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The House of the Devil 2009 – États-Unis. Réalisation : Ti West. Scénario : Ti West. Avec : Jocelin Donahue, Tom Noonan, Mary Woronov, AJ Bowen, Greta Gerwig.

Ah, les années 80 !

Considérée par certains comme une sorte d’âge d’or du cinéma d’horreur, cette décennie a fait connaître pas mal d’évolutions à notre genre préféré, faisant entrer nombre d’icônes dans la légende. C’est d’ailleurs pour ça que de nombreux films actuels rendent hommage à cette période. C’est le cas de The House of the Devil.

« This one night changes everything to me »

Difficile, quand on est étudiant, de s’offrir le logement de ses rêves. Pourtant, Samantha est à deux doigts d’y arriver. Elle doit, dans quelques jours, s’acquitter de 300 dollars, et elle deviendra la locataire des lieux. Déterminée, Sam se met à chercher des petits boulots. Elle tombe sur une annonce de baby-sitting et passe un coup de fil. D’abord infructueux, le contact est finalement renoué pour une mission le soir même. Mais dès qu’elle arrivera dans la maison, le programme changera. Et petit à petit, Sam comprendra qu’elle aurait mieux fait de ne pas répondre à cette annonce.

Sortez vos walkmans, vos patins à roulette et allez dévaliser les friperies. On part pour un bond dans le temps, trois décennies en arrière. Si vous êtes nostalgique de l’époque, sortez les mouchoirs, parce qu’on est en plein dedans. Et dès le début. Que ce soit le grain de l’image, les costumes, les décors ou le générique, dès le lancement de The House of the Devil, le voyage a commencé.

On y découvre Sam, une étudiante sympathique mais un peu découragée. Dès le premier coup de fil qu’elle passe pour répondre à l’annonce, le spectateur saura qu’elle s’engage dans quelque chose de pas net. Et elle aussi. Malgré tout, elle persiste et se rend sur place, malgré les avertissements de son amie.

« Get a grip ! »

On y drencontre le couple d’employeurs. Vincent et Vivian Ullman (Noonan et Woronov, très bons, surtout lui). Et alors que le déroulement est très lent (on connaît Ti West), on nous surprend avec une scène sanglante aussi brutale qu’inattendue. À partir de cet instant, l’histoire démarre vraiment.

Dans la maison, le malaise est grandissant pour Sam et Ti West le montre intelligemment. Par petites touches, des éléments presqu’anodins qui vont petit à petit effrayer Sam, puis carrément la terrifier, West monte son mystère. Quelque chose est en train de se passer. Mais quoi ?

Le dernier tiers, plus sanglant et plein d’action, nous apportera la réponse. Une résolution toute bête en soi, il n’y a pas de fracassante révélation. Mais ça fonctionne. Notamment la toute fin, qui nous assène, encore une fois, un passage particulièrement brutal pour se conclure sur une note à la noirceur subtile.

L'anecdote

Tout a été fait pour coller à l'ambiance des années 80. Ainsi, le film a été tourné en 16 mm, populaire à cette époque. C'est ce qui donne son aspect à l'image. Il y a de fréquents zooms sur les personnages, ce qui était, là encore, une technique très utilisée à l'époque. De plus; pour la promotion du film, celui-ci était distribué en VHS dans une boîte à clapet.

The House of the Devil est un bel hommage à un cinéma d’horreur qui nous manque, parfois. Un cinéma faisant moins appel au sursaut qu’au malaise, privilégiant l’atmosphère aux effets visuels. Si vous êtes du genre à préférer un déroulement lent et anxiogène à un tour de montagnes russes cinématographiques, donnez-lui sa chance.

Il a beaucoup de choses à offrir.

4/5

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