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Nos revendications NÉGOCIATION 2020 - TABLE CENTRALE

S'unir. agir. gagner.

Nous, les 150 000 travailleuses et travailleurs du secteur public de la CSN, demandons au gouvernement Legault de réinvestir massivement dans les services à la population.

Avec des surplus budgétaires historiques, accumulés en grande partie sur notre dos, il en a les moyens.

Un investissement dans le secteur public est un investissement pour toutes et tous.

LE CONTEXTE

Le secteur public de la CSN

Nous sommes...

Nous sommes sur le terrain, tous les jours, dans les écoles, les centres administratifs, les cégeps, les centres de formation, les établissements de santé et de services sociaux et les organismes gouvernementaux.

Nous sommes les yeux, les oreilles et les bras des services publics. Nous en sommes aussi la voix. Nous connaissons, mieux que quiconque, les besoins tant des travailleuses et des travailleurs des réseaux que de la population québécoise.

Pour que la crise dans les réseaux se résorbe, un important coup de barre s’impose.

Nous sommes plus de 150 000 à porter ces revendications.

Le défi qui nous attend est de taille. Nous le relèverons ensemble.

Avec des membres dans les réseaux de l’éducation, de la santé et des services sociaux ainsi que dans les organismes gouvernementaux,

la CSN est l’organisation la plus représentative du secteur public.

IL FAUT contrer la surcharge de travail en ajoutant des ressources et réduire la précarité.

Au cours des dernières années, le gouvernement n’a pas financé les services publics à la hauteur des besoins, ce qui a entraîné une détérioration importante de nos conditions de travail. Réduire l’autonomie professionnelle, couper des postes et multiplier des postes temporaires ou à temps partiel tout en essayant de maintenir l’offre de services a inévitablement entraîné une augmentation de la charge pour celles et ceux d’entre nous qui, contre vents et marées, sont restés.

Tant dans les organismes gouvernementaux que dans les réseaux publics, cette constante surcharge de travail et l’augmentation de la détresse psychologique ont de graves conséquences sur notre santé, comme le confirment des données du ministère de la Santé et des Services sociaux et celui de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, qui indiquent des augmentations de près de 25 % des coûts liés aux absences pour maladie.

IL FAUT garantir des hausses supérieures à l’inflation, en portant une attention particulière à celles et ceux qui gagnent le moins.

Depuis trois décennies, nos hausses de salaire ont été presque systématiquement inférieures à celles du secteur privé et à l’augmentation du coût de la vie. Globalement, nous nous sommes appauvris. Aujourd’hui, c’est plus de 175 000 travailleuses et travailleurs des réseaux qui sont toujours sous la barre du 25 $ l’heure.

Nos salaires ayant peu progressé, le secteur public dans son ensemble n’est plus attrayant pour les personnes qui arrivent sur le marché de l’emploi, ce qui, dans le contexte actuel de rareté de main-d’œuvre, est particulièrement préoccupant.

Le salaire

Parce que
  • Personne ne devrait s’appauvrir en travaillant.
  • Le revenu annuel de certaines et certains d’entre nous n’atteint même pas le minimum requis pour vivre décemment.
  • Notre rémunération tire de l’arrière, en comparaison de celle de l’ensemble des salariés québécois.
Nous revendiquons

L’introduction d’un mécanisme qui assure l’indexation annuelle à l’inflation

Pour une convention collective de trois ans, des augmentations de :

  • 1re année : 3 $ l’heure
  • 2e année : 1 $ l’heure ou 3 %, selon la formule la plus avantageuse
  • 3e année : 1 $ l’heure ou 3 %, selon la formule la plus avantageuse

L’inflation + 1 % pour chacune des années de la convention collective, si cela s’avérait plus élevé que les augmentations prévues

Des ajustements aux conditions salariales, notamment en ce qui a trait aux salaires d’entrée et aux nombres d’échelons des échelles

Des ajustements aux conditions salariales des enseignantes et des enseignants chargés de cours à la formation continue dans les cégeps afin de les rendre équitables avec celles des enseignantes et des enseignants à la formation régulière

LES CONDITIONS de TRAVAIL et de PRATIQUE

parce que
  • La surcharge de travail ne doit plus être la norme dans le secteur public.
  • Il manque de personnel alors que les besoins augmentent.
  • Nous voulons pouvoir bien faire notre travail.
  • Nous avons à cœur le bien-être de la population.
nous revendiquons
  • Des investissements majeurs en santé et services sociaux, en éducation et dans les organismes gouvernementaux pour améliorer la qualité et l’accessibilité des services publics
  • La mise en place de solutions pour améliorer significativement les conditions de travail et de pratique et pour répondre aux enjeux de surcharge de travail, notamment par la création de postes, ainsi qu’aux enjeux de précarité, de santé physique et psychologique, d’attraction et de rétention et de conciliation travail-famille-études

LA RETRAITE

parce que
  • Notre régime de retraite, le RREGOP, est en bonne santé financière.
  • Avec un taux de cotisation d’environ 10,8 % de notre salaire et une rente moyenne annuelle de moins de 19 000 $, nous ne sommes pas particulièrement choyés en termes de retraite.
nous revendiquons
  • La stabilisation de notre taux de cotisation, tout en maintenant la qualité de la retraite
  • L’amélioration de certains bénéfices liés aux conditions de la retraite
  • Que la Caisse de dépôt et placement du Québec cible davantage des investissements québécois et procède rapidement au désinvestissement dans les énergies fossiles afin que nos cotisations dans les fonds du RREGOP servent à soutenir la transition vers un avenir fondé sur les énergies renouvelables et les emplois verts

LES ASSURANCES COLLECTIVES

parce que
  • Nos primes d’assurances collectives augmentent considérablement, en particulier celles de nos régimes d’assurance maladie.
  • Ce coût représente un poids financier de plus en plus lourd pour chacune et chacun d’entre nous.
nous revendiquons

La réduction de notre fardeau concernant le coût des assurances collectives par :

  • Des augmentations annuelles importantes des contributions de l’employeur
  • L’accès à la pleine contribution de l’employeur à l’assurance maladie, peu importe le statut d’emploi ou le nombre d’heures travaillées

Des mesures pour réduire le coût des médicaments

Un engagement du gouvernement à ce qu’un régime d’assurances médicaments public et universel soit mis en place pour l’ensemble de la population québécoise

LES DROITS PARENTAUX

parce que
  • Avoir des enfants ne devrait jamais entraîner de préjudices quant à notre situation d’emploi.
  • Le régime des droits parentaux, qui a été mis en place pour protéger les droits entourant la naissance ou l’adoption d’un enfant, peut encore être amélioré.
nous revendiquons
  • Une augmentation du nombre de semaines indemnisées du congé de paternité et du congé pour adoption
  • L’abolition de tout préjudice ou effet discriminatoire pour les parents, en ce qui a trait aux bénéfices et aux droits prévus aux conventions collectives
  • Une écriture inclusive du chapitre sur les droits parentaux

LES DISPARITÉS RÉGIONALES

parce que
  • Pour que l’ensemble de la population sur le territoire québécois ait accès à des services publics, on doit tout mettre en œuvre pour attirer et retenir le personnel en régions éloignées.
  • Bien que le régime des disparités régionales existe pour éviter que le contexte d’isolement entraîne des injustices pour les travailleuses et les travailleurs, certaines iniquités demeurent.
nous revendiquons
  • L’abolition de tout préjudice fiscal relativement au paiement ou au remboursement des frais de sorties
  • L’ajout de la municipalité de Fermont dans le secteur III (au lieu de II)
  • Le versement de la prime de rétention (8 %) de Sept-Îles, Port-Cartier, Gallix et Rivière-Pentecôte aux enseignantes et aux enseignants chargés de cours des cégeps

LES LANCEURS D’ALERTE et la LIBERTÉ D’EXPRESSION

parce que
  • Personne ne devrait subir de représailles pour avoir dénoncé des situations problématiques dans son milieu de travail.
  • Notre loyauté est d’abord et avant tout envers les Québécoises et les Québécois qui reçoivent au quotidien les services que nous donnons.
nous revendiquons
  • Des clauses aux conventions collectives garantissant aux personnes salariées des services publics la liberté de dénoncer
  • Des clauses aux conventions collectives affirmant le droit de commenter et de s’exprimer sur des sujets d’affaires publiques sans subir de mesures de représailles de la part de l’employeur, le tout dans le respect des droits protégés par la Charte des droits et libertés de la personne

AUTRES ENJEUX de NÉGOCIATION

parce que
  • La négociation doit servir à régler d’autres enjeux problématiques de nos conventions collectives.
nous revendiquons notamment
  • Des bonifications de la prime versée aux ouvriers spécialisés
  • Le rétablissement durable de la parité entre le salaire des avocats du secteur de la santé et des services sociaux et celui des avocats des autres secteurs de l’administration publique
  • L’amélioration des conditions salariales des psychologues du secteur de la santé et des services sociaux et des commissions scolaires
  • Une échelle salariale assurant aux secrétaires juridiques du secteur de la santé et des services sociaux des salaires équivalents ou supérieurs à ceux applicables au Centre communautaire juridique et à la Commission des services juridiques
  • La pleine reconnaissance de l’expérience des travailleuses et des travailleurs du secteur public à la date d’entrée en vigueur de leur nouvelle structure salariale

S’INFORMER, S’ORGANISER, SE MOBILISER

Pour en savoir plus sur la négociation 2020

Plusieurs plateformes sont déployées par la CSN pour nous permettre de suivre de près tout ce qui touche notre négociation :

Pour la négociation 2020, l’équipe du secteur public de la CSN a développé une application Web qui nous donne accès à une information personnalisée, basée sur notre titre d’emploi et notre lieu de travail. Cette application servira tout au long de la ronde de négociation 2020 et nous permettra de recevoir des nouvelles prioritaires et détaillées. Pour créer un compte sur l’application Web AGIR :

ET MAINTENANT pour obtenir gain de cause, pour avoir ce que nous méritons, nous devons rester unis, agir et gagner. Il n’y a pas d’autres options.