Les Chamois Niortais en 8e de finale de la Coupe de France C'est contre Sarreguemines, dans le Grand Est que les Chamois Niortais ont validé leur billet pour les 8es de finale de Coupe de France après 20 ans de disette. Ils rencontreront le PSG à domicile.

Un dossier réalisé par la rédaction de Niort (Textes : Philippe Jounier, Christian Bonnin, Xavier Le Roux et Jean Rouziès. Photos : Eric Pollet et Jean-André Boutier.

31 janvier - 16e de finale à Sarreguemines

Chamois niortais : Visa pour les huitièmes

Les années se suivent et ne se ressemblent pas. La précédente sortie des Niortais dans l'Est s'était soldée par une piteuse élimination. Ils ont chassé les fantômes du passé ce 31 janvier, en prenant la mesure de Mosellans vaillants, mais peu inspirés face à la solidarité collective des professionnels deux-sévriens, qualifiés pour les 8es de finale pour la première fois depuis vingt ans.

Denis Renaud avait choisi de faire tourner son effectif, en laissant Agouazi, Dona Ndoh et Allagbé sur le banc. Roye tenait un rôle inhabituel de sentinelle devant la défense. Après un but précoce refusé à Dabasse (2e) suite à une faute dans la surface de Choplin, un coup franc victorieux de Grange libérait rapidement les Chamois de la pression inhérente au contexte d'un tel match de Coupe, disputé sur une pelouse détériorée (1-0, 5e).

Dabasse insiste Dona N'Doh conclut.

Encouragés par leur public, les Mosellans se créaient leur première occasion au quart d'heure par M'Barki, mais sa frappe était bien captée par Desmas. Les Chamois contrôlaient les poussées adverses quelque peu désordonnées, et avaient la possibilité d'inscrire un deuxième but. Mais Trimborn captait un nouveau coup franc de Grange dans l'axe (22e), avant un contre avorté de Dabasse, un temps sonné ensuite par Barry. Sarreguemines éprouvait toutes les peines du monde à inquiéter Desmas. Coignard dévissait trop son tir (36e), tandis que la frappe du gauche de Taarmrite, bien servi par M'Barki, trouvait le petit filet (40e). Et à force d'insister sur les longs ballons par-dessus le milieu adverse, les Chamois doublaient logiquement la mise par Dabasse juste avant la pause (45e).

Ils se procuraient ensuite deux opportunités de creuser encore l'écart et de plier le match au retour des vestiaires, gâchées par Grich (48e) et Dabasse (50e). Une frappe de Metin était contrée par Kiki (54e).Et que dire d'une autre cartouche dévolue à Grich, servi sur un plateau d'une superbe talonnade dans la surface par Sambia (66e), sinon que le Niortais a « bouffé la feuille » sur ce coup-là. Ce qui n'a pas été le cas durant tout le match de Jérémy Choplin, énorme dans ses gestes défensifs.

Kiki (75e) et Dabasse (81e) avaient encore la possibilité d'ajouter ce troisième but, finalement inscrit en toute fin de partie par l'entrant Ande Dona Ndoh (88e). Mais la qualification était acquise depuis longtemps. Les Chamois peuvent maintenant attendre sereinement leur prochain adversaire et préparer la réception de Bourg-en-Bresse.

C'est beau, un vestiaire qui exulte après la victoire
Quelques irréductibles supporters niortais avaient fait le déplacement à Sarreguemines, à raison de douze heures de route, sans aucun péage.

Les buts

5e minute (0-1) : Après une faute sur Grich, Grange frappe sèchement un coup franc côté gauche que le gardien mosellan ne peut que reprendre que derrière sa ligne au ras de son poteau droit.

45 minute (0-2) : Kiki lance Dabasse côté gauche, qui devance habilement son défenseur pour avancer et tromper d'un tir croisé à ras de terre Trimborn, trompé par le rebond.

88e minute (0-3) : Ande Dona Ndoh s'avance seul dans l'axe et lobe du droit le gardien mosellan.

Denis Renaud (entraîneur des Chamois)

« Nous avons produit ce soir un match complètement maîtrisé. On a bien entamé la rencontre et on a respecté l'adversaire. J'ai beaucoup aimé l'aspect défensif, parce qu'on a gagné beaucoup de duels ce soir. Offensivement, on marque trois buts et on a beaucoup d'occasions. On a su s'adapter sur un terrain qui était difficile, ce qui explique qu'on a joué plus long que d'habitude. Je suis extrêmement content pour les joueurs, pour le club, pour les bénévoles. Maintenant, il faut continuer dans cette compétition, ne pas se fixer de limites. J'espère qu'on va continuer l'aventure le plus loin possible, avec si possible un match à domicile. »

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1er février - Retour sur la victoire à Sarreguemines

Le groupe des Chamois avance

l y a plusieurs façons d'analyser la victoire des Chamois à Sarreguemines. De prime abord, la large victoire (3-0) d'une formation de Ligue 2 face à une équipe de CFA 2 peut paraître logique.Les observateurs attentifs du football savent pourtant que la Coupe de France réserve souvent des surprises. Sarreguemines avait auparavant sorti Valenciennes et Reims, autant d'équipes de Ligue 2 revenues déçues de leur déplacement dans l'est, après un match disputé sur une aire de jeu dans un piètre état, ce qui nivelle les valeurs.

Solidarité maximale

Cette fois, contrairement à la mésaventure survenue il y a un an à Sarre Union, les Chamois n'ont jamais laissé leur adversaire espérer. Deux buts marqués au début et la fin de la première période, et une réelle abnégation de tous dans l'aspect défensif, ont rendu le match moins compliqué. Alors bien sûr, tout n'a pas été parfait au cours de cette rencontre. Mais ce qui nous a frappé, c'est la capacité des uns et des autres à se fondre avec application dans le collectif. Dans une séquence de cinq matchs en treize jours, Denis Renaud avait choisi de ménager Laurent Agouazi, proprement relayé au poste de sentinelle devant la défense par Jimmy Roye, qui avait déjà tenu ce rôle à Reims. Arthur Desmas a poursuivi sans dommage dans les buts son intérim spécial coupe. Romain Grange, non content d'avoir ouvert le score sur coup franc, s'est multiplié défensivement dans le couloir gauche lorsque Kiki montait. Enfin, Ande Dona Ndoh, resté sur le banc tandis qu'Adrian Dabasse était titularisé en pointe avec un certain bonheur, a occupé sans rechigner un poste contre nature dans le couloir droit lorsqu'il est rentré en fin de match, sans ménager sa peine lorsqu'il fallait défendre.

Tous ces dépassements des fonction habituelles, accomplis positivement dans un schéma tactique inchangé désormais bien rodé, montrent à quel point la solidarité n'est pas un vain mot dans un groupe niortais conscient que son salut passe par le collectif. « On a été sérieux et respectueux de l'adversaire, solidaire aussi, même quand on était un peu moins bien » reconnaissait Romain Grange, qui n'a pas hésité à s'exprimer un peu vigoureusement auprès de ses partenaires les plus jeunes sur le terrain en seconde période, « lorsqu'on pouvait tuer le match et qu'on ne l'a pas fait ». Autant de symptômes qu'on ne peut répertorier que dans la colonne de bonne santé d'un groupe.

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2 février - Un peu d'histoire

L'histoire vient de se remettre en marche !

26 ans. Une génération. Les Chamois niortais, en l'emportant à Sarreguemines, ont indéniablement réveillé chez les supporters la fibre Coupe de France. En attendant peut-être de leur donner carrément la fièvre d'une superbe affiche à domicile. On devenait comme morts de faim, privés depuis… 1991 d'un huitième de finale gagnant.

Ce sera d'ailleurs le seul, puisqu'en 1996, les Deux-Sévriens échouèrent face à Strasbourg et en 1997 face à Laval encore. L'extrême rareté donne ainsi une valeur intense au souvenir. D'autant qu'en cette époque épique, les Chamois avaient un mal terrible à maîtriser l'affolante queue de comète financière de leur passage en Division 1 trois ans plus tôt. Cela ira jusqu'à la rétrogradation administrative en D3 bien que le club se soit sportivement maintenu.

Alors, ce 8e gagnant de Coupe de France sera comme une spectaculaire bouffée d'oxygène pour le groupe de Victor Zvunka. Cela s'est passé un 27 avril (le timing des calendriers n'est plus exactement le même !) avec un 2-1 sur les « Tango » lavallois de Michel Le Millinaire. Le match ne s'était joué que devant 3.980 spectateurs, une poignée d'entre eux allant vivre ensuite le quart perdu à Gueugnon (regrets éternels) quelques semaines plus tard.

En amont, Niort avait écarté deux " D1 " : Caen en 32e, puis Montpellier en 16e ! Fiawoo, auteur du but à la Mosson était devenu une sorte de héros aux côtés du redoutable Prieur. C'était l'époque des Brochard, N'Domba, Le Frapper, Violeau (appelé ensuite par Guy Roux pour une exemplaire carrière), mais aussi Huriez, Marlot, Algerino, Simonella, Lollia et du fidèle Azzopardi, qui dirige aujourd'hui la formation niortaise. Et encore de Benoît Beaumet, qui inscrivit de la tête un premier but mémorable. L'histoire s'est remise en marche, mais saura-t-elle maintenant repasser les plats ?

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Photo LP : Guillaume Georges

3 février - Tirage au sort : le PSG !

Cette fois, c'est du lourd !

Depuis le temps qu'ils rêvaient d'une grosse affiche ! Les Chamois ne pouvaient espérer meilleur tirage. On se pince en imaginant Cavani, Ben Arfa et consorts, habitués aux meilleures enceintes et pelouses d'Europe, découvrant dans moins de quatre semaines le désuet stade René-Gaillard.

Le tirage s'est déroulé jeudi 2 février, dans un studio d'Eurosport à Saint-Denis. Après celui de la coupe féminine, l'internationale Laure Boulleau, et l'ex-international de rugby Yann Delaigue, avaient huit matchs à mettre à l'affiche de ces 8es de finale. Il a fallu patienter jusqu'à l'avant-dernière opposition pour voir enfin la boule des Chamois niortais sortir. Il ne restait alors plus que Strasbourg, Avranches et le Paris SG. comme adversaires potentiels. Et c'est le tenant du titre, mastodonte du football européen, qui est sorti.

La rencontre sera programmée le mardi 28 février ou le mercredi 1er mars. C'est la télévision qui décidera. Karim Fradin s'est entretenu avec Olivier Letang, le directeur sportif du club qatari. Ils ont évoqué la date du mercredi 1er mars, mais attendent la décision du diffuseur.

Photo LP : Guillaume Georges

Renaud, acte II

Retrouver le PSG constituera un clin d'œil pour Denis Renaud, qui l'a déjà affronté en quart de finale le 16 avril 2008 alors qu'il entraînait Carquefou, alors en CFA 2. « On avait joué devant 40.000 spectateurs à la Beaujoire et on avait perdu 1-0, sur un but de Pauleta », se remémorait-il. Carquefou avait auparavant éliminé deux équipes de Ligue 1 Nancy (en 16e) et l'OM (en 8e). Compte tenu de son expérience dans cette compétition, on peut être sûr, en tout cas, qu'il saura aborder ce match extraordinaire.

Ce ne sera toutefois pas le premier passage du club de la capitale à Niort. Les Parisiens y sont déjà venus lors de la saison en Ligue 1, le 15 août 1987. Paris s'était imposé 2-1 (Tholot avait égalisé). Mais les Chamois avaient pris leur revanche au Parc des Prince en s'imposant au retour (3 à 1) le 12 décembre de la même année (buts de Relmy, Ribreau et Cervetti). Et Thouars y avait aussi délocalisé un 32e de finale de Coupe de France, le 17 janvier 1998 (défaite 1-3, buts de Raï, Fournier et Maurice tandis que Zouaoui avait sauvé l'honneur dur penalty).

Bien évidemment, cette affiche satisfait tout le monde à Niort, des joueurs aux supporters, ainsi que les nombreux passionnés de football de la région, qui auront sans doute du mal à tous obtenir un précieux sésame. Pour retrouver un évènement de cette envergure à Niort, il faut remonter au 21 février 2001. Lors d'un 1/4 de finale de la coupe de la Ligue, les Chamois avaient éliminé l'AS Saint-Étienne (3-2).

Un bon présage ?

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3 février - Déclarations

"Ce sera un grand moment de bonheur"

Jimmy Roye : « C'est dingue ! Mon portable n'arrête pas de sonner depuis l'annonce de ce tirage au sort. Pour moi, c'est fantastique. J'ai grandi à Paris, dans ma famille, on est des fans du PSG. Mes frères vont au Parc des Princes. C'est le gros lot. Nous allons affronter l'une des meilleures équipes du monde et déjà se dire ça, c'est assez fou. Sérieusement, c'est une très belle perspective pour nous les joueurs qui rêvons de jouer des matchs comme celui-ci. C'est bien pour le club, la ville et la région. Maintenant, je souhaite qu'on puisse rivaliser même si c'est le PSG en face. Il ne faudra surtout pas se présenter en victime résignée mais jouer notre carte à fond.

Karim Fradin : « C'est la première fois que je me déplace pour un tirage de Coupe de France et je ne regrette pas d'être venu. Quand le petit billet " Paris Saint-Germain " est sorti de la boule, j'ai bondi de mon fauteuil dans la salle. J'ai aussitôt eu une pensée pour les joueurs qui sont récompensés de leur bon et sérieux match, mardi à Sarreguemines. C'est évidemment très positif pour notre club, notre public, pour la ville et la région. On ne réalise peut-être pas encore très bien mais quand nous allons voir les joueurs du Paris Saint-Germain entrer sur notre pelouse pour l'échauffement, là ça va faire quelque chose. Nous avons un peu de temps devant nous pour organiser ce grand événement. Heureusement car il va y avoir un gros travail. Dommage que notre nouveau stade ne soit pas prêt, mais on va remplir René-Gaillard qui est aux normes pour ce huitième de finale. Ce sera un grand moment de bonheur. »

Alliou Dembele (capitaine des Chamois) : « On en parlait en rigolant cet après-midi dans le vestiaire. On se disait : imagine le PSG se pointer René-Gaillard. Et c'est ce qui est arrivé. C'est une énorme affiche pour Niort, pour la ville. Mon téléphone n'arrête pas de sonner. On me demande déjà des places. On voulait jouer un gros à domicile, on est exaucés. Personnellement, je suis passé par le centre de préformation du PSG entre 13 et 15 ans. Sportivement, on sait que ça sera très compliqué. Je les ai regardés mettre 4 à 0 à Rennes en faisant jouer des jeunes. Après, sur un match, on ne sait jamais ce qu'il peut se passer. J'espère simplement que ça ne nous fera pas déjouer dans les matchs qui vont précéder cette grosse affiche. »

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3 février - Paroles de supporters

Foot : le Qatar à l'assaut de René-Gaillard !

En huitièmes de finale de Coupe de France de foot, les Chamois niortais recevront le PSG ! Jamais René-Gaillard n’a été le théâtre d’une telle affiche !

Edison Cavani, Angel di Maria, Marco Verrati, Thiago Motta, Blaise Matuidi… le 28 février ou le 1er mars – selon la date qui sera choisie par la Fédération française de football et la télévision – ces joueurs de renom, parmi la crème de la planète foot actuelle, fouleront la pelouse du stade René-Gaillard !

Chamois - PSG : jamais l'arène niortaise n'avait encore accueilli une telle affiche, et c'est celle que nous a offert le tirage au sort des huitièmes de finale de la Coupe de France ! Quelle récompense pour nos footballeurs locaux qui n'avaient pas atteint ce niveau depuis vingt ans ! Certes, l'équipe parisienne est déjà venue jouer à Niort. Mais c'était une autre époque, lorsque le PSG n'était pas encore ce qu'il est aujourd'hui, cette formation de rêve qui, depuis plusieurs saisons, brille de mille feux quataris.

La crème de la planète foot actuelle

Avant le tirage au sort d'hier soir, Jean-Pierre Bureta, fidèle supporter des Chamois parmi les plus fidèles, oscillait entre la volonté de « tirer » une petite équipe, « histoire d'augmenter nos chances de passer un tour », et celle de pêcher un gros poisson « pour faire plaisir au public niortais. »

En matière de gros calibre, il a été servi ! « Je viens d'envoyer un sms à Karim Fradin (NDLR : manager général des Chamois) dont c'est l'anniversaire, ça lui fait un sacré cadeau ! » nous a livré Jean-Pierre Bureta, à chaud, à peine le tirage effectué. « Ça va être la fête dans un stade René-Gaillard qui va être plein ! Et en plus, on joue à domicile. Ça faisait longtemps ! »

Celui dont le cœur bat plus que jamais pour les Chamois lance d'ailleurs déjà un appel : « J'espère que les supporters niortais seront plus nombreux que les supporters parisiens car eux, ils peuvent nous arriver de partout en France ! » Mais Jean-Pierre en est convaincu : « Niort-1925 sera à la hauteur et marquera forcément le coup pour ne pas laisser passer un tel événement. C'est bien simple : je ne me souviens pas depuis combien de temps il n'y a pas eu une telle affiche chez nous ! » Et qui sait si l'exploit ne peut pas être au bout ?

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3 février - Le Billet

Magie

Le Qatari Nasser Al-Khelaïfi dans les tribunes de René-Gaillard ? Osons le pari de la photo ! Le président du Paris Saint-Germain venant en personne soutenir ses joueurs qui disputeront les huitièmes face aux Chamois niortais ! Relisez bien. La perspective de cette affiche propre à enflammer ultras comme les plus blasés des supporters, voire tous les indifférents au ballon rond, ne relève plus du mirage mais bien de la fameuse « magie de la Coupe de France de football ». Où, décidément, rien n'est impossible. Le résultat inespéré du tirage au sort, à la fois le plus costaud et le plus convoité, constitue bel et bien un exploit. Un premier exploit.

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4 février - Les places seront chères

Niort - PSG : "la guerre pour les places "

Le moins que l'on puisse dire… c'est que le tirage pour les huitièmes de finale de la Coupe de France ne laisse pas les internautes deux-sévriens indifférents. A peine la rencontre Niort - PSG annoncée, jeudi soir, les réactions fusaient sur notre page Facebook.

Beaucoup rêvent de s'offrir ce cadeau, « un sacré événement pour Niort », souligne Elodie, même si « les Chamois se feront bouffer tout cru », imagine Patoche. Quoi qu'il en soit, selon Edma, « ça va être la guerre pour les places ! ». Dans l'attente de communication officielle par la Fédération française de football et EuroSport sur le jour et l'horaire du match qui devrait être faite la semaine prochaine, les places ne sont pas encore en vente. Mais la rencontre va probablement, calendrier oblige (le PSG affronte l'OM le 26 février), se tenir le mercredi 1er mars, à 18 h. Le club informe que les « abonnés, partenaires et groupes de supporters » seront prioritaires.

Le dossier « enlisé » du nouveau stade, réclamé par les Chamois, refait surface. Anthony rigole « d'imaginer des joueurs de ce niveau débarquer dans un stade aussi vétuste que René-Gaillard. Les gars vont se demander si on n'est pas une équipe amateur en sortant du bus ». Christian Poupin l'invite à relativiser : « La coupe reste la coupe, on parle d'équipe, et pas de stade ! » Et, qui sait, « peut-être que le Qatar voudra racheter les Chamois après le passage du PSG à Niort », ironise Lilie.

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7 février - Drôle de stade

"Cavani va connaître notre belle piste d'athlétisme!"

Les Chamois se mobilisent pour recevoir le PSG en Coupe de France dans trois semaines. Ils auraient préféré que ça se passe dans un nouveau stade…

Le Vélodrome de Marseille (le 26 février), René-Gaillard (le 28 février ou le 1er mars), le Camp Nou de Barcelone (le 8 mars) : entre ces trois stades dans lesquels va évoluer en un peu plus d'une semaine la prestigieuse équipe de foot du PSG… Cherchez l'erreur.

" Même le PSG a supputé la possibilité de jouer au Parc des Princes ! "

Quatre jours après le tirage des huitièmes de finale de la Coupe de France qui voit donc à la fin du mois les Niortais affronter à domicile les stars parisiennes, Karim Fradin, manager général des Chamois, est quelque peu amer, pour ne pas dire plus.

« Cette affiche, qui est une première dans l'histoire du club, met en lumière l'urgence d'un nouvel équipement digne de ce nom !, insiste celui-ci. René-Gaillard date de 1974, c'est un stade d'un autre âge ! A tel point que même le PSG a supputé la possibilité d'inverser le match et de jouer au Parc des Princes ! Idem pour Bordeaux qui nous a proposé de jouer chez eux ! » C'est effectivement dire si l'arène niortaise n'a pas franchement bonne presse dans le sérail… « Même les télés ne viennent plus pour des retransmissions en direct. »

Une tribune provisoire de mille places

En attendant, c'est bel et bien à René-Gaillard que se déroulera le match, à une date (28 février ou 1er mars) que la Fédération française de foot (et Eurosports) n'a pas encore fixée. « Vous imaginez ! Cavani qui va faire connaissance avec notre belle piste d'athlétisme ! », ajoute un Karim Fradin quelque peu sarcastique.

Sarcastique, mais motivé. « Il n'est pas question de voler cette affiche à nos supporters. Pour nous, c'est une priorité. » Donc pas le choix : « Cette fête aura lieu dans les conditions du stade actuel, avec sa capacité d'environ 9.000 places. En plus, nous allons essayer d'ouvrir une tribune provisoire de 1.000 places, sous réserve évidemment du feu vert de la commission de sécurité. Un rendez-vous avec la préfecture va se mettre en place. On va faire de notre mieux pour être à la hauteur. » Notamment pour l'accueil et la gestion des supporters parisiens. Mais ça, c'est une autre histoire…

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8 février - Théo

Les footballeurs banlieusards du Red Star ne vont pas en croire leurs yeux le 24 février, en entrant sur la pelouse d'un stade René-Gaillard archi-comble ! Tout ça parce que les Chamois ont eu une idée fructueuse d'un point de vue comptable : ceux qui voudront voir le fabuleux 8e de finale de Coupe de France le 28 février ou le 1er mars, devront du 13 au 15 février, acheter un inédit « pack 100 % parisien », associant les réceptions successives du Red Star et du PSG. Il fallait l'oser, quand on sait le grand écart qu'il y a entre le club de Montreuil issu de la banlieue communiste, et celui de la porte de Boulogne, où coulent à flot les pétrodollars qataris. Mais le foot pro est d'abord un spectacle. Théophrasque

8 février - La date est connue

Niort - PSG le 1er mars à 18 h 30

La date du huitième de finale de la Coupe de France Niort - Paris S.-G. est désormais connue : ce sera mercredi 1er mars à 18 h 30. Ce match sera le fil directeur du multiplex sur Eurosport 2 (match également en direct sur Eurosport 1), en même temps que Avranches - Strasbourg et Quevilly-Rouen - Guingamp. La soirée se terminera par Marseille - Monaco (21 h). La veille, auront été joués trois premiers huitièmes de finale (18 h et 21 h), le dernier étant programmé le 2 mars (21 h).

En conséquence, le déplacement des Chamois à Orléans pour la 28e journée de Ligue 2 se jouera certainement le samedi 4 mars ou le lundi 6 mars et non le vendredi 3 mars.

> LES BILLETS BIENTÔT EN VENTE. Plusieurs temps de mise en vente des billets ont déjà été définis pour ce Niort - PSG.

Les partenaires et abonnés, servis en premiers, seront avertis dans le courant de cette semaine ; il y aura une date limite et un quota.

Le grand public devra attendre le 20 février. Mais les plus pressés pourront s'y prendre dès le 13 car les Chamois mettent en vente un pack 100 % parisien, du 13 au 15 février, comprenant une place pour la réception du Red Star en L2 le 24 février et celle du PSG le 1er mars, avec un quota limité.

Les modalités d'achat seront communiquées dans le courant de la semaine.

Created By
Eric Pollet
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Credits:

Eric Pollet et Jean-André Boutier

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