Un été de woofing en Nouvelle-Zélande par ALIENOR RANC

En Nouvelle-Zélande, de l’autre côté du monde par rapport à notre France, tout est inversé : les cours n’ont pas lieu en même temps, et ne parlons même pas des saisons. C’est comme ça que nous nous sommes retrouvés après les examens, mi-novembre, au début de l’été et surtout au début des grandes vacances.

Difficile d’imaginer l’été en novembre, voir les sapins et décorations de Noël en tout genre pointer leur nez sous un soleil éclatant et un thermomètre qui affiche les 35 degrés. Se préparer à passer 3 mois et demi seule, dont les fêtes de fin d’année, ne se fait pas à la légère. Après avoir considéré toutes les options qui s’offraient à moi, j’ai découvert le woofing. Ne pouvant pas rester sur le campus pendant l’été car je n’avais plus de logement, il fallait en effet que je parte pendant la durée complète des grandes vacances.

Le woofing en quelques mots pourrait se résumer en l’accueil d’une famille dans sa maison en échange de quelques heures de travail par jour. La plupart du temps les travaux sont de l’ordre agricole mais les familles peuvent demander des services divers et variés.

Le temps d’empaqueter mes 8 kg de vêtements qui s’entassent dans mon bagpack, d’attraper mes chaussures de marche (toujours utiles) et c’est parti pour la première destination. Le contact avec les familles se fait au préalable par l’intermédiaire du site. La démarche est très simple. Il suffit de se rendre sur le site, contacter les familles se trouvant dans le périmètre géographique recherché et, la plupart du temps, une conversation démarre alors pour voir si le contact passe bien. C’est par le biais de ce site que j’ai ainsi rencontré les 6 familles qui m’ont fait rentrer dans leur foyer le temps de quelques jours.

Les premières rencontres viennent avec leurs lots d'émotions et de questions, l'appréhension de ne pas s’entendre avec la famille par exemple, mais à l’heure du départ c’est surtout chargé d'émotions et le cœur gros que je reprenais le bus direction une nouvelle famille. En une semaine des liens très forts se créent avec certaines familles. Les foyers qui m’ont accueillie étaient composés de familles avec des enfants en bas âge, de couple de grands parents bienveillants , de copines vivants ensemble , certains vivaient en ville, d’autres au milieu de rien , tandis que d’autres encore s’étaient installés près de la mer pour profiter des balades sur la plage à regarder les surfeurs avant le coucher du soleil.

Au-delà des rencontres exceptionnelles qu’offre le woofing, d’un point de vue budget c’est également un très bon plan.

En effet, pour ces quelques heures de travail les repas sont fournis, ainsi que le logement et cela donne la possibilité de se balader et découvrir la région puisque les après-midi sont libres. La Nouvelle Zélande regorgeant de balades et activités c’était donc la solution idéale pour voyager sans trop dépenser. Les « accommodations » sont confortables bien que parfois très originales : caravane et conteneurs aménagés furent parfois ce qui m’attendait. Si j’ai pour la plupart du temps aidé à réaliser les tâches ménagères, cuisiné, aidé aux jardins, je me suis également occupée d’enfants. Une fois encore, les familles sont très flexibles et du moment que vous êtes souriants et agréables, ils sont ouverts et essaient de vous donner des tâches qui vous conviennent.

Je n’ai cependant pas travaillé que dans des familles et ai également expérimenté le woofing en auberge. Le principe est le même, une chambre d'hôtel gratuite mise à votre disposition, à partager avec les autres woofers, en échange de quelques heures de ménages dans l'hôtel par jour. Après ces quelques heures vous êtes libres de faire ce que vous voulez comme n’importe quel vacancier. En plus de vous permettre de passer un séjour dans un hôtel sur la plage, cette expérience promet de créer des liens d'amitiés avec les woofers des quatre coins du monde avec qui vous vivez.

En quelques mots, un été enrichissant, inoubliable, et des souvenirs que je ne suis pas prête d’oublier. Finalement Noël au soleil sur la plage c’est plutôt sympa !

Ce témoignage et les photos sont issus du Journal de PSB International Office, recueil de retours d'expérience d'étudiants de PSB Paris School of Business durant leur séjour d'études à l'étranger et entièrement fournit par l'étudiant Aliénor Ranc sans aucune retouche de la part de PSB International Office.

Merci à Aliénor pour son témoignage ainsi qu'à Camille et Flore de PSBIO pour avoir géré de main de maître la création de ce journal. Mise à jour le 24/11/2016

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