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Cold Prey 2006 – Norvège. Réalisation : Roar Uthaug. Scénario : Thomas Moldestad, Martin Sundland, Roar Uthaug. Avec : Ingrid Bolsø Berdal, Rolf Kristian Larsen, Thomas Alf Larsen, Endre Martin Minstigen, Viktoria Winge.

Le slasher est régulièrement considéré comme l’un des enfants honteux du cinéma d’horreur.

Souvent peu intelligent, source de suites à répétition, et prétexte à des meurtres brutaux et sadiques sans vraiment qu'il y ait un message ou un sens, le slasher n’a regagné ses lettres de noblesse qu’au milieu des années 90, avec le Scream de Craven, qui a bouleversé le genre.

Depuis, de nombreuses productions ont vu le jour, de qualité variable. Tapons dans le haut du panier avec Cold Prey, slasher nordique et enneigé, classique mais efficace.

Jannicke et quatre de ses amis se rendent dans le massif norvégien du Jotunheimen. Ils comptent se rendre dans un coin isolé pour faire du snowboard hors-piste.

Malheureusement, l’un d’eux se casse la jambe lors d’une descente. Ils sont obligés de chercher refuge dans un vieil hôtel abandonné, seul bâtiment des environs. Mais ils se rendront rapidement compte que l’établissement n’est pas aussi vide qu’ils le croyaient.

Cold Prey, c’est un slasher décérébré à qui on a filé assez de neurones pour qu’il se prenne suffisamment au sérieux.

Décérébré dans le sens où il se contente de reprendre la recette qui a fait le succès de nombreux films précédents, sans la réinventer. Sérieux parce qu’au moins, il fait ça bien et a gardé en tête le fait que le but était d’effrayer un minimum le spectateur, pas de simplement balancer du sang et des seins.

On se rend compte dès le générique que l’on ne nous proposera rien de vraiment original. Celui-ci, composé de plans alternant extraits de journaux télévisés et coupures de presse évoquant des disparitions, fait notamment penser à Détour mortel et pas mal d’autres productions utilisant ce procédé. Ça continuera comme ça tout le long du long-métrage.

Rien ne surprendra, dans le déroulement de Cold Prey. Même quand celui-ci tente de jouer avec les clichés (la virginité, notamment), ça semble un peu forcé, voire maladroit.

Mais si on ne peut pas attendre de nouveauté, cela n’empêche pas Cold Prey d’être bon. D’abord, grâce à son environnement. L’histoire se passe donc dans un bâtiment entouré de montagnes enneigées. En plus d’être magnifiques, les décors accentuent efficacement l’isolement de nos personnages et le fait qu’ils ne pourront compter sur personne, ni fuir sans risquer de mourir de froid.

Le coup de l’hôtel entouré par la neige fait pas mal penser à Shining auquel Cold Prey rend d’ailleurs hommage avec un passage se déroulant dans la chambre 237.

On appréciera également notre personnage principal. Chaque slasher a son héroïne finale, et il s’agit ici de Jannicke, interprétée par Ingrid Bolsø Berdal. Intelligente et posée, Jannicke se révèle assez badass et les scènes l’opposant à l’antagoniste, notamment l’affrontement final, sont bien réalisées.

L'anecdote

En février 2017, la WWE (la fédération américaine de catch), qui possède un studio de production, avait acheté les droits de la franchise afin de pouvoir réaliser un remake de Cold Prey made in USA.

Cold Prey est un film d'horreur au final très classique. Mais ses créateurs ont choisi de le réaliser sérieusement, et c’est une bonne chose. La seule « originalité » du film, l’environnement enneigé, apporte des points en plus.

Résultat, on a un petit slasher sympa et bien fichu qui fait passer un bon moment devant sa télé.

3/5

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