Le comice de Feurs, de génération en génération

Par Lucie Grolleau Frécon

Depuis leur construction en 1906, les écuries du comice ont vu plusieurs générations se succéder. L’attrait pour ce rendez-vous annuel se transmet de génération en génération.

Les concours d’animaux dans les écuries sont organisés par l’association du comice. Elle a été créée en 1904. Pierre Dosson en est le cinquième président, et ce depuis 1999. Lui et les membres de l’association ont à cœur que ce rendez-vous annuel se perpétue dans le temps. Tout est donc fait pour que le week-end se passe au mieux : organisation, accueil des éleveurs et des visiteurs, déroulement des concours, budget… Ils ne perdent pas de vue que sans les éleveurs et sans les acheteurs, rien ne serait possible. C’est parce que le flambeau de ces métiers s’est transmis de génération en génération que le comice est ce qu’il est aujourd’hui.

Depuis tout petit avec leurs parents

Comme aime à le dire le président de l’association, l’avenir du comice passe par les jeunes. C’est pour cela que la parole leur a été laissée dans ce document (lire dans les pages suivantes). Ces témoignages de jeunes qui, pour la plupart, viennent depuis leur enfance dans les écuries avec leurs parents confirment l’attachement à cet événement annuel. Ils y viennent car le comice est un constituant de leur métier, mais aussi pour l’esprit convivial qui y règne.

Tous encouragent les éleveurs à présenter des animaux au comice, les bouchers à y acheter des animaux, et les visiteurs à s’y rendre pour mieux comprendre la réalité de l’agriculture d’aujourd’hui. Et il n’est pas rare de voir des jeunes éleveurs venir eux-mêmes avec leurs enfants au comice. La tradition n’est pas prête de se perdre.

Le jeune public

Du côté des visiteurs aussi, les jeunes requièrent toute l’attention des organisateurs. Comme le répète souvent Pierre Dosson : « Les enfants sont les consommateurs de demain. » C’est donc pour cela qu’il faut les inciter à parcourir les allées du comice. Le premier attrait pour les plus petits est sans nul doute La ferme aux enfants. Une fois dans l’enceinte, les familles auront la possibilité de découvrir les ovins et les bovins, et d’échanger avec les éleveurs sur leur métier. En cette période où les critiques vont bon train envers la filière viande bovine dans son ensemble, il est essentiel que le dialogue s’instaure entre les éleveurs et les consommateurs.

Pour sensibiliser le jeune public à l’agriculture, l’association de comice invite les écoles foréziennes à venir visiter les écuries et La ferme aux enfants le vendredi après-midi et le lundi matin. Comme chaque année, plusieurs classes ont répondu favorablement. Des invitations sont également transmises aux lycées agricoles du département pour convier les jeunes en formation au comice. A noter aussi que Paysans de la Loire propose aux enfants de télécharger des coloriages, de constituer une œuvre d’art et de l’apporter sur son stand dans les écuries. Les artistes se verront remettre une récompense. Une autre manière d’inciter les enfants, et leur famille, à entrer dans les écuries.

Pierre-Nicolas Berne - Saint-Galmier

« La vitrine de notre travail »

Pierre-Nicolas Berne est installé depuis 2009 en Gaec avec son père, sur la commune de Saint-Galmier. Ils élèvent 40 vaches laitières et 75 vaches allaitantes, de races Charolaise et Limousine, et engraissent des animaux conformés : « Mon grand-père a toujours emmené des animaux au comice de Feurs. » Puis, « l’exploitation est passée au nom de mon père. Mais mon grand-père a continué à l’aider, notamment pour le comice ». Pierre-Nicolas dit ne pas avoir vraiment de souvenirs du comice quand il était enfant : « Je me souviens juste que le comice était un rituel. Je connaissais le programme par cœur. » Vers l’âge de 15 ans, le jeune homme a commencé à s’interroger de manière plus approfondie sur son avenir professionnel, et notamment sur sa possible installation. Il avait néanmoins déjà conscience que le comice « représente une vitrine du travail des éleveurs ». A cette époque, et encore pour plusieurs années, c’est lui qui était chargé du travail à la ferme alors que son père était au comice. « La base du métier d’éleveur est de s’occuper des animaux chaque jour… Je l’aidais quand même à la préparation des animaux : lavage, tonte, manipulation. J’avais déjà la passion des animaux. » Pierre-Nicolas se rendait au comice le dimanche. Puis, sa formation agricole, notamment son BTS, l’a conforté dans son choix pour s’installer en agriculture.

Les animaux de forme que Pierre-Nicolas et son père engraissent sont achetés. « De temps en temps, une cularde nait sur l’exploitation. Nous allons acheter ensemble les animaux. Heureusement, nous tombons souvent d’accord. » Dans le cas contraire, « mon père s’impose, de manière naturelle. C’est lui qui a le plus d’expérience… »

Pour Pierre-Nicolas, participer au comice « assure une meilleure valorisation des animaux qu’en ferme. Il faut d’ailleurs qu’il y ait une plus-value qui justifie le coût supplémentaire de l’engraissement de ces animaux. C’est aussi une manière de mettre en avant le savoir-faire vis-à-vis des animaux de boucherie, d’avoir une reconnaissance de la part des bouchers et des consommateurs ». A ses yeux, le comice représente aussi un moyen de se former : « Dans une carrière, on apprend toujours. J’ai déjà beaucoup appris avec mon père. Il y a aussi à apprendre des autres éleveurs. »

Son meilleur souvenir au sujet du comice reste l’obtention du grand prix d’honneur des mâles limousins en 2014 : « Le niveau est élevé au comice. J’étais fier de ce prix. Ce n’est pas tous les jours qu’on a un animal sous les drapeaux. » Pour Pierre-Nicolas Berne, si des jeunes comme lui continuent à emmener des animaux au comice, « c’est grâce à sa notoriété, qui fait aussi venir de nombreux acheteurs et des visiteurs ».

Loïc Brétigny - Sanvignes-les-Mines (71)

« Toujours une montée d’adrénaline »

Loïc Bretigny est à la tête d’une exploitation de 35 vaches charolaises. 95 % des animaux (veaux, vaches de réforme) sont engraissés sur l’exploitation. Le troupeau est axé sur « la viande et la finesse, sans oublier le développement ». Loïc représente la quatrième génération d’éleveurs de la famille. Son père engraissait ses animaux « pour mieux les valoriser » et a participé au comice de Feurs pendant une vingtaine d’années.

Loïc se rappelle qu’il s'y rend depuis qu’il est tout petit, mais a peu de souvenirs. Il se souvient qu’à partir de 12 ans, son père lui demandait de faire le travail à la ferme alors qu’il était au comice : « Je prenais cela comme une responsabilité. Il faut apprendre à gérer un troupeau, à élever les animaux, avant de les présenter à un concours. » Il se souvient aussi qu’il allait au comice le dimanche après-midi. Il a rapidement pris conscience que les concours représentent un moyen « de comparer ses animaux à ceux des autres éleveurs ».

Loïc s’est installé en 2014, à la suite de son père. Il perpétue la tradition d’emmener des animaux au comice, « pour mieux les valoriser qu’à la ferme. C’est encore mieux avec un prix d’honneur ». D’ailleurs, Loïc garde un très bon souvenir des deux dernières éditions du comice, au cours desquelles il a obtenu à chaque fois le grand prix d’honneur des vaches : « C’était juste énorme ! »

Le comice est aussi pour Loïc l’occasion de se faire connaitre pour trouver des acheteurs à qui vendre des animaux tout au long de l’année. « C’est comme cela que nous avons trouvé le boucher avec qui nous travaillons désormais depuis sept ans ». Les animaux présentés par Loïc au comice sont tous nés dans son élevage : « Les seuls animaux que j’achète sont les taureaux. » Pour lui, le comice est donc intéressant pour cibler les élevages où il est potentiellement intéressant d’acheter un mâle. Loïc revient chaque année au concours pour l’ambiance qui y règne, mais aussi pour la compétition. « Avant le concours, il y a toujours une montée d’adrénaline. » Le comice est aussi l’occasion d’ « échanger avec les éleveurs et donc d’apprendre sur les méthodes de travail, mais aussi d’échanger avec les visiteurs ».

Loïc participe à d’autres concours d’animaux de boucherie : « Chaque concours a ses spécificités, son ambiance. Le comice de Feurs est toujours bien organisé, bien préparé. Et on est toujours bien reçu par les organisateurs. Les personnes de l’association sont accueillantes. Il y a un esprit familial. C’est aussi ce qui fait que les éleveurs reviennent. »

Samuel Gouttenoire - Roanne

« J’en prenais plein les yeux »

Les parents de Samuel Gouttenoire tiennent une boucherie à Roanne depuis 1991. Il y a deux ans, il a repris l’établissement à son nom (boucherie, traiteur, charcuterie, cuisson à la broche). Les premiers souvenirs de Samuel au comice de Feurs remontent à l’âge de 8-10 ans : « Je me souviens être dans les écuries le dimanche après-midi et le soir, alors qu’il y avait de l’école le lendemain. Mon père m’apprenait la forme des animaux, il me montrait les animaux qu’il avait achetés. J’en prenais plein les yeux. J’avais l’impression de toucher du doigt le métier d’agriculteur. » Samuel a su tôt qu’il voulait être boucher, vers 10 ans. « Après l’école, j’allais avec mes parents à la boucherie. Au fil du temps, j’ai appris le métier. La première fois où mon père m’a laissé acheter des animaux tout seul au comice, j’étais content et j’avais à cœur de lui prouver que je savais faire. » Désormais, toute l’année et pour le comice, Samuel suit la même logique que son père : proposer de la viande de qualité toute l’année et travailler avec les mêmes éleveurs, de la région.

La famille Gouttenoire revient chaque année au comice pour plusieurs raisons : soutenir les éleveurs qui fournissent la boucherie toute l’année, mettre en avant le savoir-faire des éleveurs, faire la promotion de la boucherie. « On sait que Feurs est un concours de haut niveau, qu’il y a toujours des bons animaux. Les bouchers connaissent le professionnalisme des éleveurs et la qualité de la viande qu’ils savent produire, dit Samuel. Il y a aussi l’aspect convivial. Chaque année, on retrouve les éleveurs. Il y a toujours une bonne ambiance. En plus, l’organisation est toujours parfaite. » Samuel encourage les éleveurs à continuer à emmener des animaux, et les bouchers à continuer à acheter des animaux. Il estime qu’ « un boucher de plus est un collègue de plus ». Quant au concours d’apprentis bouchers qui se déroule en centre-ville sur le pôle des saveurs, « c’est une bonne initiative, qui représente une bonne expérience pour les jeunes et une belle publicité pour le métier. Des vocations peuvent naître au comice… »

Marine L’Hospital - Pommiers-en-Forez

« Voir l’organisation de l’intérieur »

Marine L’Hospital a commencé à fréquenter le comice de Feurs alors qu’elle était enfant : « Au début, j’y allais le dimanche. Puis, tout le week-end et le vendredi. Je n’allais pas à l’école. » Pour elle, « ça a toujours été une joie d’aller au comice ». Et à l’inverse, « j’étais très triste quand les génisses partaient à l’abattoir ». « Quand j’étais toute petite, ajoute-t-elle, j’avais peur des vaches. » Puis, en grandissant, « j’ai commencé à les apprécier, donc j’allais plus souvent à la ferme avec mes parents. Je n’ai jamais eu de nounou, puisque ma mère travaillait sur l’exploitation. Je pense que c’est pour cela que j’ai appris à aimer les animaux ».

Marine se souvient qu’elle a réellement commencé à aider ses parents à préparer les animaux pour le comice alors qu’elle était au collège : « Depuis, je n’ai jamais raté un vendredi du comice. » Progressivement, « je me suis rendue compte des enjeux que représente le comice pour mes parents. J’apprécie aussi de retrouver les agriculteurs. Il y a toujours une bonne ambiance ». Un des meilleurs souvenirs de Marine a été la première fois où ses parents ont obtenu un prix d’honneur. « C’était avec un bœuf. J’étais en larmes. » Un tel prix est synonyme de récompense d’un long travail, surtout pour des éleveurs naisseurs-engraisseurs comme ses parents. « Le comice met en avant des animaux pas communs, avec une qualité de viande incomparable, et le savoir-faire des éleveurs. » C’est pour ces raisons qu’elle incite les visiteurs à entrer dans les écuries.

Peu avant l’édition 2016, Marine a été contactée par Pierre Dosson pour prêter main forte à l’équipe organisatrice dans le cadre de la mise en place de la traçabilité des animaux pendant le concours. « J’ai tout de suite été partante, indique la jeune femme. J’avais un peu peur du regard des autres éleveurs, mais finalement tout s’est bien passé. » Les organisateurs ont également été satisfaits de son travail. « Cela m’a permis de voir l’organisation de l’intérieur, observe-t-elle. On ne se rend pas compte du temps passé par les bénévoles pour préparer la comice. »

Thierry Merle - Feurs

Le reflet de toute l’année

La boucherie Ducreux SAS à Feurs est gérée par Georges Ducreux. Thierry Merle est responsable des achats en vif et de l’approvisionnement. Il a intégré la boucherie en 1996 comme apprenti. Il a commencé à acheter des animaux à l’âge de 20 ans, suite au départ de l’ancien patron, M. Mérieux : « Je connaissais déjà un peu l’élevage, c’est donc naturellement que j’ai repris la partie achat d’animaux. » Effectivement, Thierry Merle est issu d’une famille d’agriculteurs. Depuis 2010, il est double actif : il engraisse une quarantaine d’animaux par an. Pour approvisionner la boucherie toute l’année, « je travaille avec les mêmes éleveurs, qui sont non loin de Feurs ».

Thierry se souvient qu’il est allé au comice alors qu’il était tout petit : « Le comice c’était pour moi des tracteurs et des belles vaches. Maintenant, il fait partie de mon travail et représente des animaux d’exception. » Quand il a commencé à travailler à la boucherie Ducreux, il assistait au déchargement des animaux. « J’ai beaucoup appris aux côtés de M. Mérieux. » Pour ses premiers achats, Thierry s’était mis la pression. « A cette époque, raconte-t-il, nous pouvions acheter les animaux avant le jugement. Je ne devais pas me tromper. Ce n’était pas mon argent, mais je faisais comme si c’était pour moi, avec ma conscience. »

Depuis, Thierry a pris de l’assurance et a ses habitudes : « J’achète aux éleveurs avec qui je travaille toute l’année. Pour moi, le comice doit refléter ce que nous faisons tout au long de l’année au niveau de la qualité de la viande. La différence est que les animaux coûtent plus cher. » Il achète toujours des génisses charolaises et croisées de 450 à 500 kg. « J’essaie de me fixer un nombre d’animaux à acheter, note-t-il. Il m’en faut des bien finis pour abattre rapidement, et d’autres moins finis pour plus tard. » De plus, « acheter des animaux au comice permet d’expliquer à nos clients, et potentiels clients, notre travail et celui des éleveurs. Nous achetons des billets d’entrée dans les écuries à l’association pour les donner aux clients. Nous les incitons vivement à s’y rendre. Ils sont nombreux ensuite à nous en reparler ».

Pour lui, le concours d’apprentis bouchers, qui se déroule au pôle des saveurs, est l’occasion de « montrer aux consommateurs une autre facette de la filière viande. Les jeunes qui se préparent au métier de boucher mettent en valeur la viande et proposent de jolies vitrines. Il me semble que c’est enthousiasmant pour les visiteurs de voir des jeunes en action ».

Gaëtan Chana - Courzieu (69)

« On apprend chaque jour »

Gaëtan Chana s’est installé en mai 2011 sur une exploitation proche de celle de son père. Il possède 15 ha de cerisiers et engraisse autour de 25 génisses par an. Gaëtan représente la troisième génération de passionnés pour les animaux conformés. Il était donc enfant quand il est venu pour la première fois au comice : « J’ai souvenir qu’autour de 10 ans, j’aidais mon père à préparer les animaux à la maison et dans les écuries. Leur donner à boire, les tondre. Je n’avais pas peur. Il m’est arrivé de ne pas aller à l’école le vendredi. »

En grandissant, il a continué à fréquenter le comice avec son père, et maintenant il y présente ses propres animaux : « J’aime voir les animaux évoluer, de l’achat jusqu’au comice. C’est une certaine fierté de pouvoir présenter des animaux en son nom. Le comice est un moyen de se comparer aux autres et d’obtenir une plus-value au moment de la vente. J’aime aussi le côté festif et les échanges que l’on peut avoir entre éleveurs. Il n’y a pas de rivalité entre les jeunes éleveurs. »

Gaëtan continue à fréquenter les marchés avec son père, « pour suivre les cours ». Mais c’est lui qui achète ses propres animaux. Néanmoins, « nous préparons ensemble les animaux pour le comice ». Il avoue avoir beaucoup appris aux côtés de son père. « Il m’a toujours dit : "Dans ce métier, on apprend chaque jour de sa vie." » Et l’apprentissage se poursuit pour le jeune agriculteur, plutôt dans les détails, car ce sont eux qui font la différence sur un concours.

Gaëtan se rappelle qu’une année, une génisse de son père avait eu le grand prix d’honneur. « Nous avions failli l’abattre car elle boitait. Mais finalement, nous avions réussi à la guérir et à l’emmener au comice. » Autre souvenir qu'il garde en tête : la première année où Gaëtan a exposé des animaux en son nom, il a obtenu un prix d’honneur. « Ça fait plaisir. Ça donne de la motivation pour une année et pour faire aussi bien l’année suivante. » Gaëtan incite les jeunes éleveurs à inscrire des animaux au comice. Il a d’ailleurs déjà convaincu un de ses amis d’y participer « car il avait un animal de qualité. Et il a obtenu un prix d’honneur naisseur ».

Adeline Mercier - Coutouvre

« Promotion, communication et partage »

Petite, Adeline passait du temps avec son père, le plus souvent dans le tracteur. A partir de 10 ans, ses parents l’ont autorisée à s’occuper des animaux, « en faisant bien attention : lavage, dressage, brossage. C’était aussi bénéfique pour les animaux car ils voyaient quelqu’un d’un autre gabarit que mes parents ». Adeline complète : « J’aime le contact avec les animaux et être dans la nature. »

C’est en 2007, à 10 ans, qu’Adeline Mercier a participé à son premier concours de reproducteurs limousins avec ses parents, à l’inter-régional limousin dans la Loire : « J’ai vraiment aimé participer au concours de présentation organisé pour les jeunes. C’est ce qui m’a motivé à participer à d’autres concours, qui sont aussi l’occasion de retrouver des enfants d’éleveurs. »

Adeline se souvient qu’elle était avec ses parents pour le premier concours d’animaux de boucherie limousins au comice en 2008. Depuis, elle les a toujours accompagnés. « C’est différent d’un concours de reproducteurs car les animaux restent attachés. Par contre, il faut s’en occuper de la même manière : leur donner de l’eau et de la nourriture, les maintenir propres… Rester derrière les animaux permet d’échanger avec les visiteurs. »

Effectivement, le comice est l’occasion de communiquer avec le grand public. « Beaucoup de personnes nous posent des questions. » Pour Adeline, participer au comice avec des animaux permet surtout de faire la promotion de son propre élevage, mais aussi la promotion de la race auprès des professionnels et du grand public. Le comice représente aussi pour elle « un moment de partage entre éleveurs ».

Même si son temps est compté en raison de la classe préparatoire aux écoles vétérinaires qu’elle suit, Adeline tient à être présente au comice. « Je retourne chez mes parents qu’au moment des vacances. La ferme et les animaux me manquent. C’est pour cela que je veux aller au comice. » Et d’ajouter : « J’attends avec impatience d’avoir fini la prépa pour pouvoir retrouver la ferme et les animaux de mes parents. »

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