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Pédagogie de la maîtrise et classe inversée Cercle scolaire de Val-de-Ruz

Nous travaillons pour ce qui nous grandit

L’hétérogénéité des élèves n’est pas un problème, c’est une opportunité : tout élève est capable de maîtriser toute matière, à condition de disposer de temps et de soutien.

La pédagogie de la maîtrise et la classe inversée proposent une organisation du travail qui favorise un apprentissage actif, individualisé et en collaboration, en permettant aux élèves d’atteindre une série d’objectifs pédagogiques selon leur rythme et leurs choix.

L’aptitude des élèves est le temps nécessaire à maîtriser une notion (John Caroll)
On peut standardiser les programmes mais pas les apprentissages, chacun comprend à sa façon. La responsabilité individuelle de l’apprentissage est intimement liée à la prise en compte de cette réalité (Salman Khan)

Organisation de la pédagogie de la maîtrise et de la classe inversée

  • Les élèves travaillent en petit groupe ou individuellement selon leurs choix et à leur rythme. Ils sont acteurs et responsables de leurs apprentissages.
  • Les enseignants fournissent les supports d’enseignement, valident les acquisitions des élèves et aident les élèves dans leur organisation et leur travail.
  • L’évaluation est progressive et formative. On signale les problèmes et on valide les bons résultats. On organise des remédiations aux résultats insuffisants si l’élève le souhaite.

Les 4 piliers de la pédagogie de la maîtrise et de la classe inversée

  1. Environnement flexible (organiser, observer, proposer)
  2. Contenus intentionnel (sélectionner, créer, différencier)
  3. Une culture de l’apprentissage (offrir des situations d’autonomie réalistes, fournir des feedbacks)
  4. Professionnel de l’éducation (disponibilité, mise en place d’une évaluation formative, collaboration avec les collègues et mutualisation des sources pédagogiques)

Des apprentissages individualisés

La pédagogie de la maîtrise et la classe inversée permettent :

  • D’amplifier les interactions élèves-enseignants
  • Un changement de posture qui responsabilise
  • La pratique de différentes approches pédagogiques (transmissif-behavioriste-constructiviste)
  • Aux élèves absents de pouvoir travailler comme leurs camarades
  • Une bonne gestion de l’hétérogénéité
La responsabilité individuelle est rejetée par notre modèle scolaire qui favorise la passivité, la rigidité des programmes et de l’emploi du temps. Comme on leur ôte tout pouvoir de décision sur le contenu ou la manière dont il ils vont apprendre, les élèves ne s’impliquent pas ! (Salman Khan)

Dans une classe traditionnelle, il n'existe qu'un seul et même tempo, imposé à tous par l’enseignant. Obligé de suivre son rythme, l'élève le plus rapide va vite s'ennuyer et décrocher. Paradoxalement, il peut être amené à perturber la classe par désœuvrement. L'élève qui a besoin de davantage de temps reste à la traîne. Le rythme est adapté à un élève hypothétique moyen. C'est un modèle unique qui convient à peu d'élèves.

De même, il est très peu probable qu'un enseignant puisse identifier les lacunes de chacun. Et même si c'est le cas, il ne peut analyser ce qui a mené chaque individu à passer à côté de tel ou tel concept. Il n'en a pas le temps, tout simplement, surtout si l'heure est essentiellement consacrée à un cours magistral. Par ailleurs, il est pressé par le programme. La classe doit avancer.

Ainsi, à force de catégoriser et de créer des modules d'enseignement d'une durée identique, on prive nos élèves du bénéfice de créer des connexions. L'approche traditionnelle s'avère immuable : on prend un fait et on le traite de façon isolée. On passe une, trois ou six semaines dessus, on fait un contrôle et on tourne la page. Pas étonnant qu’autant d'élèves oublient le sujet aussitôt le contrôle terminé…

Or, aucune notion n'est distincte d'autres notions. Le savoir est continu : les idées s'enchaînent.

Dans la mesure où l'apprentissage engendre des changements physiques dans le cerveau et où le savoir consiste non pas en une progression linéaire mais en l'approfondissement d'un vaste réseau de concepts et d'idées, nous parvenons à cette conclusion surprenante : il n'existe pas de façon d'apprendre identique. On peut standardiser les programmes, mais pas les apprentissages.

Avec l'apprentissage individualisé, grâce aux outils numériques, le rythme convient à chaque élève parce qu'il est dicté par chacun. Si une leçon est rapidement assimilée par un élève, celui-ci peut avancer, évitant ainsi l'ennui. Si un sujet s'avère difficile, il est possible de mettre sur pause, ou de revenir en arrière pour s'exercer de nouveau sans éprouver de honte ni retarder toute la classe. Ainsi, utilisée à bon escient, une simple capsule vidéo permet à l’enseignant d’enseigner davantage et à la classe de se transformer en atelier où la collaboration l’emporte sur la passivité.

La pédagogie de la maîtrise et la classe inversée offrent la flexibilité et l'adaptation au rythme de l'élève, qui sont deux caractéristiques essentielles à un apprentissage actif et motivant. De plus, cette organisation du travail place l'école dans une dynamique en phase avec les réalités d'aujourd'hui et le monde du travail.

Sources : « L’éducation réinventée », éd JC Lattès de Salman Khan et « La classe inversée », éd Goulet de Jonathan Bergmann et Aaron Sams

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