En hauteur

Ils sont au cœur du village depuis des mois, ils chouchoutent notre église Saint-Nicolas, et pourtant, ils paraissent si inaccessibles à déambuler à des dizaines de mètres de hauteur tels des acrobates! J'ai donc voulu en savoir plus sur eux : les artisans couvreurs.

C'est Julien Serres qui m'accueille au pied de l'édifice et qui me guide jusqu'en haut des échafaudages. Au fil des mètres d'ascension, il me parle de son expérience professionnelle.

Couvreur depuis trente ans, il travaille pour la société Coanus et est habitué aux longs chantiers consacrés aux monuments historiques. Il oeuvre sur le site de l'église Saint-Nicolas depuis avril 2015 et le chantier devrait bientôt prendre fin, ensuite il se rendra avec ses collègues au cimetière Saint-Hilaire :

"C'est la première fois que je vais travailler sur deux églises différentes dans la même commune".

Eh oui, les particularités de Marville, dont ses deux clochers, permettent d'offrir des situations originales!

Je suis l'ouvrier-guide qui se déplace avec une aisance remarquable malgré le vent qui souffle de plus en plus fort.

"ça ÉTONNE tout le monde quand on marche tout en haut, mais nous, on a l'habitude. Les gens sont encore plus ÉTONNÉS quand ils nous voient travailler l'hiver. Les premiers jours de froid sont difficiles mais après on s'y habitue. Le pire c'est la pluie."

Nous continuons notre avancée. Chaque échelle débouche sur une trappe en bois. En tout, il y a quatre ou cinq échelles. Sans repère, je n'ai pas conscience de l'endroit où je me trouve, il est tellement peu naturel de monter le long de la façade d'une église!

"J'étais déjà venu dans le coin et je me souvenais de l'architecture particulière des maisons de Marville, c'est un beau coin, le cimetière c'est beau aussi."

Puis, il ajoute qu'une école de tailleurs de pierre aurait sa place au sein de la cité renaissance.

C'est alors qu'au sommet de la structure métallique je peux goûter à la vue privilégiée des oiseaux. La beauté du spectacle efface les contraintes du vent... pourtant, j'ai le souffle coupé!

Observateur, Julien Serres me fait remarquer une imposante empreinte au cœur de la vallée de l'Othain. Il s'interroge face à ce décor qui lui est maintenant commun.

"C'est étonnant ; je ne sais pas ce que c'est... le vestige d'une route, d'un détournement de rivière?"

La visite se termine, mais, je ne quitte pas le lieu sans frôler les dentelles de pierre jaune ni effleurer l'ardoise.

La frénésie de l'escalade de la belle église a vite disparu car il a bien fallu redescendre, et si monter à une échelle ne représente pas de grosses contraintes, en descendre... c'est une autre histoire!

Texte et photos de Laetitia Sayons.

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BIT Marville
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