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Vol AF-3852 Anaïs, Jibril, Clarence et Andréa

Jour 1

Judith Arrigo, juriste, prit l’avion à l’aéroport d’Orly. Il se situait à environ 15 km de Paris dans le département de l’Essonne.C’était un grand aéroport avec plusieurs terminaux et de grands avions. Il y avait inscrit dessus les noms de leur compagnie. À 14h30, l’avion décolla. Deux heures plus tard l’avion prit un coup de tonnerre dans le réacteur droit alors qu'il volait près d'Aoulef au sud de l’Algérie. L’avion se crasha dans le désert du Sahara. Le siège qui se situait devant Judith lui heurta la jambe et lui provoqua une fracture ce qui la condamna à boiter. Elle se plaignait de sa jambe qui lui faisait très mal. Elle ne le savait pas encore mais elle était la seule survivante. Elle vérifia le pouls des personnes qui se trouvaient à coté d’elle, aucun survivant...

Elle vérifia avant la tombée de la nuit l'avion pour voir s'il y avait des affaires utiles, elle trouva une lampe torche, une carte du monde et une boussole. De plus elle prit son sac et toutes les provisions : couteaux de cuisine, une grosse et trois petites bouteilles, la radio qui fonctionnait par intermittence, des feux de détresse... La nuit tomba, il faisait très froid et Judith décida de se réfugier dans la coque avant qui était a moitié intacte afin de se protéger de la nuit glaciale.

Jour 2

Il était 10h30. Elle espérait se diriger vers le village le plus proche mais elle se trouvait au beau milieu du désert, elle était désespérée. Deux heures plus tard, elle vit la silhouette d’un jeune homme. Elle partit voir cette silhouette, elle le vit monter sur sa chamelle et l’interpela en lui demandant son prénom. Il lui dit qu’il s’appelait Ismaël. Elle lui demanda de lui donner la direction d'un village mais il était perdu lui aussi. Il lui apprit à reconnaître les sables mouvants et les traces de vipère à corne. Après des heures de marche, ils virent un campement de berbères. Ils s'y connaissaient en techniques pour rester en vie dans le désert du Sahara. Ils apprirent à Judith et Ismaël à tuer une vipère à corne et vider les entrailles d'un chameau afin de s'en faire une couverture. La nuit tomba d'une traite et elle dura longtemps, très longtemps. Ils firent un feu pour se réchauffer du froid. La nuit dans le désert du Sahara il faisait très froid bien plus que ce qu'elle pouvait imaginer. Elle fit des cauchemars toute la nuit en se rappelant les cris des passagers du vol AF-3852. Elle se réveilla toutes les heures, elle entendait le sable se déplacer avec le vent. Alors que le feu commençait à s'éteindre le sommeil vint à elle.

Jour 3

Elle s’enfonça encore plus dans le désert à la recherche d'un village toujours accompagnée de son ami Ismaël. Ils marchèrent encore et encore sans rien rencontrer à part le sable qui leur frottait doucement les pieds. Ils commencèrent à faiblir de fatigue, les deux amis s'assirent sur un rocher et parlèrent: l'un de son aventure et l'autre sa mission humanitaire. De chance, Judith savait parler arabe car auparavant elle avait choisi un bac littéraire et avait étudié l'arabe. Plus tard, ils repartirent s’enfonçant toujours plus dans le désert suivis de la chamelle. Arrivés au milieu de leur périple, la chamelle tomba subitement contre le sable chaud. Judith s’avança et remarqua deux trous percés dans la peau épaisse de l'animal au niveau de sa patte gauche. Ismaël, ayant vécu peu de temps dans le désert, ne savait pas tuer une vipère à corne. Néanmoins, grâce au savoir faire des berbères qui leur avaient appris tous ce qui fallait savoir sur la survie dans le désert du Sahara il avait maintenant quelques connaissances théoriques sur comment tuer une vipère à corne et il savait où se cachait le serpent. Au final, les deux amis se mirent en route à la recherche de cette fameuse vipère.Après quelques minutes de recherche, ils entendirent du mouvement dans un petit buisson qui bougeait au rythme du vent. C’était l'endroit préféré des vipères, Ismaël prit son courage a deux mains, attrapa un bâton et l’assomma d'un coup sec. Il prit son couteau et coupa la tête de l'animal.

Jour 4

La nuit fut à nouveau très dure pour Judith, la lampe torche qu'elle avait prise au début de l'aventure était hors d'usage. Elle avait fait une crise achluophobie et cette peur tenace du noir avait été difficile à gérer. Durant la nuit, la chamelle était également morte. La vipère lui avait injecté un liquide toxique : la chamelle n’avait pas pu résister au poison injecté par cette méchante et vilaine bête. Ce matin-là, Judith s’était réveillée avant Ismaël. Puis au réveil d'Ismaël, ils partirent pur reprendre la marche. Avant cela ils avaient récupéré la peau de la pauvre chamelle se protéger du soleil et se couvrant avec. Il faisait environ 48°C dans le désert ce jour-là. À cette température-ci, ils pouvaient mourir. Pas loin de leur campement, ils trouvèrent « un point d’eau ». Ils récupérèrent l’eau s’y trouvant et la mirent dans les bouteilles déjà presque vide. Puis, ils s’hydratèrent. La radio que Judith avait prise au début fonctionnait enfin. Elle mit une station au hasard et entendit le nom de son vol. La voix qu’on entendait parler en arabe : elle n’eut donc pas de problème à comprendre. Elle comprenait que l’avion s’était crashé au niveau d’Aoulef et qu’il ne l’avait pas encore retrouvé. Ils ne savaient s’il y avait des rescapés. Le président Abdelaziz Bouteflika avait ordonné à l’armée d’envoyer des hélicoptères pour en savoir plus sur le drame. Pendant ce temps, Judith et Ismaël marchèrent tous les deux tout en écoutant la radio. Ils étaient à bout de force. Judith se plaignait de sa douleur qu’elle ressentait au niveau de son épaule droite et de celle de sa jambe. Ismaël se disait aussi qu’il finirait sa vie dans ce désert. Quelques heures plus tard, il était à peu près 19 heures quand ils entendirent des bruits. Ils levèrent leurs têtes et virent au loin une farandole d’hélicoptères. Ils s’approchèrent petit à petit d’eux. Les hélicoptères faisaient de plus en plus de bruit et commencèrent à leur faire mal aux oreilles mais du bien au moral. Judith trouvait que l’armée de l’air algérienne était arrivée très vite. Une dizaine de minutes plus tard, les hélicoptères atterrirent. Deux personnes sont arrivées en courant pour emporter les deux aventuriers. Ils leur dirent de faire vite et de monter dans l’hélicoptère car la température dépassait les 55°C ! Ils obéirent aux deux hommes. Ils montèrent dans l’hélicoptère. On leur avait donné plusieurs bouteilles pour s’hydrater. Les deux sauveteurs leur demandèrent de leur raconter pourquoi ils étaient là. Judith commença, elle leur dit que son vol pour Bamako s’était crashé au beau milieu du désert du Sahara. Elle leur raconta ensuite qu’elle avait rencontré Ismaël par hasard et qu’ils s’étaient aventurés tous les deux. Et ce cauchemar s’arrêta là. "Enfin !" se disait Judith. "Ce stress va enfin s’arrêter..."

Credits:

Created with images by 4144132 - "egypt sahara desert" • Savvas Kalimeris - "untitled image" • skeeze - "milky way stars night"

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