Danielle TAN Thèse de doctorat en science politique - Sciences Po Paris / CERI, 2 décembre 2011

« Les améliorations, disions-nous, se payent, en général, au prix d’un bouleversement social. Si le rythme auquel se produit le bouleversement est trop rapide, la communauté est condamnée à succomber au cours du processus. » Karl Polanyi, La Grande Transformation, 1944

Cette thèse analyse les changements socio-économiques et politiques liés à la libéralisation économique engagée au Laos depuis le lancement du Nouveau mécanisme économique (chintanakan mai) en 1986. Alors que les analyses politiques sur ce pays sont rares, cette recherche apporte un éclairage sur la manière dont la globalisation néolibérale a transformé les pratiques et les modes d’exercice du pouvoir dans l’un des derniers régimes communistes au monde. La thèse s’est attaquée à déconstruire plusieurs stéréotypes. Tout d’abord, la transition vers une économie de marché ne s’est pas accompagnée d’une transition démocratique. À contre-pied des dogmes de la « transitologie », la logique néolibérale est envisagée comme une technique de gouvernement extrêmement malléable et dynamique qui permet à l’État post-socialiste lao de réaffirmer son hégémonie sur la société. Ensuite, bien que le Laos soit généralement considéré comme un « État faible » par excellence, l’argument principal de la thèse est de dépasser le discours récurrent le présentant comme une victime de la globalisation, de ses puissants voisins, et de la Chine en particulier.

Pour défendre cette hypothèse, la recherche s’est concentrée sur le Nord-Laos qui cristallise l’ensemble des enjeux auxquels le pays doit faire face actuellement. En effet, cette région montagneuse, pauvre et reculée, peuplée en grande partie par des minorités ethniques, fait partie du Quadrangle économique, un des projets phares du GMS (Greater Mekong Subregion), un programme d’intégration régionale soutenu par la Banque asiatique de développement. Le projet du Quadrangle économique ambitionne de transformer le fameux Triangle d’or (État shan en Birmanie, nord de la Thaïlande et du Laos), ainsi que la province chinoise du Yunnan, en un vaste espace de libre-échange. Depuis 2008, le corridor nord-sud – schématiquement une autoroute qui relie Kunming à Bangkok en traversant les provinces septentrionales du Laos – est en train de bouleverser le paysage physique, humain et économique de la région, en devenant une voie de pénétration privilégiée en Asie du Sud-Est pour les compagnies et les migrants chinois, venus saisir les opportunités économiques qu’offre ce pays sous-peuplé et riche en ressources naturelles.

Jusqu’à présent, le Laos faisait figure d’exception dans l’histoire de la migration chinoise en Asie du Sud-Est, en raison de la faiblesse et de la diversité de ses communautés chinoises. À partir d’enquêtes de terrain au Laos entre 2007 et 2009 auprès de commerçants chinois et d’officiels lao, la thèse décrit les changements socio-économiques survenus dans trois provinces du Nord-Laos (Luang Namtha, Oudomxay et Bokeo), occasionnés par la construction du corridor nord-sud. Alors que les études sur la migration chinoise connaissent un regain d’intérêt, en raison de l’émergence de la Chine en tant que nouvelle puissance mondiale, et du redéploiement d’une vague migratoire au niveau mondial d’une ampleur sans précédent, cette recherche sur le Laos vient combler un manque d’analyse sur le rôle des nouveaux réseaux transnationaux chinois dans la transformation du régime communiste lao.

À contre-courant de la rhétorique contemporaine sur la globalisation qui a décrété le retrait de l’État, l’analyse de la région-frontière du Nord-Laos illustre le redéploiement de l’État post-socialiste grâce à la réappropriation des techniques, savoirs et procédures de la rationalité néolibérale. Dans ce cadre, les réseaux transnationaux chinois jouent un rôle déterminant dans la production d’une « gouvernementalité néolibérale par les marges » qui permet à l’État central lao de consolider son autorité. En effet, cette nouvelle technique de gouvernement positionne les réseaux chinois en tant que partenaires clés dans la stratégie d’extraversion et le projet d’« encerclement final » mis en œuvre par l’État lao pour rentabiliser les territoires sous-exploités du Nord et domestiquer des populations montagnardes historiquement rebelles vis-à-vis de l’autorité centrale. Ces marges frontalières sont importantes pour l’État central car elles incarnent des « espaces de transition capitaliste », où les frontières entre le licite et l’illicite sont devenues floues, mais dont l’imbrication des pratiques participe à son processus de formation.

Au croisement de l’économie politique et de la sociologie historique comparée du politique, la démarche poursuivie a été de disséquer les dynamiques de la transformation de l’État post-socialiste lao et ses rapports avec la société. Le cadre théorique de la thèse s’est essentiellement appuyé sur les concepts foucaldiens pour analyser l’ambivalence et la multiplicité des logiques du pouvoir. La notion de gouvernementalité permet de comprendre comment les pratiques néolibérales peuvent coexister avec le maintien d’un régime communiste, tandis que la notion d’assujettissement, envisagée sous l’angle des rapports de force et de la subjectivation, rend intelligible les mécanismes de la domination, et notamment l’hégémonie des sociétés des plaines sur les montagnes. Dans cette perspective, l’apport des travaux de Béatrice Hibou a été d’orienter cette thèse vers l’analyse de l’économique comme lieu de pouvoir et site des rapports de force. Son approche de l’économie politique de la domination permet, en effet, de ne pas faire reposer la pérennité des régimes autoritaires sur les seuls mécanismes de coercition, mais d’envisager la manière dont les dispositifs économiques participent pleinement aux mécanismes de la domination. Quant au concept d’extraversion développé par Jean-François Bayart, il a servi à mettre en évidence le rôle crucial des réseaux chinois dans la nouvelle architecture du pouvoir, en tant que ressource majeure du processus de centralisation politique et d’accumulation économique.

La thèse s’organise en cinq chapitres. Le premier chapitre s’attarde sur l’historicité du Quadrangle économique car ce « triangle de croissance » n’a pas pris forme ex nihilo. Il s’est construit sur les fondements d’une économie pré-coloniale intégrée dans une économie-monde grâce aux caravanes chinoises musulmanes, qui constituaient déjà la clé de voûte de cet espace transnational avant l’heure.

Le second chapitre examine de façon comparative la manière dont les États centraux de cette région se sont appuyés sur les réseaux chinois pour entreprendre le « colonialisme intérieur » de leurs marges, un processus d’incorporation et de contrôle des peuples de la périphérie que James C. Scott a nommé « the last enclosure », et que j’ai volontairement traduit par « encerclement final » pour accentuer l’idée de conquête. Bien que le Laos ait connu un retard important dans ce processus, et qu’il soit lui-même considéré par ses voisins thaïs et chinois comme une marche à conquérir, la globalisation va permettre à l’État moderne lao de réaliser à son tour « l’encerclement final » des hautes terres du Nord, avec l’appui des réseaux chinois.

Du Triangle d'Or au Quadrangle économique

Les Chinois ont finalement réussi là où les Français avaient échoué, c’est-à-dire ouvrir une route fluviale vers la Chine à travers le Mékong, en faisant sauter les dangereux rochers qui bouchaient le passage des cargos de 400 tonnes.

Déchargement des cargos chinois au port de Chiang Saen (Thaïlande) par des travailleurs birmans, août 2012

Poste frontière : Mae Sai (Thaïlande) / Tachilek (Birmanie)

Border-pass dans l'État shan

Un des nombreux check-points dans l'État shan

Le corridor Nord-Sud côté birman

L'État shan, une région montagneuse

Mongla, ville frontalière avec Daluo (Chine)

Lín Míng Xián (林明贤), aka U Sai Lin, est commandeur de Mongla. C'est un ancien Garde Rouge envoyé pendant la Révolution culturelle pour combattre aux côtés du Parti Communiste Birman. Lorsque les volontaires chinois furent rappelés par la Chine à la fin des années 1970, Lin décida de rester pour aider le Parti Communiste Birman à contrôler les zones frontières rebelles de l’État shan. Lin Mingxian se maria avec la fille de Peng Jiasheng, un des barons de l’opium de Kokang. Lin prospéra grâce au trafic de bois vers la Chine et d’opium vers la Thaïlande. C'est un personnage clé pour comprendre la reconversion du Triangle d’or en Quadrangle économique. Il est le propriétaire des casinos de Mongla en Birmanie, de Boten au Laos, ainsi qu’un des principaux investisseurs de la zone économique spéciale du Triangle d’or.

Lorsque la Chine décida de s’engager dans la lutte active contre la drogue, Lin Mingxian fut le premier à tester la nouvelle politique de remplacement de l’opium mise en place par les autorités chinoises. En 1992, le district de Menghai dans la préfecture du Xishuangbanna lança le premier projet de coopération économique avec la Zone spéciale no. 4 dirigée par Lin Mingxian pour promouvoir le riz, la canne à sucre, l’hévéa et le thé comme cultures de remplacement. Le projet fut considéré comme une réussite, y compris par les Nations Unies, et devint un modèle pour les autres zones spéciales autonomes de l’État shan et le Laos

Grâce à l’argent de la drogue et l’aide chinoise, Lin Mingxian profita de ce changement de contexte pour transformer Mongla, son fief, en véritable Disneyland du jeu d’argent pour touristes chinois. Pourtant, en janvier 2005, les casinos de Mongla fermèrent après que les autorités chinoises eurent interdit à leurs officiels de traverser la frontière afin d’arrêter l’hémorragie de capitaux détournés par ces derniers pour jouer.

Pourtant, depuis avril 2006, une cinquantaine de petits casinos ont été construits en dehors de la ville, à Wan Hsieo, dissimulés au milieu des rizières.

On peut croiser en chemin de nombreuses navettes qui font des allers-retours incessants entre les nouveaux casinos et Mongla pour transporter les joueurs et les travailleurs.

Un des nombreux casinos à Wan Hsieo

Salle de jeux

Mongla est également un des plus grands marchés d'espèces sauvages

Mongla est également un des plus grands marchés d'espèces sauvages

L'influence chinoise au Laos
En 2006, le gouverneur de la China Development Bank aurait négocié, en échange d’un prêt de 100 millions de dollars pour construire le stade de 20 000 places qui devait accueillir les SEA Games (South-East Asian Games) en décembre 2009, une concession de 1 640 hectares dans les marais du That Luang, sur une durée de cinquante ans (avec extension possible sur vingt-cinq ans), pour y développer une nouvelle ville moderne. Le coût total du projet nommé « Beung That Luang » (ບຶງທາດຫລວງ - les marais du That Luang) s’élevait à 1,1 milliard de dollars.
L’influence chinoise est particulièrement visible dans le Nord-Laos à travers le développement de marchés et de petits commerces, l’émergence d’une agriculture ccommerciale (plantations d’hévéa, de bananes, de maïs etc.), et la construction de nouvelles routes (corridor Nord-Sud) contribuant à augmenter les échanges transfrontaliers.

Le troisième chapitre décrit les nouvelles opportunités de régulation offertes par le processus d’intégration régionale. La privatisation de l’économie frontalière est envisagée comme un nouveau mode d’interventionnisme étatique et l’économie informelle comme un levier d’ajustement des politiques économiques et sociales.

Le quatrième chapitre décrypte le mode d’exercice du pouvoir déployé dans les marges à partir du concept de « souveraineté graduée » développé par Aihwa Ong, qui adapte le raisonnement foucaldien au contexte asiatique. La mise en concession généralisée, la promotion de l’agriculture contractuelle, le développement des zones économiques spéciales et des centres urbains par les réseaux chinois, sont autant de technologies de pouvoir qui illustrent la logique pastorale de l’État central lao.

La stratégie casino
Golden Boten City, 2008

Le premier projet de zone économique spéciale (ZES) nommé « Golden Boten City » a démarré en novembre 2004 à Boten, au niveau de la frontière sino-laotienne. L’objectif de la première phase, d’un montant de 103 millions de dollars, était de construire un grand complexe touristique et un centre d’affaires. Sorte d’enclave chinoise de 1 640 hectares sur le territoire du Laos, cette concession de 30 ans, renouvelable deux fois, a été accordée en 2002 par les plus hauts responsables politiques du pays. Boten devait être « the most internationally modernized city in Laos » [la ville la plus modernisée au Laos sur le plan international], selon la description faite dans la brochure promotionnelle. En réalité, fin 2006, c’est un casino aux allures de logements sociaux qui a jailli au milieu de la forêt tropicale, entouré de magasins et d’entrepôts, pour la plupart inoccupés. Quelques milliers de commerçants, prostituées et croupiers chinois sont venus s’installer dans cette « ville-casino », contre une poignée de Laotiens. La ville a des airs de « Far West chinois », où tout semble possible grâce à l’argent. La monnaie utilisée est le yuan, les produits consommés sur place sont tous importés de Chine, tout est écrit en chinois, et même l’heure est réglée sur le fuseau horaire chinois. On peut y acheter des objets pornographiques, pourtant interdits au Laos, et assister à des spectacles de cabaret animés par des « kathoey », des transsexuels venus de Thaïlande. On est loin des casinos luxueux de Monte-Carlo, des smokings et des robes de soirées. Une grande partie des joueurs sont des professionnels. Ils sont équipés d’oreillettes, recevant les instructions de leurs patrons basés en Chine qui peuvent suivre le jeu sur Internet.

« Golden Boten Ghost City », 2012

Mais un reportage réalisé par des journalistes chinois révélant l’ambiance mafieuse qui régnait à Boten a tout fait basculer. Le reportage, diffusé à une heure de grande écoute, a montré comment les joueurs du casino étaient trompés et torturés. En mars 2011, Pékin ferme la frontière et coupe l’électricité. Sous la pression des autorités chinoises, le casino a finalement dû fermer ses portes en avril 2011. Depuis, commerçants, travestis et prostituées ont déserté Golden Boten city pour rejoindre le nouveau casino situé à Tonpheung. Désormais, Golden Boten City ressemble à une ville fantôme, la grande allée commerciale a été détruite, seule une poignée de commerçants est restée en attendant que le site soit transformé en sorte de hub logistique et devienne la gare d’entrée du prochain train à grande vitesse qui devrait rejoindre Kunming à Vientiane.

Kings Romans Casino, 2012

La « zone économique spéciale du Triangle d’or » a été inaugurée le 9 septembre 2009 à Tonpheung. D’importants responsables nationaux ont assisté à la cérémonie d’ouverture car ce projet est devenu une des priorités du gouvernement qui possède 20 % des parts. Le gouvernement lao espère attirer un million de touristes dans cette région – alors qu’elle leur était interdite il y a à peine dix ans – et plus de 300 compagnies. La compagnie Dokngiewkham (ບໍລິສັດດອກງິ້ວຄໍາ - Golden Kapok en anglais - appartenant à Kings Romans Group) enregistrée à Hong Kong, a obtenu une concession de 99 ans qui couvre une superficie de 10 000 hectares, dont 3 000 hectares consacrés à la zone franche et le reste étant destiné à l’éco-tourisme. La compagnie compte investir 2 240 millions de dollars entre 2010 et 2017 pour développer les infrastructures de la zone économique spéciale du Triangle d’or et créer une véritable ville moderne, rebaptisée Kapok-ville, qui devrait accueillir plus de 200 000 travailleurs chinois et leurs familles, selon les officiels locaux. L’attraction principale de la ZES du Triangle d’or est incontestablement son casino. L’objectif est d’attirer sur le sol laotien la masse de touristes étrangers, en particulier thaïlandais et chinois, venus expressément pour jouer puisque le jeu d’argent est plus sévèrement contrôlé en Thaïlande et en Chine.

Ces deux projets pharaoniques des ZES du Triangle d’or et de Golden Boten City illustrent bien l’imbrication entre les activités légales (développement du tourisme, de zones économiques spéciales) et les pratiques illicites (jeux, blanchiment de l’argent de la drogue, etc.), sur lesquelles l’État laotien, soutenu par des investisseurs chinois mafieux, fonde sa politique de développement et de lutte contre la pauvreté. Alors que les journaux de la région commencent à désigner la ZES du Triangle d’or comme une gigantesque machine à blanchiment d’argent de la drogue, le directeur du groupe, Zhao Wei récuse ces accusations, affirmant que la société est venue dans le Triangle d’or pour construire une alternative économique au trafic de stupéfiants. Quant aux autorités laotiennes, les dirigeants assurent contrôler la situation et brandissent le projet de King Roman Group comme un modèle d’investissement responsable. Cette stratégie adoptée par le gouvernement laotien n’est pas une surprise dans la mesure où en Asie du Sud-Est, l’économie illicite et les organisations du crime transnational sont depuis longtemps étroitement liées à l’économie formelle et ont contribué au « miracle économique » des années 1980.

Le dernier chapitre de ma thèse analyse les conditions de la perpétuation d’une économie morale et politique de la domination, sous l’angle de l’assujettissement et de l’extraversion. Cette perspective permet de mettre en exergue la participation active des subalternes aux mécanismes de la domination grâce à « l’idéologie du développement », ainsi que le rôle des réseaux chinois dans la formation d’un pouvoir de classe.

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La « stratégie casino » au Laos et au Cambodge : un pari risqué sur l’avenir, GIS-Réseau Asie, Juillet 2015

Chinese Engagement in Laos: Past, Present, and Uncertain Future, Trends in Southeast Asia, n°7, 2015, Singapore, ISEAS.

China in Laos: Is There Cause For Worry? ISEAS Perspective, n°31, 2014.

‘Small Is Beautiful’: Lessons from Laos for the Study of Chinese Overseas, Journal of Current Chinese Affairs, vol. 41, n°2, 2012, p. 61-94.

Du Triangle d’or au Quadrangle économique : Acteurs, enjeux et défis des flux illicites transfrontaliers dans le Nord-Laos, Les Notes de l’IRASEC, Bangkok, n°6, Février 2010.

Chinese Networks, Economic and Territorial Redefinitions in Northern Lao PDR. In Nathalie Fau, Sirivanh Khonthapane and Christian Taillard (eds). Transnational Dynamics in Southeast Asia: The Greater Mekong Subregion and Malacca Straits Economic Corridors, Singapore, Institute of Southeast Asian Studies (ISEAS), 2014, p. 421-452.

Le rôle des nouveaux réseaux chinois dans la transition néolibérale du Laos. In Vanina Bouté et Vatthana Pholsena (eds). Laos. Sociétés et pouvoirs, Paris, IRASEC / Les Indes savantes, 2012, p. 165-188.

Réformes néolibérales et perpétuation du régime communiste en RDP lao. Les faux-semblants de la « démocratie de marché ». In Benoît de Tréglodé et Arnaud Leveau (eds). L’Asie du Sud-Est 2011. Les événements majeurs de l’année, Bangkok, IRASEC / Les Indes Savantes, 2011, p. 177-197.

Développement versus Environnement ? Le coût du « progrès » pour le Laos. In Benoît de Tréglodé et Arnaud Leveau (eds). L’Asie du Sud-Est 2010. Les événements majeurs de l’année, Bangkok-Paris, IRASEC / Éditions Lignes de repères, 2010, p. 177-199.

Le choix de l’intégration régionale au Laos : une victoire à la Pyrrhus ? In Benoît de Tréglodé et Arnaud Leveau (eds). L’Asie du Sud-Est 2009. Les événements majeurs de l’année, Bangkok-Paris, IRASEC / Editions Lignes de repères, 2009, p. 159-179.

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