Dans les coulisses de Tomorrowland avec Henri PFR : « Un rêve de gosse » Le DJ bruxellois Henri PFR mixait hier en milieu d’après-midi sur la plus grande scène de Tomorrowland, devant des milliers de personnes. On l’a suivi avant, pendant et après son show.

« Je n’ai jamais été aussi stressé. Mixer sur la main stage de Tomorrowland, c’était un rêve de gosse qui devient réalité. Je n’en peux déjà plus d’attendre. Je veux que ça commence. J’ai envie de tout retourner. » D’emblée, Henri Peiffer dresse le décor. Alors qu’il fréquentait encore il y a peu la plaine de Boom entant que festivalier, Henri Peiffer (de son nom complet) a cette fois un bracelet artiste accroché à son poignet. Ce qui n’était encore qu’un pari avec un ami il y a quelques années va devenir réalité.

Je n’ai jamais été aussi stressé. Mixer sur la main stage de Tomorrowland, c’était un rêve de gosse qui devient réalité.

S’il ne mixe qu’en milieu d’après-midi sur la scène du festival anversois, le jeune DJ bruxellois est arrivé tôt sur le site de Tomorrowland, le plus grand festival électro du monde. Outre son set, le jeune gaillard a multiplié les rencontres avec toujours cette simplicité qui lui est propre. « Il y a d’abord toutes les interviews avec de nombreux médias, confirme-t-il. Puis, Tomorrowland, c’est aussi l’occasion de croiser pas mal de collègues DJ. On ne s’en rend pas toujours compte, mais tous les plus grands sont ici pendant ces trois jours. C’est génial de pouvoir rencontrer plein de monde, cela fait partie de la magie de Tomorrowland. »

Le temps de poster rapidement une photo sur les réseaux sociaux pour annoncer son set et il faut déjà embarquer dans un shuttle en direction des backstages de l’immense scène de Tomorrowland, celle qui chaque année fait l’objet de centaine de milliers de photos sur les réseaux sociaux. S’il a mixé dans énormément de festival en Belgique et ailleurs, rempli une Ancienne Belgique il y a quelques semaines à peine, Tomorrowland est une date attendue dans la carrière du jeune DJ et de son entourage. « Ce n’est pas uniquement un festival belge, c’est quelque chose d’international, ajoute Henri. C’est LE plus gros festival électro à l’international, avoir la chance d’être ici, je me répète, mais c’est réellement un rêve. »

Ce n’est pas uniquement un festival belge, c’est quelque chose d’international. C’est LE plus gros festival électro à l’international, avoir la chance d’être ici, je me répète, mais c’est réellement un rêve.

Plus les minutes s’égrènent plus on sent la tension montée au sein de la petite équipe qui entoure Henri. Le shuttle s’est immobilisé à l’arrière de la scène. le DJ patiente désormais dans l’espace réservé aux artistes. Henri ne peut s’empêcher de jeter un œil par-dessus la grande bâche pour apercevoir le public au pied de la scène. Il joue ensuite quelques notes de son tube Until the end sur un piano présent dans un coin de cette sorte de loge. Raphaël, son tour manager, s’empresse de partager ce moment avec sa communauté sur son compte Instagram. L’équipe est rodée aux réseaux sociaux. Les fans apprécient ces moments dans son intimité. « Vous voyez sans doute avec mes cernes que je n’ai pas beaucoup dormi, reprend Henri. J’ai passé ma nuit à réaliser des mashups (NDLR : des mélanges de morceaux). J’ai vraiment préparé plein de chouettes choses et notamment quelques surprises. Il y aura même un hommage à Linkin Park (NDLR : dont le chanteur est décédé cette semaine). »

On ne le connaissait pas spécialement avant de venir ici, mais c’est vraiment très chouette ce qu’il fait.

Cette fois c’est l’heure. On indique à Henri que c'est le moment de grimper sur scène. Le temps de prendre, Tom, son manager dans ses bras en lui glissant : « On y est. On l’a fait. » Et le DJ enjambe quatre à quatre les dernières marches qui le mènent au podium. Dans la foule, si le public est clairsemé en début de set, celui-ci ne va que grossir au fil des minutes, pour terminer devant une solide assistance. « On ne le connaissait pas spécialement avant de venir ici, mais c’est vraiment très chouette ce qu’il fait », glisse une spectatrice entre deux pas de danse, alors que plus loin quelques amis d’Henri sont venus le soutenir.

Sur scène, derrière ses platines et au milieu de cet énorme décor de cirque, le thème de cette année, le DJ ne s’arrête pas une seconde. Il saute dans tous les sens. Demande au public de lever les bras en l'air. Until the end, Flames, les tubes s’enchaînent. La production envoie des confettis dans la foule. La magie de Tomorrowland opère. L’heure file. On ne la voit pas passer que déjà Henri doit céder sa place au DJ suivant. S’il n’est encore qu’un gamin au milieu de tous ces DJs, Henri PFR n’a rien à envier à ses anciens idoles. « Magique, glisse-t-il à sa sortie de scène des étoiles plein les yeux. C’était un moment vraiment incroyable. Être devant autant de personne, c’est dingue. L’espace n’était pas complètement rempli au début, mais j’ai terminé devant une scène pleine à craquer et surtout des gens super-chauds. Je n’ai pas de mots pour exprimer ma joie. Par moments, pendant dix secondes, je me relâchais un petit peu, mais rapidement je me disais « Henri, t’es à Tomorrowland ! Reprends toi. ». Je reprenais le micro et me remettais à sauter. J’ai donné toute l’énergie que j’avais. »

Je n’ai pas de mots pour exprimer ma joie. Par moments, pendant dix secondes, je me relâchais un petit peu, mais rapidement je me disais « Henri, t’es à Tomorrowland ! Reprends toi. ». Je reprenais le micro et me remettais à sauter. J’ai donné toute l’énergie que j’avais.

Set bouclé. Pour Henri, la journée de festival n’est pas encore totalement terminée. Le temps de décompresser quelques instants après son show qu’il faut déjà retourner au village média pour accorder de nouvelles interviews. «On va malgré tout essayer d’encore un peu profiter du festival, raconte encore le DJ. On va regarder quelques concerts, mais on ne pourra pas trop tarder, parce que demain, on joue à Paris, au festival Lollapalooza, avec notamment les Red Hot, The Weeknd. Ça va être aussi vachement cool. »

S’il vit depuis quelques mois un véritable rêve éveillé, étant passé en quelques mois à peine d’étudiant à Solvay à DJ star, parcourant le monde et les plus grandes scènes, Henri continue de voir plus grand encore. Comme clôturer un soir le line-up de la scène principale sous les feux d’artifice ? « Qui sait ? Pourquoi pas, sourit le sympathique DJ avant de filer. Qui m’avait imaginé ici il y a quelques années ? J’ai encore énormément de rêves et de projets. Fermer la main stage en fait partie, mais je rêve de découvrir beaucoup d’autres festivals comme Coachella aux États-Unis par exemple. »

Qui m’avait imaginé ici il y a quelques années ? J’ai encore énormément de rêves et de projets. Fermer la main stage en fait partie, mais je rêve de découvrir beaucoup d’autres festivals comme Coachella aux États-Unis par exemple.
Created By
Mathieu Golinvaux
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