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FLYING THE EARTH “Je tourne, la réalité disparaît, et quelque chose d'autre, qui pourrait être moi, reste.”

FLYING THE EARTH - Nouvelle creation on preparation \ Work in progress

Daniell Alnuma, danseuse et chorégraphe contemporaine a fait sienne la spécialité des Darwishes tourneurs.

Dans sa nouvelle création, elle déploie des spirales en tant que lieux de multiples points de vue. Elle ouvre un monde qui rassemble et puis déroule une multiplicité d'autres mondes. Car tourner est porteur de vie et du sens.

Tourner comme le temps qui passe, de deux manières, une qui rassemble tout le passé et l'autre qui fait passer l'instant à l'instant suivant, tourner est celà, être et devenir.

Tourner est une multiplicité, telle une vague traversée par mille autres vagues, un monde fluide, organique, nostalgique à l'idée de retour au sien maternelle, mais aussi chercheur d'une terre neuve, d'un hors monde.

Tourner c'est aussi, 'tourner en ronde' ou 'tourner dans son lit', ou encore comme l'expression d'une obsession.

Car on tourne de deux manières, soit pour creuser son tombeau, soit pour sauver la vie en la célébrant.

En réalité tout tourne dans l'existence de plus petit au plus grand, tourner pour monter vers les hautes sphère, pour atténuer la sensation de la lourdeur, tourner enfin pour exalter la vie.

"LE MONDE MARCHE, POURQUOI NE TOURNE - IL - PAS ? " Arthur Rimbaud.

Photos de Natasha Shakhnes

Critiques

“Esprit de la danse,

Avant la vie,

Avant d’être nés.

Poème millénaire de la Méditerranée. Elle nous enivre et nous envole... Enveloppés de cet envol. Ethérés, lucides, translucides, si légers.

Fièvre régulière Tout est présence.

Elle danse. Comme on prie.

Elle danse comme un poème de Rumi.

Enivrée de danse. Elle tourne un monde, comme le ciel.”

Bernard Kudlak - Directeur Cirque Plume

Photo de Patrick Denis

"Ma recherche du mouvement vient du désir de n’être qu’un avec la nature, devenir un animal, une plante, un minéral. Comme une nostalgie des état purs et sublimes de l’être. Transparente et simple dans la vibration et la pulsation d'ici et maintenant ".

( Pour lire plus vous pouvez aller en bas )

Photos de Laurent Carte

Le Tour

Depuis mon enfance, il a été un refuge. Je m’échappais dans le mouvement de la transe sans le savoir.

Je créais un espace où personne ne pouvait pénétrer physiquement ou mentalement, le tour est donc devenu un point d'ancrage dans ma vie.

Aujourd’hui, l’état dans lequel je suis pendant la durée des tours, se rapproche de la transe, ma perception de l'espace se déforme et l'image du monde s'estompe, par opposition au sentiment d'une présence en expansion.

Une turbulence s'installe dans l'espace intime.

C'est comme un jeu, de moi avec moi-même face à la gravité, je maitrise l’équilibre, je flotte, je vole. (Flying the earth)

Je ne cède pas à la nausée même quand tout tourne autour de moi, je m'accroche au monde avec mes pieds.

La réalité disparaît alors, et quelque chose d'autre, qui pourrait être moi, m'apparait.

Jacques Lacan disait : "Tout le monde a quelque chose qui se répète dans sa vie, quelque chose qui le rend le plus lui-même, c'est un certain mode de jouir".

Il m’amène à penser que dans ce mode répétitif du tour, j'ai trouvé le sentiment de jouissance et un côté nauséabond.

Ainsi, au fil du temps ce jeu d'enfant qui cherche à s'échapper, à explorer, à lutter face à ses peurs, à planer dans l'extase, est devenu une discipline esthétique, une expression artistique à part entière que j’enrichis de ma vision, par de multiples sources d'inspirations et de nourritures.

Photos de Natasha Shakhnes

L’EQUIPE

Daniell Alnuma, d'origine israélienne

Danseuse, chorégraphe et professeur de danse (diplôme de pédagogie et danse contemporaine du Centre National de Danse à Lyon, France), elle est artiste et intervenante chorégraphe pour le Cirque Plume. Performeur chant et danse avec la création : Hawa et pour d’autres projets musicaux à l'international.

Fondatrice et directrice du Jungle Dance, un théâtre en Inde et de : Daniell Alnuma Dance Theatre Company.

Elle passe son enfance entre deux extrêmes : le désert bordant la Mer Rouge et les forêts nordiques longeant les lacs glacés. Cette double culture l'a dotée d’une perception très aiguë des variations infinies des formes et des mouvements dans la nature. Dans ses recherches sur la danse, elle a pu intégrer ces éléments dans un langage corporel créatif et singulier. Pour elle, la danse est une modulation des flux traversant le corps dansant en tant que "mouvements du monde".

Elle considère le corps comme une jonction où le flux traverse et initie le corps dansant.

Noam Helfer est un rêveur, un amoureux, un visionnaire, un performeur, un producteur d’albums, un concepteur de bandes sonores, un producteur d’événements multidisciplinaires.

Noam prend ce que nous appelons la “réalité” comme un terrain de jeu dans lequel tout rêve peut devenir réalité.

« Avec Noam Helfer, nous avons cherché à illustrer le monde intérieur, l'intime (psychique et physique) de la figure qui tourne, et à embarquer les gens dans des sensations intégrales corporelles et visuelles.

J'ai personnellement écrit et interprété les chants, un petit clin d’œil à la “Star”.

Yasmin Wollek artiste et conceptrice de costume pour le théâtre, le cirque et la danse, elle est également créatrice et styliste pour la télévision Israélienne et de performeurs célèbrent.

Fhilipe Chambion, créateur lumière, travaille avec différentes compagnies de danse en France et à l’étranger.

La Production

La création est portée par l'association Orientation (Loi 1901), dirigée artistiquement par Daniell Alnuma

La création est soutenue par le Théâtre de Die, la Fédération des Œuvres laïques de la Drôme, le Festival Danse au fil d'avril et le Conseil Départemental de la Drôme.

Remerciements : Cirque Plume, Maria Estevens M. Curatrice du Labo Novo, Station Internationale d’art Performance (Visuel et sonore)

Photos de Laurent Carte

Voici des videos: merci de noter que les videos sont un demo des entrainement et des recherches et ne pas le spectacle meme. (Les videos son pris aux cour des residences entrainement et des repetition des essay lumiere avec le Cirque plume ( Octobre\ Novembre ). Les costumes et la musique est en court du preparation et sera pret pour le 20 Mai ainsi que tout la processus creation. )

20 min d’entraînement au tournoiement. Au Théâtre Espace des Arts, Scène nationale Chalon sur Saône - avec Cirque Plume, essay de lumiere.

Presentation du numero du Daniell au Cirque plume :

Photos de Natasha Shakhnes

FLYING THE EARTH

Solo dansé de Daniell Alnuma

“Je tourne et la réalité disparaît, puis quelque chose d'autre, qui pourrait être moi, apparait”

NOTE D’INTENTION

Dans cette nouvelle création, je ne cesse de tourner.

Je vous embarque au travers de mon corps dans tous ses états dans un voyage transcendant.

A partir d’un tour, d’un focus sur le mouvement imposé et répétitif, j'offre aux spectateurs une passerelle d'assimilation qui lui permet de libérer son imagination à partir d’une sensation subjective.

J’ai choisi d'entrelacer les différents tableaux avec un fil de rêves créés dans les 5 dimensions (la matière, le mental, la conscience, le temps, l’espace)

Dans un des rêves, la danseuse renait d’un tourbillon ; ce tourbillon s'impose à elle, la conduit dans sa réalité, seule face à elle-même, vers d’autres réalités.

A partir d'un petit point dans l’espace, qui cherche à exprimer le vide ou l'inconnu, je glisse avec élan vers un chemin initiatique jusqu'au total dévoilement de 'soi'.

Je m’élance comme fait la méduse, prise dans les courants des eaux profondes.

Je tâtonne et cherche à comprendre mes limitations corporelles dans l’espace,

Je trouve mes manières d’être au monde, mes apparences, ce que je donne à voir, je les conscientise.

Avec contrôle, sans contrôle, je navigue à travers l’anxiété, le désir, la confusion, l’abandon et la passion.

Je me questionne face aux regards extérieurs dans le monde des symboles, là où nait le doute.

Mais au fond, il y a quelque chose, une force, une concentration qui reste accrochée sur le point, celui de l'élan vers l’infini …

Je déploie le tour en tant qu'espace de multiples points de vue.

J'ouvre un monde qui rassemble et déroule une multiplicité d'autres mondes.

Tourner est porteur de vie et de sens, tourner comme le temps qui passe, rassemblant tout le passé vers l'instant puis l'instant suivant.

Tourner c'est être et devenir. Tourner c'est être multiple, telle une vague traversée par mille autres vagues, un monde fluide, organique, nostalgique à l'idée de retour au sein maternel, à la recherche d'une terre nouvelle, d'un hors monde.

Tourner c'est aussi, 'tourner en rond' ou 'tourner dans son lit' ou encore l'expression d'une obsession.

En réalité tout tourne dans l'existence du plus petit au plus grand, tourner pour monter vers les hautes sphères, pour atténuer la sensation de lourdeur, tourner enfin pour exalter la vie, la célébrer.

Photos de Natasha Shakhnes

LES CHOIX ARTISTIQUES

Les inspirations principales qui m’ont guidées pour cette création sont :

-L’enfant, ‘l’enfant intérieur’/Masculin/Féminin

-L’ “étoile”, l’idole de la culture pop

-Le “Soufi »/la divinité

Ces trois influences en apparence ne semblent pas se relier, et pourtant il y a un questionnement qui a du sens et qui m’accompagne depuis toujours.

L’enfant (l’enfant intérieur) cherche une ancre, du sens, une raison, un espoir, un sauvetage.

Elle tourne comme le font les enfants, mais c’est devenu une addiction contre la frustration et la colère.

Parallèlement, il trouve en pratiquant le tour, sa force, sa gloire et sa capacité de se créer un monde d'espoir qui le protège du rejet, de l’humiliation, de la violence, il trouve l’échappatoire et crée la distance, l’espace en mouvement qui le protège.

Le masculin/féminin en nous.

L'idole de la “culture pop” - l’étoile, représente celle qui tourne autour d’elle-même, elle remplit la scène, l’espace et l’espace virtuel par elle-même.

Mais l’est-elle vraiment, remplie ?

On la confond avec Narcisse.

L’ “étoile” désigne la fantaisie du grand public, le produit de l’extase du matérialisme consacré.

Le narcissisme devient un idéal, une glorification du ‘Je’. Je formule du Moi (et non du Soi).

Le Soufi est l’être spirituel qui tourne pour aller au plus proche de la glorification du suprême. Il crée les rituels et la discipline qui lui permettra de se détacher de son ego, de se détacher de lui-même. Il a un fort besoin de trouver la libération du « soi » et de devenir un avec l’univers, il tourne pour se dissoudre, pour renaître à la divine nature.

Les trois personnages de la danseuse cherchent en tournant, un sens existentiel.

Devant le vide, ils s'accrochent pour trouver la joie, l’amour, la gloire, la liberté, le Divin en soi.

D’un point de vue philosophique, le tour contient en lui-même les 3 aspects du temps : le passé, le présent, le futur. Le passé nous enveloppe, il est notre histoire, il s'enroule en nous même, nous sommes une contraction de tout notre passé, qui court toujours vers le futur, le devenir.

Le présent est l’agencement des deux, il les relie dans notre présence au monde et fait passer le moment présent à l'avant.

Photos de Laurent Carte

Dans cette création - Flying the earth

- Daniell cherche à jouer et à maîtriser ces forces, de la même manière qu'un oiseau jouera avec les courants d’air, qu'un dauphin jouera avec les courants aquatiques, et que le danseur jouera avec les courants des rythmes et des mélodies.

Elle introduit également dans cette création les courants de la vie, ceux qui ont façonné la mémoire et les réflexes, pour devenir ce qu’elle est : l’ici et maintenant.

Photos de Laurent Carte