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Ouvriers et industries diverses Début vingtième siècle...

Statue de l'Ouvrier

Cette statue s'élevait alors place Paul Bert. Torse et pieds nus, épuisé, essuyant son front en sueur, il tient sa pelle de la main droite. A ses pieds, sur une brouette versée sur le côté, sont posés ses vêtements. Cette statue fut transférée dans les jardins du Palais des Arts (Musée d'Art et d'Industrie), lors de la construction de l'église Saint-Charles (aujourd'hui cathédrale).

Puits Chatelus

L'exploitation du charbon avait contribué primordialement à la prospérité des industries et à l'extension de la cité. Mais le travail des mineurs était rude et dangereux, les coups de grisou occasionnant de terribles catastrophes. Le 1er mars 1887, l'explosion qui eut lieu au puits Chatelus faisait 74 morts. C'est aujourd'hui le site Couriot. On peut distinguer, sur cette carte et à l'arrière plan, la route de Michon.

Puits du Treuil

Vue vraisemblablement prise du pied du remblai du chemin de fer du Puy, rue du Treyve. Site ancien attesté en 1810, concession du Treuil exploitée par les Houillères de Saint-Étienne. Au premier plan, les lavoirs et l'usine d'agglomération. Au second plan, le puits du grand Treuil, puis le puits Villiers. Cet ensemble, qui est coupé par la voie ferrée de Roanne et celle du Puy, est longtemps resté le siège le plus important des houillères de Saint-Étienne. Noter les chevalements métalliques des puits du grand Treuil et Villiers. Les houillères de Saint-Étienne ont été les premières en France à utiliser le métal pour leurs chevalements, dès 1863.
Datation de la photographie d'après le cachet de la poste au recto de la carte postale : 1909.

Les mineurs

On commençait très jeune à la mine et les mineurs de 12 ans n'étaient pas rares. Les mineurs aimaient leur métier. Ils avaient leurs lettres de noblesse et, lors des terribles coups de grisou qui décimaient leur profession, les volontaires se présentaient toujours en plus grand nombre que l'on en réclamait.

Les clapeuses

Groupe de clapeuses avec la légende :"Lou filles do Clapé fant bion leu demoizelles. Tzin tzin beu beu, techique ma feu". Les femmes étaient présentes dans la mine mais elles ne descendaient pas dans le fond. Elles triaient le charbon à la surface en enlevant les pierres. On les employait également à empiler les agglomérés dans les wagons d'expédition vers les chemins de fer.
C'était un travail salissant et très pénible. Mais le caractère gai stéphanois n'était pas un vain mot et elles accomplissaient leur tâche avec bonne humeur, en chantant une de ses chansons locales :
"Salut ! O cité vaillante, où nuit et jour le mineur, sous la lampe vacillante, accomplit son dur labeur ! (Fabrancy)

Ouvriers métallurgistes

Ces ouvriers étaient de rudes compagnons habitués aux travaux pénibles de la grosse industrie métallurgique. La main d’œuvre provenait souvent de la Haute-Loire et de l'Ardèche. La majorité des cadres était fournie par l’École Professionnelle et les emplois de direction par l’École Nationale des Mines.

Les Forgerons

La quincaillerie était florissante. Ici, deux forgerons fabriquent des fers à chevaux. Ces artisans étaient d'habiles ouvriers qui portaient au loin la renommée de leur ville natale.

Manufacture française d'Armes et Cycles

La Manufacture avait été créée par M. Mimard. Ateliers, bureaux et magasins étaient situés en bordure du cours Fauriel et de la rue Lassaigne. C'était la plus importante maison de commerce française de vente par correspondance.

Atelier Canonnerie

Les armes blanches puis ensuite les armes à feu avaient fait connaître le nom de Saint-Étienne dans le monde entier. Avec de nombreux fabricants établis dans notre ville, la Manufacture française d'armes et cycles contribuait à la renommée de Saint-Étienne en exportant des armes de qualité.
C'est ici l'atelier de canonnerie, dressage et rectification. Lieu réservé au dressage des canons (contrôle du caractère parfaitement cylindrique de l'âme des canons), puis à leur éventuelle rectification (au premier rang).

Atelier Polissage

Saint-Étienne était la ville des armes mais aussi des cycles. Nous voyons ici l'atelier de polissage à la meule des guidons de bicyclettes.

les Aciéries de Saint-Étienne

Dés le Moyen-Âge, la pureté des eaux du Furan, nécessaire à la trempe des armes, avait attiré à Saint-Étienne les industries du fer. La grosse métallurgie s'était ensuite installée et, grâce à l'excellence de la main d’œuvre, avait rapidement prospéré. Les aciéries étaient également spécialisées dans la fabrication de grosses pièces de chaudronnerie.

Aciéries Barroin

Fondées vers 1866 par l'ingénieur Barroin, elles devinrent rapidement un établissement métallurgique important, façonnant la fonte, le fer et l'acier. Dans les quartiers industriels, le paysage était austère et le ciel embué continuellement par la fumée noire rejetée par les hautes et nombreuses cheminées des aciéries.

Usine à gaz

Usine à gaz de Montaud (en face de la manufacture d'armes) . Au premier rang, les gazomètres. au second, à droite, les fours de distillation de la houille.

L'usine Giron

L'industrie rubanière s'est établie à Saint-Étienne depuis la fin du XVI° siècle. Situés au début de la rue Richelandière, les établissements Giron frères étaient une des plus importantes fabriques de velours et rubans de Saint-Étienne. L'importante main d’œuvre était en grande partie féminine.

un Atelier de dévidage de soies

Dominant les rumeurs de la rue, avec le bruit rythmé des métiers, les ourdisseuses tournaient le rouet dix à quinze heures durant.
"Ourdisseuse, trop rieuse, le travail est un devoir. Allons vite, ma petite, fais tourner ton dévidoir"

Le passementier

Au travail devant un métier Jacquard. La barre transversale placée à l'extérieur du métier était actionnée à la main, permettant ainsi en cas de coupure du courant, le fonctionnement du métier.

Fin...