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Découvrez la faune et la flore des espaces naturels départementaux

Dunes, marais, forêts, landes… Bordée par la mer, arrosée par la Vilaine et le Couesnon, l'Ille-et-Vilaine présente une grande diversité de paysages et de milieux naturels. Tourbières, bocage, étangs, gravières… Les espaces naturels départementaux sont des trésors de nature, riches d’une faune et d’une flore exceptionnelles.

Zoom sur quelques espèces incontournables.

Le triton crêté

Le triton crêté est un amphibien de couleur sombre, brun à noirâtre, marqué de tâches. Le ventre et le dessous des pattes sont jaunes-orangés, tachés de sombre.

Au printemps, durant la période de reproduction, les tritons crêtés fréquentent les mares et autres milieux aquatiques. Ils sont alors reconnaissables à leur haute crête dorsale irrégulièrement dentelée qui leur donne un air de petit dinosaure. C’est une espèce de triton de grande taille, la femelle mesure jusqu’à 18 cm.

Pour séduire la femelle, il effectue une longue danse nuptiale, ondulant de la queue. Si elle est réceptive, c’est l’accouplement. La femelle pondra ensuite 200 à 400 œufs, qu'elle collera un à un aux feuilles des plantes aquatiques en les repliant sur les œufs.

En Ille-et-Vilaine le triton crêté est présent sur les espaces naturels départementaux de Lormandière (Chartres-de-Bretagne), du parc du Château des Pères (Piré-sur-Seiche), dans le bois de Soeuvres (Vern-sur-Seiche)....

L’azuré du genêt

L’azuré du genêt est un papillon présent en Bretagne sur différents types de landes riches en bruyères. Cette espèce est menacée depuis quelques décennies en raison de la disparition progressive des landes bretonnes.

Sa localisation semblerait aussi liée à la présence de fourmis (Formica et Lasius), avec lesquelles l’azuré du genêt entretient une étroite relation. Les pontes ont lieu sur différentes espèces de bruyères croissant à proximité des fourmilières. Les œufs éclosent pour donner des chenilles. Ces chenilles donnent du miellat sucré aux fourmis qui en raffolent, et en échange, les fourmis protègent les chenilles.

Celles-ci se nymphosent ensuite, sous une pierre, en une chrysalide arrondie, verte à brun-jaune avant de se transformer en papillon.

En Ille-et-Vilaine, l’azuré du genêt est présent sur les mégalithes et landes de Saint-Just, sur la vallée du Canut (Lassy) et au vallon de la Chambre au Loup (Iffendic).

Le muscardin

Le muscardin est un petit rongeur de la taille d’une souris, aussi appelé le « rat d’or» en raison de son pelage jaune doré. Il se déplace la nuit dans les buissons. Ses pouces, opposés aux autres doigts, lui permettent de saisir fermement les brindilles. Il se stabilise grâce à sa longue queue touffue.

Le muscardin consomme beaucoup de noisettes avant d’hiberner, d’où son autre surnom de « croque noisette». Les coquilles, avec un trou parfaitement circulaire, qu’il laisse sur son passage sont d’ailleurs souvent le seul indice de sa présence extrêmement discrète!

Les espaces naturels départementaux riches en bocage que sont les Gaudriers (Thorigné-Fouillard), le marais de Vaux (Dingé), la tourbière des petits prés (Erbré), participent à la conservation de cette espèce fragile.

La noctule commune

La noctule commune est une des plus grandes chauves-souris d’Europe. Son envergure avoisine les 40 cm !

Elle est capable de voler à grande vitesse (50km/h) et d’effectuer des piqués pour capturer sa nourriture (papillons ou des coléoptères) assez haut dans le ciel ou au-dessus des forêts.

Elle choisit de grands arbres à cavités pour s’y installer.

Actuellement, les seules colonies de reproduction bretonnes connues sont situées en Ille-et-Vilaine. Les espaces naturels départementaux dotés de boisements tels que la vallée boisée de Corbinières (Guipry-Messac) ou le site des mégalithes et landes de Saint-Just sont indispensables à cette espèce qui y trouvera de grands et vieux arbres préservés pour son gite et une très importante ressource alimentaire.

Le crapaud calamite

Le crapaud calamite est une espèce d’amphibien. Il affectionne les milieux sur sols minéraux ou avec peu de végétation car il se déplace et chasse en courant rapidement et non en sautant. Il évite ainsi d’entrer en compétition avec d’autres espèces comme le crapaud épineux.

Il mesure entre 6 et 10 cm et peut vivre jusqu’à 9 ans ! Il est aisément reconnaissable grâce à sa ligne jaune sur le dos et ses yeux jaune vif. Le mâle arbore une belle gorge bleue en période de reproduction.

L’espace naturel départemental de l’étang de Châtillon-en-Vendelais, avec une population estimée à 2 500 individus, constitue un bastion pour cette espèce en Bretagne.

La Stellaire des marais

La Stellaire des marais est une plante vivace qui fleurit en juin-juillet et produit de jolies fleurs aux pétales blancs. Elle possède une tige quadrangulaire et des feuilles lancéolées lisses.

Cette plante mesure entre 30 cm et 60 cm de haut. Elle se développe dans les marais et marécages de la moitié nord de la France. Elle est rare et est observée sur quelques stations par département.

En Ille-et-Vilaine, elle est présente notamment sur l’espace naturel départemental des marais de Gannedel.

L’Elatine verticillée ou Elatine fausse alsine

L’Elatine verticillée ou Elatine fausse alsine se développe d’avril à septembre en bordure de mares, étangs ou marais, en fonction de l’exondation sur des sols nus périodiquement inondés.

C’est une espèce amphibie avec des feuilles sessiles verticillées. Ses fleurs sont discrètes et disposées à l’aisselle de la feuille. Cette espèce, en théorie vivace, a développé un comportement annuel en Bretagne et ne mesure que 5 cm de haut.

Présente il y a plusieurs décennies sur une quarantaine de départements français, elle n’est aujourd’hui observée que sur une vingtaine d’entre eux. Supposée disparue de l’ouest de la France depuis le 19è siècle, elle a été retrouvée en 1997 dans la Sarthe et en 2002 en Ille-et-Vilaine sur le marais de Gannedel qui constitue aujourd’hui l’unique station bretonne pour l’espèce. En régression en raison de la dégradation et la disparition des zones humides et protégée au niveau régional, cette plante bénéficie d’un plan de conservation régional et fait l’objet de suivi annuel sur les marais de Gannedel par le Conservatoire botanique national de Brest.

Le département a une responsabilité biologique majeure pour cette espèce.

La Glaïeul d’Illyrie

La Glaïeul d’Illyrie est une plante vivace qui fleurit en juin et produit de jolies grappes de fleurs roses. Cette plante, qui mesure entre 20 et 50 cm de haut, possède une tige grêle et des feuilles assez étroites.

Habituellement présente sur les landes et coteaux arides de l’ouest, du midi et du centre de la France elle pousse, en Ille-et-Vilaine, sur les affleurements de schistes rouges du massif de Pont-Réan.

On peut l’observer par exemple sur l’espace naturel départemental de la Vallée du Canut (Lassy) et sur les affleurements schisteux du massif de Paimpont.

Le Département a une responsabilité biologique majeure pour cette espèce peu commune en Ille-et-Vilaine. C’est pourquoi un inventaire est reconduit tous les 5 ans sur le site de la Vallée du Canut par les agents du Département afin de connaitre son évolution et de prendre, si besoin, des mesures de protection. Lors du dernier comptage de 2016, environ 1 650 pieds ont été dénombrés.

La renoncule des champs

La renoncule des champs est une plante de la même famille que le bouton d’or. Cette espèce annuelle mesure entre 20 cm et 40 cm de haut. Elle se développe dans les milieux cultivés et moissonnés comme les champs de blé.

Ses pédoncules floraux sont très longs et portent de petites fleurs jaune soufre qui fleurissent entre mai et juillet. Ses fruits appelés akènes sont particulièrement reconnaissables car hérissés de longues épines ce qui leur permet d’être disséminés par le pelage ou le plumage des animaux.

Cette plante est en régression dans les cultures et menacée par l’utilisation d’herbicides, qui constitue sa principale menace. En Ille-et-Vilaine, on la trouve encore dans la Vallée du Semnon et dans quelques autres localités.

© Crédits photo : E. Berthier, D. Amelot, M. Lemoine, P. Defernez, J-C Abadie, J. Geslin, H. Guitton.

Il existe aujourd’hui une cinquantaine d’espaces naturels départementaux protégés par le Département et ouverts au public. Préserver, valoriser ces sites particulièrement sensibles et permettre au public d’en découvrir les richesses font partie des priorités du Département d’Ille-et-Vilaine.