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Visite au zoo Petits en vue

Photos et texte Françoise Tschanz

Mai-juin, comme chaque année, c'est le temps des naissances au Tierpark Daelhölzli de Berne. Sangliers, bouquetins, chamois... la tradition se poursuit. Etat des lieux non exhaustif dans la partie ouverte du petit zoo.

Revoir les animaux, quel plaisir ! Réouverts le 19 mai après des fermetures liées aux mesures fédérales anti-Covid, les zoos font de nouveau le plein de visiteurs. Et les animaux, comment ont-ils vécu cette période ? Certains, par exemple les singes, les phoques, les paons orinoco, semblaient s'ennuyer, selon la perception humaine. Ils considèrent tous les visiteurs du zoo comme un changement de rythme et quelque chose de très intéressant. D'autres ont augmenté leur distance de fuite dans le zoo silencieux. Ils étaient beaucoup plus susceptibles de fuir s'ils étaient dérangés. Cela dit le nombre de naissances - qui varie d'une année à l'autre - n'a pas été influencé par la pandémie.

Le 18 mai, un poussin avocette a vu le jour. Un mois plus tard, il a déjà des allures de grand, à peine reconnaissable grâce à quelques résidus de duvet.

Les avocettes se trouvent dans une volière juste avant l'entrée payante.
A l'entrée du zoo, en face des avocettes, les flamants roses sont bien visibles, et audibles. Leurs nids sont une simple coupe en terre construite sur un îlot vaseux, où la femelle dépose un œuf unique. Mais à Berne, pas de petit en vue pour l'instant. Les jeunes de l'année passée sont reconnaissables à leurs pattes grises. C'est plus tard leur nourriture qui les rosira.
Cette perdrix bartavelle voit tout ce qui se passe à l'entrée du parc animalier...
Pendant ce temps, le cerf broute, loin du petit né en mai et caché quelque part dans le vaste domaine réservé à son espèce, et invisible aux yeux des visiteurs.
Quelques mètres en deça, près de l'Aar, les ratons laveurs s'en lavent les mains, bien isolés des autres habitants du parc animalier.
Voyons ce qui se profile à l'horizon, dit le héron, à qui rien n'échappe.

Des jeunes, les pélicans en ont eu, le 15 février, le 1er mars, et le 9 avril. D'autres auraient été observés le 14 juin, affirme-t-on du côté de la communication du zoo. Pour l'avenir, "seule la nature sait si d'autres viendront".

Les becs et plumes grises sont la marque des plus jeunes.
Le petit chamois né en mai est très timide et se cache des curieux. Dans la région bernoise, les "cousins" des habitants du zoo sont facilement observables, dans le Lindental, à l'orée de la forêt.
Trois petits bouquetins, deux mâles et une femelle, jouent sur les rochers aménagés.
L'enclos suivant est occupé par les chèvres à bézoard.
des jumeaux !
Au bord de l'Aar, la famille de chèvres a accueilli deux fois des jumeaux.
Un bon petit diable...

Au bout du chemin, en bordure de forêt, les sangliers ouvrent chaque année la saison des naissances.

Deux portées de sept marcassins flemment au soleil puis, au signal de leur mère, la laie, se mettent en marche....

L'appel du repas a sonné !

Après le lait maternel, une gorgée d'eau parfait le festin.

Tous les animaux du Daelhölzli ne sont pas susceptibles d'avoir des petits. Certains sont stérilisés (par exemple les deux ours mâles du Dählhölzli et du parc aux ours), d'autres n'ont pas de partenaire (lynx mâle). Avec d'autres, ça ne marche pas d'une manière ou d'une autre, par exemple avec les léopards. C'est la nature, donc on ne peut pas le prévoir, commente la responsable de la communication des lieux.

Et voilà, c'est ainsi que prend fin cette visite au zoo. Sa devise, "plus de places pour moins d'animaux", permet aux différentes familles de vivre dans de bonnes conditions. Pourtant, les zoos sont parfois critiqués. Au Daelhölzli, on est d'avis qu'"ils remplissent une tâche importante dans la société, à savoir lutter contre l'aliénation croissante des animaux et de la nature. Si les zoos n'existaient pas, il faudrait les inventer". On y considère qu'une expérience positive avec un animal a un impact émotionnel durable, car le voir vivre aussi près de la nature incite à protéger les animaux sauvages dans leurs habitats naturels. "Parce que ce que tu aimes, tu le protèges". Comme les animaux et les créatures vivantes dans la nature ont besoin de notre aide, les zoos joueront un rôle de plus en plus important dans la protection des animaux et des espèces. Non seulement en libérant et en sauvant des espèces, mais aussi en travaillant à la protection des habitats.

Conclusion: Allons au zoo !

L'écureuil malin du bois du bout du parc file raconter ce qu'il y a vu...

Impressum: Photos et textes, Françoise Tschanz, avec l'aide d'Iwon Blum et de Simone Gloor, coaches

Sous la responsabilité de Robert Hansen, rédacteur en chef – redaktion@derarbeitsmarkt.ch, www.derarbeitsmarkt.ch

Created By
Françoise Tschanz
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