Les Filles du Lac Blanc un projet de film documentaire de Laetitia Merli

Production :

LA BOITE À SONGES, 3 rue Faubourg la Grappe, 28000 Chartres

laboiteasonges@gmail.com / Tél : 07 82 71 51 62

Un village oublié au nord de la Mongolie, ambiance post-soviétique, post-exotique. Des jeunes filles vont à l’école, rient, tombent amoureuse, discutent avec leurs mères et grands-mères… Comment gère-t-on sa vie de femme ici et ailleurs entre rêves de liberté, traditions et modernité ? Vous saurez tout sur les filles du Lac Blanc. Et moi, quelle femme suis-je devenue ?

Tsagaan Nur, « le Lac Blanc », village au nord de la Mongolie, dans la région du Hövsgöl, juste au sud du Lac Baïkal. Ambiance post-exotique : des baraques en bois, parfois peintes en bleu, vert ou rose, des bâtiments administratifs en ruines, des rues de poussières balayées par les vents. Les yaks et les chiens se promènent librement, entre l’école, le dispensaire et les restes calcinés de la salle des fêtes. Dans la région certaines familles habitent en yourte, d’autres en maison de bois, d’autres en tipi... Nous sommes au pays des éleveurs de rennes, proche de la Taïga.

Comment les jeunes filles de cette région envisagent-elles leur vie ? Avec qui vont-elles se marier, combien d’enfants vont-elles avoir ? Vont-elles reprendre la vie de nomade ? Tenter leur chance à la ville, faire des études ? Oui, mais de quoi, pourquoi et avec quel argent ? Quels sont leurs repères dans cette société qui s'est adaptée de façon fulgurante au capitalisme après 70 ans de régime communiste.

Au fil d’archives photos et vidéos, que la réalisatrice a prises dans la région depuis 20 ans, nous suivons les filles du Lac Blanc, petites filles, adolescentes, femmes, mères et grands-mères dans leur vie quotidienne, leurs rêves et leurs désirs : Comment devient-on femme dans ce coin de Mongolie ? Quelle place occupent les petites filles ? Quelle éducation reçoivent-elles ? Et puis, questions de filles : Que font-elles pour leurs premières règles ? Comment s’organisent les mariages, les grossesses, leur vie de femme en général ? Et les grands-mères, que peuvent-elles nous raconter du passé ?

Les filles prennent la caméra et la tournent vers la réalisatrice. La filmeuse filmée. Anthropologie partagée et collaborative. A quoi rêvent les petites filles ? Et moi quel était mon rêve d’enfant ? L’ai-je enfin réalisé ?

La caméra est partagée, le regard aussi : Regard de la réalisatrice sur les femmes de là-bas, regard des filles sur leur propres grand-mères qu’elles vont interroger : Mamie, as-tu choisi ton mari ? Regard des femmes mongoles sur les femmes occidentales à travers la réalisatrice qui au fil du film se dévoile, se confie sur ses bonheurs et rêves perdus.

C’est finalement un film sur l’amour, thème universel et transculturel, l’amour de la vie vu de chez les Autres en immersion. Que nous dit le cœur des filles, qu’elles soient de la steppe ou de Paname ? Et si c’était moi ? Et si j’étais née là-bas sur les hauts plateaux, à la frontière sibérienne, comment aurait été ma vie ? Et dans ma société, quelle femme suis-je devenue ?

Note d’intention :

Batmaa, Gundjimaa, Nordjmaa et les autres, je vous ai connu petites filles à Tsaagan Nuur, le village du Lac Blanc au nord de la Mongolie. Moi, la française de vingt ans votre aînée, j’ai joué avec vous, couru et chanté dans les steppes. Vous m’appreniez le mongol et comment garder les yaks. Depuis, j’ai souvent pensé à vous, qu’alliez vous devenir dans votre village ? Comment allait être votre vie ? Alliez-vous faire des études ? … Je vous retrouve 20 ans plus tard et je me pose toujours les mêmes questions, les questions de la vie. Vous, les filles du Lac Blanc, filles et petites filles de mes amies, qu’avez vous encore à m’apprendre sur vos vies de femme ? Vous qui semblez toujours si fières et si fortes, qu’avez vous compris du bonheur ?

Lors d’un premier voyage en 1998, j’ai vécue dans ce village, dans la famille de Darimaa et Battogtog. Familiarisée avec la langue et le pays, j’ai partagé la vie de cette famille avec les trois petites filles et la grand-mère pendant quelques semaines déjà. Je passais mes journées à jouer avec les enfants, à faire des virées avec la grand mère qui allait boire le thé chez ses vieilles copines, à me baigner dans le lac… La notion de temps était complètement différente là bas. Par moment je me demandais ce que je faisais là, les journées étaient longues, mais j’aimais bien aller rêvasser près du lac. Pendant toutes ces journées où j’essayais de participer à la vie de la famille, où j’observais les activités du village, je me demandais aussi quel serait l’avenir de ces trois petites filles, seraient-elles heureuses dans leur vie d’adulte, allaient-elles faire des études ? Voilà c’est pour cela que je veux faire ce film !

Plus tard, j’ai rencontré d’autres familles, comme celle d'Enkhetuya la chamane, chez laquelle j’ai vécu à partir de 2000. J’ai partagé les activités et les jeux de mes copines Oyunaa et Djaaka. Et toujours ce même regard tendre que je pose sur elles : qu’allez vous devenir ? Et moi si j’étais née dans ce coin de Mongolie que serais-je devenue? Aurais-je eu le courage de quitter la famille et de partir à la ville ? Aurais-je trouvé un amoureux ? Qu’aurais-je fait de ma vie ? Dans tous les villages du monde, les petites filles se posent les mêmes questions sur l’avenir, sur l’amour, sur les relations avec les garçons, sur leur future vie de femme… Je pense avoir gardé assez de mes rêves d’enfants pour aller discuter avec les filles du Lac Blanc sur la vie en général. Essayer de comprendre comment elles envisagent leur vie, entre modernité et tradition, dans une des régions les plus reculées du monde. Essayer de comprendre leur vie pour mieux comprendre la mienne ? Peut-être. Mais surtout pour donner à voir la société mongole et la place qu’y occupe la femme, et plus généralement, dans cette globalisation effrénée, le monde d’aujourd’hui, vu par ses propres enfants.

Dans une approche de cinéma d’observation et d’observation flottante, la caméra légère, contre moi, représente mon propre regard de réalisatrice. Je filme ce que je vois. Les gens regardent la caméra car ils me regardent dans les yeux et en retour je leur parle et je les regarde dans les yeux. Pas de mise en scène, mais des scènes de vie. Les vrais dialogues entre les gens et avec moi seront accompagnés de ma voix off personnelle et intime sur mes propres réflexions. Le montage sera chronologique et suivra l’année scolaire, à la suite des saisons, à la suite des événements qui se dérouleront avec Les Filles du Lac Blanc. Le mode conversationnel sera privilégié. Une importance particulière sera donnée à la prise de son et aux ambiances sonores pour privilégier la mise en immersion.

Que sont devenues ces petites filles qui posaient pour moi en 1998 ?

Une Bande-Son Pop/Rock servira de fil conducteur dynamisant pour inscrire ce film dans une réelle modernité : voix de filles, groupes de filles, mongols et internationaux, les titres seront ceux écoutés par les filles mongoles d’aujourd’hui. La BO va immerger le film dans une sorte de Road-Movie Rock et féminin, pas une musique d’ascenseur mais une vraie musique que la réalisatrice pourrait écouter dans ses écouteurs en parcourant la steppe dans une veille jeep russe ou les filles dans le bus qui les mène à la ville.

Le chaos de l’endroit sera rendu de façon poétique. Les couleurs roses orangées des fins de journée enveloppent le sordide des baraquements. L’esthétisme et la poésie des images ne souhaitent pas camoufler la misère, car ce n’est pas de cela qu’il s’agit dans le film, mais plutôt de sublimer cet endroit du bout du monde et essayer de rendre par l'image, l’émotion et le décalage surréaliste que l’étranger éprouve quand il arrive dans ce lieu et arpente la terre grise entre ses maisons en bois et ses palissades. Un réel travail d’immersion sera privilégié et sera rendu à l’image comme une balade phénoménologique, comme si on y était.

Certaines familles ont des yaks, d’autres ont des rennes.

Trois phases d’écriture et repérages :

Mai 2017 : Réflexions personnelles sur le commentaire en voix off, dérushage des cahiers de terrains, dérushage des images d’archives depuis 1998, affinage de l’écriture, recherche technique pour trouver le matériel le mieux adapté…

Aout 2017 : repérage en Mongolie dans le village du Lac Blanc, explication du projet à la communauté, reprise de contacts, « casting » des jeunes filles à suivre, repérage de lieux à exploiter : école, salle communale, épicerie, dispensaire, habitats privés (yourtes, maisons en bois, tipis), annotation sur les lumières du jour et du soir pour les images de paysages, prise en compte des contraintes techniques de lumière et de son en intérieur et en extérieur, des possibilités de recharger les batteries, d’utiliser un ordinateur pour décharger les cartes… pour prévoir le matériel de tournage adéquat.

Septembre-Octobre-Novembre : Finalisation du scénario, écriture du synopsis

L’histoire se déroule sur une année complète avec trois moments clefs dans la narration : La rentrée des classes, les célébrations du Nouvel An en février et la période des grandes vacances en été avec ses festivités du Naadam, la fête nationale où tous les gens de la région se rassemblent pour s’affronter à la course équestre, à la lutte et au tir à l’arc (les trois sports nationaux mongols).

Toile de fond :

A la rentrée des classes, le 1er septembre, toute la société, même dans ce petit village du bout du monde, se remet en effervescence. Après le temps joyeux des activités estivales et du climat doux, il est temps de se remettre au travail et de préparer l’hiver rigoureux qui déjà pointe son nez. L’école de Tsagaan Nuur est au centre du village, non loin de la mairie et du dispensaire. Darimaa enseigne les mathématiques. Ses trois filles, de onze, treize et seize ans fréquentent cette même école qui rassemble les huit années scolaires du cycle de l’éducation mongole. Le village et ses rues de poussières, ses bâtiments délabrés dressent un décor surréaliste. Les murs de l’école fissurés, la peinture des salles de classe écaillée, les barrières qui claquent au vent donnent ce ton post-soviétique indescriptible mais dont l’esthétisme est pourtant si reconnaissable.

Les yaks traversent la place du village, l’étoile rouge des soviets marque toujours tel l’œil du cyclope les bâtiments officiels et au loin résonne le son du tambour du chamane à moins que ce ne soient les prières des moines bouddhistes qui eux aussi ont repris du service.

Le film suivra deux familles dans ses activités quotidiennes, de façon intime et directe, en discutant avec eux des événements, entre école, foyer familial, et dans ses relations avec les autres habitants du village.

Nous suivrons les peurs et les doutes des filles dans leur scolarité, leurs relations avec les garçons et les autres filles du village. Darimaa, qui a fait ses études à Oulan Bator, nous racontera comment elle a rencontré son mari à l’université et comment tous deux ont été mutés dans cette région désolée, où ils ont construit leur vie. Le mari, Battogtog, instituteur de profession, rêve en cette période capitaliste de se lancer dans les affaires et souhaite construire une Guest House au bord du lac pour accueillir les quelques touristes qui prennent la peine de venir si loin au Nord en été. Enkhetuya est chamane, sa famille élève des rennes dont ses quatre filles et trois petites filles, s’occupent.

Comment les filles voient-elles leur avenir ? Rester au village, partir à la ville, envisager de travailler dans le tourisme qui va de toute manière se développer de plus en plus ?

La caméra se promène, proche des gens, de leur histoire, de leurs conversations : querelles, conflits, difficultés sur fond de crise économique, de développement du tourisme, entre bouddhisme et chamanisme. Darimaa et Battogtog vont en consultation chez la chamane Enkhetuya, mais ils vont aussi à de grandes cérémonies organisées par les moines bouddhistes. Et les filles, comment trouvent-elles leur place entre bouddhisme et chamanisme ? Souffrent-elles du poids des traditions, s’en accommodent-elles ou sentent-elles déjà souffler le vent de la mondialisation entre deux clips de MTV et les textos sur leur portable ?

Les archives, accumulées depuis 1998, serviront d’ancrage dans le temps : A quoi pensiez vous à cette époque ? Quel était ton rêve ? Y es-tu parvenu ? Et vice versa : Et moi à 28 ans quels étaient mes rêvent ? Les ais-je réalisés ?

Allez-vous toujours aux cérémonnies des lamas avec vos grands-mères ?

Allez-vous chez Enkhetuya la chamane ?

Nous aborderons tous les problèmes de filles : imaginez des filles qui discutent entre copines ou avec leurs mères et grands-mères. Les grands-mères qui racontent comment ça se passait quand elles étaient jeunes, comment elles ont connu leur mari, etc. L’arrivée des règles, comment ça se passe, que disent les ainées, fait-on un rituel ? Les premières relations sexuelles, qu’est ce qui se fait ou pas, les mariages, grossesses, accouchements… Le sujet est vaste mais très peu abordé en documentaire. Là, il s’agit d’un film d’une femme sur des femmes ; le film d’une copine qui filme ses copines, qui discutent entre elles et avec elle. L’aspect réflexif viendra tout naturellement quand les copines mongoles diront « Et toi la Française, comment ça se passe chez toi ? », « A quel âge as-tu couché avec un garçon ? » « T’es tu mariée », « Et tes enfants ? »…. Les mongols sont assez crus sur les questions d'intimité, il n’y a pas de tabou à en parler si ce n’est, pour les filles, à respecter une hiérarchie dans la lignée : c’est à dire qu’on ne parlera pas de cela avec un homme plus âgé par exemple. Sinon, les blagues vont bon train. Il n’y a pas non plus d’obligation à la virginité avant le mariage, les premiers enfants arrivent tôt, la plupart du temps hors mariage, d’où le rôle important des grands-mères qui se retrouvent souvent à élever leurs petits-enfants comme leurs propres enfants.

Pour ce peuple de grands voyageurs les photographies ont une valeur inestimable. Elles sont affichées en bonne place dans la yourte et les défunts ont leur portrait sur l’autel familial. On demande toujours à voir les photos des enfants ou des proches que l’on n’a pas vu depuis longtemps. Le visiteur prendra soin de montrer les dernières photos de sa famille dans des séquences pleine d’émotions et de rires. L’étranger doit aussi se soumettre à ce rituel convivial et la réalisatrice n’hésitera pas à montrer des photos de son fils, de sa maison, de son ex-mari, de ses parents, etc. La réflexivité ne vient pas seulement de la caméra qui se tourne vers elle, mais aussi des moments « Photos » avec les photos d’archives des filles, les photos de la réalisatrice 20 ans auparavant et des photos de sa vie plus récente.

Certaines questions pourront émerger tout naturellement :

- A quel âge as-tu eu ton premier enfant ?

- 38 ans.

- Whaouh, c’est hyper vieux !

- Oui je sais mais j’ai fait des études avant, j’étais en Mongolie, je n’avais trouvé personne avant pour faire des enfants.

- Tu n’as eu qu’un seul enfant, pourquoi ?

- On a divorcé et puis j’étais déjà âgée ...

- Tu n’as pas de regrets ? Chez nous, on en fait 4, 5, 6 … mais c’est vrai que de plus en plus en ville seulement 2 ou 3.

- Moi aussi j’aurais bien aimé en avoir 2. Plus, financièrement, c’est difficile.

Dans la valse des confidences partagées, apparaitront des différences dans nos sociétés, des schémas culturels ou globalisés se laisseront découvrir. La femme mongole tend elle à s’émanciper, à faire des enfants plus tard, à divorcer ? Et nous occidentales, comment gérons-nous nos études, nos carrières ?

La caméra tentera aussi de capter les vides et les silences, les couchers de soleil sur le Lac Blanc, la lumière rose qui envahit le village avant la nuit… Le poste de télévision se met alors en marche, pour deux heures seulement, car le village est alimenté en électricité de 21h à 23h. La télévision montre Oulan Bator, la capitale effervescente, à plus de huit cent kilomètres de là. Est-ce que les filles du Lac Blanc rêvent un jour d’y aller ?

Le film se terminera sur une jeune fille dans un bus, musique road-movie, elle traverse la steppe. Son regard se perd au loin, son front collé à la vitre salle d’un bus déglingué, elle rêve à sa vie. A plus de 800 km de chez elle, elle se rend à la capitale, Oulan Bator, retrouver sa chambre d’étudiante, reprendre ses cours à l’Université, loin de sa famille loin de son monde. Comment imagine-t-elle sa vie ?

LAETITIA MERLI - Anthropologue et réalisatrice de documentaires

• depuis 2016 : Chargée de mission à la Fabrique des Ecritures Innovantes en sciences sociales au Centre Norbert Elias, CNRS Vieille Charité Marseille. Chercheuse indépendante contractuelle.

• depuis 2016 : Enseignante à l’EHESS-Marseille des Ateliers de Réalisation Documentaire. Master 2 et doctorants.

• 1er Trimestre 2015 : Ateliers Vidéo dans le cadre des activités périscolaires avec les élèves de l’école de Cucuron. Réalisation de « Les Chroniques de Cucuron ».

• 2014 : Création avec Basilic Diffusion/Cinéma le Cigalon du Festival Mondes en Images – Rencontres documentaires à Cucuron. Reconduit en avril 2015, mars 2016. Coordinatrice du festival.

• 2012-2016 : Repérage, écriture et réalisation d’un film documentaire sur le chamanisme en France « Aujourd’hui les chamanes ». Lauréat d’un appel d’offre du Ministère de la Culture, Mission du Patrimoine ethnologique, Production Gens de Terrain.

• 2009-2011 : Ecriture, Réalisation, tournage et montage du documentaire « La Revanche des chamanes » sur Adyg Eeren Centre chamanique à Kyzyl, capitale de la République de Touva et sur la vie quotidienne de ses chamanes qui autrefois persécutés se trouvent aujourd’hui à rêver d’un développement international. (ZED production, Les Ateliers du Doc, Gens de Terrain, Coproduction Planète, Diffusion Planète). Prix Mario Ruspoli du Ministère de la Culture 2011 au Festival International Jean Rouch. Sélectionné en compétition internationale aux festivals Astra film Roumanie, Worldfilm Estonie…

• 2006-2009 : Ecriture, réalisation, tournage et montage du documentaire « Shaman Tour » (63’, 2009) sur les stratégies de survie d’une famille d’éleveurs de rennes au Nord de la Mongolie. Entre globalisation et maintien des traditions, la mère, une chamane réputée de la région nous montre comment elle a développé sa petite entreprise touristique. (Fag prod, Les Ateliers du doc, CNRS Images, Gens de Terrain, Diffusion sur Arte). Prix Mario Ruspoli du Ministère de la Culture 2010 au Festival International Jean Rouch. Prix Ecomountain au Festival Cervino CineMountain 2010. De nombreuses sélections en festivals internationaux.

• 2007-2009 : Directrice artistique du Festival International Jean Rouch, Musée de l’Homme. Membre du comité de sélection, organisation du programme et responsable du suivi avec les réalisateurs. Membre du Comité du Film Ethnographique depuis 2004.

• 2007-2008 : Chercheuse associée au Centre d’Etudes Mongoles et Sibériennes (Paris), Bourse Post-doctorale de la Wenner-Gren Foundation for Anthropological Research, New York. Projet de recherche : Tourisme chamanique en République de Touva et en Mongolie.

• 2007 : Fondatrice de l’association Gens de Terrain pour le développement et la promotion auprès du grand public du documentaire à caractère ethnologique. Participe actuellement à de nombreux projets en région PACA.

• 2005-2006 : Chercheuse associée au Mongolia and Inner Asia Studies Unit (MIASU) de l’Université de Cambridge (GB). Lauréate d’une bourse de recherches post-doctorales de la Fondation Fyssen. Projet de recherches : « Chamanisme mongol versus néo-chamanisme occidental : Etude des processus interculturels de transmission, d’apprentissage et d’exportation des savoirs et des représentations ».

• 2004-2005 : Maître de conférence temporaire à l’Université de Manchester, GRANADA CENTRE for Visual Anthropology, Département Réalisation de documentaire, Grande Bretagne :

- Séminaire Text, Images and Fieldwork

- Histoire du documentaire et de l’Anthropologie Visuelle (les pionniers, les différents mouvements …)

- Organisation d’ateliers avec projections et discussions de films documentaires ;

- Responsable de l’atelier « Réalisation documentaire » (suivi des étudiants de Master 2 pour la réalisation de leur projet final)

• Organisation, programmation et animation des débats du festival de films sur la Mongolie, « Regards Comparés Mongols », 19-23 Octobre 2005, Musée de l’Homme, Paris, avec le Comité du Film Ethnographique.

• Depuis 2002, anime de nombreux ateliers et conférences sur le chamanisme et sur la réalisation documentaire (Musée du Quai Branly, EHESS, Comité du film ethnographique, Société française d’anthropologie française, Festivals…)

FORMATION

• 1999-2004 : DOCTORAT à l’ECOLE DES HAUTES ETUDES EN SCIENCES SOCIALES, EHESS, Paris, Anthropologie Sociale et Culturelle ; Directeur d’études : Philippe Descola., « De l’ombre à la lumière, de l’individu à la nation : Renouveau du Chamanisme en Mongolie postcommuniste ». Thèse écrite + films ; Mention « Très honorable avec les félicitations du jury ». Lauréate d’une bourse de recherche Lavoisier du Ministère des Affaires Etrangères.

• 1999-2000 : Master en Réalisation Documentaire au GRANADA CENTRE, Université de Manchester, Grande Bretagne, Département d’Anthropologie Visuelle, sous la direction de Paul Henley. Programme de réalisation de films documentaires : Enseignement complet, théorique et technique. Lauréate d’une bourse « Entente Cordiale » du British Council. Projet de fin d’études : Réalisation du film Call for Grace (Merli, 2000, 30 min), film sur le chamanisme urbain en Mongolie, sélectionné à de nombreux festivals.

• 1996-1998 : DEA, « Chamanisme : Adaptation et évolution. Exemple urbain en Mongolie », Mention « Très bien ». Lauréate d’une bourse bilatérale du Ministère des Affaires Etrangères et du gouvernement mongol.

• 1994-1996 : Licence et Maîtrise d’Ethnologie Université d’Aix en Provence

FILMOGRAPHIE

2016 : Aujourd’hui les chamanes (80’) – Lauréat d’un Appel d’offre du Ministère de la Culture et de la Communication – Patrimoine Immatériel – autoproduit par Gens de Terrain et un crowdfunding participatif Kisskissbankbank. Film documentaire en immersion dans le milieu chamanique en France, introduction au néo-chamanisme occidental. Edition en DVD, projections en cinéma arts et essais, festivals…

2011 : La Revanche des Chamanes (55’) – Prix Mario Ruspoli (Ministère de la Culture) 2011

Sélectionné au Festival International Jean Rouch, au WorldFilm (Tartu, Estonnie), au Festival Resistance (Foix), projeté dans le cycle de projections au Musée du Quai Branly dans le cadre de l’exposition « Les Maître du Désordre », présenté à l’EHESS, diffusé sur Planète. Prix Mario Ruspoli 2011

2009. Shaman Tour (63’) sur les interactions entre touristes et locaux sur un campement d’éleveurs de rennes dans la famille de la chamane Enkhetuya. (Fag Prod, Les Ateliers du Doc, CNRS Images), avec le soutien du CNC, de la Maison de l’Image (Région Basse Normandie), distribué en DVD par le CNRS Images, diffusé par Citizen TV (chaîne câblée), TV Suisse Romane TSR (2010), ARTE… Prix Mario Ruspoli 2010

Film présenté au :Péniche cinéma (Paris, Mars 2009) ; Beeld voor Beeld (Amsterdam, Juin 2009), Exposition Mongolie-Tibet (Paris, Juillet 2009), RAI Film Festival (Leeds, Juillet 2009) ; Viscult Film Festival (Finlande, Octobre 2009), Conférence Transboréal (Paris, novembre 2005), Conférence EHESS sur le Tourisme (Paris, Décembre 2009) ; WorldFilm Festival (Estonie, Mars 2010), Festival Jean Rouch (Paris, Mars 2010), Festival ABM (Paris, avril 2010) …

2005. La Quête du Son (53’). L’initiation chamanique d’une française en Mongolie.

Conférence « Voyages, migrations, errances » de l’Université de Bordeaux (juin 2005, Première) ; « Regards Comparés Mongols » au Musée de l’Homme, Paris (octobre 2005) ; Worldfilm Festival on Visual Culture, Estonie (mars 2006) ; EHESS projection du Réseaux SFAV (mars 2006) ; Colloque en Mongolie « Chamanisme et Nomadisme (juin 2006) ; Moscow International film Festival (septembre 2006), Festival International de films documentaires de Belgrade (Serbie, novembre 2006), Semaine Ethnologie et Cinéma à la MSH de Grenoble (février 2007), Royal Anthropological Institute Film Festival (RAI) à l’université de Manchester (juin 2007) …

2000. Call for Grace (30’). Présentation de la vie quotidienne d’un centre chamanique a Oulan Bator et de son chamane Tömör. Projet final du programme de MASTER en Anthropologie Visuelle. Mention spéciale au Royal Anthropological Institute Film Festival (2000). Bilan du film ethno, Musée de l’Homme ; Asian Society, New York ; Ethno film Festival, Moscou ; Worldfilm, Estonie …)

2007. Rituel Taivan Böö (2’). Rituel de l’arbre sacré par le chamane Taivan dans les environs d’Oulan Bator, capitale de la Mongolie. Document muséographique présenté sur une borne audiovisuelle en accompagnement d’un costume de chamane mongol exposé au Museum d’Histoire Naturelle de Toulouse.

2004. Chamanes en Ville (27’). Inauguration d’un centre chamanique a Oulan Bator par le jeune chamane bouriate Bayarbileg. Document de recherche présenté en séminaires.

2004. De la cure privée au rite collectif (15’). Festival de films sur la Mongolie « Regards Comparés Mongols » au Musée de l’Homme, Les Mercredis du Sacré, Musée de l’Homme, Musée Guimet, Musée Albert Khan…

Created By
Laetitia Merli
Appreciate

Credits:

Laetitia Merli

Report Abuse

If you feel that this video content violates the Adobe Terms of Use, you may report this content by filling out this quick form.

To report a Copyright Violation, please follow Section 17 in the Terms of Use.