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Stéphane Dieterich, 25 ans d'absence Lundi 14 janvier débute le procès aux assises du territoire de belfort, à vesoul, du suspect du meurtre de l'etudiant belfortain, le 4 juillet 1994. une affaire non élucidée pendant vingt-cinq ans, avant les aveux d'un ami, dernière personne à l'avoir vu vivant, le 15 décembre 2015. l'opiniâtreté de la famille face à la justice a fini par payer.

Récit de Karine FRELIN, avec le concours de Pascal CHEVILLOT et les archives des rédactions locales de "L'Est Républicain" et "Le Pays de Franche-Comté"

Le jour où...

"Aucune piste, aucun mobile" : Philippe Girard, journaliste à L'Est Républicain, en charge des faits divers à la rédaction de Belfort le 5 juillet 1994, prévoit déjà une "enquête difficile" lorsqu'il annonce, dans l'édition du 6 juillet, le meurtre de Stéphane Dieterich, étudiant belfortain de 24 ans. Son corps a été retrouvé au matin du 5 juillet, sur un chemin du Bois Joli, entre Cravanche et Essert, des communes jouxtant la ville-centre. Le jeune homme a reçu onze coups de couteau. Quand les policiers le découvrent, il est allongé dans un chemin, recroquevillé sur le côté droit, habillé sommairement, en sous-vêtements, son bermuda posé sur lui.

En haut : le camion des pompes funèbres quitte le lieu où Stéphane Dieterich a été retrouvé. Archive Xavier Gorau ; en bas à gauche, un habitant du village près de l'endroit où le corps était posé, en contrebas du talus. Archive "Le Pays" ; en bas à droite, le premier article consacré au meurtre de Stéphane Dieterich, le 6 juillet 1994, dans "L'Est Républicain".

La veille, avant 21 h, de retour de Besançon pour quelques jours chez ses parents installés dans un quartier au nord de Belfort, il a reçu un appel de l'ami avec lequel il devait partir en vacances le jour même, dans les Alpes. Celui-ci souhaitait le voir car "il avait quelques soucis à régler". Stéphane, qui avait revêtu des vêtement confortables, n'a pas pris de double de clefs, assurant à ses parents qu'il n'en avait "que pour dix minutes, un quart d'heure". Mais il n'est jamais revenu.

Surprise, et inquiète de ne pas entendre son fils rentrer -il n'a jamais découché-, sa maman Rolande n'a pas dormi de la nuit. Le 5 juillet, à 7 h, elle appelle l'ami qui avait sollicité Stéphane la veille au soir. Ce dernier lui assure qu'il l'a déposé à la fête foraine de Belfort qui a lieu, à l'époque, sur l'esplanade du Fort Hatry. C'est là qu'ils se sont quittés, répète-t-il.

L'ami de Stéphane Dieterich assure, à sa maman Rolande qui l'appelle dès 7 h le lendemain matin, qu'il l'a déposé au pied de cet escalier, au Fort Hatry. La fête foraine était alors installée derrière l'actuelle salle du Phare. L'escalier n'existe plus. Photo Pascal CHEVILLOT

A 7 h 27, le commissariat de Belfort reçoit un appel anonyme -qui n'a pas été conservé car l'enregistreur a sauté à cause d'un orage la veille. Une voix d'homme indique qu'un corps se trouve dans la forêt du Bois Joli. Les policiers se rendent sur place. La personne, au téléphone, a dit vrai. Un corps gît dans le chemin.

Rolande, la mère de Stéphane, arrive au commissariat avec l'ami du jeune homme, pour signaler sa disparition. A l'accueil, elle entend une conversation entre deux policiers qui parlent de la découverte d'un corps. Elle leur demande alors s'ils parlent de son fils, donne des éléments permettant de le reconnaître. Ils acquiescent. Reste à l'identifier officiellement, ce que font les Dieterich à la morgue de l'hôpital de Belfort. Le choc est terrible. "A ce moment-là, je me dis, je me répète en boucle : ça n'est pas possible", raconte Sylvain, le frère de Stéphane, de sept ans son aîné.

Qui est Stéphane ?

Stéphane, né en 1970 à Belfort, est un étudiant brillant : d'abord titulaire d'une maîtrise d'histoire sur "Les restrictions durant la Seconde Guerre mondiale dans le Territoire de Belfort", il a suivi les cours de l'Institut de management européen des affaires (IMEA) à Besançon, et est sorti major de sa promotion en 1994. Ses amis et sa famille décrivent un garçon "aimable, tolérant, féru de lecture, lumineux, avec beaucoup d'esprit, passionné d'économie et de politique, sans ennemi connu". Il a reçu son diplôme à titre posthume le 9 juin 1995. Une salle, à l'IMEA, porte son nom.

Il s'apprêtait, après les Eurockéennes de Belfort du 1er au 3 juillet 1994, à partir en vacances avec l'ami aujourd'hui soupçonné de son meurtre.

Onze plaies, un coup mortel

L'autopsie de Stéphane Dieterich est réalisée le lendemain de la découverte du corps, le 6 juillet, à l'hôpital de Belfort. Onze plaies ont été portées par une arme blanche, un couteau, de haut en bas et, pour certaines, assez profondes : trois sur la partie supérieure du thorax, six plaies superficielles au niveau du rein gauche et deux plaies à l'abdomen. Un coup de couteau s'est révélé mortel : il lui a transpercé l'aorte, indique "L'Est Républicain" le 7 juillet.

Sur le lieu de la découverte du corps, au bout de ce chemin, en lisière de forêt, pas de traces de lutte, et sur le corps, pas de signes de violences sexuelles ou d'une autre forme d'agression. "La victime connaissait son agresseur ou elle a été agressée par surprise", estiment les enquêteurs. Il y a peu de sang près du corps, ce qui signifie que Stéphane a peut-être été tué ailleurs puis déplacé. Sa chemise n'a pas été perforée par les coups.

Le Bois Joli est une voie sans issue. Photo Pascal CHEVILLOT

S'il est sorti sans clefs, sans parapluie -un orage menaçait pourtant ce soir-là- et sans blouson de pluie, Stéphane Dieterich a cependant utilisé sa carte bancaire le 4 juillet : il a retiré 500 francs dans un distributeur bancaire de l'avenue Jean-Jaurès à Belfort. Une carte bancaire que Rolande Dieterich retrouve sur le tableau de bord de la voiture de l'ami de Stéphane, quand il la conduit au commissariat. Ce dernier lui répète : Stéphane lui a demandé de le poser à la fête foraine en ajoutant qu'il rentrerait à pied. Les 500 francs, eux, n'ont jamais été retrouvés.

Anomalies

7 septembre 1994 : deux mois après le meurtre, l'ami de Stéphane Dieterich est placé en garde à vue. Les enquêteurs trouvent que son récit de la soirée du 4 juillet présente des incohérences.

"Il m'a appelé" : c'est en fait son ami qui l'a contacté après 20 h pour lui dire qu'il avait des soucis et lui demandait de l'aider.

"Stéphane avait rendez-vous à la fête foraine" : selon ses proches, le jeune homme n'avait pas prévu de sortir ce soir-là, il avait passé la journée à faire des courses pour préparer son départ en vacances. S'il était sorti, il aurait pris ses clefs et la voiture familiale, il ne serait pas mis en "tenue cool", short gris clair à fines rayures noires, chemise marron-ocre avec des feuilles stylisées, chaussettes de tennis, mocassins marron.

"Il m'a dit qu'il rentrerait à pied" : le soir du 4 juillet, le temps était à l'orage et "Stéphane détestait la pluie". Pourtant, il était sorti sans habit pour se protéger.

Pour la nuit du 4 au 5 juillet 1994, l'ami n'a pas d'alibi. Il affirme juste avoir déposé Stéphane vers 22 h à la fête foraine. Mais personne ne se souvient avoir vu le jeune homme. Malgré les appels à témoin lancés dans la presse.

L'enquête piétine des années

La réputation du Bois Joli, un lieu de rencontres hétéro et homo et de trafic de drogue : Stéphane Dieterich avait-il un rendez-vous amoureux ? Est-il la victime d'une rencontre qui a mal tourné ? Un crime passionnel ?

L'ami est libéré après vingt-quatre heures de garde à vue, le 8 septembre 1994. Les policiers n'ont aucun élément contre lui à ce moment-là. Il n'a même pas demandé l'assistance d'un avocat. Il reste néanmoins imprécis sur les itinéraires empruntés par sa voiture et le dépôt de Stéphane à la fête foraine. Il explique juste qu'il est rentré chez lui avant d'aller se balader près d'un canal puis dans un jardin d'enfants pour réfléchir. Puis il est allé dormir au domicile de sa copine qui était, elle, déjà partie en vacances. Le 5 juillet, il se lève tôt pour laver intérieurement et extérieurement sa voiture et la préparer pour partir en vacances. Mais tous ces faits ne constituent pas des éléments suffisants pour faire avancer l'enquête.

Tant de pistes...

  • Les forains : le 6 juillet 1994, une femme a appelé Police secours pour expliquer qu'elle a entendu des cris et aperçu deux forains avec des couteaux à proximité de la fête. Finalement identifiée, elle confirme ses déclarations puis se rétracte mais les enquêteurs finissent par retrouver les forains. Le plus âgé est repéré à Altkirch, en Alsace, en avril 1995. Malheureusement, il s'est suicidé en laissant une lettre étrange : "J'ai fait assez de conneries dans ma vie, maintenant, j'arrête"... Le second est localisé à Neufchâteau, dans les Vosges, en mai : il affirme que son patron s'est vanté, un jour où il était ivre, d'avoir "tué un jeune homme de 24 ans à Belfort" mais sans rajouter de détails. La piste est abandonnée.
  • Le sosie : en mars 1995, un homme habitant le Territoire de Belfort vient voir la famille de Stéphane Dieterich. La ressemblance avec leur fils est confondante. Il assure que Stéphane a été tué à sa place, qu'il se sentait menacé à cause de ses activités de militant écologiste. Les enquêteurs jugent rapidement cette piste farfelue.
  • La voiture suspecte : une femme vient témoigner au commissariat qu'elle a croisé, la nuit des faits, cinq personnes dans une voiture qui cherche à s'arrêter là où le corps a été retrouvé. La voiture est identifiée, elle porte le signe du service des Eaux de la Ville de Belfort. Le propriétaire aussi, mais il a un alibi solide.
  • Le tueur en série : présent au mauvais endroit au mauvais moment ? La scène de crime paraît particulière et le corps présente certaines plaies pouvant s'apparenter à des pratiques de "piqueurisme". Depuis 1983, 17 crimes sexuels ou crapuleux sont non élucidés dans la région. Le nom de Stéphane Dieterich apparaît sur la liste, notamment quand surgit, en 2007, une affaire impliquant un possible tueur en série. L'homme n'est, depuis, plus mis en examen.

L'émission "Crimes en direct" rediffuse l'appel à Police secours d'une foraine qui témoigne, le 6 juillet, avoir entendu des cris à la fête foraine de Belfort.

L'idée de la famille : médiatiser l'affaire pour ne pas l'oublier

Sylvain Dieterich et ses parents voyant que l'enquête n'évolue pas, ils créent, le 25 mars 1996, l'Association des amis de Stéphane Dieterich pour "honorer et défendre sa mémoire ; entreprendre une réflexion et élaborer tous moyens d'action pour la recherche de la vérité sur son assassinat ; apporter un soutien moral à des familles qui pourraient être confrontées à une situation analogue".

Dès lors, Sylvain, qui est un excellent chanteur, entreprend d'organiser des concerts à la mémoire de son frère, demande le dessaisissement du dossier de la juge d'instruction en poste à Belfort, estimant que l'intéressée "n'a pas conduit les investigations correctement", interpelle les émissions de télé spécialisées dans les faits divers comme "Témoin N°1" de Jacques Pradel...

Chaque année, inlassablement le 4 juillet, les soutiens à l'association se réunissent autour de la tombe de Stéphane, avec Sylvain et ses parents. Paul, le papa, est enterré depuis 2010 auprès de son fils au cimetière de Brasse à Belfort.

De très nombreuses personnalités d'envergure nationale apportent leur soutien à l'association, pour que l'action ne tombe pas dans l'oubli : Alain Juppé, Jack Lang, Lionel Jospin, Charles Aznavour, Patrick Poivre d'Arvor, Gisèle Halimi, Michel Rocard, Line Renaud, Danielle Mitterrand...

Une bataille judiciaire

  • Fin 2001 : l'instruction s'arrête... Malgré une procédure en appel, le dossier est clos le 16 mai 2002. Stéphane Dieterich est mort depuis presque huit ans, sans assassin. La famille se pourvoit en cassation mais en mars 2003, la cour de cassation le rejette. L'affaire Dieterich aurait donc pu se terminer par ce non-lieu... Il reste alors dix ans à la famille pour trouver de nouveaux éléments, rouvrir le dossier, et se battre pour prolonger la prescription des crimes non résolus.
  • La diffusion, en janvier 2013, de l'émission "Non élucidé", d'Arnaud Poivre d'Arvor relance l'enquête. Les acteurs judiciaires ont changé et ils décident de la rouvrir dix ans après, avec de nouveaux éléments, le 4 juillet 2013.
  • L'enquête repart de zéro. Un juge d'instruction de Montbéliard est en charge de l'affaire avec de nouvelles auditions et des analyses ADN sont demandées.
L'émission "Non élucidé" relance l'intérêt pour l'affaire dix ans après le non-lieu.

La télé fait avancer l'enquête

Deuxième émission prépondérante, consacrée, le 8 juin 2015, à l'affaire Dieterich, "Crimes en direct", par Jean-Marc Morandini. Lucile Martin, journaliste, a retrouvé la trace de l'ami et l'interroge en caméra cachée. Il ne veut pas témoigner sur cette affaire, assure vouloir tourner la page. Mais il finit par se livrer un peu sur son passé à Belfort, et avec Stéphane : "Sa famille m'a agressé verbalement, ils n'ont pas toujours été très sympas avec moi" ; "Stéphane avait son propre fonctionnement interne, je pense qu'il n'allait pas faire un tour de manège" ; "il était secret, mystérieux, il ne mélangeait pas les cercles d'amis"...

Les policiers continuent de penser à cet assassinat sans auteur, persuadés, comme la famille de Stéphane, que "l'ami est le noeud de l'affaire".

Celle-ci s'emballe vraiment courant 2013. Lors d'un déménagement, un témoin jugé "capital" par les enquêteurs tombe sur un flyer de l'association des Amis de Stéphane Dieterich où figure la date de la mort du jeune étudiant. Il est aussi tombé, à la télé, sur l'émission d'Arnaud Poivre d'Arvor, "Non élucidé". Il fait alors le rapprochement avec la proposition inhabituelle du pion qu'il avait au collège, dans un quartier dit "sensible" de Belfort, en 1994. Le surveillant lui aurait proposé, à lui et à un camarade, de "tuer quelqu'un moyennant une forte somme d'argent". Le pion, c'est l' "ami" de Stéphane, celui qui est le dernier à l'avoir vu vivant. Malgré les relances du pion, les deux ados un peu sulfureux, alors âgés de 16 et 17 ans, avaient décliné l'offre. Et oublié. Avant que l'un d'eux se décide, finalement, à parler aux enquêteurs.

Presque le dénouement...

15 décembre 2015 : convoqué à la police judiciaire de Besançon et placé une nouvelle fois en garde à vue, vingt-et-un ans après les faits, le suspect présumé passe aux aveux, confondu par la déposition des deux anciens collégiens. Il est placé en détention. A cette époque, il a 46 ans, une compagne, et vit dans le Var. Les aveux tardifs, "ça arrive quelquefois", remarquent les enquêteurs. "Je n'ai jamais pensé qu'on ne trouverait pas l'assassin de mon frère", indique Sylvain Dieterich. Du 14 au 18 janvier 2019, il sera jugé par la cour d'assises de Haute-Saône et du Territoire de Belfort, à Vesoul, pour assassinat.

Reste le mobile, qui n'est toujours pas clair : pourquoi Stéphane Dieterich a-t-il été tué ? "Il n'avait pas de part d'ombre", assure son frère. Une double vie ? Stéphane n'avait pas de relation homosexuelle, pas féminine non plus. "On se disait tout, il ne cachait rien", rajoute Sylvain Dieterich. La cour d'assises devrait s'atteler à trouver, enfin, la vérité.

"Pas de haine"

Sylvain Dieterich, que représente ce procès?

Il est l’aboutissement d’un combat de vingt-cinq ans, avec des périodes d’espoir et de désillusion ! Par exemple, au travers de l’association, nous nous sommes mobilisés quand nous avons appris fin 2001 que le magistrat envisageait de rendre une ordonnance de non-lieu. Elle a cependant été confirmée par la chambre d’instruction de la Cour d’appel puis par la Cour de cassation au printemps 2003. Mais nous n’avons baissé les bras et avons rencontré les conseillers de plusieurs présidents de la République, des Gardes des sceaux pour obtenir la réouverture du dossier. Nous l’avons obtenu dix ans plus tard, grâce au procureur de Belfort de l'époque, Alexandre Chevrier.

Pourquoi avoir toujours soupçonné un ami d’être responsable de la mort de votre frère ?

J’ai toujours eu l’impression que cet ami mentait. Contrairement à ce qu’il prétendait, mon frère ne pouvait pas avoir de rendez-vous au Fort Hatry parce qu’il n’avait pas prévu de sortir. Il tenait à rester près de mes parents. De toute façon, Stéphane ne se serait jamais rendu seul à la fête foraine, en bermuda et chemisette. Comme il savait qu’il allait pleuvoir, il aurait pris d’autres habits. Il aurait pris ses clés pour ne pas réveiller mes parents en rentrant. Et mon frère était trop consciencieux pour oublier sa carte bancaire sur le tableau de bord de la voiture de cet ami.

Croyez-vous qu’un motif passionnel, qu’une relation homosexuelle passionnelle puisse expliquer le drame ?

Stéphane connaissait les moindres détails de ma vie et moi, je savais tout de la sienne. S’il avait eu des sentiments pour quelqu’un, il me l’aurait confié ou l’aurait confié à notre mère. Il n’y avait aucun tabou à la maison. On se disait tout. Je dois dire pourtant que les sentiments ne préoccupaient pas Stéphane. Il préférait se consacrer sur ses études. À partir de là, le suspect peut dire ce qu’il veut de mon frère, celui-ci ne peut plus se défendre.

Vous avez décrit Stéphane comme un bon samaritain...

Oui, il apportait son aide à qui lui demandait. Il avait déjà aidé financièrement cet ami, à plusieurs reprises. Il était pour lui un peu la poule aux œufs d’or. Or, l’ami savait qu’une fois que mon frère allait effectuer son service national au ministère des Finances puis constituer sa société, il ne le reverrait plus aussi souvent.

Qu’attendez-vous de la cour d’assises aujourd’hui ?

Avec maman, nous ne sommes pas dans la haine. Ce qui nous motive, c’est de dire que ce qu’on a vécu ne doit pas se reproduire. Je souhaiterais que cette personne soit privée un long moment de sa liberté. Parce que je pense que quelqu’un qui tue avec un tel acharnement ne respecte pas la vie.

Propos recueillis par Pascal CHEVILLOT

Stéphane Dietrich repose depuis juillet 1994 au cimetière de Brasse à Belfort. Photo Pascal CHEVILLOT

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L'Est Republicain
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