Bienvenue la maternelle inclusive "Kam - Laada" de notre partenaire ICCV.

Au Burkina Faso, l'un des principaux leviers de la réussite scolaire est la maîtrise de la langue française. Peu d'enfants la parlent parfaitement quand ils entrent au CP. Pour résoudre ce problème, l'association Initiative communautaire changer la vie (ICCV) a mis en place un double dispositif. Favoriser la scolairsation des 3-6 ans et tester de nouveaux outils pédagogiques.

Fondée en 2002 par Simon Nacoulma, ICCV reçoit le soutien de l'association Asmae - Association Sœur Emmanuelle, présente au Burkina Faso depuis 1995, et de l'Agence française du Développement (AFD). Ses établissements sont implantés dans le quartier Cissin, un quartier populaire de la capitale burkinabé. Dans l'un de ces établissements, une école maternelle communautaire, on teste depuis deux ans un outil pédagogique tout simple, mais précieux pour les éducatrices, un imagier.

L'imagier dans une classe de maternelle.
L'imagier est un outil précieux pour les éducatrices.
Les cours se déroulent dans la bonne humeur :)
La maternelle "kam laada" accueille des enfants non-voyants et voyants.
A l'école, on apprend aussi l'hygiène dès le plus jeune âge. Les élèves vont se laver les mains après les cours de motricité et avant le déjeuner. À travers les enfants, l’école s’efforce de sensibiliser aussi les parents. Les petits intègrent les gestes de la propreté puis les reproduisent à la maison.

C'est la récréation !

Durant la récréation, les enseignants veillent à la sécurité des enfants.

Au Burkina, pays de culture orale, le livre est rare et cher. Ce qui a conduit Simon Nacoulma, fondateur d’ICCV, à monter un projet de bibliothèque, avec le concours de toute la communauté. Inauguré en 2016, ce lieu de vie ouvert à tous (11 000 abonnés) propose aux familles de venir s’approprier les livres, à travers de multiples animations culturelles. « On part d’un conte, d’une danse, d’un jeu, d’une musique traditionnelle pour faire naître la lecture, en donnant envie de créer, de dessiner, de lire un livre. Celui-ci devient ainsi l’ami de l’enfant, de la mère, du père », explique Simon Nacoulma, convaincu que « le livre est une clé de réussite et un instrument de liberté ».

« On adore venir ici », assurent ces enfants croisés dans la bibliothèque où les Fées des livres interviennent quand elles ne sont pas dans des écoles. « On peut lire tranquillement et aussi travailler. »

l’association ICCV organise aussi des « préscolaires de rue » (l’après-midi) et des « clubs de lecture » (le matin) dans les cours familiales du quartier. Les enfants arrivent seuls ou à plusieurs, s’assoient à même le sol pour écouter une histoire, dessiner… Certains parents présents se joignent volontiers aux animateurs.

L'éducation est une affaire de tous. Ce papa accueille volontiers dans sa cour le "préscolaire de rue".
La bibliothèque a pu devenir réalité grâce au soutien financier de l’association Asmae Sœur Emmanuelle et à l’Agence française du développement. « Asmae n’est pas venue avec des solutions clé en main, assure le président. Ils travaillent avec nous depuis des années et nous apportent un soutien et des idées comme les Fées des livres ou les imagiers dont se servent les éducateurs pour l’apprentissage de la lecture. » Simon Nacoulma, Pdt d'ICCV.
Bienvenue à l'ABPAM, l'Association Burkinabè pour la Promotion des Aveugles et Malvoyants.
Suzanne Tapsoba, Directrice de l'école.
A Ouagadougou, cette classe maternelle inclusive de petite et moyenne section accueille 18 élèves dont quatre sont déficients visuels, parfois atteints d'un trouble associé.
Séance d'activité physique pour les enfants du préscolaire inclusif. Valides et non-valides, tous sont pieds nus de façon à sentir au sol le ruban de caoutchouc noir qui leur permet de rester bien en ligne.
Les enfants s'entraident pour marcher et courir, main dans la main.
Les enfants apprennent à reconnaître le nez.
Pour faciliter l'apprentissage des formes par tous les élèves, voyants et non-voyants, les figures géométriques sont en carton découpé. On peut "voir" le rond avec ses yeux et/ou avec ses mains.
Activités de dessin. Première étape : observation visuelle, tactile puis découverte gustative. Seconde étape : le dessin.
Il suffit de quelques minutes supplémentaires à ces enfants non-voyants pour déchiffrer la phrase en braille et obtenir les mêmes résultats que leurs camarades voyants.
La plupart des élèves utilisent des crayons de couleurs. Quelques enfants malvoyants ou non-voyants décryptent d'abord la forme en suivant du doigt les contours du dessin en relief, puis colorient les parties préalablement encollées avec du sable coloré.
Élèves aveugles à l'ABPAM.
C'est une partie de foot pas comme les autres. Les joueurs sont aveugles ou déficients visuels.
Pour arrêter le ballon, ils se repèrent au bruit.
La particularité de l'ABPAM : c'est une école inclusive. Elle reçoit des enfants voyants et ceux en difficulté visuelle.
En fin de matinée, les élèves non-voyants de l'ABPAM se rassemblent dans la cour autour d'un animateur culturel, pour un concert de djembés et maracas.
En musique, les enfants se mettent à danser, sous le regard attendri des parents venus les chercher.

Des regards qui en disent long sur leur plaisir d'être à l'école.

Credits:

(c)Erwan Rogard

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