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Un sacrifice pour une chance l'éducation et le sport

Quand le sport devient plus qu'un loisir, découvrez le quotidien d'adolescents extraordinaires...

Chapitre 1 : "Je me lève à 5h30 tous les matins." Robin, 15 ans
Chapitre 2 : "C'est la passion du sport qui les pousse à faire tout ça." Sébastien Tranel, directeur technique Angers Natation

Laura, Robin, Alexis, Clément, Maxime, Nicolas, Alexi, Sacha, Benjamin, Winston. Dix élèves angevins, dix parcours différents et une seule passion qui les relie : le sport. Dans les bassins ou sur les parquets, ils surmontent avec assurance le rythme effréné de leur quotidien. A 15 ans, se réveiller chaque jour avant ses parents n’est pas toujours simple. A l’aube, alors que leurs amis dorment encore, eux attaquent déjà leur journée. "Je crois que c’est la passion du sport qui les pousse à faire tout ça. Si tous les jeunes se lancent à corps perdu dans une pratique, c’est qu’ils aiment ça", précise Sébastien Tranel, directeur technique d’Angers Natation. "C’est mon sport, c’est ce que j’aime", confirme Laura, jeune lycéenne qui nage depuis l'âge de 5 ans. Pour elle, se lever tous les matins est devenu une habitude, comme si c’était "normal".

Tous aujourd’hui font partie d’une section sportive scolaire. "Ils ont le même quota d’horaires de cours de français, de maths, d’EPS, que les autres élèves du collège et du lycée", explique François Biette, coordinateur de la section basket au collège et responsable de l’académie basket au lycée Mongazon. "En revanche, ils bénéficient d’un emploi du temps aménagé qui leur permet de s’entraîner jusqu’à deux fois par jour. En fin de matinée, ils finissent un peu plus tôt les cours pour pouvoir s’entraîner et doubler les séances le soir".

" Pour les parents, c’est important d’avoir un interlocuteur, quelqu’un qui adhère au projet, qui a le souci des élèves et de fait, ce professeur va jouer le rôle de coach."

Ces jeunes-là ne s’arrêtent jamais. Pour y arriver, ils ont besoin de temps et de repères. Pour cela, Nathalie Leroy, cheffe d’établissement du lycée Sainte-Agnès, mise sur les professeurs principaux auprès desquels les parents trouvent une oreille attentive. "Pour eux c’est important d’avoir un interlocuteur, quelqu’un qui adhère au projet, qui a le souci des élèves et de fait, ce professeur va jouer le rôle de coach" confie-t-elle.

Chapitre 3 : "Au lieu de sortir avec les copains, mieux vaut aller travailler" Sacha, 14 ans

Entre école et sport, l'enjeu est de trouver un équilibre et de faire en sorte que l'un ne devienne pas un obstacle pour l'autre.

Chapitre 4 : "Je suis convaincue que ceux qui font la section apprennent tellement d'autres choses." Sophie Pélaprat, professeure d'Histoire-Géographie

Sport de haut niveau oblige, la compétition fait aussi partie du quotidien des sportifs. Face à leurs absences, certains professeurs se montrent réticents vis-à-vis de la section sportive scolaire. Sophie Pélaprat, à la fois professeure d’histoire-géographie et responsable du niveau 3ème au collège Mongazon, confie son point de vue et défend la complémentarité entre l’école et le sport.

Chapitre 5 : "On a tous la même envie de progresser" Benjamin, 14 ans

Avec les entraînements, c'est une seconde journée qui commence pour les jeunes basketteurs. Alterner entre vie scolaire et vie sportive n'est pas toujours facile pour ces adolescents. Mais leur épanouissement passe par là.

Chapitre 6 : "L'objectif c'est de les pousser au maximum." Kevin Pennuen, référent de la section au sein du club Étoile Angers Basket et entraîneur de basket au collège Mongazon

Les élèves concernés par ces sections sportives sont soutenus et accompagnés par leur entourage mais surtout par les entraîneurs qui sont là pour les faire progresser. "L'objectif c’est de les pousser au maximum" explique Kévin Pennuen, entraîneur des 4ème – 3ème de la section basket du collège Mongazon et référent de la section au sein du club de l'Étoile Angers Basket (EAB). Les jeunes sportifs ont un rythme de vie différent de celui des autres élèves. La fatigue, les blessures et même le découragement font partie intégrantes de leur vie. Chaque jour, le rôle des entraîneurs est de les faire grandir afin qu’ils atteignent le maximum de leur potentiel. Pour Morgan Dufour, entraîneur du groupe Centre d'Accession et de Formation (CAF) d’Angers Natation, tout le bénéfice de la section réside dans le fait "de travailler autour de l’individu pour faire en sorte d’avoir vraiment un meilleur collectif derrière".

" Si on sent de la fatigue physique, on adapte le contenu des séances."

Malheureusement, tous ces efforts ne sont parfois pas suffisants notamment à cause d’une blessure ou d’un manque d’investissement à l’école. Dans les deux cas, des mesures sont prises en concertation avec les entraîneurs et les référents scolaires. Un élève s’investissant trop peu en classe voit son nombre d’entraînements baisser. Les entraîneurs ne manquent pas d'écrire un avis sur le bulletin scolaire concernant l'implication de chaque sportif. Concernant les blessures, tout est une question d’adaptation, les coachs sont attentifs au moindre détail. "Si on sent de la fatigue physique, on adapte le contenu des séances. A cet âge-là, leur corps est en perpétuel changement, il faut faire attention aux blessures notamment articulaires et des tendons" explique Kévin Pennuen.

" C’est vrai que s’il n’y a pas une relation de confiance, un certain affect entre l’entraîneur et le nageur, ça ne sert à rien."

Mais il en faut plus pour décourager les entraîneurs. Peu importe la discipline tous sont unanimes et souhaitent "transmettre une passion". Une transmission qui ne se fait pas sans l'implication des sportifs eux-mêmes. Être en section sportive scolaire rime parfois, souvent même, avec sacrifices et contraintes. C'est pourquoi une relation de confiance doit être établie avec les sportifs : "La relation entraîneur – entraîné, c’est avant tout la rencontre de deux personnes. […] Mais c’est vrai que s’il n’y a pas une relation de confiance, un certain affect entre l’entraîneur et le nageur, ça ne sert à rien" confie Sébastien Tranel, directeur technique d’Angers Natation.

Chapitre 7 : "C'est comme une chaîne avec les maillons qui se relient les uns aux autres." Bérénice Denham, maman d'un nageur

Rencontrée à la cafétéria de la piscine Jean-Bouin, Bérénice Denham, maman de Clément, élève nageur, partage son expérience.

Chapitre 8 : "Pour moi c'est une chance et il n'y en aura pas deux." Winston, 14 ans

Après de nombreux sacrifices, les élèves de la section sportive scolaire finissent toujours par récolter les fruits de leurs efforts. Mais au-delà des performances, chacun reste conscient de la chance qu'il a de pouvoir vivre sa passion ainsi. Car tous le savent, sur le chemin qui les mènera à leur rêve, la section n’est qu’une étape. Une étape enrichissante.

Un long format réalisé par Camille Bedoux, Béatrice Albisetti, Emma Alein et Camille Audureau.

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