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Maison d’accueil Louis et Zélie : premiers pèlerins en avril Après 26 mois de travaux, le bâtiment de la maison des associations, rue Étoupée à Alençon, va retrouver une vocation spirituelle.

Un accueil spirituel, pour les couples et les familles

En plein cœur de ville, rue Étoupée, tout près de la basilique et à cinq minutes à pied du Sanctuaire d’Alençon, la Maison d’accueil Louis et Zélie ouvrira ses portes en avril.

« Nous avons déjà 1 000 nuits réservées, et sans aucune publicité », se réjouit Damien Thomas, secrétaire général du Sanctuaire. Le bâtiment, vendu en 1980 à la Ville pour en faire une maison des associations, retrouve sa vocation spirituelle. C’est là que s’étaient installées, en 1843, les sœurs de la Miséricorde.

L’accent sera mis sur le couple et la famille, dans un esprit « maisonnée ». Un(e) intendant(e) et un(e) employé(e) de maison ont été recruté(e) s pour en assurer l’accueil, la gestion des plannings de réservations et la logistique.

La restauration de la façade de la Maison d’accueil Louis et Zélie se termine.

Un chantier de grande envergure

Du bâtiment de la maison des associations, seuls les murs extérieurs et le toit ont été gardés. L’intérieur a été entièrement réagencé avec de nouveaux planchers, de nouvelles cloisons, la pose d’escaliers et d’un ascenseur, la restauration de la toiture.

Censée être livrée fin décembre, la Maison d’accueil devrait être terminée fin mars. « Pour un chantier de cette ampleur, avec tant de corps de métier à travailler chaque jour, ce retard n’est vraiment pas important », insiste Damien Thomas.

Le budget total du projet s’élève à près de trois millions d’euros, financés par des dons et le diocèse, qui a dû emprunter. « C’est un acte d’audace et d’espoir en l’avenir, à la mesure de l’événement planétaire de la canonisation de Louis et Zélie Martin. La famille est le sujet du siècle », salue le secrétaire général.

Véritable joyau, la chapelle du XIXe siècle est entièrement restaurée.

La chapelle, « joyau » du XIXe siècle

Jadis, des couples choisissaient de s’y marier dans l’intimité. La chapelle du monastère des sœurs de la Miséricorde de Sées, construite en 1855, a été conservée. Les peintures et vitraux ont été restaurés à l’identique. « Il reste encore à se procurer l’ameublement liturgique. » Autel, tabernacle, lustres, bancs… Cela représente un budget. Un appel aux dons est toujours en cours.

Véritable joyau, la chapelle du XIXe siècle est entièrement restaurée.

Un intérieur pensé pour les familles

Le bâtiment de 1 000 m² comprendra 22 chambres, de deux, quatre ou six personnes, pour une capacité de 67 lits. Toutes disposent d’une salle de bain. Une grande salle, modulable et équipée de vidéo, pourra accueillir 70 personnes, lors de réunions ou conférences.

Une salle d’activité est prévue pour les enfants. Il sera possible de prendre ses repas dans la grande salle à manger, ouverte sur un patio. Dans la cuisine attenante, les repas pourront être réchauffés.

La grande salle à manger sera baignée de lumière et donnera sur un patio.

Un petit plus : le jardin

Une grande terrasse de pierres borde le bâtiment. Clos de mur, un petit parc va être aménagé avec trois zones distinctes : une pour les familles, avec un endroit pour pique-niquer : une pour les enfants, avec jeux ; et une pour les couples. Ces derniers pourront profiter d’une terrasse romantique, en hauteur.

Dans le jardin, une petite terrasse romantique réservée aux couples.

Une répercussion économique sur la ville

« Avant, les pèlerins passaient par Alençon mais n’y séjournaient pas, note Damien Thomas. À présent, ils pourront rester ici et découvrir la région. » Pour preuve, un groupe de cinquante personnes a déjà fait une réservation pour six nuitées.

À l’étage, des chambres pour deux, quatre ou six personnes, équipées de salle de bain.

C’est toute une manne économique qui va profiter à la ville. Les repas (sur réservations) seront assurés pas un prestataire local, tout comme l’entretien des lieux et le service de lingerie. La capacité d’hébergement ne sera pas suffisante pour les grands groupes. Il y aura donc des retombées pour les hôteliers et restaurateurs de la ville. « Le chantier en lui-même a fait marcher l’économie locale puisque toutes les entreprises étaient ornaises. »

Nathalie HOUDAYER.

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