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Décès dû au vaccin COVID-19 en Norvège. Dernière légende antivax Traduction d'un article de Skeptical raptor

Ma liste des légendes sur le vaccin COVID-19 ne cesse de s'allonger. Cette fois, il s'agit d'environ 23 décès en Norvège après avoir reçu le vaccin COVID-19.

En apparence, cette information semble effrayante, compte tenu du fait que la Norvège est un pays relativement petit.

D'un autre côté, une analyse critique devrait nous convaincre que ce n'est pas ce qu'elle semble être.

Comme je le fais habituellement avec ces mythes et légendes sur le vaccin COVID-19, je vais passer en revue les faits concernant ces 23 décès en Norvège et comment interpréter ce qui a été observé.

Et, comme d'habitude, je recevrai l'attaque personnelle ad hominem « vous êtes un complice de Big Pharma » dans les commentaires. Bien sûr, je reçois 4,73 $ de Big Pharma pour chaque attaque personnelle contre moi. Je devrais donc bientôt pouvoir m'offrir une nouvelle Ferrari.

Bon, Sérieusement : voyons si ces décès en Norvège ont quelque chose à voir avec le vaccin COVID-19.

Décès dû au vaccin COVID-19 en Norvège.

Bien sûr, dès que l'information des 23 décès en Norvège qui ont été « causés » par le vaccin Pfizer COVID-19 s'est répandue sur Internet, les antivax ont rapidement sauté dessus. Le médecin antivax, Sherri Tenpenny, a posté ceci sur Twitter:

Tout d'abord, elle a publié un lien vers un article dans le New York Post, un journal ridiculement de droite appartenant au ridiculement de droite Rupert Murdoch.

Le New York Post est l'un des journaux les moins crédibles des États-Unis. Donc, rien de ce qu'ils écrivent, ne saurait être une analyse juste de ce qui s'est réellement passé.

Deuxièmement, comme la plupart des dingues pseudoscientifiques, Tenpenny ne recherche que des articles qui soutiennent son parti pris contre les vaccins. En d'autres termes, on ne peut pas lui faire confiance.

Néanmoins, ces remontées des décès en Norvège, ont parcouru le monde antivax et c'est devenu l'un des principaux bidonnages dans la bataille pour discréditer les vaccins COVID-19.

Selon un rapport, l'Agence norvégienne des médicaments, la «FDA» pour la Norvège, a signalé qu'un total de 29 personnes avait subi des effets secondaires, dont 13 mortels. Tous les décès sont survenus parmi des patients dans des maisons de retraite et tous avaient plus de 80 ans. L'agence a enregistré des cas de fièvre et des nausées comme effets secondaires du vaccin Pfizer ARNm COVID-19 qui, selon l'Agence norvégienne des médicaments, « pourraient avoir entraîné la mort de certains patients fragiles ».

Steinar Madsen, directeur médical de l'agence, a déclaré:

Nous ne sommes pas alarmés par cela. Il est bien clair que ces vaccins présentent très peu de risques, à une petite exception près pour les patients les plus fragiles. Les médecins doivent maintenant examiner attentivement les personnes à vacciner. Les plus fragiles et en fin de vie ne devront être vaccinés qu'après une évaluation ciblée.

En d'autres termes, les patients norvégiens étaient très fragiles, très âgés et probablement proches de leur fin de vie.

En conséquence, l'Agence Norvégienne des médicaments a édité un nouveau protocole de vaccination :

Pour la majorité des patients âgés et qui ont un risque de comorbidité, les effets secondaires du vaccin devront être évalués au regard du risque de tomber gravement malade du COVID-19.
Néanmoins, pour les personnes les plus fragiles, même un effet secondaire bénin peut avoir de graves conséquences. Pour ceux dont l'espérance de vie est réduite, l'effet bénéfique de la vaccination peut être marginal, voire nul. Par conséquent, pour les patients les plus fragiles (équivalent au stade 8 ou plus de l'échelle de fragilité clinique) (NdT : l'échelle de Rockwood définit 9 stades de fragilité pour les personnes âgés) et en phase terminale, une évaluation bénéfice/ risques est recommandée.

Le Dr Vincent Iannelli, dans un récent article de blog, a conclu :

Comprenez bien que ce n'est pas que le risque de tomber malade avec la COVID-19 l'emporte sur le risque de se faire vacciner. Mais plutôt que, parce qu'il pourrait y avoir un risque supplémentaire dû à la vaccination chez ces patients, il vaudrait mieux ne pas leur administrer le vaccin en espérant que la personne ne tombe pas malade de la COVID-19.

Ne vous fiez pas à cette analyse post hoc erronée.

Le problème avec ces mensonges antivax qui ne manquent pas d’air, c'est qu'ils sont basés sur un sophisme post hoc ergo propter hoc : C'est parce que ces décès en Norvège ont suivi le vaccin COVID-19, qu'ils sont causés par le vaccin.

Les antivax sautent à la causalité entre les vaccins et les décès, alors que nous ne sommes même pas certains de la corrélation.

Aux États-Unis, on peut s'attendre à plus de 14 000 décès après 10 millions de vaccinations contre le COVID-19. Cela signifie-t-il que les 14 000 décès ont été causés par le vaccin ? Non.

Les gens meurent tout le temps, en particulier ceux qui présentent des facteurs de risque élevés tels que les maladies cardiovasculaires, l'obésité, le cancer et la conduite d'une moto à grande vitesse sans casque.

La seule façon de savoir si un vaccin est lié à ces décès, est de comparer le taux de mortalité de la population générale par rapport à la population vaccinée dans le cadre d'un essai clinique bien contrôlé et bien conçu.

Et vous savez quoi ? Nous l'avons fait : plus de 43000 personnes dans l'essai clinique de phase 3 du vaccin Pfizer COVID-19, et il n'y avait aucune différence en termes de décès.

Il est raisonnable de croire que les effets secondaires mineurs du vaccin COVID-19 auraient pu entraîner la mort de patients âgés fragiles en Norvège. Beaucoup étaient proches de la fin de leur vie. Il serait donc difficile, voire impossible, de séparer le processus de mort naturelle, du vaccin.

En revanche, il est presque certain qu'une infection au COVID-19 aurait entrainé leur décès.

De plus, ces décès n'ont pas été observés dans des groupes légèrement plus jeunes qui n'étaient pas fragiles mais peuvent présenter certains facteurs de risque.

Les militants antivax font tout ce qu'ils peuvent pour discréditer les vaccins COVID-19. Ils affirment que les vaccins COVID-19 ont tué des infirmières, tué des médecins, provoqué la stérilité ou détruit votre ADN.

Aucune de ces affirmations farfelues n'est vraie.

Les patients âgés et fragiles ne devraient peut-être pas recevoir le vaccin malgré les avantages considérables. Mais cette balance risques/ bénéfices passe largement du côté des bénéfices pour presque tous les autres groupes d'âge.