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la transformation de la gare La gare mezzanine ouvre ses portes fin 2020. LE PARVIS NORD A ÉTÉ LIVRÉ FIN 2019 ET LE PARVIS SUD FERA PEAU NEUVE ENTRE 2022 ET 2025.

Sixième gare ferroviaire française (hors gares parisiennes), la gare de Nantes accueille chaque année près de 12 millions de voyageurs et relie la métropole à l'Europe. Son trafic, alimenté par le développement des TER et des dessertes périurbaines, augmente de 3 à 5% chaque année. À l'horizon 2030, elle doit être en mesure d’accueillir 25 millions de personnes ! A l'étroit dans ses murs et saturée aux heures de pointe, son réaménagement était devenu indispensable pour étendre sa capacité et répondre aux besoins des usagers.

La gare développe ses capacités d’accueil et ses services aux usagers

Création d'une "gare-mezzanine" au-dessus des voies ferrées, réaménagement des bâtiments accueillant les voyageurs côté nord et sud, aménagement des accès nord et sud, ainsi que des espaces publics autour des bâtiments de la gare : autant d'étapes qui vont transformer profondément la gare de Nantes et ses abords d'ici à 2023. Coût total de l'opération : 132,5 millions d'euros, financés par la Région Pays de la Loire, Nantes Métropole, la SNCF, le Département de Loire-Atlantique, l’État et des fonds européens.

La conception de la Gare Mezzanine a été confiée à un groupement constitué de l'entreprise Demathieu et Bard, spécialiste des ouvrages d'art et du bâtiment, et de l'architecte Rudy Ricciotti, associé au cabinet nantais Forma 6. Lauréat du Grand prix national de l’architecture en 2006, Rudy Ricciotti est l’auteur, entre autres, du Musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée (Mucem) de Marseille, du stade Jean-Bouin à Paris et du département des arts de l’islam du musée du Louvre.

Surplombant les voies ferrées, à 10 mètres de haut, la passerelle-mezzanine, large de 25 m et longue de 160 m, relie les entrées nord et sud, et s’affirme comme un trait d'union entre le Jardin des plantes, au nord, et le quartier d'activités tertiaires EuroNantes, au sud. 

Surplombant les voies ferrées, à 10 mètres de haut, la passerelle-mezzanine, large de 25 m et longue de 160 m, relie les entrées nord et sud, et s’affirme comme un trait d'union entre le Jardin des plantes, au nord, et le quartier d'activités tertiaires EuroNantes, au sud. Entièrement vitrée, elle accueille 17 commerces et services, dont un restaurant avec vue imprenable sur la ville. © Rudy Ricciotti / Forma 6

Au nord, une place végétale et apaisée

Nantes Métropole est en charge des projets d'aménagement des accès nord et sud.

Les habitants de la métropole ont été étroitement associés au projet. En juin 2016, des ateliers citoyens ont été mis en place pour réfléchir aux aménagements des abords de la gare, et ainsi partager la diversité des points de vue. Ils ont regroupé, sur chacun des trois ateliers, des riverains, commerçants et représentants du Conseil des usagers de l'espace public.

La maîtrise d’œuvre a été confiée à une équipe composée des concepteurs nantais Phytolab (paysagistes) et Forma 6 (architectes urbanistes).

Les espaces publics côté nord, livrés fin 2019, ont été totalement réaménagés au bénéfice des piétons, des modes de déplacement actifs et de la nature en ville. Ils représentent quelque 3,6 hectares au total entre la gare, le Jardin des plantes, la rue Écorchard, l’allée du Commandant-Charcot, l’entrée du souterrain du canal Saint-Félix et le château des ducs de Bretagne. Livrés fin 2019, ils ont été totalement réaménagés au bénéfice des piétons, des modes de déplacement doux et de la nature en ville.

Le parvis végétalisé se transforme en salle d’attente à ciel ouvert.
L’aménagement de gradins verts à l’entrée du tunnel Saint-Félix.

Habillée de végétal, l'esplanade est étroitement liée au Jardin des plantes, avec de nouvelles entrées permettant une plus grande ouverture sur la ville. « Le secteur comprend des camélias de grande valeur patrimoniale : une partie de cette collection en contact direct avec la place a été transplantée afin de supprimer l’effet de barrière visuelle. La vue donne ainsi jusqu’à la clairière et le plan d’eau situés en recul » précise Christophe Cozette, paysagiste de l’agence Phytolab. Dans la continuité du jardin, la place est parsemée « d’éclats botaniques composés d’une large palette d’espèces végétales. ». La nouvelle promenade compte à l’arrivée 60 arbres en plus et 62 % de surfaces végétalisées supplémentaires.

Le Jardin des plantes s’ouvre sur le parvis et y sème des « éclats botaniques ».

Apaisée, la place est aujourd’hui dédiée aux transports collectifs, aux piétons et aux cyclistes.

Pendant l'été 2018, la ligne 1 de tramway entre les stations Duchesse Anne - Château et Manufacture a été entièrement rénovée, avec le changement des aubettes et la rénovation des voies. La maîtrise d'ouvrage a été confiée à la Semitan.

Des aubettes de tram inspirées de formes végétales
  • Découvrez toutes les étapes de ces grands travaux.

Les piétons peuvent aujourd’hui déambuler sereinement le long de l’allée du Commandant-Charcot et de la rue Écorchard devenue piétonne.

Côté vélo, de nouvelles pistes cyclables ont été aménagées cours Kennedy et boulevard de Stalingrad. Une Cyclo Station au toit végétalisé proposera, en septembre 2021, près de 700 places de stationnement vélo abritées et une station bicloo de 40 bornes.

Les espaces publics sont pensés pour favoriser les modes de déplacement doux.
Train, bus, vélo ou marche à pied : la place au sud favorise toutes les mobilités © Colas Vienne pour Atelier Ruelle

Au sud, place de quartier, place des mobilités

Tout en transparence, la façade de la gare accueille la mezzanine en surplomb, connectée au parvis par un jeu d'escaliers, d'escalators et d'ascenseurs. Face à la future station de transports en commun, la façade et le futur parvis assureront un véritable trait d’union entre le centre-ville et le quartier Malakoff / Pré-Gauchet.

Les travaux d'aménagement sur le parvis démarreront à l'été 2021 ; les travaux du pôle d'échanges multimodal sont prévus de 2022 à 2025.

« La première image que l'on a d'une ville quand on y arrive est toujours saisissante. Le souvenir que l'on en garde lorsqu'on la quitte ne doit pas s'oublier. J'ai souhaité que ce projet ne soit pas simplement un nouvel aménagement d'espaces publics : ce projet est une opportunité de reconquête de la nature sur la ville » Johanna Rolland, maire de Nantes et présidente de Nantes Métropole