S'informer, c'est se protéger: Les drogues Par Anthony Laberge

Introduction

La drogue est un univers rempli de mystères. Chaque année, de nouvelles drogues sont ajoutées à la liste et en font paniquer plus d’un. Une problématique reliée à cette réalité est que bien des gens pensent avoir de bonnes connaissances sur les drogues ou pensent que c’est sans danger, alors que dans bien des cas, c’est faux. En effet, la majorité des gens, bien que les jeunes soient souvent plus concernés, ont tendance à s’y aventurer trop vite, et ce, sans réellement savoir dans quoi ils s’embarquent. Si vous êtes passionnés, intéressés ou même simplement curieux, cette infographie est faite pour vous. Veuillez prendre note que les informations présentées sont purement objectives, c’est-à-dire que je n’essaie en aucun cas de mon opinion pour tenter de diriger l’avis personnel d’un individu vers le miens. Bonne lecture !

Les drogues

Pour pouvoir se lancer pleinement dans le sujet, il faut d’abord comprendre ce qu’est une drogue. Une drogue est une substance psychoactive qui agit sur le cerveau en modifiant ou en remplaçant temporairement les terminaisons nerveuses, provoquant ainsi l’effet attendu du consommateur. Ces substances modifient le fonctionnement mental et peuvent entrainer des changements dans les perceptions de l'humeur, de la conscience, du comportement ainsi que dans diverses fonctions physiques et psychologiques. Par exemple, si vous vous demandez si le tabac est une substance psychoactive, il suffit de voir si celui-ci engendre des effets psychologiques. En effet, le tabac est une drogue puisque son agent actif, la nicotine, altère l’état normal de l’individu. Mais comment une drogue agit-elle sur le cerveau ?

Fonctionnement d'une drogue sur le cerveau (exemple avec le cannabis)

Peu importe la substance prise, elle fonctionnera de la même manière, ou presque. Le cerveau est composé d’une multitude de neurones qui permettent de transmettre l’influx nerveux à travers notre système. Sans eux, rien ne se passe. Il n’y aurait aucune communication entre notre corps et notre cerveau. L’influx nerveux englobe toute l’information que notre corps transporte pour guider toutes les parties qui le compose. Pour le passage de l’information, les neurones utilisent des récepteurs situés dans les synapses (jonction entre deux neurones) qui capteront les neurotransmetteurs (substance chimique qui transmet l’information de la cellule nerveuse A à la cellule nerveuse B). Lorsqu’on consomme une drogue, cette dernière agira sur le cerveau dépendamment de son type d’action. Il en existe trois. Certaines drogues imitent les neurotransmetteurs naturels et se substituent donc à eux via les récepteurs. D'autres augmentent la sécrétion de neurotransmetteurs naturels. Finalement, certaines drogues bloquent les neurotransmetteurs naturels. Bien sûr, c’est dans le but de dégager une très forte dose de dopamine, un des neurotransmetteurs qui est responsable du plaisir.

Parmi toutes les drogues et leurs types d’actions, il est encore possible de les catégoriser par type de fonctionnement. Il y a les stimulants (amphétamines, cocaïne et crack, caféine, nicotine, ecstasy, etc.), les dépresseurs (alcool, codéine, opiacés, etc.) et les perturbateurs (cannabis, celles inhalés, LSD, etc.). Les stimulants excitent les fonctions psychiques de l’individu en augmentant le niveau d’éveil et l’activité générale du cerveau. Les dépresseurs, quant à eux, ralentissent les fonctions psychiques de l’individu en diminuant le niveau d’éveil et l’activité générale du cerveau, ce qui détend l’utilisateur. Pour finir, les perturbateurs troublent les fonctions psychiques de l’individu ce qui peut changer les perceptions générales. Avec ces trois catégories, il est possible de classer toutes les drogues existantes à ce jour.

Cannabis

Le chanvre indien, communément appelé cannabis, pot, marijuana ou weed, est une plante psychotrope de la famille des cannabaceaes. Contrairement aux autres variétés de chanvres, le cannabis contient une substance psychoactive, le tétrahydrocannabinol (THC), qui se situe dans la catégorie des perturbateurs. C’est la drogue la plus consommée dans le monde, d’après l’Office de Nations Unis contre la drogue et la criminalité, ce qui fait réfléchir de nombreuses personnes quant à sa légalisation. Pour que le chanvre soit légal à la production, il ne doit pas dépasser 0,4% de THC. Si sa concentration se situe entre 0,4% et 4% de THC, il est classé dans la catégorie des stupéfiants. Par contre, il faut savoir que, dépendamment du climat, le pourcentage de THC peut atteindre jusqu’à 2% dans des conditions extrêmes. Donc, certains instituts considèrent la limite à 2%. De nos jours, il est presque impossible, à moins d’avoir accès à des outils spécialisés, de savoir la composition exacte du cannabis de rue. La production de cette plante est faite dans des conditions inconnues et elle est distribuée de vendeurs en vendeurs de sorte à ce que ceux-ci ne connaissent même pas son contenu. C’est pourquoi il serait plus prudent pour les utilisateurs de s’informer davantage avant de consommer.

Il existe deux variétés de cannabis : indica et sativa

Le cannabis se retrouve sous plusieurs formes. L'herbe, le haschich, l’huile de haschich, de la wash et de la wax. L’herbe est de couleur verte ou brune, est généralement fumée et contient une concentration de 1 à 3% de THC. Par contre, les techniques actuelles nous permettent d'obtenir des plants avec une teneur de plus de 15%. Le haschich est une résine provenant du cannabis pouvant ressembler à de la terre. Il est fréquemment fumé et il contient une teneur de 3 à 6% de THC, même s'il peut atteindre des valeurs beaucoup plus élevées. L'huile de haschich ou de cannabis est un concentré de haschich produit avec des procédés chimiques ayant une concentration entre 30 et 60%. Finalement, il existe depuis peu une forme bien plus concentrée, la wax. Elle est présentée sous la forme d’une cire jaunâtre ou d’un morceau ressemblant à du sucre d’orge. La wax peur atteindre une teneur en THC de 80% (on dit qu’une personne sur 1000 fera un épisode psychotique avec un joint d’une teneur de 20% alors qu’avec cette substance, les risques sont beaucoup plus élevés). Par la suite, il est possible de faire de la wash, un mélange entre du haschich et de la wax.

Fonctionnement du THC

Comme mentionné précédemment, le cannabis est un perturbateur du système et agit d’une certaine façon sur celui-ci. Le THC se fixe directement sur les neurones du cerveau et, habituellement, il se lie sur les endocannabinoïdes, une molécule qui se trouve dans les récepteurs cannabinoïdes (membranes protéiniques se situant dans des cellules du système nerveux central). C’est par la suite qu’une forte dose de dopamine sera libérée ce qui provoque l’effet de bien-être souhaitée. Cette substance psychotrope pénètre très rapidement dans le sang lorsqu'elle est inhalée (quelques minutes) et plus lentement quand elle est ingérée (une à deux heures). Par la suite, elle vient se fixer aux graisses du cerveau et aux tissus adipeux du corps. Le THC peut rester jusqu’à une semaine pour un usager occasionnel et plusieurs semaines voire un mois pour un consommateur régulier.

Action du cannabis sur le cerveau

Effets à court terme et à long terme

Deux phases se caractérisent pour les effets immédiats du cannabis. Il y a la phase 1 (High): sensation de bien-être et de satisfaction, sensation de calme et de relaxation, loquacité, joie et rires, insouciance, sociabilité, augmentation de la confiance en soi, augmentation des perceptions sensorielles et des pensées magiques et apparition de l'appétit. Par la suite, il y a la phase 2 (Down) : diminution de la mémoire à court terme et de la concentration, affaiblissement des réflexes (temps de réaction) et baisse de la capacité à conduire. Les effets de la première phase durent environ 4 heures (dépendant de la dose et de la qualité) tandis que les effets de la deuxième phase peuvent durer de 5 à 12 heures voire plus. Une consommation régulière de cannabis amène une perte de la motivation et des ambitions, ainsi qu’une diminution de la mémoire à court terme. Elle amène aussi une réduction de la testostérone chez les hommes et une chute du nombre de spermatozoïdes (chez les femmes, c'est une interruption de l'ovulation). Ces effets sont heureusement temporaires et ils s’estomperont quelques mois après l’arrêt total de la dernière consommation.

Effets non-désirés et dangers

La fumée du cannabis contient 50% plus de goudron que les cigarettes et l'inspiration de la fumée est plus longue que celle du tabac. Aussi, l'effet bronchodilatateur du THC favorise l'absorption des goudrons dans les poumons. Malheureusement, les études ne sont pas toutes d'accord sur les effets sur la santé du cannabis sans compter que ceux-ci sont souvent mélangés avec les effets d'une autre drogue (souvent l'alcool et/ou le tabac), ce qui les rendent difficiles à être évalués. Selon le neurobiologiste Jean-Pol Tassin, les personnes qui se croient dépendantes du cannabis sont en fait accros au tabac et non au THC, puisqu’aucunes études ont été capables de rendre un rat accro au cannabis (la cocaïne et l'héroïne, oui). Mais il faut savoir que chaque spécialiste à sa propre perception de cette plante psychotrope. Finalement, sur un indice de dangerosité allant de 1 à 100, le cannabis obtient un 20. Il est donc le troisième moins dangereux parmi l'alcool, l'héroïne, la cocaïne, le tabac, les benzodiazépines et l'ecstasy.

Axe de dangerosité

Effets bénéfiques

Malgré les effets néfastes de la consommation de cannabis, cette plante psychotrope offre des propriétés thérapeutiques à ne pas laisser de côté et elle est une solution sociale très efficace. En effet, la vente du cannabis sur le marché noir mondial en fait la drogue la plus vendue au monde. Selon des estimations, il y aurait plus de 66 000 tonnes de cannabis produites à chaque année dans le monde. Ces données impressionnantes soulèvent le débat quant à sa légalisation. Si les pays légalisaient le cannabis, il serait beaucoup plus facile de contrôler sa consommation et sa vente, donnant ainsi le droit aux gouvernements de décider eux-mêmes de la réglementation. Aussi, sa composition serait davantage contrôlée (le pourcentage de THC, les différentes formes disponibles, les agents actifs présents à l’intérieur, etc.). Depuis plusieurs années, certains pays et états l’ont légalisé pour les malades ayant une autorisation médicale. Plusieurs magasins en vendent à des fins thérapeutiques et vantent ses vertus dites miracles puisque le cannabis propose une grande propriété relaxante et est un antidouleur bien efficace.

Il est possible de prélever les constituants psychoactifs du cannabis grâce aux technologies et au savoir-faire actuels (à savoir que le cannabis contient plus de 483 composés connus, dont au moins 83 sont des cannabinoïdes). L’un d’entre eux est le cannabidiol (CBD). Des recherches montrent que le CBD augmente la vigilance et qu’il aurait également un effet sur les récepteurs à la nicotine, donc il jouerait un rôle dans l'arrêt et le sevrage du tabac. Médicalement, il est utilisé pour traiter les convulsions, l'inflammation, l'anxiété et les nausées, ainsi que pour inhiber la croissance des cellules cancéreuses. De plus, des études récentes ont démontré qu'il serait efficace dans le traitement de la schizophrénie et qu'il pourrait également soulager les symptômes de la dystonie

Note de l'auteur

Les prochaines drogues présentées ne sont pas à prendre à la légère puisqu’elles sont classées dans la catégories des drogues dures. Il est à savoir que les informations suivantes, qui seront citées dans ce site, vont majoritairement être des énumérations (des effets recherchés et des effets négatifs), parce qu’elles ne présentent soit pas d’avantages ou parce qu’elles fonctionnent de la même manière sur le cerveau que toutes les autres drogues (production de dopamine).

Cocaïne

Ses différentes formes

La cocaïne est un stimulant majeur du système nerveux central. Elle est extraite de la feuille de coca et se présente sous plusieurs formes. Il y a la pâte de cocaïne, le sel de cocaïne et la cocaïne-base. La pâte de cocaïne (crack) peut provenir d'un mélange avec du bicarbonate de sodium et de l'eau et elle est généralement fumée. Le sel de cocaïne est la forme la plus rependue. Elle est sous forme de poudre blanche cristalline qui est prise par voie orale, intranasale ou injectée. Cette forme est souvent mélangée avec une autre poudre blanche, médicaments sans prescription pour la plupart, pour réduire sa composition (les vendeurs le font pour augmenter leur profit). Contrairement à la pâte de cocaïne, elle ne peut pas être fumée puisqu’elle est détruite par la chaleur Finalement, la cocaïne-base (Freebase), est un solide blanc, jaunâtre ou grisâtre qui est fumé. Elle ne peut pas être injectée puisqu’elle n’est pas soluble dans l'eau. C'est la forme de la cocaïne la plus pure puisqu’elle n’est pas coupée avec une autre substance.

Du crack : un mélange de cocaïne et de bicarbonate de sodium

Effets et dangers

La cocaïne est une des drogues fortes qu’il ne faut pas prendre à la légère. En effet, la cocaïne est souvent utilisée avec d'autres substances ce qui accroit sa dangerosité. Les effets à court termes positifs sont l’euphorie, le gain d'énergie, la stimulation de la vigilance, l’augmentation des perceptions sensorielles, l’accroissement de la confiance en soi, le sentiment de puissance physique et intellectuelle, la suppression de la fatigue, de l'appétit et de la douleur et la diminution des besoins de sommeil. Les effets durent environ 30 minutes. Les effets à court termes négatifs sont la sensation de malaise, l’anxiété, et l’agitation. L'usager doit donc souvent prendre autre chose tel que le cannabis ou l'alcool pour pouvoir dormir. Aussi, la cocaïne peut entrainer l'égocentricité, la méfiance, la colère, l'altération du jugement, la perturbation du fonctionnement social ou professionnel et la psychose toxique. Les effets à long termes sont la contraction de la plupart des vaisseaux sanguins et la mort de ces tissus, les troubles psychologiques, l’instabilité de l'humeur, des délires paranoïdes, des hallucinations auditives et visuelles et des attaques de paniques et des fois, une perte de contact avec la réalité et finalement, l’augmentation de l'activité psychique donc de l'insomnie et perte de mémoire.

Liste des effets chroniques

Maux de tête, tremblements, convulsions, œdème cérébrale, infarctus cérébrale, hémorragie, encéphalopathie, coma, anxiété, irritabilité, altération du jugement, insomnie, dépressions graves avec idées suicidaires, comportements violents, trouble paranoïde grave, délire, psychose toxique, arythmies cardiaques, infarctus du myocarde, hypertension artérielle, rupture de l'aorte anévrisme, difficultés respiratoires, aggravation de l'asthme, toux, expectorations de sang, bronchospasme, hémorragies alvéolaires, pneumothorax, thrombose pulmonaire, maladie pulmonaire obstructive chronique, rhinite, sinusite, laryngite, saignement du nez, nécrose et perforation de la cloison nasale, nausées, vomissements, diarrhée, anorexie, malnutrition, ulcération gastro-intestinale, insuffisance rénale, rhabdomyolyse, affaiblissement du système immunitaire, risque accru d'infections, hyperprolactinémie, hausse des concentrations de thyroxine, hypoxie, fièvre, hypoglycémie, acidose lactique, perturbation du taux de potassium, caries, érosion de l'émail dentaire, inflammation et ulcération des gencives, kératites, altération de l'odorat, déshydratation, perte de poids, carence en vitamines, troubles sexuels, perturbations du système reproducteur, complication au cours de la grossesse, malformation congénitales et mort subite.

Amphétamines et méthamphétamines

Effets et dangers (amphétamines)

Qualitativement, les effets des amphétamines sont similaires à la cocaïne, mais quantitativement, la puissance et la durée sont nettement supérieures à ceux de la cocaïne. Les amphétamines provoquent une production intense de dopamine et de sérotonine jusqu'à l’épuisement des stocks ce qui provoque une perturbation du fonctionnement cérébrale. Les effets à court terme sont des effets euphorisants, des propriétés puissantes et de longues durées, ainsi qu’une poussée d'énergie, la suppression de l'appétit et de la fatigue, la stimulation de la vigilance, l’augmentation de la mémoire et des capacités sensorielles, le sentiment d'invincibilité et de pouvoir total, la sensation de bien-être très intense et les désinhibitions. Ceux-ci durent plusieurs heures. Les effets à long termes des amphétamines sont l’insomnie, l’épuisement, la nervosité et les troubles psychologiques, l’anxiété, l’agitation, l’irritabilité, l’agacement, l’impatience, l’excitation, l’hyperactivité, la panique, la perturbation de l'humeur et du comportement, la labilité émotionnelle, le mauvais jugement, le contrôle réduit de l'impulsivité, l’agressivité démesurée et incontrôlable, la violence extrême et des épisodes psychotiques (hallucinations auditives et visuelles, le délire de grandeur ou de persécution, l'hostilité et la violence, des troubles paranoïdes et dangers imminents). Aussi, les amphétamines provoquent une destruction des neurones, des dommages cérébrovasculaires et la psychose. Elles diminuent la puissance du système immunitaire et provoquent des dommages pulmonaires, hépatiques et rénaux.

Amphétamines

Effets et dangers (méthamphétamines)

La méthamphétamine et le cristal meth sont deux fois plus puissants que les amphétamines et les effets sont plus marqués sur le système nerveux central. Sous la forme de capsules et de comprimés, elle se nomme meth ou speed et elle s'ingère et se dissout parfaitement dans de l'alcool ou de l'eau . Sous la forme de cristaux, elle se nomme cristal meth, ice, cristals ou glace et elle est fumée. Le cristal meth peut aussi être injecté. Par voie orale, les effets débutent après 15 à 20 minutes et peuvent durer jusqu'à 12 heures, voire une journée complète. Par voie intranasale, intraveineuse ou intrapulmonaire, les effets sont ressentis presque instantanément et amène une euphorie intense et une sensation de type orgasmique (rush). Le cristal meth par voie pulmonaire est le plus puissant psychostimulant sur le marché des drogues illicites. L'individu est plus attentif, plus alerte et a un sentiment de domination. Les effets chroniques sont l’anxiété, l’angoisse, l’insomnie, la dépression et parfois des idées suicidaires, des troubles paranoïdes, des délires obsessionnels, des hallucinations et parfois des comportements violents. Les symptômes peuvent durer des mois, voire des années, après l'arrêt de la consommation. Les roubles physiques sont des rougeurs ou des pâleurs, la dilatation des pupilles, des tremblements, la sècheresse de la bouche et un goût désagréable persistant, la diminution de l'appétit et la perte de poids, des crampes abdominales, la constipation ou la diarrhée, l’augmentation du rythme et de la profondeur de la respiration, des troubles cardiovasculaires, l’augmentation de la libido et la perte des inhibitions et l’impuissance passagère. À fortes doses, elle peut causer l'hyperthermie, des convulsions et la mort.

Cristal meth

Hallucinogènes (LSD et psilocybine)

Psilocybine

Effets des champignons magiques

La psilocybine est un perturbateur du système nerveux central qui se retrouve dans 40 espèces de champignons magiques. Il est consommé par voie orale et la dose habituelle est de 4 à 10 mg, soit 2 à 40 champignons selon la variété. La psilocybine est au moins 10 fois moins puissant que le LSD, mais les effets sont les mêmes. Ceux-ci durent de 3 à 6 heures, mais disparaissent complètement après 12 heures et parfois, ils peuvent être ressentis plus de 4 jours après la consommation. Les effets sont la modification de la perception des couleurs, la distorsion de la perception du temps et de l'espace, l’altération du jugement, les rires incongrus, les attaques de panique et l’agitation extrême peuvent survenir, des bouffées vasomotrices, une légère augmentation du rythme cardiaque et de la pression artérielle, des étourdissements, l’incoordination des mouvements, l’engourdissement des extrémités, les nausées et les vomissements. Les doses létales sont très rares, car elles correspondent à 3500 fois la dose efficace.

LSD

Effets du LSD

Le LSD est un perturbateur du système nerveux central et c’'est l'hallucinogène le plus puissant connu à ce jour. Il est conçu dans des laboratoires clandestins à partir de l'ergot de seigle, un champignon poussant sur le seigle. Le LSD est une poudre blanche, cristalline, inodore et soluble dans l'eau qui est souvent appelé acide, buvard ou cap d'acide. Il peut être trempé dans l’eau pour être par la suite versé sur un petit morceau de papier qui doit être mis sous la langue. Les premiers effets apparaissent après 15 à 45 minutes suivant la dose orale et les effets maximaux sont atteints en 2 à 4 heures. Par la suite, les hallucinations durent de 6 à 12 heures. Les effets sont(à savoir que les doses consommées sont généralement de 20 à 500 microgrammes) la dilatation des pupilles, la vision brouillée, les larmoiements et la salivation, la rougeur au visage, la chair de poule, l'augmentation de la température corporelle, la transpiration (parfois des frissons et des grelottements), l'engourdissement, les spasmes musculaires, l'hyperréflexie, les tremblements, l'incoordination des mouvements, les convulsions, la perte d'appétit (parfois des vomissement et des nausées), une légère augmentation du rythme cardiaque et de la pression artérielle, les palpitations, la respiration anormalement profonde et rapide et les contraction utérines. Le LSD peut provoquer le mauvais voyage qui se résume par des épisodes psychotiques, des malaises généraux, l’anxiété, la peur, des crises de panique et la dépression. Ces effets peuvent durer plusieurs jours suivant la consommation. Lors d'un surdosage les effets seront l’hyperthermie (augmentation de la température corporelle), les arythmies cardiaques, l'hypertension, la privation d'oxygène au cerveau, les contractions des muscles lisses bronchiques, les convulsions et le coma. Il n'y a pas de dose létale définie, car elle dépend de chaque individu.

Bibliographie

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  • LE POINT, « Le cannabis reste la drogue la plus consommée au monde, sa culture en intérieur se développe », [en ligne]. [http://www.lepoint.fr/societe/le-cannabis-reste-la-drogue-la-plus-consommee-au-monde-sa-culture-en-interieur-se-developpe-26-06-2012-1477890_23.php] (9 janvier 2017)
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  • QUAND LA DROGUE, « Cannabis, en parler avec les ados », [en ligne]. [http://www.quandladrogue.com/recherches/drg03-20.htm] (9 janvier 2017)
  • https://www.lunettessimulationalcoolemie.fr/fr/smartblog/14_le-cannabis-fonctionnement-et-effets.html
  • http://auto.img.v4.skyrock.net/3883/81823883/pics/3063032973_1_3_xpuYHHus.jpg
  • https://clipartfest.com/categories/view/b786a8df8ad6943987aca0d9b13447bdf84ab37d/weed-store.html
  • http://www.dw.com/en/police-break-crystal-meth-gang-in-germany-and-czech-republic/a-18060130

Credits:

Created with images by EmilianDanaila - "hands one medicinal products" • dierk schaefer - "Brain" • cheifyc - "cannabis marijuana green" • stevepb - "drugs cocaine user" • Grumpy-Puddin - "Pills" • Charles de Mille-Isles - "Armillaire commune" • Activedia - "forest abstract colorful forest"

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