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Le récap’ #3

Sommaire

  1. Lundi 11 mai 2020, seconde étape du déconfinement
  2. L'automobile s'effondre
  3. HRC - malchance ou mauvaise gestion ?
  4. Air-glaciers : Les SCIV veulent demander un plan social
  5. Le chômage des jeunes devrait augmenter de manière spectaculaire

Les villes suisses reprennent gentiment vie

Restaurants, commerces ou encore écoles ont rouvert leurs portes lundi. Les Suisses en profitent, mais avec modération.

Les gares ont ainsi repris des couleurs au premier jour de la nouvelle étape du déconfinement. Les pendulaires étaient plus nombreux à se presser à Berne, Bienne ou encore Bellinzone. Mais l'on était encore loin de la fréquentation qui prévalait avant la crise sanitaire. Très peu de personnes portaient un masque.

Les garagistes entre inquiétude et incertitude

Le marché de l’automobile a, en effet, été mis à mal par la crise du coronavirus. Les immatriculations de voitures neuves sont en chute libre en Suisse depuis le début de la crise : -67,2% observé sur le mois d’avril ! Suisse et Liechtenstein sont même passés sous les 10'000 immatriculations, du jamais vu depuis la crise pétrolière des années 70’. Le Jura suit aussi la tendance. Si les statistiques d’avril par région ne sont pas encore disponibles, le canton a immatriculé en mars 164 véhicules contre 286 un an plus tôt, soit une chute de près de 43%.

Nouvelle aide d'urgence pour l'hôpital de Rennaz accordée dans la colère

Barbara Pfister, Secrétaire syndicale des SCIV

Le Grand Conseil vaudois a accepté mardi la garantie d'un nouvel emprunt de 60 millions de francs pour l'Hôpital Riviera-Chablais (HRC), en difficulté financière. Mais les députés ont fait comprendre que la confiance était pratiquement rompue.

Si le Grand Conseil avait refusé, l'hôpital aurait fait face à un manque de trésorerie dès la fin du mois de juin et n'aurait plus pu garantir le paiement des salaires et des factures des fournisseurs, selon la Commission des finances.

Communiqué de presse SCIV, 07.05.2020
Bernard Tissières, Coordinateur des SCIV

Chargés d'accompagner le personnel d'Air-Glaciers, les SCIV, vont réclamer un plan social

"Une demande prioritaire", explique Bernard Tissières, coordinateur des SCIV. Légalement, Air-Glaciers n'est pas tenue d'élaborer un plan social car la compagnie ne remplit qu'un seul des deux critères, celui du nombre de licenciements envisagés, jusqu'à 60. En revanche, Air-Glaciers emploie moins de 250 travailleurs, autre condition fixée par le code des obligations. La société salarie 146 collaborateurs.

Les SCIV comptent néanmoins "sur la responsabilité sociale de l'entreprise". Ils recherchent aussi avec le personnel des solutions pour réduire le nombre de licenciements. C'est pourquoi, coronavirus oblige, trois vidéoconférences ont été mises au programme. La première s'est déroulée hier soir, la deuxième aura lieu ce soir et la troisième, en allemand celle-là, demain soir.

La procédure de consultation s'achèvera dans une semaine, le 20 mai. Les propositions devront être transmises avant 17h00.

EXPLOSION ATTENDUE DU CHÔMAGE DES JEUNES CET ÉTÉ

Des études ont montré que les personnes arrivées sur le marché du travail en période de crise sont pénalisées par des salaires inférieurs.

Le chômage des jeunes devrait augmenter de manière spectaculaire cet été, selon l'économiste Stefan Wolter. Sur le long terme, la crise du coronavirus pourrait aussi avoir des effets financiers sur le système éducatif, en particulier les salaires et la recherche.

Comme dans les crises précédentes, il est conseillé aux entreprises de garder leurs anciens apprentis. Mais, dans de nombreux cas, ce n'est pas possible, parce qu'elles ont déjà signé des contrats avec de nouveaux apprentis, explique l'économiste de l'éducation. En outre, de nombreuses entreprises luttent déjà pour leur survie.

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SCIV Martigny
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