Étape 13 Le Népal

L'aéroport de Katmandou est tout petit. Pas trop difficile pour se repérer, trouver la sortie et Clément qui m'attend aux arrivées.

Il est 23h et des brouettes, du coup je ne vois rien de la ville, mais Clément trouve que c'est très bruyant et pollué. Pour l'instant moi, je trouve que c'est plutôt calme comparé à l'Inde.

On reprend vite nos habitudes de voyage à deux, et on commence l'exploration de la ville. On change d'abord d'hôtel car pour le coup, c'est vraiment pas du luxe.

On a quelques appréhensions car avec le tremblement de terre d'avril 2015, on ne sait pas dans quel état va être la ville. Au final, à part quelques endroits où l'on voit encore les stigmates de la catastrophe, la ville est toujours debout (certaines maisons tiennent avec des poutres de soutien mais j'ai l'impression que ça fait parti du style népalais). On se balade dans Thamel, le quartier touristique de la ville, et il faut avouer que l'ambiance est sympa quand au détour des rues passantes, on s'enfonce dans une petite rue qui débouche sur une petite place avec un stûpa.

Dans les rues de Katmandou

Mais ce qui nous frappe le plus c'est l'air saturé par la pollution des voitures, scooters, motos et la poussière omniprésente.

Petit point histoire et situation actuelle du pays: de loin tout à l'air sympathique, de près c'est un peu moins réjouissant.

Géographiquement, le pays se trouve à cheval sur les plaques tectoniques eurasienne et indienne, c'est pourquoi il y a de très nombreux séismes.

En plus, pas facile de se développer économiquement quand ses deux voisins sont deux géants comme l'Inde et la Chine. Difficile de ne pas se faire écraser par leur puissance économique. L'Inde était un partenaire privilégié mais leurs relations sont maintenant tendues car le Népal s'ouvre peu à peu sur la Chine. Un vrai casse tête pour ce pays.

C'est un des endroits les plus pauvres que l'on ait visité. La corruption gangrène l'économie tandis que la situation politique du pays l'empêche d'avancer.

Le Dhal bat, plat traditionnel népalais avec du riz, un bouillon de lentilles et des légumes

Il y a eu une révolution en 2001 où la famille royale a été assassinée. Certains soupçonnent un complot car comme par hasard, le frère du roi était, lui, absent le jour du drame et comme par hasard, il a fait parti du premier gouvernement après la révolution. Depuis 2001, les différents gouvernements se succèdent sans pour autant réussir à construire les fondations d'une démocratie. Le pays n'a toujours pas de constitution et du coup rien n'avance dans le bon sens pour la population. Le salaire moyen par habitant est de 700$ par an et l'espérance de vie est très faible.

On parlait avec une croate qui travaille dans l'humanitaire et qui nous disait que seulement une goutte d'eau des aides internationales envoyées lors du tremblement de terre, ont effectivement été distribuées aux populations. Bref la situation n'est pas très réjouissante.

Le chaos de Katmandou

Côté humain, pas de réjouissance non plus, le traffic d'enfants est un problème majeur. Apparement 80% des orphelinats du Népal seraient des faux, où les enfants ont en fait au moins un de leurs parents toujours en vie. Mais les personnes qui vivent dans les campagnes pensent les confier à des organismes qui leur donneront une bonne éducation. Au final, les enfants servent surtout à faire pitié aux touristes et enrichir les adultes qui s'occupent de ces orphelinats. Pour les femmes, ce n'est pas bien mieux, violences conjugales et tout ce qui s'en suit... sont leur quotidien, c'est la première fois que l'on m'ignore à ce point. Vous l'aurez compris, ils ont encore beaucoup de chemin à parcourir au niveau de la condition humaine.

Le tableau n'est pas des plus reluisants, mais on se concentre sur le positif, la beauté des paysages et on essaye le plus possible de faire vivre les petits commerçants.

On ne s'attarde pas à Katmandou, le temps d'acheter des billets de bus et les permis de trek pour la suite et nous voilà partis pour Chitwan, parc naturel situé à environ 165km de Katmandou.

Katmandou

Pour le transport, si l'on trouvait qu'à Bali on n'avançait pas vite, ici c'est à la vitesse d'un escargot au ralenti. Le bus met environ 8h pour rejoindre Chitwan. Vous pouvez faire le calcul, c'est une moyenne de 20km par heure.

À Chitwan, on est tranquille pas de pollution, un peu de poussière mais rien comparé à Katmandou. On marche jusqu'à notre hotel qui est composé de plusieurs huttes en bambou mais tout confort: douche en extérieur avec eau chaude, électricité et calme.

En arrivant, on réserve un tour dans la jungle pour le lendemain matin. Et il faut bien avouer qu'on est tout excité, le parc abrite des éléphants sauvages, tigres, panthères et ours lippu (Baloo en chaire et en os!).

On passe le reste de l'après midi à se balader dans le village. Et grosse surprise, en ressortant d'une échoppe, on tombe nez à nez (nez à trompe plutôt) sur des éléphants qui rentrent de leur journée de travail et qui marchent tranquillement sur la route.

Rencontre avec les éléphants

On est impressionné car ils ne font aucun bruit (l'expression marcher comme un éléphant n'a aucun sens!) et ils sont vraiment énormes, on se sent tout petit quand ils passent à côté de nous.

Le lendemain matin, on se fait réveiller par le barrissement d'un éléphant, la vie dans la jungle à ses petits inconvénients... On se prépare pour notre expédition dans la jungle, mais je dois changer de sac à dos, le mien est orange et apparement les couleurs vives déplaisent aux tigres... Ce serait dommage de finir le voyage mangé par un tigre.

On commence par un trajet en pirogue de deux heures, enfin d'abord il faut attendre le guide qui doit acheter nos billets d'entrée pour le parc. Il était supposé le faire la veille, mais apparement au Népal tout est très flexible surtout les horaires ou les tâches à accomplir.

En attendant le guide

Bref on doit attendre, mais on ne se plaint pas car pour nous faire patienter un éléphant apparaît sur l'autre rive de la rivière et vient prendre son bain matinale. C'est un beau spectacle pour commencer la journée.

L'éléphant dans la rivière

On finit par embarquer sur la pirogue. On a un guide et un assistant guide, armés d'un solide bâton en bambou, oui il faut bien nous défendre des crocodiles, tigres, ours et autres animaux dangereux.

Les pirogues pour le trajet sur la rivière Rapti

Le guide ne plaisante pas, chaque années il y a des accidents avec certains de ses confrères qui sont trop imprudents. Nous sommes prévenus, nous entrons en territoire hostile!

La pirogue n'est pas très large et même si le guide me répète que "non la pirogue ne peut pas chavirer" je suis un peu crispée, mais très vite le paysage environnant me fait oublier que je suis sur une pirogue.

On croise la route de nombreux crocodiles, il y a deux espèces, une dangereuse l'autre non, j'avoue que je ne fais pas trop la différence et en règle générale je préfère me tenir éloignée des crocodiles.

Un gros croco sur la rivière Rapti

On arrive finalement à destination, on est en plein milieu de la jungle. Le guide nous rappelle les règles si jamais on tombe sur tel ou tel animal (non vraiment ça ne plaisante pas!) puis on commence notre marche.

Très vite, le guide pointe du doigt une tâche noire qui se trouve dans des herbes hautes, proche de la rive. Voilà notre premier rhinocéros à une corne de la journée. Il dort et semble inoffensif, mais on est quand même content de croiser notre premier animal.

Dans la jungle

Après quelques centaines de mètres, on tombe encore une fois sur un rhino, un peu plus actif celui là, il est en train de manger.

Un des guides décide de descendre dans ces herbes hautes, qui sont vraiment très hautes, et il essaye de contourner le rhino pour voir si l'on peut avoir un meilleur point de vue d'en bas. Au final, il remonte quelques minutes plus tard, en disant à l'autre guide qu'il a senti la présence d'un tigre. Oui car apparement un tigre ça sent la viande faisandée, évidemment manger de la viande à longueur de temps sans jamais se brosser les dents, ça donne une haleine des plus désagréables. Les guides en discutent un bon moment et finalement décident de quand même nous amener dans les hautes herbes!

Les berges de la rivière Rapti et en fond la chaîne de l'Himalaya

Le but, marcher en groupe assez vite avec un guide devant, l'autre qui ferme la marche et prêts à se servir de leur bâton. C'est bien connu un bâton contre un tigre c'est un combat équilibré. Au final, pas de tigre, ce sont des animaux très timides, et c'est presque sur que lui a dû nous voir, mais avec nos petits yeux d'humains, nous ne l'avons pas vu.

Par contre, nous sommes maintenant proches de ce deuxième rhino. Notre présence lui deplaît et il s'enfuit au bout de quelques secondes.

On continue à marcher dans ces hautes herbes pour finalement se retrouver nez à corne avec un troisième rhino. Pour le coup, on est très proche et je ne les imaginais pas aussi gros. Ce sont de sacrés bestioles qui ressembleraient presque à des dinosaures. On reste un petit moment à l'observer ce qui semble une éternité. À tout moment il peut charger notre groupe... Puis on reprend finalement notre marche.

Photo: Notre face à face avec le rhino

On est sur les berges de la rivière, quand on découvre des empreintes de tigre, notre guide avait vu juste, il y a bien un tigre dans les environs!

Les empreintes du tigre fantôme

Pendant la ballade, on croise des singes plutôt bruyants, des biches très timides qui s'enfuient quand on arrive et quelques oiseaux.

Oiseau dont on ne se rappelle plus du nom

Vers midi, on s'arrête pour la pause déjeuner et une petite sieste, car à cette heure de la journée, tous les animaux font, eux aussi, la sieste.

Pendant la pause, je suis presque sûre d'entendre le rugissement d'un tigre, même les guides sont en alerte, mais le bruit venait de loin, tout va bien.

On repart vers 13h30, on est vraiment dans la jungle et on longe une rivière, on se régale, on est en pleine nature sur la piste d'animaux sauvages.

À un moment tout s'accélère, le guide me montre une tâche sombre dans les arbres, c'est un ours lippu (et dire que je plaisantais à midi sur les ours lippu car ils sont très difficiles à voir. Je disais aux guides que je ne repartirais pas si je ne voyais pas d'ours, je vais devoir partir!).

Le guide se met à courir, plié en deux et en essayant de faire le moins de bruit possible. On le suit. La tension est palpable, il veut couper la route de l'ours pour qu'on puisse mieux l'apercevoir.

On voit très clairement l'ours courir. À un moment l'ours s'arrête et nous observe, on est vraiment proche et j'ai la chance d'être dans sa ligne de vue, on reste même quelques instants à se fixer les yeux dans les yeux. C'est ma rencontre personnelle avec un ours lippu. On n'est pas assez rapide et l'ours s'enfuit dans la jungle, pour moi ce n'est pas grave, il m'a regardé et moi aussi. Je suis sur un petit nuage.

Tout le monde a le sourire aux lèvres et on continue notre marche. Il y a encore un moment de tension quand il y a clairement une odeur de viande pourrie, un tigre est dans les parages. Les guides sont prêts avec leur bâtons car bien sûr c'est à ce moment qu'il faut traverser de très grandes herbes où la visibilité est nulle. Le tigre joue avec nos nerfs car encore une fois, il reste invisible. Mais ce n'est pas grave, on a vu un ours lippu et on a senti la présence d'un tigre.

Après environ 8h dans la jungle, c'est déjà la fin de la marche, nous voilà sur la rive opposée au départ du matin, retour à la civilisation.

C'est une journée riche en émotion qui s'achève et on s'endort le soir dans notre hutte en rêvant de tigres et d'ours lippu.

Le jour suivant est placé sour le signe des éléphants. On commence par aller voir le bain des éléphants dans la rivière accompagnés de leur cornacs qui leur astiquent le dos. C'est assez marrant, les éléphants se roulent dans le sable et disparaissent sous l'eau avec seulement leur trompe qui dépasse.

Photo: Le bain des éléphants et Clément qui se demande si il va les rejoindre

Ensuite, on perd une bonne partie de l'après midi à attendre mon plat au restaurant. Et finalement on s'en va avant qu'il arrive. 1h30 que j'attendais mon plat, au final ça sera un paquet de gâteau.

On cherche ensuite l'étable des éléphants. Ils ont de grandes cabanes et c'est là qu'on découvre les mâles qui ont d'énormes défenses, on parle un peu avec un cornac, qui nous apprend qu'un éléphant mange environ 300kg d'herbe par jour. C'est que ça mange ces petites bêtes. Et puis, je n'ose même pas imaginer la taille des éléphants d'Afrique qui sont plus grands que leurs cousins d'Asie, car ceux là sont déjà très très grands.

Le village de Sauraha à l'entrée du parc de Chitwan

On finit la journée en allant voir le coucher de soleil sur la rivière. En chemin, on tombe nez à nez (nez à trompe, mais vous avez compris le principe) avec deux éléphants qui vont, eux aussi, à la rivière. Un des cornacs nous propose de monter sur son éléphant (moyennant finance bien sûr!). On en profite car la ballade d'une heure à dos d'éléphant était hors budget mais 5 minutes sur un éléphant, ça c'est plus raisonnable pour notre bourse.

Photo: Coucher de soleil sur la rivière Rapti

C'est très impressionnant d'être juché la haut. La matière n'est pas du tout sympathique, la peau d'un éléphant c'est très rêche et les poils ça pique! Mais l'expérience est géniale.

5 minutes sur le dos d'un éléphant

Il faut ici mentionner que l'on a eu un petit dilemme de conscience. Le lodge où l'on dormait refuse catégoriquement de vendre des tours à dos d'éléphant car ce n'est pas très éthique. On comprend leur point de vue mais on est partagé car ce sont des éléphants domestiqués depuis des siècles, et puis si l'on ne peut pas faire de ballade à dos d'éléphant, on ne peut pas non plus faire de ballade à cheval... Bref vous l'aurez compris, pas facile d'être un voyageur. On a quand même tranché, on est en accord avec notre conscience pour 5 minutes sur le dos d'un éléphant.

Et ce sera encore une nuit où l'on rêve d'animaux sauvages.

Le lendemain direction Pokhara, encore une fois le trajet de bus dure 8h pour environ 150km. Changement de décor, on se trouve dans l'Himalaya, au pied de la chaîne des Annapurnas.

Pokhara est un village assez sympa (si on reste dans la partie touristique au bord du lac, le reste de la ville est synonyme de chaos et poussière!). On y retrouve 3 copains qui étaient avec moi à Rishikesh: Betti, Hana et Brent, ainsi que le petit copain de Betti, Jiri et un petit nouveau qu'ils ont rencontré avant qu'on arrive, Zanda. On vient tous de pays différents: Hana et Jiri sont tchèques, Betti est hongroise, Zanda et Brent australiens et pour nous vous connaissez déjà la réponse! L'anglais est de mise et l'ambiance est bon enfant.

Au programme, un trek de 5 jours. On a rendez vous avec notre guide de montagne pour régler tous les petits détails avec lui et rendez vous pris le lendemain matin 8h pour le départ dans l'Himalaya.

La première journée est relaxe, le tout débute avec un trajet de deux heures sur des routes de montagnes.

Au départ du trek. De gauche à droite: Hana, Betti, Jiri, Brent, Clément, Zanda, Claire (au cas où vous ne m'auriez pas reconnue)

Ensuite débute le trek à pied. On doit d'abord montrer nos permis car bien sûr il fallait payer un droit d'entrée. Quand on les a achetés, on n'était pas sûr de prendre un guide donc on a tous pris le permis le plus cher mais sans guide. Et voilà que la madame du contrôle des permis nous fait un patacaisse parce que nous n'avons pas le bon permis. Précisons que le permis pour faire un trek avec guide coûte environ 10$ celui en individuel donc sans guide, 20$. On essaye de lui expliquer qu'on a payé plus cher alors tanpis pour nous, mais rien n'y fait nous n'avons pas le bon permis... Sept cerveaux en valent mieux qu'un, le groupe se sépare en deux (pour se retrouver plus tard) et on achète un seul permis avec guide. Brent est officiellement avec le guide tandis que le reste du groupe fera officiellement la marche tout seul. Dans les faits, on se rejoint quelques centaines de mètres plus loin, et c'est comme ça que l'on arrive enfin à passer le contrôle.

Après ce petit imprévu, nous voilà sur le sentier de marche. On longe une rivière où les garçons ne résistent pas à faire trempette. Puis on prend notre déjeuner dans une Tea House enfin un refuge de montagne mais un peu plus glamour (mais pas trop non plus). Puis ensuite encore quelques heures de marche pour arriver à notre Tea House pour la nuit située à Tikhedhunga (1500m d'altitude).

Le lieu est sympa et on a notre salle à manger privée. On passe une bonne soirée même si je me couche tôt, le lendemain, une grosse journée nous attend avec une ascension de 1300m.

Comme promis, le deuxième jour est vraiment sportif, on commence par des marches puis encore des marches puis des marches et pour finir des marches.

Des marches, des marches et des marches

Ca n'en finit plus, mais on tient un bon rythme et on arrive enfin à notre étape du midi (2010m d'altitude). On sent bien la différence d'élévation car il fait bien plus frais ici. Après le déjeuner, il faut encore continuer l'effort, mais cette fois on traverse de la jungle.

Oui de la jungle à 2500m d'altitude, le climat est vraiment spécial ici. La neige éternelle n'est présente que sur les sommets de plus de 6000m, donc à 3000m il n'y a pas de neige et il y a encore des champs cultivés et aussi de la jungle.

Dans la jungle montagneuse

Bref, on arrive enfin au Moonlight Tea House à Ghorepani (2800m d'altitude) on est presque seuls, il n'y a que deux autres personnes (un indien et son guide).

On n'est pas au bout du monde comme sur une plage mais dans un repli du monde, perdu au milieu de montagnes qui semblent inaccessibles si on les regarde un peu trop vite.

On passe l'après midi et la soirée autour du poêle à bois, il n'y a pas de neige mais il fait quand même froid.

Le lendemain, c'est encore la même rengaine, on se lève à 4h45 pour aller voir le lever de soleil sur les Annapurnas. Les marches sont encore de la partie mais l'ascension ne dure que 30 minutes (37 minutes pour être exacte). On arrive à Poonhill (3210m d'altitude)

Photo: Poonhill au lever du soleil. Vue sur le mont Dhaulagiri

Il fait encore nuit quand on est au sommet et on distingue à peine le panorama autour de nous.

Quelques minutes d'attente plus tard et le spectacle est à la hauteur du nombre de marches qu'il a fallu gravir. Devant nous, un sommet à 8171m, le Mont Dhaulagiri, et à droite les Monts Annapurna 1 et Annapurna South accompagnés du Mont Fishtail.

À Poonhill

On redescend ensuite pour le petit dej dans la même Tea House et on reprend notre route.

On fait plusieurs pauses photos à différents endroits qui offrent tous des points de vue sur la chaîne des Annapurnas. Et à partir de là, les marches en montée sont un lointain souvenir, ce ne sont que des marches en descente, à part la dernière demi heure de la journée où il faut grimper raide pour arriver dans notre Tea House pour la nuit. L'effort a été intense, environ 18km de parcourus dans la journée. Nos jambes commencent à être fatiguées.

Pendant la troisième journée

Le jour suivant, rien de surprenant, on descend et on descend encore et toujours. Les paysages changent, on dit au revoir à la chaîne des Annapurnas et on découvre toute l'agriculture qu'il y a dans ces vallées avec d'innombrables champs en escalier et de nombreux petits villages accrochés aux flancs des montagnes.

Photo: Les villages sur les flancs des montagnes

On a les genoux tremblotants quand on arrive enfin dans notre dernière Tea House. Une bonne nuit de repos où l'on profite du calme de la montagne. Personne n'a vraiment envie de retourner à la civilisation avec les villes, le bruit et la pollution.

Pendant le trek

C'est à contre cœur que l'on marche trois heures pour rejoindre notre point de départ/ d'arrivée. Une voiture nous attend et nous ramène à l'hôtel. Au total, on aura parcouru environ 70km en 5 jours, autant dire que nos jambes demandent un peu de repos.

On reste à Pokhara trois jours, le temps d'aller admirer encore une fois le lever de soleil sur la chaîne des Annapurnas, mais cette fois-ci de bien plus loin.

Photo: Lever de soleil sur les Annapurnas depuis Pokhara

Et également de faire un tour en barque sur le lac de Pokhara (seulement pour Clément et un bout du groupe, Hana et moi préférons passer l'après midi sur un transat avec vue sur le lac!).

Le lac de Pokhara

C'est bien sûr en bus et à la vitesse d'un escargot qu'on retourne à Katmandou. Et pour le coup, on sent vraiment l'air pollué et poussiéreux. L'hôtel est plutôt miteux avec de l'eau chaude qui joue à cache-cache. Nous voilà confrontés à la culture très népalaise et indienne du "oui oui ça va revenir dans 5 minutes" ou du "on a appelé un plombier qui va arriver!" On a attendu le plombier 4 jours sans en voir l'ombre, mais on s'adapte. Les douches à l'eau froide c'est bon pour la peau.

Journée de visite à Katmandou. Temple Swayambunath, le plus vieux du pays

Le groupe se sépare petit à petit, Hana doit rentrer à Prague pour le travail, Zanda part faire une retraite silencieuse dans les environs de Katmandou puis c'est à notre tour de quitter Betti, Jiri et Brent qui eux continuent également leur route, Kuala Lumpur pour Betti et Jiri et la Thaïlande pour Brent. Quant à nous, il nous reste encore trois jours au Népal. On part pour Bhaktapur qui est, d'après le guide du routard, la plus belle ville de la vallée de Katmandou.

À Bhaktapur

Il faut payer un droit d'entrée car, la ville est comme une ville musée. Il y a des monuments repartis un peu partout.

Sur la place Taumadhi, le temple Nyatapola, plus haut du pays (30m)

L'ambiance de la ville nous fait penser à Khiva en Ouzbékistan. Les monuments et les maisons de style Newar (une des ethnies du pays) avec les balcons en bois sculpté sont très bien entretenus et on a vraiment l'impression de se balader dans l'histoire. Et il faut le dire, on a une sensation de calme comparé à Kathmandou.

Maison au style Newar

Un petit bémol quand même car avec le tremblement de terre, ils sont en train de déconstruire les temples pour s'assurer de la solidité des fondations. On assiste donc au transport d'énormes statues de pierres par des porteurs. Impressionnant quand on voit le matériel archaïque qu'ils utilisent. On profite quand même de la ville avec les temples et les petites places disséminées dans Bhaktapur.

Bhaktapur

C'est sur cette note positive que l'on quitte le Népal pour s'envoler vers l'Inde, et New Delhi avec son chaos, pour de nouvelles aventures.

PS: le cap des 200 jours a été passé, plus que 100 au compteur.

Lever de soleil sur les Annapurnas

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