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5 casses effectués en douceur L'histoire du banditisme français a été marquée par des coups presque parfaits. Des casses où la filouterie avait été PRÉFÉRÉE à la violence. Retour sur cinq coups dignes d'Arsène Lupin.

1. Le vol, en plein vol

Le 4 mars 2011, un petit avion d'Air Antilles Express doit relier Pointe-à-Pitre à l'île franco-néerlandaise de Saint-Martin. À son bord, s'y trouvent des employés de la Brinks. Ils transportent trois sacs de billets de banque d'une valeur de 450 000€. Le butin est déposé dans la soute de l'ATR 42-500.

Un homme d'origine métropolitaine est au courant de ce convoi exceptionnel. En plein vol, il simule une gastro et s'enferme dans les toilettes. Aux WC, il dévisse le mur séparant les toilettes de la soute à bagages. Il récupère un sac de 172 000 €.

C'est dans un avion de ce modèle que le casse a été réalisé.

Pour éviter les contrôles de sécurité à l'atterrissage, le voleur continue de simuler sa gastro. Il se fait extraire de l’aéroport de Grand-Case en ambulance. Le mal de ventre passe miraculeusement. L'homme est alors libéré des soins. Il disparaît avec la somme d'agent. On n'entendra plus jamais parler de l'affaire...

2. Le faux convoyeur

Le 14 juin 2011, un homme habillé en marron se rend au casino « Le Pharaon », à Lyon. La tenue que porte l'individu est semblable à celle des agents de Prosegur. Une entreprise de convoyeurs de fonds. L'homme se dirige vers le local réservé à ceux qui sont chargés de récupérer la recette du casino.

Au local, il entre discrètement grâce à un double des clés ou du pass. Il s’empare de 375 000 € en billets. Sans caméras de surveillance, la tâche fut simple pour le braqueur. Il disparaît après un vol sans aucune effraction.

3. Le fourgon fugueur, épisode 1

Le 5 novembre 2009, trois convoyeurs de fonds font un arrêt à la Banque de France. Ils repartent, direction le centre fort de Loomis. En chemin, le convoi s'arrête pour récupérer de l'argent dans une société. Deux agents descendent pour se rendre dans l'entreprise.

Au volant du véhicule, Toni Musulin reste. Au retour des deux convoyeurs, le fourgon a disparu. Le camion est retrouvé quelques instants plus tard. Il se trouve dans une zone industrielle. Les portes sont ouvertes.

Toni Musulin devient très vite une figure médiatique

Les 11,5 millions d'euros qui étaient à bord ont disparu. Une grande partie de cette somme sera retrouvée dans un box souterrain. Plus de deux millions ne sont jamais réapparus.

Musulin, lui, est interpellé. Son affaire devient très médiatisée. Il écope finalement de trois ans de prison pour vol sans violence. À cette peine, s'ajoute deux autres années de prison pour une escroquerie à l'assurance de sa Ferrari.

4. Le fourgon fugueur, épisode 2

Le 11 février 2019, tôt dans la matinée, trois convoyeurs de fonds de la société Loomis font leur tournée. Ils récupèrent des sommes d'argent en billets, dans plusieurs lieux en Seine-Saint-Denis.

Le convoyeur de la société Loomis s'est enfuit avec le fourgon.

Durant leur service, deux employés entrent dans une agence Western Union à Aubervilliers. Le troisième agent reste dans le véhicule. Au retour des deux convoyeurs, le camion n'est plus là. Le troisième employé non plus.

Quelques minutes plus tard, le véhicule de la société Loomis est retrouvé sans conducteur. Les portes arrières du véhicules sont ouvertes. Le coffre est vide. Plus de 3 millions d'euros se sont évaporés avec le convoyeur. Ce dernier est rattrapé par la police une journée plus tard. La moitié du butin reste introuvable.

5. Le casse du siècle

Le 18 juillet 1976, un gang pénètre dans la salle des coffres de la Société Générale de Nice. Ils passent par les égouts, grâce à un tunnel. Ce dernier a été creusé par les braqueurs. Un travail long, qui a duré plus de trois mois.

Dans la salle des coffres, les malfaiteurs ouvrent 300 cases. Ils s'emparent de 50 millions de Francs, soit près de 31 millions d'euros. Un butin énorme. Un casse éxécuté à la perfection. Si bien qu'un mot est laissé : « Ni armes, ni violence, et sans haine ».

Le butin ne sera jamais retrouvé. Le cerveau du groupe, Albert Spaggiari, sera arrêté. Mais il réussira à s’enfuir lors d'une rencontre avec le juge d'instruction. Il s'évade ensuite vers l'Amérique du Sud. Spaggiari ne sera jamais rattrapé, et décède d'un cancer en 1989.

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