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28 Septembre Financer le plaidoyer au niveau de la base pour reléguer dans le passé l’avortement non-sécurisé #Makeunsafeabortionhistory

La possibilité de faire ses propres choix en matière d’avortement et de soins post-avortement, en ayant accès à des solutions sûres, est un droit humain fondamental.

Dans le monde d’aujourd’hui, des milliards de personnes se voient renier le droit de choisir d’interrompre leur grossesse dans des conditions sûres, du fait de restrictions juridiques, de règlementations médicales et d’une stigmatisation omniprésente.

  • Le taux d’avortement est constant d’un pays à l’autre, indépendamment de la licéité ou non de l’avortement. Les données 2010-2014 montrent qu’environ 45 % des avortements pratiqués dans le monde l’ont été dans des conditions à risques, essentiellement dans les pays en développement.
  • Près de 7 millions de femmes sont admises à l’hôpital chaque année dans les pays en développement à la suite d’un avortement non-sécurisé.
  • • 23 000 femmes meurent chaque année des suites d’un avortement non-sécurisé. Entre 4,7 % et 13,2 % de la mortalité maternelle peut être attribuée à non-sécurisé.

Financer le plaidoyer pour l’accès à l’avortement sécurisé est une décision rationnelle. D’après les données de l’Organisation Mondiale de la Santé, le coût annuel du traitement des principales complications liées à l’avortement à risques est estimé à 553 millions d’USD. Un meilleur accès à des services d’avortement sécurisé réduirait par dix cette charge financière pour les systèmes de santé.

Les bénéficiaires AmplifyChange agissent jusque dans les contextes les plus fermés pour lever les obstacles à l’avortement sécurisé.

Les organisations de la société civile (OSC) au niveau de la base sont le meilleur moyen d’impulser des changements et un impact durables dans les communautés. Elles sont la preuve que l’activisme local, initié dans les pays du Sud, peut faire changer les lois, renforcer les systèmes de santé, transformer les normes sociales, et faire de l’avortement une procédure sûre, digne et accessible à toutes. Ces organisations travaillent à plusieurs niveaux, en faisant campagne pour obtenir la levée des obstacles politiques et juridiques, en soutenant le développement des soins post-avortement, en diffusant des informations sur les pratiques médicales sûres ou en proposant leur aide par le biais de la télémédecine ou d’une hotline. Bref, leur travail sauve des vies.

Depuis 2015, nous avons soutenu 137 organisations dans 42 pays, pour un total de 27 462 180 £. La majorité d’entre elles sont des groupes de la société civile de petite ou moyenne taille.

Nous sommes l’un des principaux investisseurs pour l’avortement sécurisé dans le Sud, là où les lois et la stigmatisation sont particulièrement dissuasives. Nos bénéficiaires changent les termes du débat et réagissent à la stigmatisation – mais la demande et les besoins urgents de financement dépassent l’offre disponible.

Pour des financements qui ne laissent pas de côté les OSC locales

Nous espérons voir les bailleurs orienter leur soutien, non vers de nouvelles initiatives, mais plutôt vers des organisations qui ont déjà établi un réseau ou réussi à avoir un impact sur la législation et l’accès à l’avortement sécurisé dans leur communauté.

Comment puis-je aider ?

AmplifyChange est une plateforme qui permet à des groupes de la société civile d’être financés et soutenus dans leur plaidoyer pour les droits et la santé sexuels et reproductifs, dont l’avortement sécurisé. Nos priorités pour bientôt reléguer dans le passé l’avortement à risques sont :

  • Nous concentrer sur les OSC qui y travaillent déjà : poursuivre nos financements flexibles à celles et ceux qui travaillent au niveau de la base dans des environnements hostiles.
  • Construire des réseaux plus forts au sein de la société civile : renforcer les liens et les opportunités d’apprentissage mutuel entre organisations, y compris par le biais de plateformes numériques ; créer des mouvements plus résilients pour le changement.
  • Renforcer le plaidoyer pour l’avortement sécurisé à grande échelle : construire des partenariats avec des leaders connu·e·s ou émergent·e·s du plaidoyer pour les droits liés à l’avortement ; et proposer des financements destinés à encourager des mouvements plus résilients.

Pour plus d’informations sur comment soutenir le travail de plaidoyer des bénéficiaires AmplifyChange pour l’accès à l’avortement sécurisé, contactez-nous sur enquire@amplifychange.org

Ces organisations ont besoin de financement pour reléguer dans le passé l’avortement non-sécurisé.

Découvrez pourquoi en visionnant les vidéos ci-dessous.

Generation Initiative for Women and Youth Network (GIWYN)

Generation Initiative for Women and Youth Network (GIWYN) est une organisation non gouvernementale à but non lucratif basée au Nigéria.

GIWYN base son travail sur le principe que chaque femme et chaque jeune a le droit de vivre dans les meilleures conditions possibles, avec des choix reproductifs sûrs, des soins de qualité et un environnement propice qui les encourage à faire valoir leurs droits humains fondamentaux tels que les droits et la santé sexuels et reproductifs (DSSR).

GIWYN a mis en place la hotline Mme Rosy et est une organisation fondatrice du Réseau MAMA, un collectif régional d’opérateurs de hotlines pour les DSSR. Le Réseau est actif à travers l’Afrique au niveau des communautés et partage directement avec les femmes des informations vérifiées et dénuées de stigmatisation sur l’avortement médical auto-administré et les DSSR. Les hotlines membres du réseau échangent des bonnes pratiques et des formations entre membres.

GIWYN est une organisation leader de la Coalition Nationale pour la Justice Reproductive au Nigéria, qui vise à améliorer l’accès aux DSSR et notamment à l’avortement sécurisé. GIWYN organise également des formations communautaires au Nigéria et au Cameroun sur l’avortement sécurisé.

« Financer les petites organisations de la société civile, c’est renforcer leur capacité à promouvoir l’égalité sanitaire et à donner aux femmes pauvres et vulnérables les moyens d’exercer leurs droits et de prendre les décisions importantes pour leur corps (par exemple, en choisissant si et quand elles veulent avoir des enfants, ou pas), et améliorer radicalement la santé et le bien-être des femmes. »

-SYBIL NMEZI, GENERATION INITIATIVE FOR WOMEN AND YOUTH NETWORK

The Centre for Solutions Journalism (CSJ)

The Centre for Solutions Journalism (CSJ) est une organisation de professionnel·le·s des médias pour les droits humains, à but non lucratif et basée au Malawi. Sa mission est de promouvoir l’exercice des droits humains parmi les Malawites de tous les milieux. CSJ milite en utilisant les leviers du plaidoyer médiatique, de l’éducation civique et des programmes de terrain auprès des communautés, et en interpelant les parties prenantes.

En partenariat avec d’autres membres de la Coalition pour la Prévention de l’Avortement à Risques, CSJ plaide pour le droit à l’avortement sécurisé au Malawi. Au cours de l’année écoulée, CSJ a approché les dignitaires religieux·ses favorables à la liberté de choix et s’est constitué un réseau d’allié·e·s de plaidoyer pour faire adopter la Loi sur l’Interruption Volontaire de Grossesse. Partenaire médiatique influent, CSJ produit des articles de presse et diffuse des programmes télévisés pour sensibiliser le public à la loi sur l’IVG tout en faisant connaître le point de vue de ses allié·e·s religieux·ses.

« Le financement de la société civile au niveau de la base est crucial pour mettre un terme à l’avortement à risques. Les réformes législatives sont possibles lorsqu’elles répondent à une demande venue des habitant·e·s des communautés. Nous en appelons aux bailleurs pour continuer à financer les petites organisations. Leur soutien fait une énorme différence en améliorant la vie d’un grand nombre de gens. »

-BRIAN LIGOMEKA, CENTRE FOR SOLUTIONS JOURNALISM

Réseau d'Afrique Centrale pour la Santé Reproductive des Femmes (GCG)

Le Réseau D’Afrique Centrale pour la Santé Reproductive des Femmes fait progresser les droits reproductifs des femmes et des filles au Gabon et Cameroun.

Depuis 2008, GCG participe à la réduction de la mortalité maternelle en formant des prestataires de soins aux soins post-avortement dans les zones rurales (3 frontières Gabon, Cameroun et de la Guinée Equatoriale) ainsi que dans les grandes villes (Douala, Ebolowa, Libreville, Lambaréné et ailleurs). Ils promeuvent l'importance de l'agence sexuelle, en encourageant les femmes et les jeunes à prendre position, à s'affirmer comme acteurs de leur propre existence. Leur travail renforce l'accès à la santé et aux droits reproductifs par le biais de groupes de discussion, d'animations radiophoniques et de visites dans les écoles. Ils sont spécialisés dans la collecte de données sur le terrain pour sensibiliser aux réalités des choix des jeunes femmes et des jeunes filles en matière de santé reproductive.

« Le financement des organisations de base de la société civile est crucial pour mettre fin aux avortements non sécurisés dans la mesure où : Ces financements permettent aux organisations de proposer des solutions concrètes et immédiates qui font toute la différence et sauvent des vies. Les reformes juridiques sont lentes et les lois dans notre contexte ne garantissent pas l’accès aux services. Nous trouvons la mobilisation directe des organisations de base plus engageante et plus durable. »

- AIMEE PATRICIA NDEMBI, RÉSEAU D’AFRIQUE CENTRALE POUR LA SANTÉ REPRODUCTIVE DES FEMMES (GCG)

Nifin'Akanga

Nifin’Akanga est un mouvement féministe pro-choix qui lutte contre toutes les formes de violences faites aux femmes, en œuvrant en premier lieu pour la dépénalisation de l’avortement. La pénalisation de l’avortement constitue une violence faite aux femmes malgaches.

La législation en vigueur à Madagascar interdit le recours à l’avortement peu importe les circonstances. Les femmes sont ainsi contraintes d’avorter dans l’illégalité, dans des conditions non sécurisées qui peuvent conduire à des conséquences désastreuses sur leur santé, pouvant aller jusqu’à leur décès.

Nifin’Akanga mène un travail de plaidoyer pour la dépénalisation de l’avortement à Madagascar, notamment pour des raisons thérapeutiques ou médicales, en cas de viol ou inceste. Ce travail de plaidoirie est accompagné d’actions de sensibilisation, d’information pour le changement de mentalité et de comportement pour cesser la stigmatisation et la culpabilisation des femmes qui ont recours à l’avortement. Ces deux actions sont faites ensemble car elles sont la première étape à faire pour pouvoir mener un combat pour l’accès à l’avortement sécurisé.

Plus récemment, Nifin’Akanga a mené une étude sur les réalités des pratiques de l’avortement clandestin à Madagascar, afin de mettre en exergue les impacts de la restriction sur l’accès à l’avortement sécurisé sur les femmes et filles malgaches.

Nifin’Akanga milite pour le :

  • Changement du système via une modification ou création législative, afin que l’avortement soit légal à Madagascar d’ici 2023.
  • Changement au sein de la société qui devrait être protectrice de la femme et non auteur de violence sous toutes ses formes.

Pour la version complète de ce documentaire et pour en savoir plus sur leur travail, rendrez-vous à la chaine YouTube de Nifin’Akanga.

« Pour le cas de Madagascar, le Mouvement Nifin’Akanga est le seul mouvement féministe œuvrant pour la dépénalisation de l’avortement. Les financements provenant des bailleurs permettront de renforcer les acquis et d'accélérer les progrès déjà réalisés par le mouvement pour le changement de la législation. »

- NIFIN'AKANGA, MADAGASCAR

The Center for Accountability and Rule of Law - Sierra Leone (CARL-SL)

The Center for Accountability and Rule of Law - Sierra Leone (CARL-SL) est une organisation locale indépendante de défenseurs des droits de l'homme et de la société civile qui s'est engagée à promouvoir les droits humains par la responsabilisation et l'administration efficace de l'État de droit en Sierra Leone.

Le CARL est un acteur actif et principal dans les efforts de plaidoyer à l'échelle nationale pour assurer la réalisation des droits et de la santé sexuels et reproductifs (DSSR) parmi les sections vulnérables de la population en Sierra Leone. le CARL a assuré le secrétariat de la principale coalition de défense des DSSR en Sierra Leone, la People's Alliance for Reproductive Health Advocacy (PARHA). La PARHA mène actuellement la campagne sur le projet de loi sur la maternité sans risques et la santé reproductive, qui dépénalise l'avortement.

« Les organisations de base représentent le meilleur espoir de mener des réformes juridiques pour un meilleur accès à la santé et aux droits sexuels et reproductifs, y compris l'avortement sécurisé. Outre leur capacité à mobiliser les communautés et les chefs traditionnels, elles sont également en mesure de s'engager au niveau national auprès des responsables politiques et des législateurs. Nous avons parcouru un long chemin dans nos efforts collectifs pour obtenir une loi sur l'avortement sécurisé, et le coût du retrait du soutien des groupes locaux serait extrêmement élevé, en particulier pour les femmes et les filles. Le gouvernement a répondu à l'appel des organisations de base, en exprimant publiquement son engagement à faire avancer le projet de loi sur la maternité sans risque (qui prévoit l’accès à l’avortement sécurisé). Les organisations de base auront besoin de ressources pour continuer à travailler avec le gouvernement sur ce sujet, tout en engageant les différents acteurs dont le soutien - ou du moins la non-opposition - est nécessaire pour que le projet de loi soit adopté. »

-IBRAHIM TOMMY, DIRECTEUR EXÉCUTIF, CENTER FOR ACCOUNTABILITY AND RULE OF LAW (CARL) - SIERRA LEONE

Cette page a été créée pour soutenir nos bénéficiaires pour la Journée internationale de l'avortement sécurisé du 28 septembre par AmplifyChange. Nous sommes un fonds pour briser le silence sur la santé et les droits sexuels et reproductifs. Pour en savoir plus, visitez amplifychange.fr ou contactez-nous enquire@amplifychange.org