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Sans ambition mais avec passion : le foot plaisir « Un ballon, de la bière et des chips », plongée au cœur du championnat de Foot à 7 FSGT. Une Histoire de ballon rond et de pieds carrés.

Les matches se déroulent en trois mi-temps de vingt minutes. Le hors-jeu est toléré mais il ne faut pas en abuser. Les tacles sont proscrits et le tout se joue en auto-arbitrage. Bienvenue dans le foot FSGT (Fédération sportive et gymnique du travail). Un football fait de passion, de terrains stabilisés, de beaux synthétiques aussi parfois, de coupures de courant, de pas mal de buts casquettes et de belles quatrièmes mi-temps. Découverte !

En FSGT, le championnat se déroule en semaine. Certains jouent le lundi, d’autres le jeudi. En ce 3 juin, il s’agit de la dernière journée du championnat FSGT pour de nombreuses équipes du lundi.

Quelques joueurs sont devant les vestiaires de Méons à Saint-Étienne, la clope au bec. Il est 19 heures et rien ne laisse présager qu’un championnat va se jouer. La rencontre est censée débuter à 19 heures 30. Le probable retard ne semble inquiéter personne.

Sur le tableau des vestiaires est affiché le programme des hostilités du soir. En FSGT, on retrouve des équipes comme le Bayern de Monique, Vivacité, le Fifou FC, Cote Zy Voir, Les Charrettes, l’AS Baraban, l’ER Schlagistan ou encore les Chipos.

Et avec des équipes comme le PSV Heineken, l’Inter Mitemps ou le Glut Sporting club, on comprend vite l’importance de la quatrième mi-temps et que, pour de nombreuses équipes, le foot à 7 ne se pratique pas en ascète.

« Désolé les gars, pas eu le temps de laver les affaires »

Dans les vestiaires l’odeur est pour le moins particulière. Les maillots et les shorts sont lavés par un membre de l’équipe à tour de rôle. Ils sont dans un sac de sport posé au centre du vestiaire. Chacun se sert.

Mais ce jour-là, l’odeur est particulièrement tenace. « Désolé, les gars. Pas eu le temps de laver les affaires. J’ai complètement oublié que j’avais le sac… », lâche Antoine, latéral gauche du Tout Puissant Babet.

Les effluves se mêlent dans le vestiaire : « Ça, c’est l’odeur du football. Et puis, ça va dissuader un peu les adversaires pour le marquage. »

Les joueurs du Tout Puissant Babet arborent des tuniques bleu et orange. Pourquoi ces couleurs ? « Parce que c'est les maillots les moins chers qu'on a trouvés », répond Jérémy, l’attaquant vedette du TPB.

Une des spécificités du foot à 7 FSGT est l'auto-arbitrage. « L’auto-arbitrage, c’est la FSGT qui a lancé ça. C’est une marque de fabrique. Ça montre bien les valeurs défendues par la fédération : la responsabilisation des équipes et le sport pour tous. Même si la compétition est présente, on cherche à instaurer un esprit de convivialité », explique Lionel Faure, le directeur du comité de la Loire FSGT.

« L’auto-arbitrage ça marche quand il y a un bon esprit. Mais ce n’est pas tout le temps facile. »

« Le foot FSGT, c’est le foot à la cool. Pour moi, c’est le foot entre copains », raconte Cédric Billard, président emblématique des Helvet Farmer.

La FSGT n’est pas pour autant le pays des Bisounours. « L’auto-arbitrage ça marche quand il y a un bon esprit. Mais ce n’est pas tout le temps facile. Dans l’ensemble ça se passe bien. Ça s’est vraiment chauffé une fois. C’était notre deuxième match. Et au match retour ça s’est bien passé. Il suffit d’un gars pour que ça parte », relate Sébastien Marcon, le portier des Chipos.

« Il y avait tellement de fumée que ça piquait les yeux »

Les équipes ont un terrain domicile tiré au sort en début de saison. « Si tu as de la chance tu tombes sur un synthétique », détaille Jean-Philippe Peyrache. Ceux qui en ont un peu moins évoluent sur un stabilisé à Michon, à Méons, à L’Etivallière ou autre.

« Avant, on était sur le F7 de Méons. De l’herbe poussait au milieu de la vieille terre rouge. Ils ne font même plus jouer dessus. Maintenant, on est sur le F10. En septembre, ils avaient remis de la terre. Il y avait tellement de fumée que ça piquait les yeux. Là, ça c’est un peu tassé. »

Jouer sur des terrains compliqués fait partie de l’ADN de ce championnat. « A Grouchy, ça devait être en 2012, on avait joué sur un terrain tout en longueur sur 3 centimètres de boue », se remémore Cédric Billard, président emblématique des Helvet Farmer.

« Dans l’ensemble, la mentalité est plutôt sympa. Il faut dire qu’on n’est pas bien bon. Quand tu prends 6 à 0, c’est moins tendu. »

Cédric Billard, des Helvet Farmer, trouve que l'auto-arbitrage est une bonne formule : « Il y a quelques tensions, ça arrive. En sept saisons, il y a une fois où j’ai dû partir pour éviter que ça dégénère. Mais, dans l’ensemble, la mentalité est plutôt sympa. Il faut dire qu’on n’est pas bien bon. Quand tu prends 6 à 0 c’est moins tendu (rires). »

L’auto-arbitrage est ce qui fait en partie le charme du foot FSGT. Fort de 14 saisons FSCT, Bruce Vinci, fondateur de l’AS Gol sait de quoi il parle : « La FSGT, c'est de la débrouille, et l’auto-arbitrage dit bien ce qu’est la FSGT et sa vision du sport. Dans un match, il y a des désaccords mais c’est vite résolu. »

FSGT, le foot pour tous : « Des migrants ont été intégrés dans des équipes de foot à 7 »

Le foot à 7 c’est vraiment une activité de sport pour tous, comme le souligne Lionel Faure, directeur du comité de la Loire FSGT : « Ce n’est pas destiné à une élite. Sur le même terrain et dans la même équipe, on peut trouver de très bons joueurs qui ont joué en FFF et des débutants. Dans cet esprit du foot pour tous, on a une équipe avec des joueurs en situation de handicap. Ils sont intégrés dans le championnat comme n’importe quelle autre équipe. C'était leur souhait et on pourrait en intégrer d'autres. »

La FSGT s'est également positionnée sur les migrants : « Quatre ou cinq migrants ont été intégrés dans des équipes de foot à 7. Ils sont tous licenciés. On ne demande pas de carte d’identité pour la pratique du sport FSGT. On demande un certificat médical et 43 euros pour la licence. On pourrait envisager de créer une équipe de migrants. Là encore, ce sont les valeurs de solidarité défendues par la FSGT. »

« En FFF, c’est la compétition. Il faut s’entraîner et gagner sa place sur le terrain. En FSGT, si tu viens, tu joues »

Les niveaux sont très différents selon les équipes et les joueurs. Pour une simple et bonne raison. « En FFF, c’est la compétition. Il faut s’entraîner et gagner sa place sur le terrain. Dans une équipe FSGT, si tu viens tu joues. Même si t’es pas bon, tu es content de retrouver l’ambiance », glisse Bruce Vinci (AS Gol).

Après un bref échauffement, les joueurs se concertent pour faire la composition d’équipe. « On joue en 3-2-1. Ça vous va ? Qui passe devant ? » La FSGT est peut-être le seul championnat où un joueur peut officier à la fois comme gardien de but, défenseur et attaquant dans le même match.

Bruce Vinci (AS Gol) : « Quand on a commencé, on avait à peine trente ans. Tu joues contre des anciens et tu te dis "ok les vieux nous font courir après le ballon". Et maintenant qu’on est plus vieux, on court toujours derrière le ballon. Le problème doit venir d’ailleurs. »

En guise de coup d’envoi, l’équipe qui reçoit rend le ballon aux adversaires du soir. Tout le monde applaudit et souhaite « bon match ! ». C’est la règle tacite. La compétition peut débuter.

Temps mort : poètes FSGTistes

« La FSGT, c'est 12 joueurs inscrits, 9 sur la feuille de match et 6 à l'heure du coup d'envoi », Arnaud, comptable du TPB.

« La FSGT, c'est attendre en slip dans le vestiaire le retardataire qui a (ou devrait avoir) les maillots et les shorts », Jérémy, styliste du TPB.

« La FSGT, c’est boire trois litres d’eau le lundi au travail pour éviter les blessures et boiter quand même jusqu’au jeudi... », Martin, préparateur physique du TPB.

« Le foot FSGT, c'est le plaisir de passer 10 minutes dans les branchages au bord du terrain, à chercher le seul ballon restant pour continuer le match », Jean-Philippe, jardinier du TPB.

« La FSGT, c’est mettre en place une tactique infaillible et prendre 3 buts dans les 5 premières minutes », Martin, coach adjoint du TPB.

« C’est un peu le Liverpool en version gaga »

Chaque équipe a un référent, ou plutôt un président. Chaque club essaie de créer son esprit, son univers. L’AS Gol a par exemple son logo et son dicton "Vous ne couratrez jamais seul" : « C’est un peu le Liverpool en version gaga », s’amuse Bruce Vinci.

Sur le terrain, ça ne rigole plus. Ça joue la gagne à fond. Une fois dans le match, tout le monde retrouve son sérieux et l'esprit de compétition. Il y a des duels, chacun s’arrache avec ses moyens. Et quand ça se tend, il y a toujours un joueur pour rappeler l’état d’esprit du soir : « Oh les gars, du calme. On est en FSGT là ! »

« 12 à 0, 13 à 1. On s’est pris des raclées comme on en voit qu’en FSGT »

La victoire en FSGT ne vaut pas trois points. Le nombre de points évolue à la différence de but de 6 à -6 points. Résultat : les équipes ont tout intérêt à marquer le plus possible. « 12 à 0, 13 à 1. On s’est pris des raclées comme on en voit qu’en FSGT », sourit Bruce Vinci de l’AS Gol.

Le niveau est particulièrement hétérogène : « Quand on a commencé, on avait à peine trente ans. Tu joues contre des anciens et tu te dis « ok, les vieux nous font courir après le ballon ». Et maintenant qu’on est plus vieux, on court toujours derrière le ballon. Le problème doit venir d’ailleurs. »

En FSGT on peut voir des scènes étranges. Comme Arnaud du TPB qui déborde à fond sur son côté et qui se fait stopper net par… le poteau de la cage du terrain à onze

L'esprit de compétition est là, mais l'ambiance se veut conviviale. « On peut aussi se faire 10 minutes de plus, parce que le match est sympa. C’est aussi arrivé que l’on prête un joueur parce qu’en face ils n’étaient que six », détaille Bruce Vinci.

Et si les équipes ont trop trainé, la fin du match peut être sifflée par une coupure de courant. Mais, cette fois-ci, tout s'est passé normalement.

« Dernière occaz' ! », crie un membre de l'équipe adverse. Le ballon file en touche. C'est terminé. Le Tout Puissant Babet a gagné dans la difficulté 5 à 4. Place au serrage de mains et direction les vestiaires. L'heure du débrief a sonné : « Dommage, on est mal rentré dans le match. » Le problème est tactique pour les uns, physique pour certains et un peu des deux pour les autres.

Sous les douches, les joueurs cherchent des solutions d'amélioration, sachant qu'aucun entraînement n'est au programme. Les mêmes analyses reviennent comme une vielle rengaine : « Faudrait jouer plus haut. Faut garder plus le ballon... »

Le match a été refait et bien refait. Place maintenant à la quatrième mi-temps.

« Tu fais du sport et après tu prends de la bière et des chips. C’est un forfait ! »

Mais peu importe le niveau et la compétition, le score n’a rien d’anecdotique. Chez les vainqueurs, ce sont les grands sourires. Du côté des perdants, c’est la soupe à la grimace. Mais après les douches tout est oublié. Commence la quatrième mi-temps.

Un moment important pour les Helvet Farmer, comme l’explique leur président, Cédric Billard : « La quatrième mi-temps, c’est pour ça qu’on joue. J’exagère mais on ne part jamais directement après un match. On est tous potes. C’est l’occasion de tous se retrouver et on reste longtemps pour discuter. Tu fais du sport et après tu prends bières, chips, saucisson. C’est un forfait. Quel que soit le temps. Avec la pluie on a déjà fini dans la voiture. La quatrième mi-temps c’est important, c’est de la récup'. »

Les déplacements : « A Bas-en-Basset par -14° pour se prendre 12 à 0 »

L’essentiel des équipes jouent dans le sud du département. Mais il existe quelques exceptions comme Bas-en-Basset en Haute-Loire ou Feurs. « Il y a deux ou trois ans, on a fait un déplacement à Bas-en-Basset, au mois de janvier. Il faisait -14°. On s’était changé dans un Algeco sans chauffage. Et on a pris 12 à 0. Un bon déplacement ! », glisse Cédric Billard, président emblématique des Helvet Farmer.

Des trophées : « Le nain vert de la plus belle gamelle »

Le Tout puissant Babet décerne le trophée Suze au meilleur buteur de son équipe. L’AS Gol fait plus original encore : « Le Nain vert est la seule compétition que l’on a mis en place. Chaque mois, on décerne un nain de jardin vert à celui qui a fait la plus belle gamelle pendant un match, une chute bien ridicule. On donne le trophée durant la quatrième mi-temps. Ce nain de jardin est devenu l’emblème du club. »

Lionel Faure, directeur du comité de la Loire FSGT.

« 1 700 licenciés cette saison dans la Loire »

Comment se porte l’activité foot à 7 de la FSGT dans la Loire ?

La Fédération sportive gymnique du travail (FSGT) a été créée en 1934. C’est une fédération multi-sports qui propose vingt activités sportives et compte 4000 licenciés. Le foot à 7 est notre activité principale avec près de 1 700 licenciés cette saison. Le Foot à 7 a été lancé il y a plus de 20 ans et depuis une dizaine d’années l’activité est stable avec entre 120 à 140 équipes. Nos autres activités principales sont les activités nautiques avec environ 1 000 licenciés et le cyclisme avec autour de 600 licenciés.

Comment sont réparties les équipes sur le territoire ?

Nous sommes une fédération départementale mais pour le foot à 7, on a surtout des équipes de l’agglomération stéphanoise. On a des équipes jusqu’à Saint-Chamond, Montbrison, Feurs et Bas-en-Basset en Haute-Loire. On avait essayé de développer l’activité dans le Roannais mais il faudrait quelques équipes pour faire une poule sur place. Parce que ça fait trop de déplacement. Mais on est présent dans le Roannais avec nos activités cyclisme et boule.

« Depuis une dizaine d’années l’activité est stable avec entre 120 à 140 équipes »

Est-ce que la pratique du foot à 7 FSGT présente des particularités dans la Loire ?

Au niveau de la Loire, on se démarque des autres départements parce qu’il n’y a pas de descentes ni de montées. On a mis en place une poule de brassage en début de saison et après chaque équipe intègre une poule en fonction des résultats. On a instauré cela dans cet esprit loisir. Et c’est une volonté des équipes de conserver ce principe.

« Des joueurs ou des équipes ont été exclus. On ne veut pas qu’une ambiance délétère s’installe. »

Est-ce qu’il y a des problèmes, des tensions avec l’auto-arbitrage ?

Depuis 2015, nous sommes partis sur de nouvelles bases. Nous avons créé une commission départementale avec des pratiquants investis pour avoir des retours de gens qui pratiquent sur le terrain. C’est dans notre volonté de responsabilisation des joueurs, des équipes et des responsables d’équipes. Depuis 5 ans, nous avons dû faire cinq commissions de gestion de conflits. On a pris des décisions fortes. Des joueurs ou des équipes ont été exclus. On ne veut pas qu’une ambiance délétère s’installe.

Mais dans l’ensemble tout se passe bien. Une saison c’est 3 000 matches. Et cette année on a dû organiser deux commissions avec juste un rappel à l’ordre.

Bayern de Monique, champion 2018 : « On a fait un petit calendrier et des équipements »

Après avoir remporté le titre en vétérans, pour leur première saison en FSGT, le Baryern de Monique est passé en seniors. « On est actuellement deuxième de la poule 1 », explique Pierrick Saby, le président de l’équipe. « On est une bonne base d’anciens footeux. Certains jouent encore. Sur 15 licenciés, on a trois joueurs qui ne sont pas des footeux. En seniors, les matches sont plus serrés. On en a perdu. On se fait plus plaisir. »

S’ils ont choisi la FSGT, c’est avant tout pour l’ambiance : « C’est en semaine, on joue à 7 et c’est plus sympa. Il y a moins d’enjeu. C’est le foot à la cool. » Même si ce n’est pas toujours simple : « L’auto-arbitrage, ce n’est pas un exemple parce qu’on n’a pas pu finir notre dernier match. Le foot déchaine les passions et parfois il y a de la tension. Ça commençait à être tendu et on a décidé de ne pas finir le match pour ne pas se blesser. En deux ans, c’est la première fois. »

Le Bayern de Monique se montre d’ailleurs aussi performant sur le terrain que pour la quatrième mi-temps : « On fait apéro-casse-croute après les matches. J’ai l’impression que c’est généralisé. Généralement on va chez quelqu’un de l’équipe. On refait le monde et ça nous est arrivé de finir jusqu’à 2 heures du matin. »

C’est aussi l’occasion de se retrouver même pendant la trêve : « On fait des Assemblées générales qui sont plus un prétexte pour se retrouver qu’autre chose. Et l’année dernière on s’est retrouvé chez un copain photographe et on a fait un petit calendrier et des équipements. »

« La FSGT c’est de la convivialité, les copains et des défaites »

Chez les Nawaks, on goutte rarement à la victoire. « Nous sommes derniers de la dernière division vétérans, glisse Thibaud Vérin, défenseur des Nawaks. On vieillit mais le lundi c’est football, c’est pas négociable. On n’a jamais pensé arrêter parce qu’il y a la convivialité. La FSGT c’est de la convivialité, les copains et des défaites. »

« Le premier message c’est pour savoir qui va faire le casse-croûte. »

S’ils gagnent peu sur le rectangle vert, les Nawaks ont leur petite réputation dans le domaine de la quatrième mi-temps : « Disons que l’on reprend toutes les calories que l’on a perdu durant les matches. On a de la bière, du rouge, du blanc et de quoi manger. On a même déjà fait un pot-au-feu et un chili sur le parking. »

L’ambition des Nawaks se ressent dès l’avant match : « Le premier message, quand on parle du match, c’est pour savoir qui va faire le casse-croûte. »

« On a déjà eu un gardien qui venu jouer avec le bras cassé »

Dans les souvenirs improbables, les Nawaks ne sont également pas les derniers : « On a déjà eu un gardien qui est venu jouer avec le bras cassé. Il était dans la cage avec le bras dans le plâtre. Il ne pouvait pas prendre le ballon avec les mains… Et on avait perdu (rires). »

« Ils étaient une bonne trentaine avec des fumigènes et des banderoles »

« En arrivant ce qui m’a le plus marqué ce sont les terrains stabilisés, la bonne ambiance et les bières en quatrième mi-temps. » Sébastien Marcon est le gardien de but des Chipos. Il s’agit de leur première saison en FSGT : « On joue le jeudi. On est dans le ventre mou de la poule C. Le niveau est assez hétérogène. Il y a des équipes qui se trouvent facilement, ça se voit qu’elles jouent ensemble depuis dix ans. Et d’autres pour lesquelles c’est plus compliqué. »

Une saison suffit à avoir son lot de souvenirs marquants. Pour Sébastien c’est le match face à Alex Team sur le synthétique de Méons : « Pour l’enterrement de vie de garçon d’un de nos joueurs, Alex, une trentaine d’amis sont venus le chercher. Ils sont arrivés avec des fumigènes et des banderoles pour la troisième mi-temps », glisse Sébastien.

Les Chipos ont joué devant certainement la plus grosse affluence de la saison. « Ils étaient une bonne trentaine à mettre l’ambiance, sous une pluie battante. Et en plus on a fini par gagner 2 – 1. »

Arrêts de jeu : poètes FSGTistes

"Le FSGT c'est réaliser une faute intelligente à deux mètres du but avec un petit coût dans les côtelettes de l'attaquant et se féliciter de l'action à la fin du match autour d'une bonne collation !", Olivier, boucher du TPB.

"La FSGT c'est trois mi-temps de vingt minutes et une quatrième parfois plus longue que les trois premières", Arnaud, comptable du TPB.

"La FSGT c’est redécouvrir l’importance d’avoir un gardien de but qui sait se servir de ses mains", Martin, observateur du TPB.

"Le foot FSGT, c'est la magie de découvrir chaque semaine un terrain avec un revêtement différent, en fonction de la météo", Jean-Philippe, jardinier du TPB,

"La FSGT c’est une excuse pour recommencer à boire dès le lundi soir", Martin, préparateur physique du TPB.

Long format réalisé par Clément Goutelle. Photos : Fabrice Roure (sauf photo du fumigène - libre de droits et Bayern de Monique - fournie par l'équipe).

Credits:

Créé avec des images par pietberkers - "yellow non smoke bomb"

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