La dolce vita milanaise, carrefour des diversités italiennes par andrea bossetti

L’Italie a ce propre de sublimer ces clichés et de nous en rendre fou. Il y avait 1001 façons d’initier un texte comme celui-ci, soit tout autant de façons possibles de parler de Milan et l’apprécier. Car oui Milan n’est assurément pas la plus belle ville d’Italie, loin de là tant Rome, Florence ou Bologne semblent d’un autre monde. Oui Milan est sûrement la moins singulière des grandes villes d’Italie, tant sa population est un étrangère, rendant impossible la définition d’un milanais type. Oui Milan est probablement l’endroit où l’on mange le moins bien en Italie, tant la Calabre, la Campanie, l’Emilie Romagne ou le Piémont jouissent d’un patrimoine culinaire exceptionnel. Et pourtant, loin de son image de ville pour fashionista sous les projecteurs le temps de deux semaines dans l’année et de repères de jeunes banquiers avides, qu’il fait bon vivre à Milan.

Porte d’entrée de l’Italie nichée aux pieds des Alpes, Milan n’est autre que le mélange sublimé de tout ce que ce pays compte d’allégresse, de joie vivre et de poésie, et de l’influence de ces voisins français, suisses et autrichiens, au caractère bien moins latin. Passer une année à étudier ou travailler à Milan, c’est se plonger au cœur d’une ville si cosmopolite, au sein d’un pays où chaque région a son identité si propre, et où toutes ces cultures se retrouvent à Milan. Vivre à Milan, c’est se donner le luxe d’avoir un regard sur tout ce que l’Italie a de meilleur à offrir, c’est déguster les saveurs d’un pays aux contrastes si enrichissants.

Il existe bien des manières de profiter de Milan, mais toutes commencent par ce que l’Italie fait mieux que n’importe quel autre pays : le café. S’il se boit long à Paris, en terrasse été comme hiver, il se déguste ici serré, ou avec une pointe de mousse de lait, et au bar, comme à la Pasticceria Viscontea, via De Amicis, à cent mètres de l’Université Catholique du Sacré Cœur.

En remontant vers le Duomo, il convient de s’arrêter dans une des institutions de la ville, chez Luini, afin de gouter une des spécialités milanaises, les panzerotti, chausson frit, ou cuit au four, et garnis de sauce tomate, de jambon ou de mozzarella.

Une fois perdu dans le quartier de la mode, où tout ce que l’Italie recense de créateurs se retrouve, il n’y a pas de meilleures tables pour s’offrir une escalope milanaise ou un plat d’antipasti qu’au Salumaio di Via Montenapoleone. Caché dans une cour intérieure entre les Via Gesu et Santo Spirito, cette autre institution milanaise se veut être un havre de paix, et une des plus belles expressions de la richesse culinaire d’un pays, nous offrant la combinaison de ce que le nord de l’Italie compte de plus fin, et le sud de plus chaleureux. Et si toutefois les velléités de découverte poussent à s’aventurer plus loin via Manzoni, alors s’arrêter déjeuner chez Camillo Benso (Piazza Cavour) s’impose tant ce restaurant aux allures si précieuses et à la clientèle si mondaine offre pour si peu cher ce que l’Italie a de plus simple, la pizza napolitaine. Véritable carte postale de l’élégance italienne, où se croisent costumes milanais ou napolitains, ce restaurant est une des innombrables personnifications des clichés sur l’Italie.

Le soir venu, la tradition milanaise se veut de se retrouver à Brera, le « Saint Germain des Prés » milanais, à Corso Como ou sur les bords des Navigli pour partager l’apéritivo, véritable mode de vie dans la capitale des Lombards où tous se retrouvent autour d’un verre pour picorer un des innombrables buffets aux saveurs variées, résultat de l’influence des cultures de tous les peuples venant des régions d’Italie ayant immigrés à Milan. Une fois le soleil couché, et si un dernier verre s’impose, alors la terrasse du Ceresio 7 (via Ceresio) semble avoir été créée pour illustrer à la fin de la journée les contrastes permanents offerts par Milan, entre chaleur du sud et le froid du nord, culture latine et continentale, vu sur le centre historique et sur les grattes ciels de Garibaldi. Parmi tout ce la France compte d’artistes amoureux de l’Italie, l’un d’entre eux a chanté un jour « Mes amis ne soyez pas trop tristes si j'ai trouvé le pays où l'on aime la douceur de vivre, l'amour et la poésie », et ne pouvait résumer de meilleure manière les sentiments dont fait don ce carrefour des cultures.

Ce témoignage et les photos sont issus du Journal de PSB International Office, recueil de retours d'expérience d'étudiants de PSB Paris School of Business durant leur séjour d'études à l'étranger et entièrement fournit par l'étudiant Andréa Bossetti sans aucune retouche de la part de PSB International Office.

Merci à Andréa pour son témoignage ainsi qu'à Camille et Flore de PSBIO pour avoir géré de main de maître la création de ce journal. Mise à jour le 24/11/2016

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