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EDITO

Le virus du sport ne nous quittera pas

Après deux mois de confinement à piétiner dans son appartement, à courir autour de sa maison, à faire du surplace en vélo, à nager dans sa baignoire ou à... télétravailler, lundi, nous serons libres de circuler un peu plus aisément, de sortir, de rendre visite à nos familles, de se rendre au bureau, de faire quelques achats non essentiels, et de reprendre une activité physique et sportive un peu plus « normale ».

Malheureusement pour nous, le sport dans toute son essence n’a pas encore retrouvé sa grande liberté. Il en est de même pour la culture…

Alors oui, c’est vrai, nous pourrons continuer à courir (un peu plus loin), arpenter nos belles routes en vélo et à l’air libre, jouer au tennis, mais toujours impossible encore de s’adonner aux joies d’un foot improvisé, d’un street basket endiablé…

Il restera toujours impossible pour le moment de se rendre « à la salle » pour soulever de la fonte, ou pour regarder les autres en soulever.

La télé a été une de nos meilleures alliées pendant ce confinement, mais le sport dans la petite lucarne reste aux abonnés absents. L’adrénaline, l’euphorie lors d’un but, l’émotion d’une victoire, d’une défaite, d’un panier, d’un K.O. nous manque. Le sport dans sa globalité nous manque. Les stades nous manquent. Les tam-tams et les chants des supporters nous manquent. Le sourire de Jeannot (le patron de la buvette) nous manque. La Thuringer chaude et la Battin fraîche nous manquent.

S’il vous plaît, Grand Dieu du Sport, faites que tout revienne à la normale le plus vite possible. En attendant, une seule chose à faire. Respecter les consignes sanitaires et patienter. S’équiper d’un masque, et appliquer l’intégralité des gestes barrières.

Qu’on en finisse vite, et que Mental! « papier » puisse ressortir rapidement pour vous raconter les histoires du sport luxembourgeois ! En attendant, nous sommes fiers de vous proposer une toute nouvelle formule de Mental!, online, immersive, dans un format inédit au Luxembourg.

Soyez forts. Restez chez vous, et avancez masqués !

Simon Béot, fondateur Mental Média

Le Luxembourg jouera l’e-Euro 2020 sur PES

La planète sport est sur pause mais le e-sport ne connait pas la crise. Tout au long du mois de mars, l’équipe nationale représentée par @Golf_Rrrrracer (Gianluca Di Marco) et Tristaan89 (Steve Wissmann) disputait les qualifications pour la phase finale de l’e-Euro organisé par l’UEFA sur le jeu PES 2020. Et le Luxembourg a dominé le groupe F, composé de la Lituanie, de la Biélorussie, du Kosovo, de la Gérogie et de l’Irlande du Nord et s’est qualifié pour la phase finale. Répartis en 10 groupes, les 55 nations de l’UEFA s’affrontaient dans des rencontres aller-retour. Les dix premiers de chaque groupe accèdent directement à la phase finale qui se déroulera les 23 et 24 mai, tandis que les deuxièmes de chaque groupe devront passer par les barrages. Le pays vainqueur deviendra le premier champion d’Europe UEFA de l’histoire et empochera un joli chèque de 40 000 euros.

Daniel Sinani signe à Norwich

Sinani à Norwich City, c’est la grosse info mercato de cette sombre crise sanitaire. Le milieu offensif international l’a confirmé début avril, il a signé pour 3 ans avec les Canaries, actuellement derniers de Premier League. Il s’agit d’une grande étape dans la carrière du joueur de 22 ans, qui avait montré sa classe lors des deux campagnes européennes du F91 en Europa League en 2018 et en 2019, s’attirant les convoitises de plusieurs clubs européens. En janvier, Sky Sports avait révélé des discussions entre le club anglais et la pépite du F91 Dudelange. Meilleur buteur de BGL Ligue (14 buts en 16 matches), le milieu offensif du F91 avait également brillé en Europa League cette saison (5 matches, 4 buts, 1 passe).

Suivi par de nombreux clubs européens depuis plus d’un an, le club de la Forge du Sud avait bloqué un départ de son joueur de 22 ans, qui était libre de tout contrat à la fin de la saison. « Je suis très excité, c’est le meilleur championnat du monde. Je suis encore un joueur du F91 et je termine bien sûr ma saison à Dudelange, même si personne ne sait quand le championnat reprendra » a-t-il déclaré. Reste à savoir s’il reprendra…

Mandy Minella passe chez les Arquebusiers

Même si le circuit du tennis féminin est à l’arrêt, une nouvelle est à signaler. Le passage de la numéro un luxembourgeoise du Spora vers les Arquebusiers. Après une vingtaine d’années passées au sein du Spora, la rupture entre le club et Mandy Minella est désormais consommée. Evoquant dans un communiqué, un « manque de professionnalisme » Mandy a donc choisi de rejoindre le TC Arquebusiers où officie également la numéro deux du pays, la jeune Eléonora Molinaro. Pour rappel, cette saison est censée être la dernière sur le circuit mondial pour Mandy Minella, désormais maman d’une petite fille.

La Jeunesse Esch demande de l’aide à ses fans

Touché par la crise liée au virus covid-19, le club le plus titré du pays a lancé un appel à la solidarité de ses membres pour l’aider à traverser cette période difficile. Le club a commercialisé des « packages de soutien », en vue de récolter des fonds pour l’aider à traverser la crise. Le conseil d’administration de la Vieille Dame propose ainsi à ses « membres, ses amis et ses sympathisants » de se cotiser en donnant 10, 50 ou 100 euros en l’échange d’un diplôme de remerciement, d’un magazine, d’une écharpe du club ou des trois… Des achats que les acquéreurs pourront récupérer lors du premier match de la saison prochaine.

À plus de 3400 kilomètres du Luxembourg, le milieu de terrain international qui évolue à Oufa depuis deux saisons nous raconte son confinement. Ces séries favorites, ses séances de fitness... il décrit son quotidien dans un pays où le nombre de contaminations explose.

As-tu pensé à rentrer au Luxembourg ?

Au début, le club nous a proposé de rentrer si on le souhaitait, mais la situation était inquiétante au Luxembourg alors qu’ici, il n’y avait rien du tout. On a donc décidé de rester. Le championnat est suspendu mais la fédération russe n’a encore rien décidé et on ne sait pas si on va reprendre.

Peux-tu nous décrire ton quotidien ?

Je me lève à 8h15, je prends mon petit déjeuner et je suis mes cours d’architecture que j’ai débutés en février, jusque 11 heures. Puis, je fais une heure de course sur tapis avant de cuisiner pour ma femme et moi. L’après-midi, on regarde Netflix ou on fait une sieste puis je reprends mes cours jusqu’au début de soirée. Je fais ma deuxième séance de fitness avant de manger. Il y a deux semaines, il neigeait encore ici. Maintenant, il fait super beau. C’est frustrant d’être confiné à l’appartement mais il ne faut prendre aucun risque.

Tu as pu être testé au milieu du mois de mars… Négatif.

J'étais un peu malade après le dernier match contre le CSKA Moscou. J’avais des maux de tête et mal à la gorge. J’ai appelé le médecin du club pour avoir des médicaments et il est venu me voir à la maison. Finalement ils m’ont mis en quarantaine pendant une semaine et ils m’ont fait passer 3 testes.Ici c’est de pire en pire. Il y a 10 000 nouveaux cas par jour. Dans les villes comme Moscou et Saint-Petersbourg, c’est une catastrophe !

Ce que regarde Olivier Thill pendant son confinement

Elite

How to get away with murder

Peaky Blinders

Formula 1 : Drive to survive

Fast & Furious

Ils sont présidents de club, de fédération, ou sportifs de haut niveau qui étaient alors en pleine année olympique. La crise sanitaire est venue mettre en parenthèse une vie consacrée au sport, et a redéfini leur quotidien. Réunis virtuellement, ils racontent comment ils vivent au temps du Covid-19.

Le casting

  • Fabrizio Bei, Président du FC Differdange 03
  • Bob Bertemes, athlète spécialiste du lancer de poids, qualifié pour les JO de Tokyo
  • Henri Hinterscheid, Président du comité d’organisation de la Flèche du sud
  • Christine Majerus, cycliste professionnelle, qualifiée pour les JO de Tokyo
  • Henri Pleimling, Président de la fédération luxembourgeoise de basketball
  • Serge Schaul, Président de la fédération luxembourgeoise des arts martiaux

En tant que président de fédération, c’est bizarre de voir toutes les activités arrêtées. Tous les tournois de karaté et de judo prévus ont été annulés et le report des JO est finalement une bonne chose pour nos quelques athlètes qui ont une chance d’obtenir une qualification. On va les soutenir, le COSL aussi. Les entraîneurs nationaux ne peuvent pas travailler… Moi je travaille de la maison, les DTN aussi. On fait le minimum mais on espère que cela ne durera pas trop longtemps. Je pense aux athlètes et je sais qu’une longue interruption est difficile pour eux.

Je pense que c’est une situation compliquée pour tout le monde. Au final j’essaie de relativiser parce qu’il y a des personnes qui souffrent bien plus que moi de cette situation. Je pense évidemment aux malades et à leur famille, aux personnes vulnérables, ainsi qu’au personnel soignant en contact avec des malades. Rester chez moi semble être plutôt facile comparé à eux. Mais dire que c’est facile serait un mensonge aussi. Ne pas pouvoir exercer mon métier, l’incertitude autour du sport professionnel en général, et donc l’incertitude sur mon propre futur, ainsi que le risque sanitaire qui plane malgré le confinement, font que je vis le confinement avec des hauts et des bas. Un peu comme tout le monde je pense.

Difficilement ... j'ai l'habitude de bouger beaucoup, de voir et de parler à beaucoup de gens, au boulot, au basket, en privé, j’ai du mal à assumer.

Je vis cette période comme probablement la plupart des personnes, je découvre un tout nouveau « feeling », celui d’être obligé à ne rien faire, ni de sortir !! Nous n’avons pas connu cette situation depuis l’après-guerre. C’est dur et stressant.

Une journée, c’est beaucoup de temps libre. Avant je m’entrainais deux fois par jour, maintenant ce n’est plus qu’une seule fois. La première semaine était sympa car j’avais des moments pour faire des choses pour lesquelles je n’ai jamais le temps. Mais à partir de la deuxième semaine, ça devient plus long, j’ai trop de temps libre en fait (rires). Je suis à Mannheim en ce moment. Au début, je pensais venir au Luxembourg car il y avait une possibilité pour que je m’entraine à la Coque mais finalement ça n’a pas pu se faire donc je suis resté en Allemagne. Je suis seul chez moi.

J’essaie de rester positif dans tous les sens du terme et surtout de rester en bonne santé, ainsi que mes proches.

Bien sûr que ça me manque. Le sport en général surtout le football mais aussi les petites choses simples du quotidien qui nous manquent. Le football fait partie de ma vie de tous les jours depuis mon plus jeune âge, donc étant à l’arrêt actuellement forcément il y a un vide.

Je dirai d’un côté malheureusement oui puisque nous nous rendons compte que ce n’est finalement pas si important que ça, surtout le Basket luxembourgeois où nous n’avons heureusement pas de montants pharamineux en jeu. De l’autre côté heureusement oui aussi par ce que nous redevenons conscient combien le sport en général et le basket en particulier nous manque.

« Le sport permet pour la plupart des gens de trouver un bon équilibre dans leur vie », Christine Majerus

Je suis confinée en France et les activités physiques à part le jogging sont proscrites. Le proverbe «se rendre compte de l’importance des choses qu’après les avoir perdues» semblait cliché avant mais il est tellement vrai. Et cela manque à beaucoup de gens, professionnels évidement mais aussi amateurs. Je pense que le jour où l’on sera à nouveau autorisés à pratiquer nos sports dans des conditions «normales» même si ce sera seul dans un premier temps, on va apprécier cela d’autant plus. Le sport permet pour la plupart des gens de trouver un bon équilibre dans leur vie, un moyen de garantir une certaine hygiène de vie. Forcément cette situation permet de s’en rendre compte un peu plus. De ce qu’on me rapporte du Luxembourg où notamment le vélo dehors reste autorisé, pas mal de personnes semblent avoir découvert ou redécouvert le sport. Aussi longtemps qu’il est pratiqué dans les limites de ce que le gouvernement autorise, cela ne peut être qu’une bonne chose.

Oui et ça nous permet aussi de nous rendre compte de tous les avantages qu’on a dans notre vie… La liberté de sortir, boire un coup, faire du sport ou s’entraîner en groupe. Cela n’a pas de prix et on prend conscience que cette chance n’est pas donnée à tout le monde sur la planète. Toute cette situation nous rappelle que la vie est fragile et que le monde l’est tout aussi aussi.

Depuis le début du confinement les centres de fitness sont fermés, ce qui comporte, d’un côté, un manque d’entrainement physique, et un manque de contacts sociaux dans le monde réel. Tous les moyens électroniques, ne sont jamais que des «béquilles» pour interagir.

On n’a pas rencontré trop de problèmes. Au début, on s’est surtout demandé ce qu’on allait dire aux entraîneurs et aux athlètes. Ils nous ont beaucoup sollicité et on a essayé de les guider. En ce qui concerne l’administratif et les finances, on a cherché des solutions. Le principal problème concernera les calendriers. Il faudra trouver des dates pour tout le monde et bien gérer l’occupation des halls sportifs. L’assemblée générale de la FLAM a été repoussée deux fois. On va essayer de la faire en juin…

Professionnellement, je fais partie des rares qui vont quotidiennement au bureau, le secteur dans lequel je travaille a été retenu comme stratégique et nous devons donc assurer le support des gens sur le front. Au niveau de la fédération nous organisons des réunions visio sur base d’un rythme hebdomadaire afin de suivre l’évolution de la situation et de pouvoir réagir.

Je me rend à mon bureau tous les jours, même si en ce moment notre activité (l’immobilier) est à l’arrêt depuis des semaines donc le contact avec mes clients est suspendu. Virtuellement je suis en permanence en contact avec mes collaborateurs et concernant l’équipe de foot avec le staff technique entraineurs, joueurs et collègues du comité.

J’ai une séance par jour. Soit nous faisons du lancer, soit de la muscu. Pour le lancer, nous avons trouvé un endroit qui permet cette pratique. En fait, je m'entraîne dans un champ privé qui appartient au père de ma copine. Mon coach habite dans une ville juste à côté. C’est la seule personne que je vois mais on essaye toujours de faire attention aux distances de sécurité.

« Je m'entraîne dans un champ privé qui appartient au père de ma copine », Bob Bertemes

Mes entraînements se limitent à des séances de vélo sur home trainer ainsi que des séances de musculation avec les moyens du bord. Je ne suis pas une fana des séances de hometrainer mais avec les diverses applications de réalité virtuelle le temps passe plutôt vite, et au final je pense que c’est un travail très qualitatif. Le travail d’endurance reste compliqué sous ces conditions. Et au final on ne sait pas trop pourquoi on s’entraîne puisqu’il n’y a plus d’objectif ni même de calendrier. Faut savoir se motiver quand même.

Bien sûr, le report des JO est un soulagement pour moi. C’est resté flou pendant longtemps quant à la date. Pour les athlètes, pour s’entrainer comme il faut, pour préparer les JO comme il faut, c’était compliqué car personne ne savait comment ça allait évoluer. Lorsqu’ils ont annoncé le report des JO, c’est un grand stress qui est tombé car on ne pouvait pas s’entrainer de la bonne manière. C’est quelque chose qui soulage énormément.

Oui d’un point de vue sanitaire déjà il aurait été impossible de garantir la sécurité nécessaire à tout le monde. On est maintenant que quelques semaines après l’annonce et on peut se demander comment on a pu penser une seule seconde que cela puisse avoir lieu tellement la situation a encore évoluée depuis. Après même d’un point de vue sportif et d’égalité des chances cela aurait été des jeux à deux, voir trois vitesses, et donc sans intérêt. Ce n’est pas pour concourir sous des conditions pareils que les athlètes se préparent pendant des années.

Evidemment il y a de l’incertitude de ce côté là, et c’est compréhensible. L’équipe venait de signer avec un nouveau sponsor pour l’an prochain donc il faut espérer qu’ils ne vont pas trop subir la crise et qu’ils pourront respecter leur engagement. Après je n’ai pas signé de contrat encore pour l’an prochain et évidemment au vue de la situation les négociations sont un peu au point mort. Je ne peux qu’espérer que des équipes et des compétitions survivent, et qu’on pourra reprendre au plus vite. Mais je pense que la priorité reste de trouver une solution à la crise sanitaire, et de garantir la sécurité de tout le monde avant de réfléchir à autre chose.

En fait je suis à l’armée, alors ça va pour moi. Mais j’ai lu beaucoup d’articles sur des athlètes qui ont vu leur vie changer à cause du confinement et qui font attention à chaque dépense maintenant. L’armée continue de me supporter donc c’est quelque chose qui me soulage beaucoup également. C’est une sécurité pour moi.

Pas d’avantage qu’en dehors du confinement, il faut attendre vraiment la fin du confinement pour développer des stratégies de redémarrage ensemble avec notre Fédération et le Ministère des Sports.

«Finalement nous avons tous notre croix à porter», Henri Pleimling

Les fédérations, au début, communiquaient peu entre elles, ça a d’ailleurs été critiqué mais on avait tous la tête dans le guidon. Ensuite il y a avait des échanges, mais vu que chaque fédération avait des particularités et spécificités distinctes il n’y en a plus eu. Finalement nous avons tous notre croix à porter.

J’ai personnellement des contacts avec les autres présidents des clubs de BGL, pour échanger des avis et informations importantes concernant l’avenir de nos clubs.

Les décisions se prennent via téléphone, les outils informatiques ou par vidéoconférence. Un bel exemple a été la concertation avec les bourgmestres des communs hôtes pour la 71ème édition de la Flèche du Sud, téléphone, courriels personnels et vidéoconférences de notre conseil d’administration, la prise de décision finale en concertation totale et la publication ont pris moins de 2 jours.

Au début, on a un peu regardé ce que la fédération de football faisait et on s’est adapté. On a choisi de suivre la philosophie des grandes fédérations. On était en contact régulier avec le COSL mais on a surtout suivi les directives du gouvernement quand elles sont tombées. Quand on a décidé de tout arrêter, les communes avaient déjà annoncé la fermetures des salles… Tout s’est fait très naturellement car tout le monde allait dans la même direction.

« C’est une question d’habitude et surtout de discipline, faut parler les uns après les autres », Henri Pleimling

Il faut prendre des décisions rapides tous en respectant une chose primordiale : la santé. Ce qui est l’essentiel dans cette pandémie qui fait des ravages.

Heureusement la technologie d’information d’aujourd’hui nous donne les moyens de communiquer à distance. C’est une question d’habitude et surtout de discipline, Il faut parler les uns après des autres.

Tout d’abord faut espérer que nous pourrons reprendre en septembre comme prévu, après une phase de préparation probablement raccourcie. Les divergences seront aplanies lors de l’assemblée générale mentionnée ci-dessus.

Nous avons eu des échanges avec le Ministère de la Santé au sujet de la finale des Coupes. Après j’ai encore eu quelques échanges avec le Ministre des Sports et le président du COSL au sujet du verdict sportif, décision qui sera finalement prise par une assemblée générale extraordinaire le 16 mai.

Avec le ministère des sports nous avons des excellents contacts personnels, qui ont continué à fonctionner sans faille. Par les temps que nous vivons, l’organisation d’un spectacle de masse, ne se range certainement pas parmi les premières priorités de notre collectivité nationale. Dans un souci de respect d’autrui nous suivons les recommandations et consignes du ministère de la Santé.

Il est à mon avis trop tôt pour s'exprimer sur ce sujet. Il est évident que ça ne passera pas sans séquelles, après il faut aussi savoir que les "petits" clubs ont depuis toujours développé une capacité de gestion via des petits budgets assez impressionnante, et qu’ils sont étonnement débrouillards.

« Je reste confiant que la collectivité ne laissera pas mourir le sport », Henri Hinterscheid

Avant de penser à la santé économique du sport je pense en premier lieu à la santé de notre population, santé physique, santé psychique et santé sociale. Ces trois axes constituent la base de la mission publique et civile du sport. Je suis persuadé que la collectivité va tout mettre en œuvre pour que cette mission sera assurée, voire même renforcée. Pour le volet plutôt événementiel et professionnel du sport, je reste confiant que la collectivité ne laissera pas mourir le sport, parce que ne l’oublions pas, le sport a également besoin de figures de proue comme exemples motivateurs, que d’événements fédérateurs. Ce qui toutefois est certain sera le fait que certaines déviations financières existantes se verront sous un autre angle moral, du moment que des choix d’allocation de moyens devront être opérés dans la société. Non, je n’ai pas peur pour la pérennité économique du sport luxembourgeois.

Oui bien sûr, il y aura un avant COVID-19 et un après COVID-19, car le système économique du football luxembourgeois ou le sport en générale, existe et vit principalement par ses partenaires, sponsors, subside etc. Donc forcément, je pense qu’il y aura des répercussions sur les rentrées d’argents des clubs.

Je ne pense pas que cela aura un impact en ce qui nous concerne. Je crois même que les gens qui se sont mis au sport à la maison iront vers des salles et des clubs et que tout va repartir de plus belle.

Interviews réalisées par Thibaut Goetz, Yannis Bouaraba et Guillaume Oblet

Dans la forme de sa vie et en bonne position pour prétendre à une qualification pour les JO de Tokyo, l’épéiste Lis Fautsch, dont le contrat de sportive d’élite de l’armée arrive à échéance en septembre, voit sa fin de carrière totalement remise en cause.

Lis Fautsch avait imaginé plusieurs scénarios de fin de carrière, mais sûrement pas celui-ci. À 33 ans, après huit aux au plus haut niveau, la pionnière luxembourgeoise de l’escrime professionnelle se voyait quitter les pistes sereinement à l’issue de cette saison. Avec, ou sans une participation aux JO de Tokyo, elle arrivait à la fin des huit années de sportive d’élite de l’armée : le maximum prévu par son contrat. Et son avenir était déjà planifié.

« Je comptais m’installer au Luxembourg, commencer à travailler. J’avais des idées plein la tête ». Sourit-elle.

Mais il faut dire que cette saison, elle n’avait jamais été aussi proche du rêve olympique qu’avant l’interruption des compétitions face à la progression du virus Covid-19. Et même si les modalités de qualification pour des pays comme le Luxembourg, qui n’ont pas d’équipe, sont relativement compliquées, son classement européen et le nombre d’escrimeuses déjà qualifiées par équipe l’avaient placé dans les meilleures dispositions pour le tournoi de qualification qui devait se tenir à Madrid au mois d’avril.

« Est-ce que je reviendrai à ce niveau ? »

« D’un côté, le report des JO a été un soulagement, car nous avons enfin été fixés… Mais de l’autre, c’était difficile pour moi. J’étais dans une très bonne phase et j’avais tout misé sur Madrid. Maintenant, personne ne sait quand aura lieu le tournoi. Est-ce que je conserverai ma place dans le tableau ? Est-ce que je reviendrai à ce niveau ? Toutes ces interrogations m’angoissent un peu… » avouait-elle.

Son avenir est donc très incertain pour plusieurs raisons. La première concerne son statut contractuel. Liée à l’armée au COSL, elle n’envisage pas de prolonger d’un an sa carrière sans le soutien financier vital que ces deux entités représentent. Pour l’heure, si aucune décision n’a encore été officialisée, les signaux envoyés sont positifs. Elle devrait prochainement s’entretenir avec ses différents partenaires pour discuter des modalités de prolongations.

Sortir par la grande porte

Le deuxième élément déterminant dans sa décision est la manière dont Fédération Internationale d’Escrime va choisir de réorganiser les compétitions et particulièrement le tournoi de qualification olympique. À ce sujet, plusieurs interrogations subsistent. Quand aura lieu le tournoi ? Tiendra-t-il compte du classement mondial avant l’arrêt des compétitions ? Cette deuxième question est déterminante puisque Lis Fautsch, 5è européenne, aurait bénéficié d’un avantage stratégique au tirage du sort du tableau, dont seul les deux premiers peuvent obtenir un précieux pour les Jeux Olympiques.

« Si les critères de qualification sont différents et qu’ils me sont défavorables, je ne sais pas si me m’investirai une année supplémentaire avec des chances très réduites de qualification. Il faut que je me laisse un peu de temps pour réfléchir »

Si elle continue de s’entraîner chez elle et que son futur sportif semble suspendu à quelques décisions, l’épéiste a encore son avenir au bout de sa pointe. L’année passée, elle était passé tout proche d’une médaille mondiale. Après une décision arbitrale controversée, elle avait finalement été éliminée en quarts de finale des championnats du monde en Hongrie, en sortant tout de même la meilleure performance de sa carrière (7e). Alors à 33 ans, elle devra prendre une décision importante. Une chose est certaine, Lis Fautsch mérite une belle sortie.

Reportage : Yannis Bouaraba

Du jour au lendemain, ils ont fermé leurs établissements, organisé des réunions en urgence, appelé leurs clients et écrit des flopées de mails. Alors qu’ils font partie du quotidien de milliers de sportifs, les propriétaires de clubs de fitness et autres coach se sont vu forcés à abandonner les salles. Face à l’épidémie de Covid 19, ces professionnels s’adaptent aux exigences du confinement tout offrant à leurs abonnés une dose d’exercices qui leur permet de respirer.

Le jour J

Ce qui n’était au départ qu’une rumeur venue de l’Est a fait tomber les stores des clubs de sports en moins de temps qu’il n’en faut pour réaliser un burpees. Personne parmi les professionnels du domaine n’avaient su anticiper l’épidémie de Covid 19. « Je ne pensais pas qu’on pouvait en arriver là. Ça a été très brutal » avoue Geoffrey Beutin, responsable chez Fit Concept. « Je n’étais pas du tout préparé », ajoute Yves Marchello de Jims Fitness. « On attend que ça passe », relativise le coach David Blondiau.

« Je n’aurais jamais cru que ce serait si rapide et si radical. »

Face à cet épisode et en voyant les pays entrer en confinement les uns après les autres, certains avaient renforcé des normes d’hygiène, déjà strictes dans le domaine. « Nous nous étions quelque peu adapté avant la fermeture », note Nadia El Hadji de Factory 4. « Nous avions demandé à nos clients de respecter une certaine distance entre eux et nous avions ajouté des bornes avec du produit pour nettoyer les machines après utilisation. » Mais ces précautions ne seront pas suffisantes pour échapper à la fermeture. Clients, abonnements, salaires, remboursements et surtout pratique du sport, il allait valoir gérer ces responsabilités dans un quotidien inédit au milieu d’un pays confiné.

S’adapter

« Il était important de dire à nos clients : « nous sommes là ! » », annonce Nadia El Hadji de Factory 4. Une ligne directrice reprise par l’ensemble des salles et des coach contactés. Dans les jours qui ont suivi l’annonce du confinement, chacun a pris son téléphone, s’est posté derrière son clavier pour rassurer sa communauté et annoncer le programme des semaines à venir.

« J’ai appelé chaque client personnellement. Il est très important de ne pas stopper la pratique physique. Le sport permet à tous de se relâcher. », explique Stéphane Fangille, coach pour My Trainer and me.

Via des applis, des fiches d’entrainement, des lives sur les réseaux sociaux ou encore des séances personnalisés en vidéos, les professionnels du sport ont su garder le contact avec ceux qui souhaitaient continuer à verser quelques gouttes de sueurs depuis leur salon. Tous ont eu la volonté de s’adapter tout en proposant une expérience proche de celle vécue en salle.

« Nous avons proposé des exercices que les gens connaissent, on leur a demandé ce qu’ils avaient comme matériel pour répondre au mieux à leurs attentes. », décrit Geoffrey Beutin de Fit Concept. « En vidéo, on peut mieux observer et corriger nos clients et donc les aider à mieux réaliser les exercices », ajoute Stephane Fangille.

Certains comme Factory 4, sont allés encore plus loin pour entretenir leur communauté, en proposant des recettes de cuisine ou des films pour s’occuper lors de journées qui peuvent paraitre interminables. Gel des prélèvements, packs d’entrainement, réductions des mensualités, remises sur l’abonnement… Quand vient la question des prix et des remboursements, ces différents professionnels ont tous déniché des solutions adaptées pour satisfaire leur clientèle.

Et demain ?

Petites et grandes structures ont su conserver la confiance que leurs membres avaient en eux. Mais sur le plan financier, tous ne vivent pas la situation avec la même sérénité. D'autant plus que le ministre des Sports, Dan Kersch, a confirmé la fermeture jusqu’au 31 juillet des infrastructures sportives du pays. « C’est très compliqué » nous souffle Geoffrey Beutin de Fit Concept. Son entreprise composée de trois coach et d’une soixantaine de clients a vu son activité et son chiffre d’affaire diminuer brutalement. Tandis que les charges et les taxes continuent de tomber, Fit Concept tente de subsister grâce aux aides de l’Etat.

« C’est le seul moyen d’avoir une lueur d’espoir »

Suite à l'annonce du ministre des Sports, l'avenir des salles de sport s'est terriblement assombri. Plusieurs d'entre elles se sont alliées pour tenter de peser sur cette décision. « Nous avons envoyé au ministère une proposition avec des plusieurs mesures d'hygiène très strictes que nous comptons mettre en place dans nos clubs », détaille Yves Marchello de Jims Fitness. « On a allié nos forces si ce projet ne change rien, on court tout droit à la catastrophe ».

« Il faut rester positifs ! »

Quand sera-t-il lors de la sortie de crise pour ces clubs. « Il y aura un contrecoup mental, l'activité physique sera importante pour les gens », assure David Blondiau. Alors que proposer ? Un nombre limité de personnes dans les clubs ? Des masques pour faire du vélo elliptique ? Des distances à respecter ? Plus de personnels de nettoyage ? Si les difficultés varient suivant les entreprises, tous pensent à l’après-confinement et à ce futur élaboré autour de trop d’inconnus. « Ça sera la responsabilité des clubs d’offrir des services en plus. Mais il est certain que la façon de faire du sport va changer après cette période », conclut Nadia El Hadji de Factory 4. « Il faut rester positifs ! »

Reportage : Guillaume Oblet

Psychologue du sport et coach mental en performance sportive, Marie Lanners travaille avec de nombreux athlètes luxembourgeois et étrangers. Pour Mental!, elle livre brièvement son éclairage sur la situation actuelle.

Comment vivez-vous personnellement cette période ?

J’étais aux USA au début de la crise et j’ai pu rentrer malgré l’annulation de nombreux vols. Personnellement, j’accepte cette situation et m’y suis adaptée. Je passe beaucoup plus de temps en famille et je peux faire des choses que je n’avais pas le temps de faire auparavant. J’appelle ça le « cadeau caché » de la crise. Tout le monde peut découvrir un ou plusieurs « cadeaux cachés » dans cette crise. Un peu comme pour un deuil, on passe par plusieurs étapes : le déni, la colère, la tristesse, puis vient l’acceptation. Quand on accepte, on peut trouver le « cadeau caché »… Il faut que chacun puisse trouver le sien, c’est ce qui va pouvoir nous faire grandir dans cette situation…

Un peu comme pour un deuil, on passe par plusieurs étapes

Quand on est coach mental et psychologue du sport, est-ce qu’on a plus de travail dans une période comme celle-ci ?

Pas nécessairement. Cela dépend des athlètes. Mon travail se fait à 50% online car les sportifs pro souvent en déplacement. Les séances qui étaient prévues sont maintenues… Ce qui change pour moi, c’est le travail avec les jeunes qui réduit. On travaille habituellement en consultation physique où ils viennent accompagnées de leurs parents. Ils n’ont pas l’habitude de travailler en ligne.

Selon vous, cette période nous permet-elle de nous rendre compte de la place qu’occupe le sport dans le quotidien des gens ?

Bien sûr. Quand on regarde la presse et les réseaux sociaux, on voit à quel point les gens sont créatifs pour trouver des manières de rester actifs. Il y a tellement d’exemples. Bouger permet de renforcer ses défenses immunitaires. Ça fait du bien, physiquement et surtout moralement. On a tous la même satisfaction personnelle après une bonne séance de sport. Pour les sportifs d’élite, c’est une situation unique et hors de contrôle qui peut s’avérer plus compliquée. Leur quotidien est totalement perturbé…

Quelles sont les principales craintes des sportifs que vous suivez ?

L’incertitude… Les entraînements perturbés, les compétitions annulées… Personne ne sait combien de temps la situation va durer. Une perte de motivation peut en découler chez certains athlètes. C’est donc le moment de faire un bilan avec son staff pour travailler sur des faiblesses ou se focaliser sur une aspect qui avait pu être négligé. La nutrition, le stretching, la préparation mentale, l’exécution d’un geste technique, des choses pour lesquelles l’athlète avait accordé moins de temps dans le passé. Par exemple, certains de mes clients ont changé leur alimentation car ils ont trouvé le temps de se concentrer sur cet aspect.

En l’absence de compétition, quel est actuellement votre rôle auprès des sportifs professionnels ?

La première chose est la gestion de la déception. Pour les athlètes qui préparent les JO, c’est un investissement de plusieurs années qui est en suspend. Cela a pu générer chez eux de la frustration, de la colère, de la tristesse… Des émotions tout à fait normales. Pour commencer, je les aide à mettre des mots sur ces émotions. Reconnaitre ses émotions, les accepter et les exprimer, cela permet de s’en libérer et de sortir du statut de victime pour prendre des actions et avancer. En quelque sorte, c’est passer du statut de victime au statut d’acteur.

Se concentrer sur ce qu’on contrôle permet de ne pas gaspiller son énergie ailleurs.

Quels conseils donneriez vous à des sportifs amateurs ?

Vu que c’est une période que l’on subit, il faut essayer contrôler ce qu’on peut contrôler. Se concentrer sur ce qu’on contrôle permet de ne pas gaspiller son énergie ailleurs. On peut contrôler son émotion, son état d’esprit. Par exemple, en contrôlant sa consommation d’information quotidienne, on peut éviter de développer un stress supplémentaire. En planifiant sa journée, on peut contrôler son temps. Il faut être optimiste et voir les opportunités de la crise. Comment sortir gagnant de cette situation? En remplissant ses journées de nouvelles routines.

Interview réalisée par Yannis Bouaraba

Le fin du confinement est proche mais nous serons nombreux à continuer à travailler depuis notre domicile. Notre corps doit s'habituer à ce nouveau rythme et à la diminution ou l’arrêt de l’activité physique. Le diététicien nutritionniste Pascal Nottinger vous donne quelques conseils pour bien appréhender ces changements.

Ne pas sauter de repas

Sauter un repas revient à priver son corps de nutriments à un moment où il en a besoin. La réponse de l’organisme est de favoriser le stockage énergétique au repas suivant.

Bien s’hydrater

L’habitude de bien s’hydrater pendant l’entraînement ou au bureau ne doit pas être perdue. La déshydratation du corps augmente la faim. Le cerveau déshydraté nous pousse à manger davantage.

Diminuer l’apport énergétique quotidien sans avoir faim

Les besoins caloriques tiennent compte de l’activité physique (sport, activité professionnelle, déplacements…). Le confinement a réduit brutalement nos dépenses énergétiques. En consommant les mêmes quantités alimentaires, l’apport énergétique va être supérieur aux dépenses. Le corps va stocker les réserves énergétiques en fabriquant des graisses. En pratique, consommer plus de fibres végétales à chaque repas réduira l’apport énergétique sans réduire les quantités. Par exemple, commencer chaque repas par une grande assiette de crudités apportera un volume de fibres végétales permettant ainsi une diminution du volume du repas. Le but est évidemment de réduire la ration énergétique en diminuant la consommation de carbohydrates de carbone.

Bien choisir ses produits

Les légumes sont vivement recommandés en général, et encore plus pendant le confinement. Les légumes frais sont à favoriser, mais des légumes en sachet prêts à l’emploi, les légumes surgelés mais aussi les boîtes de conserves, sont recommandés pendant le confinement pour limiter les sorties. Il faut privilégier les féculents complets et peu raffinés qui apportent moins de glucides simples, plus de glucides complexes, mais aussi plus de fibres.

Maintenir la masse maigre

Diminuer l’activité physique entraîne une perte progressive de masse maigre. Il est indispensable de maintenir une consommation de protéines maigres comme la viande maigre et le poisson, sources de protéines de bonne valeur biologique qui assurent le maintien de la masse maigre.

Pour aller plus loin et en savoir plus sur la nutrition, vous pouvez visitez le site : http://www.nutritionniste.lu/

Si l’épidémie de coronavirus aura réussi à mettre à l’arrêt le sport mondial dans des proportions encore jamais vues jusqu’alors, certains virus ont déjà frappé le monde sportif depuis un siècle. Piqure de rappel.

La grippe espagnole (1918-19)

L’Europe sortant à peine de la Première guerre mondiale, les compétitions sportives sur le Vieux Continent n’avaient logiquement pas encore retrouvé leur rythme d’avant-guerre. Et c’est donc du côté du continent américain que la grippe espagnole (50 millions de morts au total dans le monde), a le plus perturbé le sport à l’époque.

On dispute en cette année 1919 la cinquième édition de ce qui va devenir le trophée le plus prestigieux du hockey nord-américain, la Stanley Cup. La finale oppose les Canadiens de Montréal, vainqueurs de la LNH (Ligue Nationale de Hockey), aux Metropolitans de Seattle, représentant la PCHA (Pacific Coast Hockey Association). Après cinq rencontres, les deux équipes sont dos à dos avec deux victoires chacune, et un match nul.

Alors que le sixième match décisif doit avoir lieu à Seattle le 1er avril, la grippe espagnole qui a fait son apparition en 1918, va faire parler d’elle. Cinq joueurs canadiens sont atteints par le virus, et leur équipe doit déclarer forfait. Le match ne sera jamais disputé et la Stanley Cup 1919 ne sera jamais attribuée. Pire, un des joueurs de Montréal, Joe Hall, y laissera sa vie, ainsi que le directeur sportif de l’équipe George Kennedy.

Un autre jeune évènement sportif à l’époque, a également souffert de la grippe espagnole. Désormais la plus vieille compétition de football à l’échelle d’un continent, la Copa America avait du en 1918 renoncer à sa troisième édition qui devait se disputer à Rio. Le Brésil comme de nombreux pays dans le monde sera durement touché par l’épidémie, et même son président nouvellement élu cette année-là, Rodrigues Alves, sera emporté par la maladie. La Copa America fera son retour un an après à Rio, en mai 1919, avec la victoire en finale du Brésil 1-0 après prolongation face à l’Uruguay.

Le choléra (1973)

Durement touchée par la pandémie de coronavirus Covid-19, l’Italie ne sait toujours pas si la Serie A pourra reprendre. Et étrange coïncidence c’est la Lazio qui figurait en tête du classement… tout comme en 1973, lors de la dernière crise sanitaire ayant durement frappé le football transalpin. Cette année-là c’est le choléra qui causa la mort de 227 morts, dont 177 à Naples, considéré comme l’épicentre de l’épidémie. Grâce à une intervention américaine, et à la distribution de vaccins, la situation sanitaire s’améliorera et le championnat pourra reprendre, sacrant la Lazio pour la première fois de son histoire.

Ebola (2013-2014)

En janvier 2015, le Maroc doit accueillir la Coupe d’Afrique des Nations de football. Mais quelques mois avant le début de la compétition, les autorités marocaines s’inquiètent de la venue dans le Royaume de pays d’Afrique de l’ouest touchés par le virus Ebola. Le Maroc demande un report, la Confédération africaine de football refuse, et finalement l’organisation de la compétition revient à la Guinée-Equatoriale.

Reportage : Thibaut Goetz

On se sent comme privé de dessert depuis que la pandémie de Covid-19 a clos toutes nos chères compétitions sportives. Histoire de ramener à la vie les émotions qui nous ont fait frémir, chaque membre de la rédaction de Mental! a sélectionné les trois moments de sport qui lui ont fait écarquiller les mirettes, verser une larme ou hurler de joie en levant les poings au ciel.

Le top de 3 de Simon Beot, fondateur de Mental!

Août 2019 - Dudelange se qualifie pour la seconde fois d'affilée pour la phase de groupe de l'Europa League

F91 Dudelange - Ararat Armenia, une ambiance rare dans l'enceinte de Josy Barthel pour une qualification au bout de la nuit.

Février 2020 - Djokovic gagne son huitième Open d'Australie

Monstrueux Djokovic qui triomphe pour la huitième fois à l’Open d’Australie et remporte son 17e Grand Chelem ! Et si c’était lui le plus grand joueur de tous les temps…

Mars 2020 - La phase aller exceptionnelle du Liverpool FC

La phase aller du Liverpool FC : 19 matchs, 18 victoires, 1 nul, 0 défaite. Rien n'a ajouté !

Le top 3 de Thibaut Goetz, journaliste

Mai 2019 - La première pole position de Fabio Quartararo

En Espagne, là ou il a grandit, Fabio Quartararo devient le plus jeune poleman de l’histoire de la MotoGP à tout juste 20 ans. Il bat à cette occasion le record de Marc Marquez, ce qui préfigure sans doute le duel du futur…

Octobre 2019 - La mort d’Anthoine Hubert

Stupeur à Spa au sommet du Raidillon. Les images dramatiques de l’accident ne laissent peu de place au doute. Et le jeune pilote de F2 Anthoine Hubert meurt des suites de ses blessures. Des images qui hélas, nous rappellent à quel point le sport automobile est dangereux.

Septembre 2019 - La victoire de Charles Leclerc à Monza

Attendu comme le Messie par les tifosi de Ferrari qui attendaient une victoire rouge à domicile depuis 2010, Charles Leclerc a confirmé une semaine après sa première victoire à Spa, son statut de Predestinato. Une course tendue à souhait, où il aura tout fait pour résister à la pression des Mercedes d’Hamilton et de Bottas. Avant la communion avec 130 000 supporters. On en a encore des frissons.

Le top 3 de Yannis Bouaraba, journaliste

Septembre 2019 - La victoire de Dudelange à Nicosie

Dans un match à rebondissements à Nicosie (Chypre), Dudelange remporte la première victoire (3-4) d’un club luxembourgeois dans une phase de groupes d’une coupe d’Europe (Europa League).

Octobre 2019 - Eliud Kipchoge court le marathon en moins de deux heures

À Vienne, le Kenyan Eliud Kipchoge devient le premier athlète à franchir la mythique barrière des 2 heures au marathon (1h59’40’’) dans le cadre du projet Ineos 1h59 Challenge.

Février 2020 - Tyson Fury redevient champion du monde de boxe

Quatorze mois après un match nul mémorable, le poids lourd britannique Tyson Fury (30-0-1) retrouve l’Américain Deontay Wilder (42-1-1) et s’empare de la ceinture WBC de champion du monde après abandon à la septième reprise.

Le top 3 de Guillaume Oblet, journaliste

Janvier 2020 - Le décès de Kobe Bryant

Au collège, tous les fans de basket portaient son maillot et on s'est saigné les yeux à mater les vidéos de ses highlights. Le 26 janvier dernier, Kobe Bryant nous a quitté dans un dramatique accident d'hélicoptère, à l'âge de 41 ans. Il nous aura fait rêver, il nous aura fait pleurer. Le mamba a rejoint les étoiles dont il faisait déjà partie.

Mars 2020 - Luka Doncic au sommet de son art

En un mot : prodige. Passe, handle, vision de jeu, le meneur des Mavericks possède l'un des attirails les plus complets de la NBA. A seulement 21 ans, il émerveille tous les fans de la balle orange dès qu'il pose un pied sur le parquet.

Avril 2020 - Metz Handball se qualifie une seconde fois pour le Final 4 de Ligue des champions féminine

Metz Handball a réitéré l'exploit de l'an passé en se qualifiant à nouveau pour le Final 4 de Ligue des champions féminine. Une nouvelle réussite réalisée avec de nombreuses joueuses historiques qui quitteront le club l'an prochain. Merci les filles !

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